/// Vigneron ///

Vigneron

Vigneron

Vigneron

Vigneron

Fouler les chaumes, sillonner la campagne, laisser sa trace

Lecture du Haïku Calligramme: horizontale, verticales

A flanc de coteau
Serpents de Solitude
travail de fourmi

Terres de Champagne dans la Vallée de la Marne.

92 réflexions sur « /// Vigneron /// »

  1. Sur les grappes veille content
    Monsieur Eiderbouchon
    C’est mon épouvantail
    Aux senteurs de raisin
    De roses, de mie de pain!)))

    Monsieur Eiderbouchon a trempé son bec jaune
    Dans un nectar violet encore en formation

    Sacrilège! mon canard, le premier verre se doit
    D’être aimé de mes lèvres! à toi de l’huile d’olive
    Dans une cuillère dorée!

    Dans le moût, le vin s’ébauche
    Dans le vignoble des coeurs
    Dans le coeur du vignoble
    En cépages différents.

    A lui oeuvre de fourmi
    Le vigneron habile
    A moi la part des anges, quelques morceaux choisis
    En toute fantaisie, aux couleurs cramoisies
    Une danse qui enivre à s’envoler rebelle
    Vers des éthers sans liège
    Des fûts de liberté
    Berceaux de notes en arpèges
    Boisées, fruitées, amarine
    Sur des rêves évadés
    La part des anges,
    La part des songes
    Ivresse d’infini.

    Là dessus, faites de bô rêves.

  2. notre mère cep de vigne
    au sang victorieux du temps
    mamelles domino

    les doigts assoiffés
    s’abreuvèrent aux tétines noires
    domino double six

  3. Belle idée Monique .. les sillons tressés
    Vertige vertigineux du tracé géométrique
    L’oeil se perd dans ce dédale
    Minotaure pas loin et pourquoi pas
    Serpents et fourmis
    Tout un monde s’entrecroise
    Petit coucou du matin AA

  4. Le vigneron ses mains
    Les mains du vigneron
    Dures craquantes grisées
    Par la vue des raisins
    Son oeil louche la récolte
    Content elle sera belle
    C’est une belle année
    De ce mois des vendanges
    A boire si la vie veut
    Offrir en santé forte
    Le jus coulant vieilli
    Par le nombre des années

  5. Ils sont dans les vignes les Moineaux

    Ils sont dans les vignes les Moineaux

    Ils ont mangé les pépins

    Ils ont craché les raisins

    Ils sont dans les vignes les Moineaux

    Ils sont dans les vignes les Moineaux

    Ils ont mangé les raisins

    Ils ont craché les pépins

    Ha ha ha ha ha ……..

    Avec un M Majuscule: ne pas confondre.

  6. J’aime ces pages d’écriture
    tracée à l’encre de vin
    J’aime le sang qui coule
    de ses perles carmin
    J’aime cette douce ivresse
    quand je bois son nectar divin

  7. Salut la compagnie !

    ===================
    Croisée des lignées
    ===================
    En costume rayé
    ===================
    Labyrinthe de vignes
    ===================

    Biseeeeeeees rayéeeeeeees

  8. A perte de vue…
    Des rayures verticales
    Des rayures obliques
    Des lignes croisées
    Tirées au cordeau
    Bien droites, très droites

    Juste un petit chemin
    Qui serpente dans le vert
    De rayure en rayure
    De ligne en ligne
    Jolie courbe bien souple
    Dessine en douceur
    Le galbe du coteau

    Rebiseeeeeees

  9. A quoi pense le vigneron
    Seul dans ce labyrinthe de vignes
    De sillons en sillons
    Observateur attentif
    D’une raie à l’autre
    Butinant comme une abeille
    Les fruits de sa récolte future
    Chaque pied de vigne
    Comme une manne à venir
    Nectar de la vigne
    Au soleil complice
    Excitant des papilles
    A quoi pense le vigneron
    Dans cette douce solitude
    Ou chaque rangée
    Comme autant de haies d’honneur
    L’accueille jusqu’à l’ivresse
    A la rencontre « du dieu mystérieux de Baudelaire
    « Caché dans les fibres de la vigne »

  10. le vin, cet enfant naturel,
    naitra d’un amour intemporel
    entre l’homme et sa terre

    les hospices du temps
    l’art et une inaltérable patience
    lui donneront corps et âme

    bonjour à chacun

  11. Arpents chevronnés et lignes pas altérées
    comment des vignes oublier de se désaltérer
    oh pas se rincer l’oeil …mais bien le gousier

    et si la fourmi est là… l’acacia n’est pas loin

  12. Tressaillons de sillons en sillons…mousaillons
    n’assaillons pas de supposition ce terroir …en tiroir
    laissons le serpentaire donner dans l’éventaire

    l’inventaire des génies du vin ne fait que commencer
    de la bouteille sourd plus qu’un breuvage
    une histoire hors d’age qui vous agrappe

    et quand aux tortillons
    qui s’assortissent en barbillons
    ne les éparpillons pas trop tôt

  13. Bonjour christine
    Marrant, mais je n’ai pas de turban, plus beaucoup de cheveux
    et une barbe nettement plus courte
    enfin le mieux pour le génie c’est sans bouillir
    car quand l’ébullition s’empare de lui
    ça le le change d’état et même ça le met dans tous ses états

    au fait je voulais dire agrippe mais j’ai du trop penser à grappe
    du coup j’ai mis le grappin sur un autre mot de rapine
    mais la grapa c’est quelque chose aussi !

    bravo monique
    si j’en crois nos écrits
    on peut prendre son pied…avec la vigne ;)))
    mais le mieux c’est de ne pas se prendre
    les pieds dans les racines des ceps
    mais ça n’arrive pas souvent.

    Bonne soirée aux amis du blog

  14. Vis ta vie, fruit de joie
    Joie de rêves en folie
    Raisin vert, vin d’oubli
    Sarments de nos histoires liées.

    Caresse d’un vigneron épris
    D’un verre de Champagne dans sa tête
    Des bulles pétillantes pour la fête
    Au cœur du feuillage en cœur
    Les nervures serpentent sans clôtures.

    L’enfant se cache dans les coteaux
    il rit aux sillons du labeur
    Et toutes les vignes, serpents de vert
    Sont aux fourmis dans la vallée.

    Vis ta vie,
    Vite?Assez?
    Vitaceae

  15. Mr. le Vigneron
    Je veux des raisins.
    Elles sont déjà mûres?
    Mr. le Vigneron
    Je veux du vin.
    Il est déjà prêt à boire?
    = = = = = = = = = = = = = = =
    Quel beau travail ce du Mr. le Vigneron,
    La culture de la vigne c’est tres belle,
    tous ces lignes, tout ce dessin.
    Très beau, envie d’y aller.

  16. Le plus important Thierry est encore de pouvoir lever nos coupes autour d’une bonne table et de vrais amis à la mémoire de nos ancêtres vignerons (6OOO ans avant JC) et de tous ces laborieux de la vigne ; nous n’avons pas fini de lever nos verres !

    ___

    De bien jolies traces divines
    Dans l’esprit d’un jardin Zen
    Pour des chemins qui conduisent à la Coupe
    Aux plaisirs olfactifs et gustatifs
    En verres de cristal, flacon des dieux
    Où couleront les effluves du soleil
    Parfums de fruits rouges
    De noisettes, de caramel ou de girofles
    A travers les sillons
    Laissons couler le temps et murir les grains
    Et quand le vin sera tiré
    En bon Epicurien

    « Hâtons nous de succomber
    A la tentation, avant qu’elle ne s’éloigne »(Epicure)
    « Car quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s’il est bon »
    (Marcel Pagnol) sur un proverbe du XVème siècle

  17. Les serpents de solitude me ramènent à ce texte :

    Moi aussi je me perds dans le mystère des rues de la nuit
    Je crois entendre comme un appel, un cri
    c’est ton cri
    c’est ma vie
    et tu chantes ton remords
    moi c’est mon regret qui me poursuit
    je sens les paroles sur mes mélodies
    have mercy on me

    tant d’amour perdu
    et tant d’émotions inconnues
    tant de moments disparus
    dans le temps qui passe
    tant d’amour perdu
    tant de caresses retenues
    tant d’espoirs déçus
    par le temps qui passe
    et ne reviendra plus

    tant de solitude

    et le monde me renvoie son image qui pleure et qui rit
    les gens me renvoient leu message, leurs visages
    dans lesquels
    je lis leur vie
    on veut tous tout donner
    tout promettre, tout laisser tomber
    on veut tout oublier, disparaître, tout recommencer
    mais la nuit nous ramène soumis

    tant d’amour perdu
    et tant d’émotions inconnues
    tant de moments disparus
    dans le temps qui passe
    tant d’amour perdu
    tant de caresses retenues
    tant d’espoirs déçus
    par le temps qui passe
    et ne reviendra plus

    tant de solitude

    M. BERGER

  18. Au fait Monique et pour l’Epicure de rappel comment fait on
    juste un vaccin au tannin pour éprouver la force de la macération

  19. Sans vignette pas de congé
    sans transport pas de dégustation
    et cet acquis à la bouteille
    et c’est à qui aussi à la tirette
    voudrait s’en coller une picolette
    sans coller même au blanc d’oeuf
    sans reposer des tonnes de jours
    mais faire bien parler le foudre
    pour extirper de ses entrailles
    plus que ne peuvent donner les douelles
    sans nous refiler la varicelle
    et s’arc bouter les reins
    pour soutenir les merrains
    dans un fichu terrain
    mais qui craint le tuffeau
    tourne dans la vigne en rond
    comme un joyeux puceau

  20. Thierry pour  » l’Epicure de rappel » c’est simple toujours être là au bon moment les dispenses èrent le plus souvent aux sujets dont l’expérience est acquise. Je crois en faire partie, donc pas de problème de rappel.

  21. et pour la cutie réaction c’est juste quand on est propulsé
    par une haleine de chacal en dehors de son bocal
    mais aux pauvres hères qui errent il ne reste guère
    que le gros rouge qui tache pour trouver quelque réconfort
    mais aucun confort

  22. grappes de dominos
    fessée et jeu de vent d’ange
    plume de raisin sec

    point parlant bas
    dominos contre l’oreille
    céans de l’océan

    point est sans limite
    domino fait le dos rond
    la lune passe son tour

    vaisseaux de raisins
    grappe de doigts aux vendanges
    le domino ivre

  23. « Vos cheminS de mots » pour ne pas outrager l’accord. Sorry.

    Les grappes racontent au ciel
    l’histoire de leurs soleils
    Les comportes profondes
    Les auront accueillies
    et passant les sentiers
    sinueux serpentant
    elles salueront mûries
    les grappillons cachés
    sous les feuilles des sarments

  24. Bacchus devait aimer les ceps bien rangés !
    Les vignes sont alignées comme les bouteilles dans leurs caves, attendant que la terre leur donne la folie de l’âge… Le millésime que la poussière du temps cache jalousement.

    Ici, après la tempête de cette nuit, les vignes ne sont plus que squelettes décharnés à perte d’horizon.

  25. Vu d’en haut à la manière d’Arthus- Bertrand -Ossiane -Notre Manne

    Espace parfait parfaitement découpé
    Par la main de l’homme
    Pour le sang de la terre
    Une autre vision où l’on se sent fourmi
    Si petit
    AA bonjour

  26. .
    Fin de semaine chargée… en cutie réaction, je viens faire un petit coucou sans piqûre de rappel et sans dominos à mes moussaillons sans tresses entre les rangs de vigne 😉

    Oui arletteart, j’ai fait mon Arthus Bertrand à partir du sommet d’un autre coteau 😉 Et bientôt, je vais le faire pour de vrai 😉

    Tresses de cheveux, géométrie de lignes, répétition graphique, une page d’écriture en vert, les paysages de vigne sont souvent un régal pour les yeux surtout dans les régions à coteaux.
    La nature architecte mais l’homme également qui en principe prend soin de bien tailler la vigne pour faire fructifier les raisins le mieux possible. Il ne se rend pas toujours compte de la beauté visuelle de son terroir tant il est accaparé par la culture de sa vigne.

    Un métier difficile celui de vigneron ; il travaille par tous les temps, est soumis aux caprices de la météo pour la récolte; il doit être polyvalent, patient, attentif, curieux.et ouvert aux expériences et aux autres s’il veut donner le meilleur de lui-même pour son vin.

    Merci pour tous ces beaux poèmes pleins de suc, de sève te de vie en hommage à Dionysos. Attention cependant aux excès et à la cuvée prestige de Fred;-)

    Bonjour et bienvenue à Francesco, à Balmolok qui semble habiter dans une terre à vignes, à juillev. .Je vous invite à vous joindre à nous si vous le souhaitez.

    Je sens que certains parmi vous s’inquiètent pour moi 😉 Je voudrais vous rassurer 😉
    Envie de mettre des images estivales dans cette grisaille mais pas de vague à l’âme du tout.
    Je vais bien et aime ce que je fais même si je suis toujours un peu débordée 😉 Ce n’est pas la période de l’année que je préfère pour plein de raisons et j’ai hâte d’être en janvier pour commencer une autre page pleine de lumière du jour;-)

    Le damier suit son cours… pas facile de récupérer les derniers textes…

    Je serai un peu plus disponible demain. Bon week-end à tous !
    .
    Ossiane
    .

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    .

  27. Hello lou, avec ou sans rappel nous sommes descendus de cette colline qui donne à voir plus que de raison et nous étourdi, tout ébaubis mais pas las d’épier le moindre souffle qui nous raménerait des senteurs suaves, absorbés dans une contemplation rare, sans filtrer aucune émotion, laissons filer au loin
    des lignes imaginaires qui fleurent encore le perlant et le crémeux .

  28. Dis moi vincent
    avec les dominos c’est un chemin de hasard pour des rencontres appariantes mais il y a fort à parier que du dés (à coudre) on ne se satisfait point et qu’il faut trouver du nectar un réciepent à sa mesure pour que de contenance à convenance on use, et coutumiers du chaix sans déchets on avise le duché.
    Mais sans faire de théorie qui nous entraînerait loin on peut des fiches afficher la couleur et aux riches tannins préférer la douceur sucrée, enfin on peut du camail revêtu narguer impromptu quelques géneurs et aviser à tout heure de l’ampleur d’une imbibation en guise de libation.

  29. On incrimine tant le bouchon dans l’arôme
    quand la boisson dont on est épris
    n’est pas au rendez vous
    On lui colle tout de suite sur le paletot
    une moue et un nez qui s’allonge
    comme un profond dégoût
    Alors, sans penser au canard duchéne, le pauvre liége
    s’en trouve tout retourné qui serait le siége
    comme un ludion du goût
    il se croyait seulement le gardien de secrets
    bien soigneusement enfermés
    en amphore et flacons
    mais voilà qu’on lui demande des comptes
    pour avoir soit disant mêlé son coeur
    avec quelques rancoeurs
    et pourtant il y est pour si peu
    juste un relief amoureux
    qui transpire en soupirs
    une parentéle bien génante
    dans les odeurs prégnantes
    alors il transpire
    et songe au bruit salvateur
    qui pour être réducteur
    n’annonce pas moins
    l’effet de tant de soins.

  30. Je te dis Thierry
    Je ne sais ce qu’est domino. Ton interprétation du domino et de son usage m’intéresse comme tout ce qui se trouve dans ce monde et j’en redemande. Avec les dominos mon destin se joint aux points cardinaux de mes rencontres dont tu fais partie, est-ce une rencontre appariante? Le demi-hasard des dominos n’abolit pas le hasard ni les gouts et les couleurs…

  31. Peut être en apparence la vigne respecte
    le fait de deux droites ne se rencontrent jamais
    pourtant leurs essences un jours se mêleront
    pour créer un nectar sublime et subversif

  32. Pour les annales de Bac
    on devrait imposer
    une épreuve oenologique
    que le taste vin argenté
    batte sur notre coulpe
    et que chacun jette sa gourme
    point besoin de gourde
    pour faire pisser la vigne
    et quand à l’engourdissement
    qu’il attende
    que l’esprit nous vienne
    en même temps
    que se charge la langue
    sans gravelures
    ni retassures du langage
    et qu’une force allégre
    nous porte à des propos
    qui jamais ne nous mettent
    sous le boisseau

  33. du soleil un sol un terroir
    un savoir un cru.
    Déjà dans les songes de Noé
    chanté par Bacchus
    élaboré par de saints hommes
    le sang de la Terre.
    Et entre tous les vins
    le Champagne
    n’est-il pas mes amis
    un breuvage divin ?

  34. Le petit chemin qui traverse la vigne a des landes verdoyantes le long de sa lisière, les ceps en parallèles s’étagent en terres ouvertes sur un homme debout, saoûl de bonheur: le raisin est mûr.A l’ouvrage.

  35. Vigneron
    Les raisins sont mûrs
    Et ils sont fort lourds
    Cueille les

    et avant d envoyer mes mots,
    je reprends mes lectures, je m’étais arrêtée à Thierry, avant le repas,
    et Leila, comme c’est bizare, une idée un peu commune dans nos mots…
    BELLE SOIREE.

  36. Les vignobles ni les champs,
    Verts, verts, verts,
    À l’infini…
    Ors, ors, ors,
    À l’infini…
    Jamais n’ont fait battre mon coeur.
    Mais il suffit
    De quelques coquelicots,
    Tournesols ou bleuets,
    Pour que m’émeuvent
    Vignobles ou champs,
    Verts, verts, verts,
    À l’infini…
    Ors, ors, ors,
    À l’infini…
    À qui les fleurs
    Semblent avoir redonné
    La vie.

  37. La neige à peine posée, a fondu avant la pluie.
    La pluie a peines, rosées d’un angelot perdu dans la vigne
    Un grain puis un autre posés dans les allées déjà traversées
    Issue…dans la cuve.

  38. C’est la fin de l’été
    Le bel automne
    Le grain mûr chante
    Et la main
    Les doigts s’ouvrent
    Et serrent le doux grain
    Croquinant ivre de vie
    De belle dedans

  39. Elle attend dans le champ de vigne
    Un souffle de bise du vent
    Pour lui conter ses mots à lui
    Et elle ferme ses yeux tendrement
    Elle ressent sa présence Ô temps
    Et désire le serrer vivant

  40. ___

    Je ne raconterai
    Rien. Ni la treille
    Ni mon demain.

    Vos mains posées
    Bouchon
    Sur ma bouteille.

    Un jour … j’exploserai.
    ____

  41. Ossiane, sans doute chargée de planter un rosier devant chaque rangée de la vigne comme c’est la coutume pour en prévenir les maladies, a dû se laisser aller et planter les rosiers un peu partout au gré de sa fantaisie!
    Ah, les poètes!

  42. Ah! vous compterais-je les roses pour mieux sentir, me parfumer?
    Ah! vous conterais-je la rose à qui je raconte mon aimé?
    Je ne raconterai rien, ni l’éveil de sa corolle dans mon cœur
    Ni mon passé à la humer puis à deviner ses senteurs
    Mes mains posées sur ses pétales à deviner son gynécée
    Et les étamines dressés au puits d’amour terrassé.

    Une rose au pied de vigne, une épine sous ma plume
    Parfum lointain derrière l’abîme d’un néant d’odeurs
    Ah! vous conterais-je les roses, les plus belles et les effeuillées
    Ainsi, à mon bonheur est né un parfum deviné,à aimer.

    La rose est mon amour au cœur, elle écarte toutes les peines
    Au gré du poète, la rose, essaime partout son doux parfum
    La vigne est mûre, aux caves l’envie, d’un travail accompli.

  43. pressoir et giclées
    s’écrase pulpe et chair en vie
    derrière ce domino

    des roses de lumière
    notre reflet sur surface claire
    nous fûmes dominos

    sourires cramoisis
    tragédies de roses fanées
    domino d’oubli

    vin et râles sur table
    claquement de domino
    les fesses déjà rouges

    domino d’exil
    au sein du raisin allié
    jus d’un autre asile

  44. d’un père vigneron, une mère couturière
    terre féconde
    greffer planter tailler vendanger et contempler
    par tout les temps
    merveilleuse est la vigne de mon enfance

    en solitaire sentir l’immensité
    âme vigneron
    parcourir les sillons
    un charme à chaque saison
    marque le caractère

    sur l’air vif de l’hiver
    marcher glisser sur des flaques verglacées
    entendre craquer résonner sous le pas
    écho du silence, des rires et des voix
    champ ouvert

    se réchauffer
    fagot de sarment brûle dans la cheminée
    tartine et pain grillé au petit déjeuné
    feu crépite toute la journée
    miel caramel

    à taille de printemps
    chaque cep est ausculté
    un instant un privilège
    culture ou sculpture
    une oeuvre en continue

    en été, traverser les champs les vignes et les blés
    le soleil se donne
    le raisin se gorge
    les blés sont murs
    des moineaux font la fête, alouette

    vendanges
    de la vigne au pressoir
    pur jus du vrai bonheur
    voyage les bulles
    pétille le grand cru

    le vieux cep est devenu
    une lampe de chevet
    des jeux de société
    du vin chaud à la veillée
    ne manque pas esprit de fête et convivialité

  45. La piste est bien tracée et le voyage voulu
    On glisse comme dans la neige en humant l’air du jour
    La chaleur savourée se ramasse dans les seaux
    Des feuilles tombent les nuages en gouttes dans le gosier
    On ferme fort les yeux
    Le jus sucré remplit le billet aller simple
    Les voyageurs, les grains se pressent dans la danse
    Dans le vin couleront les désirs refoulés
    Et les mots seront saouls

  46. coucou Lou,

    Seul de tout seul
    Il lui reste son grain
    Son vin de tendre précieux
    Pour la chanter la vie
    Bien plus que la pleurer
    Quand en solitaire triste
    C’est froid d’envies de chauds
    Alors le raisin de l’été
    Qui remplit la bouteille
    Apporte confort ivresse
    Le feu aux joues
    Et le goulot mange le seul
    De bien trop vide
    Et le pétille et le sautille
    C’est un anti déprime

  47. qui va pailler les pieds avant que de ripailler
    qui va riper les galoches avant que de pinailler
    qui va sulfater les rangs plutôt que de les étripailler
    qui va bouter le feux aux braseros pour éviter la gelée
    qui va caresser le raisin plutôt que bassiner la voisine
    qui va élaguer comme hécate et ses chiens sans blaguer
    qui va se comporter et transbahuter avant que de décharger
    qui va visser sans faim après avoir trié et presser assez le moût
    qui va décanter et filtrer, renifler et attendre pour assouplir l’échine
    qui va enfin déguster et sans hâte étaler sur le palais les effluves mutines

  48. Mon amour
    Si belle mélancolie
    D’automne
    J’erre seule dans les allées
    En remplissant ma hotte
    De bels grains mûrs
    Il est fort temps
    Ton souffle me bise
    Et ta présence me serre
    Je t’embrasse
    Mon amour

  49. Posés les rayons de vin
    Roucoulent doucement
    Alignés main dans la main
    Et elle ose le pas de côté
    En prenant ce chemin de virage
    Qui semble délicat passage
    Et pourtant si certaine
    Que le bel n’est pas dans le plus simple
    Et que parfois la rudesse
    La folie, la légèreté d’un chemin
    En saoûleries de vie
    Gardent en vie
    Alors elle se sourit sa vie
    Ne regarde pas derrière
    Et s’envole son ciel
    Qui guide son chemin de terre
    Ondulé, pas sage, mais au plus près
    De ses ailes

  50. Vin, sang d’ivresse
    Vin sang de terre
    Vin sang de vigne
    Vint sans parfum
    L’amour, déposer une rose
    Au pied de vigne, mon seuil sans nom.

  51. c’est notre sang qui chante
    domino et frère de vin
    c’est notre sang qui pleure

    sang de la vigne rose
    domino chasse la mémoire
    vin de la veine noire

  52. Ecrits
    En rimes
    Mots taillés,
    Et vers alignés
    Choix du cépage
    Poèmes au cordeau
    Roses à chaque rangée
    Espoir de grand millésime
    Rigueur et soins particuliers
    Vignobles pensés et structurés
    Des pieds de mots bien orchestrés
    Récoltes de grains de raisin matures
    Un bouquet de poésies tout en arômes
    Serait-ce suffisant pour avoir un grand cru
    S’il n’y a la chaleur du coeur et l’âme du poète
    Sous la plume une piquette de mots sans saveur.

  53. La rivière sortit de son lit, débordement de vains amours, de vin sans Nuit.
    Bacchanales sans coupes, gouttes de rosé sur la feuille, gouttes de Bordeaux sur la main.
    L’ombre s’éloigna, un thyrse orné de lierre tapait sur les pavés de la voie.
    Sémélé attendait sur l’Olympe où elle contemplait le monde au dessus des nuages.Elle offrit à Bacchus une goutte de miel sur une feuille de figuier.
    Ô mère! A toi mon raisin, le miel est dans la coupe.

  54. …………………Ô………….
    ……………….ÔÔ…………..
    ……………BIEN…………….
    …………….BEL…………….
    …………..VIVANT………….
    …………….BOIS……………
    ……………..LE……………..
    ……………………………….
    …..RAI………….NOIR………
    …..SIN…………BLANC…….
    ……………QUI………………
    ……………COU……………..
    ……………LE……………….
    ……………………………….
    ……..AH…………FLOT…….
    ……..DU…………TON……..
    ……………………NEAU……

    HEU?, si ta plastique réussie si belle, Monique, ma grappe qui ne porte que le nom, est bizare de vue……

  55. Annick, pas bizarre ta grappe de raisin, les grains sont si doux qu’un oiseau de passage s’est emparé de quelques grains pour un petit festin en bonne compagnie;
    Bonsoir et bonne nuit à toi et à Leïla là haut sur le mont Olympe.

  56. mmmhhhh, belle nuit Monique, la fatigue me saisit d’un coup, et je passais dire bonsoir, et je la saisis d’aises la fatigue pour m’endormir un bel grain de raisin dans la bouche, bonsoir Leila, c’est fort bel et cela remue….

  57. Sur l’air de « Ah vous dirais-je Maman… »

    Ah vous dirais-je maman
    Ce qui cause mon ivresse
    J’ai planté quelques sarments
    J’ai glouglouté dans la liesse.

    La nausée en m’endormant
    L’esprit dans la brume épaisse
    Ah vous dirais-je Maman, j’ai cuvé trois raisins blancs.
    Oooooooooops! hic!!))

    Ou je ris ou je me plie en quatre de chagrin, j’ai choisi de rire.Bonne nuit à tous, je ferme le bistrot et repars mon vélo sur l’épaule.

  58. Faut que je dise quand même à Monique, Christine et tant d’autres que vous m’amusez beaucoup.J’aime votre humour.
    Je vacille, le vélo est en équiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibre,comme mes lectures sur les « bel » d’Annick vais pas insister avec la serrure du voisin j’espère, hic!! Thierry et Marc vous écrivez super bien mais les filles sont plus fortes, hic!Et hop cellule de dégrisement!))

  59. A flanc de coteau
    Serpents de Solitude
    travail de fourmi

    ◊ Terres de Champagne dans la Vallée de la Marne.

    «  »la terre sur le dos
    l’effort en bandouillère
    ouvrage titanesque » »

  60. comme par le temps
    vent léger des vignes
    prises dans la mémoire
    des paysans – vignerons
    labeurs forconnés
    des heures inquiètes
    à voir murir les grappes
    au firmament
    des fascinantes élaborations

  61. —————————————————————-
    .
    Quelques mots pour la clôture de cette note qui vous a fait bien délirer;-)
    J’ai vu de beaux coteaux de mots; bravo à Monique et thierry! Et puis de belles grappes de lettres, chapeau à Annick!

    >Bonjour et bienvenue à Gérard Méry et à Voltaire qui savait vivre;-)

    >Bonsoir et merci au Pierrot de sa visite 😉

    >Enfin, un grand merci à vous tous de bien vouloir suivre avec autant d’enthousiasme et de talent mes caprices photographiques;-)

    Je file car la vie me rattrape; à tout bientôt cher équipage de L’Oeil !

    Ossiane
    .
    ———————————————————–

  62. Quelle magnifique évasion virtuelle au sein et à l ‘ intérieur de tes photos ou tu as su vraiment y enfermer la vie . Ton oeil et le miroir de ta senssibilité artistique , merci je passe de bon séjour gracieusement au sein de ton album miroir de ta vie .Que je suis bien avec toi par ce sentiments de délicatesse culturelle . Bisou tendre et artistique de http://www.alainlonget.com

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