Toundra 4 / Tundra 4

Toundra 4 / Tundra 4

déferlante

au pied de la montagne

l’oeil du petit lac

• • • •

beachcomber

at the foot of the mountain

the eye of the small lake

25 réflexions sur « Toundra 4 / Tundra 4 »

  1. Au plus près, zoom sur la toundra en proie aux intempéries, un ciel qui s’amuse à caresser la terre entre nuages et ciel bleu….
    _____

    Larme de l’abîme
    Perdue dans l’immensité
    la météorite

    Des dunes d’herbe et de pierres
    Un désert à concessions

  2. Ombres et nuages
    Harmonie fatale
    Entre Terre et Ciel

    à l’heure de vérité
    une vague dans la flaque
    le patrimoine au cœur desséché
    a larme à l’œil

    entrevoir
    une larme du sourire
    à la Source des origines
    abreuve l’âme

  3. Il n’y aurait plus qu’une larme sur la terre
    Qu’elle soit une larme de joie, miroir du ciel
    Source de bonheur inépuisable à jamais tarie
    Puits d’espérance qu’alimentent les nuages
    Perle de mélancolie pour un temps disparue
    Point d’eau dans l’oasis d’un paradis terrestre
    Ainsi vont l’utopie et le rêve au pays des merveilles

  4. j’aime l’utopie et le rêve au pays des merveilles, Monique,

    Juste une larme juste une
    L’entends tu son cœur bat
    L’histoire de sa goutte

  5. A première vue on voit

    Rien

    Mais le mot est injuste
    Il y a cet œil ouvert
    Pour nos hamacs à nous
    Mon merci d’être là
    En tout Là fort de fort
    Ma pépite s’allume
    Quand je vous lis chacun
    En profond ma respire

    Tant

  6. Oui Annick, l’utopie et le rêve ne font de mal à personne, c’est mettre un temps, un temps seulement, la raison au fond d’un tiroir et s’en aller le cœur léger…. ça repose….
    ___

    Une petite flaque d’eau
    Perdue au milieu des terres
    Comme une bouteille à la mer
    Avec un message à l’intérieur
    Pour tous les vadrouilleurs
    Qui dit : Voit comme le monde est beau !

    _____

    Pour quelques uns, ou beaucoup j’espère, belles vacances.

  7. l’oeil du coeur ouvre l’oeil
    dans le nectar de la source sacrée
    se réaliser au coeur de l’immensité
    se laisser porter
    entre ciel et nuage

  8. Quand vient le temps des grandes marées
    Quand l’Océan semble sortir d’un profond sommeil
    Repoussant sur la plage, duvet de coton et draps froissés
    L’œil du marin aguerri des caprices et colères du temps
    Lorgne au loin l’horizon par de-là les eaux en furie
    Debout sur la falaise face à la mer déchaînée
    Il sait qu’il ne peut orchestrer la mise en scène
    Du spectacle de ce paysage d’ordinaire serein.
    Il en étudie les variations dans la force du vent
    Et son œil averti n’a rien de l’épouvante
    Qu’on serait en droit d’attendre et d’appréhender
    Il est calme, contenu puisqu’il se sait impuissant
    Devant ces évènements qu’il connait si bien
    L’œil est celui d’un philosophe non fataliste
    Mais dont l’expérience lui a appris
    Que la colère des hommes ne résout rien
    Lorsque les éléments se déchaînent
    A l’encontre de tant d’autres conflits
    Il reste en celui-là pour partenaires
    Le temps, la patience et l’œil d’un Sage.

  9. *le temps la patience et l’œil d’un Sage,
    j’aime ta phrase, Monique,
    elle est belle de vraie d’elle…

    C’est bon dans la grâce du temps
    De survoler les airs son doux son tendre
    De prendre distance en joli air
    Son œil se remplit des plus jolis
    La seconde avance à sa cadence
    *levivre n’est pas un marathon sans but
    L’œil qui se regarde *levivre
    Se suffit d’être sur son chemin

  10. Petite flaque d’ici bas
    Eclate toi de rires
    Pulvérise tes gouttes
    Vers un ciel son serein
    Serre l’humble son cœur
    Fait tomber des étoiles
    Réanime *levivre
    De mille éclats de joies

  11. La vie comme une vague déferlante
    Se dire que nous aurons raison d’elle
    Avec ou sans rêves juste parce qu’on y croit
    Garder l’œil Ouvert par tous les temps
    Chaleur torride ou froid glacial
    Forêt vierge ou herbe rase de la toundra
    Au fond de la vallée ou sur les hauts plateaux
    Tant que le ciel ne nous tombe sur la tête
    Respirer à plein poumon, chanter à pleine voix
    Voir et observer la vie bien comme il faut
    Il y a toujours un coin de ciel bleu
    Une petite fleur dans un rayon de soleil
    Un oasis qui se cache en plein désert
    « L’œil d’un petit lac, au pied de la montagne »*
    Et dans le fond de notre cœur parfois meurtri
    Cette source du nom d’amour ou d’espérance
    De courage pour les uns ou de foi pour d’autres
    Qu’importe pourvu que jamais elle ne tarisse
    Et qui nous invite à penser que a vie est belle.

    *Mots empruntés à Ossiane
    _____

    « Où donc est ma peine ?
    Je n’ai plus de peine
    Ce n’est qu’un murmure
    Au bord du soleil »

    Paul Fort (Chanson de l’aube) vu dans Méditer Jour après jour de Christophe André.
    Paul Fort dont j’ai découvert dans une superbe petite librairie de livres d’occasion
    Librairie Pierre de Ronsard à Chédigny en Indre et Loire (merveilleux village fleuri) un petit recueil de poésies illustrées par Michel Debiève, c’était un petit morceau de bonheur cueilli ce jour-là….

  12. ils sont jolis tes mots, Monique, comme ceux de toi, Ossiane,
    et ceux de Christophe André,

    Une peine se rétracte
    Se contient sa vivante
    Laisse échapper
    De la vie de la vie de la vie

  13. Volcanique exubérance dans le ciel encombré
    Qu’en est-il au sommet de nos angoisses
    Quand passent les nuages chargés d’ondes étranges
    Laisser faire le temps diront certains pour se rassurer
    Agir vite diront d’autres pour tenter de percer l’abcès
    Et les nuages passent laissant dans leur sillage
    Quelques tempêtes, quelques orages perturbateurs
    Et puis la vie continue avec son fardeau de désarroi
    La course reprend dans la confiance malgré les tourments
    Et si le ciel se dégage laissant filtrer au travers de la brume
    Quelques rayons de soleil et d’espaces bleus rassurants
    Tout redevient possible malgré la masse imposante des nuages
    Ombres errantes qui lentement glissent et s’enfuient au loin
    Caravane s’éloignant imperceptiblement vers d’autres contrées
    Ne laissant sur leur passage qu’une impression de nausée
    Quelques stigmates de nos angoisses et de nos peurs
    Un regard plus méfiant, plus attentif, plus prudent aussi
    Un esprit plus conquérant, plus confiant, plus aguerri
    Un troisième œil en quelque sorte dans ce paysage changeant
    Symbole d’une approche vers la Sagesse, pour mieux voir le monde,
    Pour mieux le comprendre et mieux gérer nos émotions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *