Cercle

N’oubliez pas de cliquer sur la photo pour agrandir le champ
Bambouseraie d'Anduze

Sous ta ramure, un jeu de labyrrinthe en rouge baiser

Lecture du Haïku Calligramme: de haut en bas.

Sous ta ramure
Un jeu de labyrinthe
En rouge baiser

Aujourd’hui, morceaux choisie autour du jeu, de l’enfance et de l’amour. Savourez sous la ramure, la prose ludique de Pierre b, la légèreté des haïkus de Maria-D et le beau poème d’amour de Fanou.

Majestueux et pourtant si fragile… On le découvre au détour d’un chemin…on le prend par les branches…on griffe sa peau…on monte sur son dos… Rangée de piquets ou jeu de croquet…sa ramure pour arceau…Il attire les coeurs..les rires et les souvenirs…protège des tourments.. Il paraît inaccessible…il aimerait qu’on l’écoute et le chérisse…il a gardé son âme d’enfant…

Pierre b

Dans la clairière
Comptine enfantine
En habit rouge

Maria-D

Le rouge et vert
S’épousent avec délice
Envol de mots doux

Maria-D

Il coule dans mon cœur,
Des sons de sarments
Un bruissement d’émois
Une bise chaude de toi
La force de l’humus
L’odeur du fruit défendu
Tout ce que vous n’entendez pas
Ce que vous avez oublié là
Un jour, une nuit d’ébats
Non ! dans mon cœur
Ne coule pas du sang
Mais bien plus encore
Mes branches qui chatouillent
Orion les nuits d’été.
Bien plus que tout çà.

je vous aime au delà de mes cimes.

Fanou

Photos de la bambouseraie d’Anduze dans les Cévennes.

78 réflexions sur « Cercle »

  1. Des piquets lilliputiens
    En habits rouges
    Font la ronde
    Et se trémoussent
    Sur la mousse
    Autour du grand et majestueux
    Arbre Gulliver
    Dont la cime monte aux cieux
    Ils bougent
    Et s’enroulent
    Ils tournent
    Et dansent
    A l’endroit
    Et à l’envers
    Gulliver dont le feuillage
    S’élance vers les nuages
    Ne semble
    Par trop surpris
    De se voir ainsi
    Pris
    Dans ce cercle
    De lutins
    Avec le vent
    Il en rit
    ..*
    Entrons dans la danse
    Le roi nous en prie
    Un air de romance
    Comble notre envie

    L’aura sa couronne
    Et sa fille aussi
    Le premier qui donne
    Son cœur et sa vie

    Le dragon de feu
    Dans l’antre se cache
    Le preux valeureux
    Abattra sa hache

    Entrons dans la danse
    Le roi les marie
    C’est jour de bombance
    Et d’amour aussi
    ..*
    De l’arbre s’envolent
    Des milliers d’oiseaux
    Comme des paroles
    Dans le jour nouveau
    En sarabande chantant
    Les rouges piquets
    Saluent le printemps
    Rieur et coquet

    Tournicoti tournicoton
    C’est la fin de la chanson

  2. Tant de détours
    Pour arriver à ton cœur
    Le jeu est rouge.

    Combien de jours
    Combien d’obstacles
    A franchir.

    Pour mériter ton ombrage
    J’épouse les règles
    Pour ne pas te conquérir.

    Laisse moi seulement
    Me ressourcer contre ta colonne
    Reprendre force de ta sève.

    Tu es là depuis si longtemps
    Tu as tant à nous raconter
    Toute cette sagesse à nous transfuser.

    Lovée contre ton écorce
    Je ressens déjà les bienfaits
    Mais Je sais que tu es inquiet.

    Je t’ai glissé un message
    Dans le creux de tes reins
    Une promesse, un secret.

    J’apprendrai à une autre génération à te protéger.

    Merci à vous tous qui ont su répondre à l’appel de « l’état d’amour »!

  3. désir de madone

    par quelle tournure d’esprit
    tu déposes à mes pieds
    des fléchettes pimentées

    tu fais dans le subtil
    à figurer des rondes
    de savantes ribambelles

    comme guillaume tell
    tu siffles à mes oreilles
    l’air qui rougit la pomme

    mon coeur n’est pas de sang
    et rien ne peut l’atteindre
    les offrandes s’ammoncellent

    je désire et j’ordonne
    que brûle chaque jour
    un cierge en mon honneur

  4. Il coule dans mon cœur,
    Des sons de sarments
    Un bruissement d’émois
    Une bise chaude de toi
    La force de l’humus
    L’odeur du fruit défendu
    Tout ce que vous n’entendez pas
    Ce que vous avez oublié là
    Un jour, une nuit d’ébats
    Non ! dans mon cœur
    Ne coule pas du sang
    Mais bien plus encore
    Mes branches qui chatouillent
    Orion les nuits d’été.
    Bien plus que tout çà

    je vous aime au delà de mes cimes.

  5. Dans le cercle rouge…

    par delà le temps déverse
    l’écume teintée rouge sang
    d’une ancienne tendresse…

    quand les râles du vent
    griffent au coeur la lumière
    un voile se déchire sur la terre
    par où la blessure s’ouvre…

    mêlant sur les joues de la page
    les larmes sang à l’encre sage
    comme pleure une bougie
    sur le tombeau d’un ami…

  6. Les années sont passées
    Autour du coeur de l’arbre
    Qui a tant palpité
    Ses perles d’amour
    Edifiées en délicat ruban
    Pour que personne
    Ne puisse détruire
    Cet amour si vivant

  7. Je suis désolée, pour les experts de la plume que vous êtes, de laisser des fotes ;;;; derrière moi !!!
    Bon, Fanou, les branches chatouilles ! qui ? qui chatouille, c’est les branches…. Chatouillent, ben voyons….j’ai du mal à l’écrire comme un verbe…. Nous vous chatouillerons de notre plume, à la prochaine fote !!!! youpi ! yen va faire tout plein de fotes !!! lire avec l’accent du midi.

    J’ai grandi avec la nature et la nature m’a fait grandir, mais loin du chemin de l’école et des livres de grammaire. Il n’est jamais trop tard, je vous l’accorde, et je m’y applique.
    Tendresse à vous tous .

  8. Bonjour Ossiane,
    Je me disais en voyant cette image que vraiment le coeur , l’amour sont au
    centre de notre univers.Le coeur a sa raison que la raison ignore.La danse de ces batonnets ne peut que nous inciter à déclarer notre flamme à celle ou celui que nous espérons aimer.N’ayons surtout pas peur de la grandeur de la tâche à accomplir : le jeu en vaut la chandelle.
    Passe une bonne journée
    Amicalement Dominique a++

  9. Majestueux et pourtant si fragile…
    On le découvre au détour d’un chemin…on le prend par les branches…on griffe sa peau…on monte sur son dos…
    Rangée de piquets ou jeu de croquet…sa ramure pour arceau…Il attire les coeurs..les rires et les souvenirs…protège des tourments..
    Il paraît inaccessible…il aimerait qu’on l’écoute et le chérisse…il a gardé son âme d’enfant…

  10. Seul l’homme peut inventer pareil anathème ,

    l’union fera t elle la force face à l’assaut du temps?

  11. Arbre encerclé
    La lumière l’habille
    Un chant s’élève

    _____

    Le rouge et vert
    S’épousent avec délice
    Envol de mots doux

    _____

    Pluie de lumière
    Chante dans les ramures
    Paroles d’amour

    _____

    Dans la clairière
    Comptine enfantine
    En habit rouge

    _____

    Jeu de La Chandelle
    Au pied de mon bien aimé
    Clé de Saint-Georges

  12. Des lambeaux de mémoire se déchireront
    comme l’écorce sur les troncs des platanes

    jours traversés de circonvolutions végétatives
    jours où toute tristesse s’effacera de nos vies

    jours où la mémoire se dépouillera de ses mots
    seuls nos coeurs palpiteront sous l’arbre de vie.

  13. Je souris tout seul comme un idiot en lisant le commentaire de bonbonze…J’imagine Robin des bois dépité avec son carquois vide …sa langue au ras du sol…
    Merci pour cette « pause sourire »..

  14. Il fait bien doux
    Et ce baiser rouge
    Comme l’amour
    Et ces petites tiges
    J’en rajouterai
    Une pour chacun
    Tous réunis
    Sous les branches
    Aux feuilles vertes
    Magnifique fraîcheur
    Car c’est un jour chaud: d’été!

    Ossiane,
    j’aime beaucoup ton calligrame et ton haiku: il est plein d’amour!

  15. pampampaam
    pammmm
    pam

    les petits jets
    de respiration
    montent et
    descendent
    splitchent
    de sang le
    coeur de l’arbre

    pam
    pammmmm
    pammmm
    pam

    doucement
    la terre se soulève
    le tronc se désaltère
    de ces bouffées
    d’air pur inhalé
    et le coeur s’apaise
    délicieusement aimé

    pamm
    pam
    pam

  16. Âme d’enfant !
    Te souviens-tu ? Toi, mon arbre, celui de mon enfance.

    Haute d’un mètre de haut
    Toi, déjà si grand, si beau !
    Je tentais chaque jour de t’attraper
    Une feuille, une branche,
    Pour me hisser au cœur de tes ramures.

    Combien d’années ai-je du attendre
    Pour que tu m’autorises à venir dans tes bras,
    Combien d’années je suis restée là, à t’offrir mes espoirs ?
    Un jour, j’ai déniché un tabouret, et j’ai rattrapé toutes ces années !
    En quelques minutes j’ai gagné des centimètres et la joie de grimper sur ta première branche.
    Plus je montais, moins j’entendais le monde d’en bas, et plus je me sentais prés de toi.
    J’ai installé dans un nid de branches ; des planches, des clous de la ficelle, une vielle pipe, des carnets de vieux papiers, un crayon, et tous les trésors que j’avais caché à tes pieds.
    Plus personne ne pouvait me trouver, surtout pas le docteur avec ses piqûres !…
    Entre tes branches, je me savais en sécurité.
    Le temps s’est écoulé, tu m’as protégé, tu as écouté mes histoires d’enfants, et mes cauchemars, tu sais, celui aussi qui me faisait hurler la nuit, lorsque je voyais les soldats franchir mes fenêtres pour nous emmener…
    Pour toi, je chantais, j’inventais un autre monde, sans bûcheron ni chasseur, sans lance pierres, qui blessait tes hôtes, je venais réciter mes poèmes, c’est d’ailleurs le seul prix que je décrochais en fin d’année !
    Un jour, on m’a obligé à te quitter pour habiter au 8ème étage d’un immeuble en pleine ville….
    Je suis revenue te voir tous les dix ans, tu es resté là, immuable, ton jardin est devenu si petit! des champignons de béton t’étouffent, les hommes ont encerclé tes racines.
    Racontes moi, à ton tour ce que tu aperçois de tout là haut, si le monde a tant changé !

  17. Les petites tiges, je les vois virtuelles, car un arbre ne se met en prison, ou bien moins encore accepte une file d’attente,
    un arbre s’est fait pour être pris deux grands bras ouverts, ou respiré assis, ou écouté debout,
    un arbre s’est fait pour aimer et être aimé aussi….dans le rouge de l’amour….

  18. Chéri
    Approche
    Je mets tout autour
    De ton cou
    Cette jolie écharpe
    Toute rouge d’amour
    Surtout ne prends pas froid
    Elle te réchauffera
    Les jours où je suis loin
    Niche toi
    Chéri

  19. Les petits coeurs tous rouges
    Issus du même coeur brûlant
    Sur la pointe des pieds sont
    Autour de leur amour en sève

  20.  » Le bonheur est dans le pré
    Cours y vite , cours y vite
    le bonheur est dans le pré
    Cours y vite il a filé  »

     » Le bonheur est dans le pré
    Cours y vite, cours y vite
    Le bonheur est dans le pré  »

    J’ai tout fait pour te le garder….

  21. architecture nouvelle

    le sculpteur a taillé
    une maison en creux
    coquilles ou fougère
    queue de caméléon
    la visite est secrète

    cathédrale de gaudi
    bâtisseurs d’utopie
    hissent leurs bambous
    échafaudages risqués
    labyrinthe aérien

    le chemin est à l’oeuvre
    prendre ce qui est donné
    rêver un autre monde
    passeurs de mes rêves
    comme dessins d’enfants

  22. Je clique sur cette page
    et défilent le titre, la photo, le haiku, de délicieux breuvages en poèmes, et d’autres écrits si splendides..Je suis fort éblouie, ma tête me tourne un peu, l’émotion est très forte!

  23. >>>>>>>>> A tous :

    1) Dans la note précédente, j’avais évoqué mon problème de pouvoir faire participer tout le monde étant donné qu’il n’est pas toujours possible d’écrire des poèmes si vite. Pierre b m’a soufflé une bonne idée. Je vais donc être très souple dans les moments où je choisirai les poèmes. Je peux très bien en choisir vers 14h le lendemain de la publication et refaire une nouvelle sélection en toute fin de soirée. Je peux tout aussi bien en choisir uniquement vers 14h ou uniquement vers minuit. La souplesse permettra de mieux ajuster mes choix et permettra de créer des surprises. Si vous avez des réactions ou d’autres idées, n’hésitez pas à en parler.

    2) Je ne reconnais pas les espèces d’arbres de la précédente photo ni de cette toute dernière. J’aurais dû prendre des notes. Si parmi vous, quelqu’un peut m’éclairer, ça m’intéresse.

    3) Enfin, merci pour tous ses poèmes et ces échanges qui deviennent de plus en plus riches, vivants et sympathiques.

    Bon après-midi

    Ossiane

    >amichel :
    Tu es bien gai et en forme à 1h 43 du matin ;-)) Gulliver et les lilliputiens est un monde qui fit rêver. Tu nous as concocté une bien jolie chanson entraînante avec ces petits lutins rouges qui entrent dans la danse. J’aime beaucoup ta dernières strophe et cet envol pour saluer l’arrivée du printemps. Merci beaucoup, Michel, je t’embrasse.

    >bouldegom :
    Quelle fébrilité toute en diversité ! Des prisons, des feux d’artifice, le théâtre d’un drame, le minotaure, la madone, ça swingue fort sur ta planète poétique. C’est le rouge qui veut ça, je crois. J’aime tout particulièrement le dernier sur cette architecture utopique à la Gaudi. Bravo à toi ; je t’embrasse.

    >Fanou :
    Ta plume s’est bien éclatée en poésie aussi 😉 J’ai hésité entre ton premier poème qui est un bel hommage à la protection des arbres et ton deuxième poème. Tu écris bien et as beaucoup d’idées. Comme moi, tu aimes te baigner dans la nature et la protéger. Un beau morceau d’écriture également ce texte sur cet arbre à quitter pour un appartement au 8ème étage.
    Quant aux coquilles, malgré la vigilance, on en fait tous quand on tape sur un clavier. Tu es donc pardonnée et ta « fôte » est corrigée.
    Un grand merci pour la richesse de tes contributions. Bises vers le sud.

    >Sven :
    Ce rouge éclatant n’aura pas échappé à ton regard et ta sensibilité. Le rouge sang de la blessure qui se mêle à l’encre noire des mots. Un cercle rouge très émouvant.
    Je suppose que ces piquets de bois rouge t’ont évoqué ces jours qui s’égrennent, le temps qui passe, la mémoire qui oublie et cet élan de vie malgré tout à trouver au pied de cet arbre J’espère ne pas avoir déformé ton propos. Merci beaucoup pour ces partages, je t’embrasse.

    >Dominique :
    Je trouve aussi que le cercle rouge qui enserre l’arbre est un symbole très fort. Cette mise en scène simple délivre des messages d’amour et de fraternité qui ne laissent pas insensibles. Merci de nous faire partager ces sentiments avec justesse. Bises.

    >Daniel :
    Ce n’est plus de l’amour ;-)) Je n’y aurais pas pensé dans un tel environnement 😉 Merci pour ta vision différente. C’est bien exprimé.

    >Pierre b :
    J’ai bien aimé ta façon d’appréhender cet arbre avec ce style d’écriture qui t’est si personnel et que l’on connaît tous. Un lieu ludique, un lieu de condidence et d’amour, un lieu de repos. Merci Pierre pour la beauté de ta poésie. Bises.

    >feu roméo :
    Originale vision qui s’éloigne de l’amour là aussi. C’est vrai que ces bouts de bois juxtaposés donnent l’effet de multitude. Merci, je t’embrasse.

    >Maria-D :
    C’était aussi la grande forme pour toi ce matin 😉 Que de haïkus ! Pas facile de faire son choix ; un peu comme si j’allais au marché 😉 J’ai choisi donc d’évoquer les couleurs. Merci à toi, je t’embrasse.

    >bonbonze :
    Pause sourire aussi pour moi 😉 Merci d’être là.

    >Cristina M :
    Un doux poème d’amour au pied de cet arbre. Vivement l’été ! Merci Cristina. Bises vers l’Australie.

    >argoul :
    Et pourquoi pas ,-) Un petit clin d’œil au film peut-être… Mais à chaque poète disparu, il en repousse un autre grâce aux mots ensemencés. Bien à toi.

    >Annick :
    L’amour une nouvelle fois sur cette note. Amusants ces petits jets de respiration tout comme cette écharpe autour du cou de l’arbre. Ces petites tiges sont là pour honorer ce bel arbre, un peu comme l’offrande qu’on met au pied d’un autel. Ce n’est que mon avis bien sûr 😉 Merci pour le cercle de tes mOts, Annick ; je t’embrasse.

    >MTO :
    Merci pour cet extrait de poésie de Paul Fort. Je vous renvoie à ce lien pour l’écouter ou le lire en entier. http://www.poesie.net/enfants/fort2.swf

    Bises à toi et merci.

    >brigetoun :
    J’ai failli appeler cette note spirale 😉 Merci pour ton bel haïku qui aurait pu être sélectionné mais tu es arrivée un poil trop tard ;-). Je t’embrasse.

  24. Pierre b. Maria, Fanou,
    des jeux de mots, des jeux d’enfants, la légèreté des mots, des mots doux, des mots d’amour, quand on sait garder son âme d’enfant, l’amour va plus loin que les cimes…

  25. coucou sven, j aime bien ce que tu viens d’écrire, c’est fort beau, je te cite:

     » quand on sait garder son âme d’enfant, l’amour va plus loin que les cimes.. »

  26. Merci beaucoup Ossiane, je suis touchée de me trouver entourée de ces deux beaux textes de Pierre b et Fanou.
    Merci à Sven, oui, je te rejoins, il est important de garder son âme d’enfant c’est comme cela que l’on grandit. Ne pas désapprendre le rêve, c’est un bel héritage.
    ___

    Enfant je reste
    Pour le bonheur de ma vie
    Jeu est ma sève

  27. bonsoir ossiane,
    je suis trés touchée de tes choix, la journée a encore été si belle, grâce aux plumes des internautes sur ton « salon »….

    pour l’espèce de l’arbre, je m’aventure à dire qu’il s’agit peut être d’un marronnier. et pour votre information, ces arbres sont frappés d’une maladies ( eux aussi) en Provence ils donnent une image de désolation, on a l’impression qu’ils sont grillés par le soleil, mais ce n’est pas le cas.inutile de vous avouer que cela fait partie de ce qui m’attriste.

    merci à sven pour ta petite note, c’est vous qui me donnez la pêche et le goût de reprendre mes crayons…. comme je l’écrivais pour les arbres, vous me transfusez par vos écrits . c’est la première fois que je m’exprime sur un blog, et m’en donnez l’envie. bonne soirée à vous tous

  28. >Maria-D et Fanou:
    C’est un plaisir de vous accueillir sur la page principale. La qualité d’écriture est là tout comme les émotions qui en jaillissent.

    >Fanou:
    C’est possible. Je prends ton marronnier même s’il me parait un peu longiligne;-) Ce sont des arbres magnifiques et majestueux. Merci et bonne soirée.

  29. Pierre b.
    Maria-D,
    Fanou,
    Je vous embrasse.
    c’est très bon vous lire sur ce magnifique Blog.
    Fanou, j’aime tes vers, ils touchent mon coeur.
    Merci Maria-D de ton clin d’oeil.
    Le carnaval s’en va, le temps s’en va,
    mais ton cheval bleu et mon petit matelot restent en nous.
    Nous avons gardé nos âmes d’enfants,
    comme le dit, doucement, Pierre.b.
    Bises du Brésil

  30. Ligne courbe qui se marie
    Symbole du ciel et du temps
    Ligne courbe qui protège
    Défense contre le malin
    Ligne courbe qui implore
    Allégorie de l’éternité
    Ligne courbe de l’univers
    Parabole du cosmos
    Ligne courbe qui tourne
    Danse des derviches
    Cercle et spirale
    Mouvement cosmique
    Marche du temps
    La vie la mort

  31. magnifique encore, Maria….

    Ossiane, je suis fort heureuse que ton album soit appécié, car il est unique de lui de TOI. Cinq six branches de ciboulette fleurent bon déjà dans une jarre, je t’offre ce modeste bouquet, j’y joins un crocus jaune, un bleu, un blanc…pour te dire MERCI pour cet album rempli d’amour, cerclé d’amour, filé en perles d’amour, caressé en gestes d’amour…je t’embrasse de tendresses, et te souhaite une bonne nuit…..vaporisée d’amour.

  32. KISSFLOWER

    Le baiser rouge d’un labyrinthe
    Comme voilé sur l’épaule de Milady
    Un tatouage évanescent pour corsaire
    Un clos sévère pour libellules sélectives
    Le baiser noircit dans les voyages
    S’épelant nuit sans dents cariées
    Devenant sourire carnivore et serein
    Le baiser blanchit dans des cercles irisés
    Verts et pourpres aux couleurs arc-en-ciel
    Traversée de la lumière à rebrousse-poil
    Incandescence qui épanouit l’infini
    Le baiser brûle dans un océan de douceur
    Quand il devient caresse intérieure
    Océan de marbre en effluves mordorés
    Station terminale des pétales de la joie

  33. Perdu dans le labyrinthe
    de tes tourments
    Perdu dans le labyrinthe
    de tes souvenirs
    Perdu dans le labyrinthe
    de tes démons

    Ne vois tu pas?

    Ne vois tu pas qu’il te suffit
    D’en franchir les barrières
    Un bon en avant

    Ne vois tu pas qu’il te suffit
    De grimper à l’ Arbre
    Un saut de délivrance

    Ne vois tu pas qu’il te suffit
    De t’y pendre par les pieds
    La tête en bas

    Ne vois tu pas qu’il te suffit
    De regarder le monde à l’envers
    Pour une fois…

  34. il attendait derrière la ligne rouge

    qui l’enflammait jour après jour
    et l’arbre en patience se morfondait
    où était-il que faisait il que pensait il
    et l’arbre déroula le livre de sa vie
    pourquoi et pourquoi pas
    et l’arbre se jugea responsable
    car et puis que très certainement
    et l’arbre ralentit sa sève devint froid
    pourtant cette ligne rouge si éternelle

    ils s’attendaient derrière la ligne rouge

  35. Des piquets rouges tout autour
    Attendent la nuit pour exploser
    Le coeur de l’arbre en amour
    Toute la nuit à l’éclater en sève
    A le palpiter dans ses feuilles
    A le secouer de murmures
    A lui faire perdre sa cime
    A le voir se tomber et rouler
    Dans des délires de vie si beaux
    Que les piquets rouges se souviennent

  36. Un arbre joufflu
    Dans l’air se balance
    Humant la fragrance
    Du vent melliflu
    Au soleil flamboie
    Se tord et s’enroule
    Et dans l’herbe roule
    Serpent aux abois
    Qui Eve charma
    De fausses promesses
    Et d’envies traîtresses
    L’Eden alors se ferma
    L’arbre se fâcha
    En serpent de bois
    Rouge de surcroît
    La bête changeât
    Un arbre joufflu
    Dans l’air se balance
    Gage d’espérance
    Que le mal reflue

  37. Cueilli avec douceur par Ossiane, avec la charmante compagnie de Maria-D et Fanou…dans un champ de coquelicots..de bleuets..et de boutons d’or…Des poèmes…des visages…des émotions…des douleurs…des sourires…des désirs…qui se posent et se croisent…se découvrent et se séduisent…flirtent de pages en pages…
    Ce n’est plus un écran…c’est un tableau de Monet…ou d’un(e) illustre inconnu(e)…Des touches de couleurs…laissées par des coeurs qui dérivent à la lisière de la mélancolie et du bonheur..
    Un baiser pour les deux muses qui m’entourent et une pensée pour tous les visiteurs…Neyde..Sven…et..vous…

  38. A Annick, Maria, Ossiane,
    oui c’est important malgré les épreuves de cette vie de prendre soin de l’enfant qui reste en nous, contre la sécheresse et l’aridité émotionnelle garder cette faculté de s’émerveiller, cette innocence première avant tout jugement porté sur l’autre… garder le fil rouge, le fil conducteur … celui qui nous lie qui nous relie du plus profond de nous au reste de l’univers… je vous embrasse et vous souhaite une bonne journée.

  39. bonjour ossiane,

    l’esprit plus clair dans ce matin, je pense avoir fait une erreur sur le choix de ton arbre, qui ne peut être un marronnier.
    feuille palmée, je crois deviner sur la photo. après des recherches j’ai trouvé cette description:
    Erable de Montpellier et à feuille d’obier : surtout dans le midi.

    bonne journée à toi, et douces pensées à partager entre vous.

  40. Pour ce deuxième petit texte en rapport à la mue des platanes qui m’a toujours impressionnée… je pensais à notre propre dépouillement et ce n’est peut être pas le sujet ici, mais j’ai eu une pensée pour ces personnes très âgées, presque en fin de vie… je sens leur corps, leur pensée, peu à peu se dépouiller de toutes ces couches superposées, sédimentées, de ces jours passés, de ces moments de joie ou de peine, de bonheur et de drame qui ont fait la trame de leur vie, je pensais que peu à peu toutes ces couches s’effritaient, s’en allaient…avec le temps, et que même la tritesse ne représentait plus rien… oui, ces personnes vivaient au-(delà de la joie et de la tristesse, au-delà des sentiments que se représentent l’égo… au-delà de l’écorce humaine qui nous enveloppe, je ne sais pas peut-être qu’elles atteignent la pure lumière, le coeur de choses… et ça me fend le coeur…

  41. Merci pour tant de beau à l’ouverture de ce livre ce matin
    J’aime beaucoup ton texte amichel, hier j’ai aussi pensé au serpent et à l’arbre de connaissance……
    Pierre b tu es un fin poète, c’est trop beau ce que tu écris et ce rapprochement à un tableau de Monet me plait beaucoup qu’est une peinture si non un poème.
    Nigra : »regarder le monde à l’envers », autrement comme tu as raison, sortir la tête du sac.
    Et puis ces mots de Sven « s’émerveiller, cette innocence première avant tout jugement porté sur l’autre… garder le fil rouge, le fil conducteur … celui qui nous lie qui nous relie du plus profond de nous au reste de l’univers… » l’émerveillement bien sûr signe que l’on est vivant. J’aime cet émerveillement.
    Et plus loin : toujours Sven : « ….au-delà de l’écorce humaine qui nous enveloppe, je ne sais pas peut-être qu’elles atteignent la pure lumière, le coeur de choses… et ça me fend le coeur… ». Atteindre le coeur des choses au delà de notre enveloppe qui n’est pas grand chose, n’est-ce pas là notre but premier de la vie.
    J’aurais aimé avoir le temps ce matin de dialoguer de tout cela avec vous, mais mon devoir m’appelle, qui n’est pas un devoir d’ailleurs, je vais retrouver des gens simples et riches de beauté qui s’émerveillent constament et qui me donne du bonheur, qui m’enseignent l’essence des choses.
    Je vous embrasse tous et vous serre sur mon coeur.
    Ma journée sera belle portée par vos belles pensées.
    Maria

  42. Bonsoir Ossiane et à vous tous,

    Il fait si bon
    Il fait si beau
    Sur ce blog
    Un vrai plaisir pour les yeux…
    Et surtout pour l’âme!
    Oui Maria D
    Tu as raison
    La journée sera belle
    La journée a été
    Par si belles pensées.

    Des bises ensoleillées depuis l’Australie

  43. Au chemin des arbres n’ai point de labyrinthe

    Le jeu des cercles engendre la sphère
    Si Rouge est le sang de la Terre

    Vent qui frissonne dans sa ramure
    Souviens-nous de la graine…

  44. je passe souvent par chez toi et quand je lis les poésies en prose commentaires je reste sans voix devant l’imagination spontanée de ces superbes textes.
    d’où je passe sur la pointe des pieds pour t’embrasser et souhaiter une bonne journée.

  45. >Maria-D :
    Un très beau poème sur le sens de la courbe, du cercle. Protectrice, elle s’élance vers l’infini. Symbole du temps, elle représente la vie et la mort. Elle me fait penser à la révolution de notre planète bleue. Merci maria, que ta journée soit douce auprés des gens avec qui tu travailles. Je t’embrasse.

    >Annick :
    Joli bouquet que j’accepte volontiers Annick 😉 Ton idée d’arbre qui se morfond est bonne mais tu devrais retravailler un peu les phrases. Dans ton deuxième poème, beaucoup de tournures qui te sont très personnelles mais qui tiennent la route. Tes piquets rouges et le cœur de l’arbre vibrent de vie. Je t’embrasse.

    >Nigra :
    Superbe poème ! Excellentte idée d’avoir repris l’idée du labyrinthe. Mais comment s’en échapper ? Tes suggestions sont très poétiques et audacieuses comme cette pendaison par les pieds. J’aime beaucoup ta dernière strophe. Changer son regard pour voir le monde autrement. Merci beaucoup pour ta belle plume. Je t’embrasse.

    >amichel :
    Cette note t’a donc donné envie d’écrire un nouveau poème. Beaucoup de sonorités en « l » au début et la fin de ton poème tandis que le « r » domine dans le milieu. Je ne sais pas si c’est voulu. Superbe idée que cet arbre joufflu qui se transforme en serpent de bois rouge quand il se met en colère. Merci beaucoup Michel, je t’embrasse.

    >pierre b :
    Une délicieuse déambulation poétique qui fleure bon le parfum de tes mots et les fleurs de l’été. Un tableau de Monet dans le tableau. J’aime beaucoup ce peintre; ça tombe bien 😉 Très touchée que tu ressentes tous ces éclats de vie et d’émotion. Merci pour ta belle écriture sensible. Je t’embrasse.

    >Sven :
    Je suis sur le même fil rouge que toi, sven. Etre capable de temps en temps de s’échapper du réel, faire vibrer les cordes sensibles des émotions, chercher, reconnaître et s’émerveiller de la beauté visible ou invisible qui nous entoure au quotidien. Bonne journée.

    >fanou :
    Pas grave pour l’erreur 😉 J’ai toujours beaucoup de mal à reconnaître les arbres. Il parait qu’il faut s’attacher à la forme, aux feuilles, au fruit et à l’écorce. Possible que ce soit une variété d’érable à cause des feuilles et l’aspect de la ramure mais sa forme longiligne m’interprelle toujours. Tu t’es vraiment donnée à fond dans cette recherche 😉 Un grand merci à toi. On garde l’érable !

    >bouldegom :
    Bel haïku ! Il se passe beaucoup de choses sous cet arbre.

    >Cristina M :
    Bonjour Cristina, si l’âme et le regard sont touchés, tu en ressors enrichie, changée, plus humaine. Je t’embrasse.

    >Bernard :
    Tu as écrit ton poème d’une façon différente de d’habitude avec des tournures inhabituelles comme ‘souviens-nous de la graine » Nous sommes au coeur du cercle rouge, symbole de la Terre et de sa fertilité. Merci pour ce poème profond. Bises.

    >Anne :
    Bonjour et bienvenue sur le blog, Anne. Merci pour votre visite et vos compliments. Au plaisir de vous revoir.

    >Bruno :
    Oui, Bruno, les poèmes déposés sur le blog sont de grande qualité tant par les émotions qu’ils véhiculent que par leur forme. Pas de problème pour tes lectures silencieuses; tu t’exprimes quand tu veux, comme tu le sens. Je t’embrasse.

    >Olivier :
    Ce cercle t’a touché en plein cœur, toi qui t’inspires de la philosophie bouddhiste pour conduire ta vie. Merci pour ton lien et ton poème. Bises chaleureuses.

    >Well :
    Bonjour Well, merci d’intervenir en poésie pour ce premier contact. Ton poème m’a arraché un sourire. C’est bien vu. Entrer en résistance, c’est important aussi. A bientôt peut-être.

  46. Ossiane, Pierre B,Maria, Sven, Fanou, Annick et les autres

    Juste quelques mots pour rebondir sur ‘l’âme d’enfant’. Il me semble en effet essentiel de rester au contact de ‘son enfant’ en soi, être capable de découvrir, s’étonner et surtout de s’émerveiller et notamment dans des petites choses simples de la vie…
    En fait, cela rejoint ce que j’ai proposé à l’atelier théâtre (les participants peuvent proposer aussi, puisque je suis partcipante). Nous y travaillons actuellement sur le thème du travail, mais cela reste ouvert et nous pouvons écrire, amener des textes etc. Et j’ai proposé un texte s’appelant « Quand je serai grande… » quelque-chose de simple, léger, frais et où chacun peut s’exprimer en quelques phrases. Cela devient aussi une oeuvre collective !
    dans ce texte j’ai souhaité y mettre entre autres :
    « Quand je serai grande ….je serai tisseuse de liens … »
    « Quand je serai grande …je serai passeuse de rêves … »
    Et j’y évoque le plaisir de l’émerveillement …
    Savez-vous que dans ce mot on y trouve en particilier :
    VIE, VEILLER, SEMER, S’AIMER (S’AIME MER VEILLER), MER, EVEIL,VEILLER, RIRE, RIMES, VERS
    et REVER et je souhaite aussi jouer sur ces mots … dans le spectacle de fin d’année, en construction.

    Et dans l’OEIL OUVERT, je m’EMERVEILLE sans cesse de cette oeuvre collective! Où le lien se tisse où le rêve défile !
    Bonne fin d’après-midi.

  47. Nath, c’est fort joli et si juste ce que tu viens d’écrire! Merci.
    c’est vrai qu il est fort beau ce verbe « s’émerveiller » et encore bien plus de le vivre! Bises à tous!

  48. >Nath:
    De beaux commentaires, Nath. Bravo pour les mots cachés que tu as su trouver dans « s’émerveiller ». Ce verbe n’a en a que plus de valeur à mes yeux. Enfin, merci de ce poème qui invite regarder d’un oeil nos arbres des villes qui protègent nos poumons et aspirent nos rejets. Je ne sais pas si des progrès ont été accomplis depuis que tu as écrit ce poème. Bonne fin de soirée. Je t’embrasse.

  49. Je voudrais ne pas quitter cet arbre sans lui avoir attribué sa véritable appellation…. J’ai continué mes recherches, mais il est vrai que je n’arrive pas à grossir l’image.

    Et puis ce matin, je me suis promenée sur le blog d’une magnifique personne « Aurélie de la salle » et écoutée son émission sur la 5.
    J’ai eu l’envie de dédié ces poèmes sur l’arbre inconnu à cette artiste de talent, et d’appeler cet arbre (selon l’expression d’Aurélie )

    « L’arbre à mots et à Amis »

  50. Merci du fond du coeur, Ossiane, pour nous laisser « jouer » avec votre site si merveilleux, si rempli d’images, de sentiments, de couleurs… Mes étudiants à Colorado State University se plongent vraiment dans votre univers et ils s’amusent à créer leur propre calligramme. J’essaye de faire ressortir en eux leurs abilités artistiques et poétiques.
    Un grand merci!

    Frédérique

  51. Rêver de la vie, c’est justement ce que j’appelle : « être éveillé ».
    [Friedrich Nietzsche] Extrait d’ Ainsi parlait Zarathoustra

  52. Le dit du chêne aux bambous.

    S’il vous plaît
    Ne me marchez pas sur les pieds!
    Jouez enfants à cloche-pied
    Léger léger chantez.
    Plantez des bâtons rouges
    En cercle en zig en zag.
    Sur les doigts de mes mains je les compterai
    Suffisamment pour un collier
    Cela m’ira cela me va.
    Sautez à croupetons
    Sautez à saute-mouton
    Courez chantez
    A mon ombre venez vous reposer
    Quand vous serez bien fatigués.
    Je vous protégerai.

  53. >Pierre (2):
    Bien contente d’apprendre que cet arbre est un chêne car nous nous sommes posés la question. Je ne pensais pas que c’était si longiligne.
    Merci beaucoup pour cette jolie comptine ludique. Ca m’impressionne vraiment de te voir écrire tous ces poèmes d’affilée. Quel talent!

  54. >Pierre (2):
    Pas si facile que ça de se débarrasser des bambous;-) Ils sont dans presque toutes les notes;-) Un délicieux tête à tête digne de Meurtre dans un jardin anglais de Peter Greenaway:-) Merci à toi, je t’embrasse.

  55. Ossiane,

    Encore une requête, peux-tu ajouter dans ma note du 22 fév. (16h25) à propos du verbe s’émerveiller à la suite de
    VIE, VEILLER, SEMER, S’AIMER (S’AIME MER VEILLER), MER, EVEIL,
    ajouter :
    VEILLER, RIRE, RIMES, VERS ? (je t’expliquerai plus tard en quoi cela fait sens pour moi …)
    Il y a en sûrement d’autres, mais je m’arrêterai là …
    Merci
    Bises

  56. Bonsoir,

    Pour finir avec le texte ‘quand je serai grande’, dont j’ai écrit une partie dans un autre lien https://blog.ossiane.photo/2005/08/09/2005_08_mineral
    Je dépose l’autre partie en relation avec le verbe ‘S EMERVEILLER’ de mes notes du 22 février et 15 mai.
    (Les mots en majuscules, sauf ceux de la fin sont issus du mot s’émerveiller)
    Bises

    ‘Souvent, les grands ne savent plus jouer. ‘
    ‘Regarder.’
    ‘Se regarder. ‘
    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller.’
    ‘Quand je serai grande, je veillerai, je serai infirmière.’
    ‘Quand je serai grande, j’éveillerai, je serai institutrice.’

    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller d’un sourire.’
    ‘Et même d’un rire.’
    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller.’
    ‘Quand je serai grande, je ferai RIRE, je serai clown’
    ‘Quand je serai grande, j’AIMERai, je serai maman.’

    ‘Souvent, les grands ne savent plus attendre.’
    ‘S’attendre.’
    ‘Attendre le silence.’
    ‘Attendre l’impatience.’
    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller.’
    ‘Quand je serai grande, je LIVRERai, je serai facteur.’
    ‘Quand je serai grande, j’irai en MER, je serai navigatrice.’

    ‘Souvent, les grands ne savent plus écouter.‘
    ’S’écouter.’
    ‘Ecouter les regards.’
    ‘Ecouter les silences.’
    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller.’
    ‘Quand je serai grande, je SEMERai, je serai jardinière.’
    ‘Quand je serai grande, je composerai des VERS, je serai poète.’

    ‘Souvent, les grands ne savent plus toucher.’
    ‘Se toucher.’
    ‘Souvent, les grands ne savent plus s’émerveiller.’
    ‘Quand je serai grande, j’aiderai à donner la VIE, je serai sage-femme.’
    ‘Quand je serai grande, je ferai REVER, je serai peintre.’

    ‘Les grands se cachent, n’ont plus confiance.’
    ‘Où est l’avidité de CO-NAISSANCES ?’
    ‘Souvent, les grands se nourrissent d’artificiel.’
    ‘S’ils pouvaient se nourrir d’ART et de CIEL …’
    ‘Souvent, les grands ont besoin de modèles.’
    ‘On peut leur souhaiter des mots d’AILES, ‘pour tisser l’arc-en-ciel. ‘

    Quand je serai grande, je serai …. ‘passeuse de rêves ….’ »

  57. >Nath:
    Quel formidable poème !!! Tu es bien devenue passeuse de rêves;-) C’est une très bellle façon de décliner ces rêves d’enfant qui se penche sur ce que deviennent les adultes. Tu as certainement dû faire un voyage dans le temps pour prendre la place de cette petite fille. Toujours le poids de tes mots que tu soupèses, analyses, dissèques afin qu’ils te conduisent vers d’autres. Bravo nath, tu t’es bien envolée avec des mots d’AILES. Je t’embrasse affectueusement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *