Arriver

Arriver

Nos impatiences, au bout de la digue, main dans la main

Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut

nos impatiences
au bout de la digue
main dans la main

37 réflexions sur « Arriver »

  1. A l’arrivée …… la récompense…… l’émerveillement…..la découverte……

    « L`aventure commence à l`aurore
    A l`aurore de chaque matin
    L`aventure commence alors
    Que la lumière nous lave les mains

    L`aventure commence à l`aurore
    Et l`aurore nous guide en chemin
    L`aventure c`est le trésor
    Que l`on découvre à chaque matin……….. » J. BREL

  2. La mer parle et de ses flots bleus
    Accueille l’impatience de l’ enfance
    Plus bel enfant en l’âge adulte
    Qui revisite ces univers
    Classe de mère en la mer d’azur
    Un miroir…passer au travers
    Et par le biais d’une main tendue
    Aux galopins près de son cœur
    Être Maître et enfant confondus
    Suspendus à la joie…marine.

  3. Petit troupeau de chérubins
    Autour d’une bergère attentive
    A l’assaut des grands espaces
    La plage et la mer à l’horizon
    Autant de petits cœurs
    Qui battent à l’unisson
    Dans un vrai rêve éveillé
    Pareil au plus joli conte
    La page d’écriture
    Se fera sur sable blanc
    L’école à ciel ouvert
    Où tout s’apprend
    L’approche intime de la terre
    Stimulant tous les sens en éveil
    Apprendre le contact
    En une aura de bonheur
    Un élan encore retenu
    Devant l’ampleur du décor
    Avant de voir sur la plage
    Exploser notre petit troupeau
    En une fleur de cris
    De gambades, de roulades
    La joie qui se dessine
    Et qui s’exprimera le moment venu
    A travers leurs jeux d’enfants
    Rondes et châteaux
    Mains et pieds dans l’eau.

  4. Dis-moi,
    la mer,
    c’est encore loin?

    Une mer d’impatience
    dans le sable jetée
    perdue et retrouvée
    des chateaux en Espagne
    prête-moi ta pelle
    et toi ton rateau
    des pâtés bien ronds
    un peiti poisson
    dans un seau

  5. « Come away, ô human child
    To the waters and the wild
    With the faery hand in hand
    For the world’s more full of weeping than you can understand”

    The stolen child – William Butler Yeats (1865-1939)

    Arriver…
    Au pied des marées

  6. Comme ces enfants aux rires merveilleux
    Mon cœur bat trop vite
    Adrénaline

    Tu es en route

    Je ne sais plus que faire
    Je ne sais plus rien faire
    Mes sens me trompent

    Tu arriveras bientôt

    Mes pensées se bousculent
    Mes envies m’oppressent
    Je meurs d’impatience

    Où es tu ?

    Un frôlement sur l’épaule
    Une voix agréable
    Un sourire fabuleux

    Tu es là

    Comme ces enfants insouciants
    Je me livre à toi
    Passionnément

  7. L’arrivée de l’automne

    Il est mal fagoté ses chaussures sont trouées
    Sa barbe mal taillée ne présage rien de bon
    Son dos est tout fumant comme après un effort
    Sa capote en lambeau n’est plus qu’une serpillière

    il est lardé de brumes un peu comme un jambon
    Il avance à pas lents en soufflant dans les cotes
    Il trimballe une valise où s’engouffre le vent
    qui déborde de feuilles pisseuses et noires de boue

    Alain

  8. L’arrivée de l’hiver

    Il marche nonchalant comme la feuille au vent
    Son œil qui voit la nuit comme ceux des savants
    Vous perce jusqu’à l’os comme l’eau des glaciers
    Il a les griffes d’acier des monstres carnassiers

    Il se sert de sa queue comme d’un balancier
    Sa robe qui est sans tache est chaude à caresser
    Quand il s’approche de vous il est paisible et doux
    Mais sous son beau pelage il cache une faim de loup

    Ses pattes de velours lui font un coussin d’air
    Il vous prend sur son cœur comme un petit oiseau
    Ses griffes recourbées vous caressent la peau

    Sur la cimes des toits et les fleurs qu’il décime
    Il subjugue ses proies par ses belles manières
    Et les porte au cimetière où dorment ses victimes

    Alain

  9. Elle m’a donné et m’a reçue
    Mer et lumière caniculaire
    Et de son cœur m’a arrachée,
    L’Amour derrière ses mise-au-clair.

  10. L’arrivée du printemps

    La terre comme un gros chat s’évade de son sommeil
    Lentement il s’étire aux rayons du soleil
    De sa belle langue rose il commence sa toilette
    A peine sorti des rêves le printemps fait la fête

    Il court sur la pelouse derrière les papillons
    Il passe parfois des heures à pourchasser les mouches
    A chaque fleur nouvelle il consacre un chapitre
    Ce curieux phénomène est un drôle de chat pitre

    il est doux comme un ange et froid comme un démon
    Il peut jouer sur l’herbe comme une sauterelle
    Et bondir tel un lion parmi les tourterelles

    Il est à la fois clown jongleur et acrobate
    Musicien et danseur chasseur et diplomate
    Il rit dans sa moustache et jongle avec ses pattes

    Alain

  11. L’arrivée de l’été

    L’arrivée de l’été réveille les appétits
    La vue des beaux fruits rouges excite les convoitises
    Et les petits gourmands qui rient de leurs belles dents
    S’amusent comme des fous à cueillir les cerises

    au joli mois de mai les enfants sont contents

    Comme un vol de moineaux ils s’égaient dans les arbres
    Avec agilité ils se poussent au sommet
    Cueillir les plus beaux fruits à la robe vermeille

    Ce que leurs mains attrapent la bouche le dévore
    Ils ont les lèvres teintes et les doigts plein de sang
    Les yeux comme des soucoupes et le cœur innocent
    Comme le sont des pirates à la vue d’un trésor

    Alain

  12. « I want your love I’m gonna have you
    When I want to
    I’m gonna take you
    That’s what I like

    I’m going down now
    Deeper and deeper
    Under your skin now
    You know that it’s right

    I want to love you
    I want your love
    I want to love you
    I want your love  » DM

  13. il va pour la saisir
    la main l’ensevelit

    la lui rend à nouveau
    s’enroule à son mystère

    la lui tend face absente
    dans l’étendue offerte

  14. Elle lui tend la main
    Frôle son doigt

    Un pas en arrière
    Il se retire

    Il joue
    Un pas en avant

    Il tend le doigt
    Il la frôle

    Elle tend le bras
    Plonge et feinte

    Elle l’embrasse
    Ils s’écroulent

  15. Rassemblement

    L’horizon dégagé où picorent des focs
    le ciel sans limite où le regard se perd
    la course des nuages le vol des oiseaux blancs
    la mer sans frontière et le souffle des vents

    Font qu’arrivent chaque été des milliers d’estivants
    Ils viennent se délasser sur le sable mouvant
    Peau contre peau comme des colonies de phoques
    Et les plus corpulents sous le soleil suffoque

    les belles en tenu d’Eve exhibent leur plastique
    Pour protéger leur corps elles enduisent leur peau
    De lait d’onguents aux vertus sympathiques

    produits pharmaceutiques aux essences exotiques
    certaines ont les boutons que leur font les moustiques
    Les plus prudentes protègent leur tête d’un chapeau

    Alain

  16. ils sont arrivés, émerveillés
    ils descendent, main dans la main
    voir la mer, marcher pieds nus sur le sable
    découvrir empreintes et traces
    ramasser les coquillages encore étincelants
    repérer mouette et goélands
    dessiner sur le sable lettres et …….coeurs

  17. قالَ الحارث : ضَمَّني وبعض الأصدقاء ِمجلسٌ تَذاكَرنا فيه الشِعرَ والشعراء، وبينما نحن في هذه الأحاديث إذ طَلَعَ علينا شخصٌ أعرج وعليه اَثوابٌ ممزَقَة، ثُمَّ حيَّا بلفظٍ جميلٍ في أسلوبٍ مشرقٍ، ولم نكد نأنس إليه ونستريح لحديثه حتى شكا الزمانَ وسوءَ الأيام وما يعانيه أولاده من فقرٍ وحِرمان، فأخرجتُ له من جيبي ديناراً وقلتُ له : إذا مَدَحْتَ هذا الدينار شِعراً فهو لك، فروَّى قليلاً، ثم أنشدني شعراً جميلاً اَستحقَ به الدينار بِقَوله
    جوَّاب آفاق ترامت سَفْرَته

    أكرم به أصفر راقت صُفرته
    قد أودعت سر الغنى اَسِرَّتِهِ

    مأثورةٌ سمعته وشهرته
    كم آمرٍ به اِستتبت إِمرته

    وحبذا مَغْناته ونصرته
    لولا التُّقى لَقُلتُ جَلَّت قدرتهِ
    فأخرجتُ له آخرَ وقُلت : إن ذممته شعراً فهو لك أيضاً، ولم يَكُن في ذَمِّهِ أقل جودةً من شعره حين قال :
    أصفرَ ذي وجهينِ كالمنافق

    تَبَّاً له من خادعٍ ممازقٍ
    يدعو إلى اِرتكابَ سُخطَ الخالق

    وحُبُّه عندَ ذوي الحقائق
    ولا بَدَت مَظْلَمة من فاسق

    لولاه لم تُقطعْ يمينُ سارق
    ومَنْ إذا ناجاه نجوى الوامق

    واهاً لِمَن يقذِفه من حالق
    لا أرى في وصلكَ لي ففارق

    قال له قَوْلَ المُحِقِ الصادق
    قال الحارث : ولما وجدتُ منه هذا الاِقتدار واِمتلاكه لناصية البيانِ، حدثتني نفسي أنه أبو زيدٍ وأن عرجه لكبير، فَعَرَّفتهُ بِنَفسي، فقال : إن كنت الحارث بن همام فأنا أبو زيد بلا كلام، فسألته عن سِرِّ عَرَجِهِ وتنكرِ خِلقَتِهِ، فقال
    ولكن لأقرَعَ باب الفَرَج

    تَعارَجْتُ لا رغبهً في العرجْ
    فليس على أَعرجٍ من حَرَج

  18. J’aperçois une femme
    Son regard est absent
    Sa pensée mutilée
    Point perdu dans le dos
    D’une phrase égarée
    La virgule toboggan
    Que la pointe d’une plume
    Envole vers le hasard
    Sur le sable d’une page
    Retombe le point perdu
    Sur la route des vivants
    Un homme est égaré.

  19. L’ALLER !

    Après le long voyage
    Arrivée à la plage
    Le groupe marche à pied
    Depuis déjà une éternité !

    Refrain :
    Quand est-ce qu’on arrive ?

    Loin, loin, très loin,
    Une longue digue
    La mer à ses pieds
    Il faut encore marcher !

    Refrain :
    Quand est-ce qu’on arrive ?

    Déjà une ou deux
    Qui traîne les pieds,
    Allons, courage, marchons
    A la digue nous arriverons !

    Refrain :
    Quand est-ce qu’on arrive ?

    Enfin en voir le bout
    De la digue, digue, diguedondaine
    Même si on a mal aux genoux
    Va falloir revenir…

    LE RETOUR !

    Salut la digue
    On en a vite fait le tour
    Et on commence à avoir faim
    Encore un peu, c’est très bien !

    Refrain (variante !)
    On est bientôt arrivé ?

    Main dans la main
    Tous dans l’effort
    Encore un peu d’entrain
    Bientôt le réconfort

    Refrain :
    On est bientôt arrivé ?

    Toutes les impatiences
    Seront récompensées
    Les petites jambes s’activent
    Tout au bout miroite….

    LE GOUTER !

    Biseeeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeee

  20. Le dos

    Je parle ici du dos c’est un sujet de taille
    Du dos qui tient debout autour d’une colonne
    Qui commence aux épaules et finit par la taille
    Qui remue dans la danse un peu comme un rideau

    Du dos qui se décline dans toutes les positions
    Du dos qui s’arrondit sous le poids des années
    Qui exprime la fatigue comme la soumission
    Du dos qui se détourne pour ne pas vous saluer

    Du dos qui se redresse en signe de fierté
    De celui qui s’incline quand passe la beauté
    Du dos qui s’élargit en prenant faits et causes

    Du bon dos du bon peuple à charge de bardot
    Du dos qui prend les coups et porte les fardeaux
    De la courbe du dos qui fuit comme un cours d’eau

    Alain

  21. Ossiane, je me suis trompée de note pour ce tanka . J’en profite pour te faire un petit coucou, d’être venu en Arles, tu es devenue l’Arlésienne, tu sais celle qu’on ne voit jamais. Clin d’oeil j’espère que tu vas bien.
    _____

    But jamais atteint
    Sur le chemin de la Vie
    Eternels projets

    Un des secrets du bonheur
    Toujours, toujours avancer.

    _______

  22. Les champignons

    ils naissent dans la mousse
    sous la pluie monotone
    Dès qu’arrive l’automne
    Que les feuilles sont rousses

    A peine plus haut qu’un pouce
    Comme une litanie
    Ils partent en colonie
    On en voit qui se poussent

    Ils ont des chapeaux mous
    Comme des parapluies
    qui cachent leur frimousse

    Des trous dans leurs culottes
    Et comme souvent il flotte
    Ils portent aussi des bottes

    Alain

  23. Ah rivés à l’océan, toutes ces paires d’yeux qui clignaient
    intenses trépidations et ardeurs refrénées qui ne demandent qu’à se libérer
    tous ensemble aviver ces souvenirs qui s’exaltent
    laisser chatouyer ses papilles par l’iode
    et babiller en choeur avant de se déshabiller en pied
    l’attente a été longue, les envies sont remachées
    la tente n’est pas encore montée, la marée non plus
    sans décrocher de l’horizon doucement perlé
    ils n’en finissent pas de se trémousser d’aise

  24. arriver
    c’est la fin d’un rêve,
    le début de la réalité;
    c’est une marée incessante
    qui n’a de fin que l’abîme;
    c’est un flux et reflux
    qui n’a de cesse de se répéter;
    car l’arrivée est une frontière
    qui au travers des chemins mènent à l’inconnu!
    fait de surprises ou de déception;
    de joie et de larme;
    c’est le coureur sur la ligne d’arrivée;
    le voyageur à la descente du train;
    c’est le premier baiser;
    la première fois ;
    c’est la vie qui éclos à la vie
    la mort qui fauche cette même vie
    alors me direz vous; il ne faudrait jamais arrivé
    et peut être alors serais la source de l’éternité;
    je vous répond non!
    car ce serait un chemins sans fin
    une errance dans un labyrinthe d utemps
    la vie est fait de but à atteindre
    d’horizon à découvrir
    de première fois
    peut être est ce dénuer de sens comme
    cette marée qui monte et descend
    mais la beauté ne réside t’elle pas dans ce mouvement perpétuel
    nous pouvons avec un peu d’imagination
    faire renaitre cette première fois
    et la trouver aussi belle
    comme cette océan qui nous fascine
    et nous laisse découvrir des trésors que nous ne verrions pas sans cela
    la répétition est peut être la clé du bonheur
    il suffit peut être d’en varier les éclairages, l’intensité…

  25. A l’arrivée du car, après deux mois d’absence
    Il n’y avait personne pour m’attendre
    Je suis descendue de l’autobus
    J’ai posé ma valise sur le trottoir
    Je me suis assise sur la valise
    Fatiguée du voyage
    Je ne savais plus où j’étais
    J’aurais tellement aimé
    Qu’il soit là à mon arrivée
    Qu’il me prenne la main
    Qu’il m’emmène me serrant contre lui
    Je me souviens, sans y croire, j’y croyais pourtant
    C’était un jour du mois de juin…..

  26. Arriver

    Ce n’est pas la fin d’un rêve
    C’est le début d’une réalité : joyeuse, drôle, tendre, surprenante, émouvante
    Semer d’embûches souvent qu’il faut savoir éviter
    Rares sont ceux qui y parviennent totalement

    Le nez dans le guidon
    On en oublie parfois l’essentiel

    Le rêve peut parfois être trompeur quand il nous amène à devenir différent, tourné vers soi, lapidant les autres de formules blessantes.
    La réalité peut nous amener aussi à oublier ce vers quoi l’on tend si profondément et à se contenter d’un quotidien répétitif et lassant.

    Non, pas de nostalgie des premières fois
    Un souvenir tendre à nos cœurs
    Ce que l’on construit chaque jour est une force qui nous nourrit, qui nous fait tenir debout, un partage, un abandon, une tendresse que l’on sait réconfort

    Pour tester la force des sentiments
    Il faut donner , se remettre en question, quitte à souffrir si fort parfois

    Mais l’abandon de soi, de son soi tout entier est la plus belle preuve d’amour que l’on peut donner : c’est un cadeau de vie.

    Alors
    Peut être arriverons nous ainsi à donner un sens à notre vie sur terre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *