Toile d’automne 01 / Autumn sceneries 01

TOILE D'AUTOMNE 01 / AUTUMN SCENERIES 01

forêt d’or
ton habit de flamme
folie rousse

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golden forest
your suit of flames
red madness

33 commentaires sur « Toile d’automne 01 / Autumn sceneries 01 »

  1. Bonjour à vous,
    Un grand merci pour vos ressentis sur le rythme de publication. Je me pose cette question car avec les longues séries comme celle des vagues, je crains de vous lasser. Celle-ci sur l’automne est nouvelle mais longue aussi et je n’ai pas écrit de haiku pour chaque photo. On va faire au mieux pour équilibrer. Je vous souhaite un bon week-end de la Toussaint, bien à vous.
    Ossiane


  2. Chanson d’automne

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, Poèmes saturniens

  3. Tu es là
    Je te vois
    Parfum d’or

    Quelle chance de quitter le large
    Pour entrer dans cette forêt
    Je me lassais c est vrai des vagues….
    Beau week end, Ossiane.

  4. Bonjour Ossiane, merci de nous expliquer votre démarche dans un esprit d’interactivité.
    Cette série s’ouvre sur un émerveillement. L’image et les mots sont sublimes. Aussi je vais en profiter en silence avant de laisser un commentaire.
    Merci de ce cadeau qui illumine le regard et embellit notre vie.

  5. Merci Ossiane pour tant de beauté, la forêt cet espace où l’on entre comme dans un lieu sacré, lieu de recueillement et de sensations sans autres pensées que de se laisser porter par son aura de beauté, de senteurs et de silence…. la mer, la forê, tu nous gâtes. Je t’embrasse.

    « Il est venu le temps des cathédrales »
    Avec ses ors et ses éclats
    la magnificence de l’automne
    couvrant la terre de ses merveilles
    entre bouleaux, hêtres et fougères
    dans l’odeur de la mousse et des champignons
    OH ! à la splendeur de cette nature éblouissante
    avant qu’elle n’entre dans son repos hivernal.

  6. Mais qu’est ce que c est joli
    Un champignon sa coiffe
    Le ciel transpire ses feuilles
    Douce senteur d Automne
    Les arbres se déguisent
    Avant de se mettre nus
    Si tendre invitation
    On ne se lasse pas d aimer

  7. Comme c est joli l Automne
    Dans une forêt qui vit
    Cette si jolie saison
    Tendre douce vaporeuse
    Si belles voltiges des feuilles
    Qui cèdent planent sautillent
    Pour se décomposer
    Et redonner de la vie

  8. Un grand merci à toi Ossiane.
    Tu prends en compte nos vœux, tu nous envoies une photo tout simplement magnifique ! Merci

  9. Dans les roux et les bruns le vert a encore toute sa place
    nous n’en sommes pas encore au sépia quand la nature se lasse
    le temps a son grand oeuvre les paysages déplace

    sylve élancée aux arrière plans brouillardeux
    que les fougères animent
    dégage apaisement et douceur par le camaïeu de couleurs

    Merci Ossiane , non la vague n’a pas lassé dans son rythme constant

    le temps des champignons bat son plein et dans l’écrin du sous bois
    la mousse est un bien doux tapis où se poser pour laisser le regard s’attarder
    alentour il y a tant à découvrir dans ces riches nuances

  10. Mais oui comment ne pas penser à ces mots de Lamartine :

    « O temps ! suspends ton vol ; et vous, heures propices !
    « Suspendez votre cours :
    « Laissez-nous savourer les rapides délices
    « des plus beaux de nos jours ! » Alphonse de Lamartine dans le Lac

  11. Vos mots Jacline donnent l’ampleur de la beauté de cette photo d’Ossiane si bien dépeinte par Thierry et ressentie par Annick
    merci à Bourrache notre amie fidèle de longue date pour nous avoir donné à lire Verlaine , ce poème est incontournable lorsque vient l’automne mais je préfère y voir comme un dernier sursaut de lumière et pour un temps oublier la tristesse qu’il suscite.

  12. Oh merci beaucoup Monique de votre commentaire. Nous sommes tous liés par les mots, les prolixes comme Thierry, et les minimalistes comme Fred ou moi-même. Et entre les deux, nous formons tous une mosaïque d’expression, de créativité, de ressentis, de poésie, d’insolite et de verve. Les citations et les textes d’auteurs enrichissent les images et les mots d’Ossiane, je pense à Mathilde qui nous a fait des cadeaux somptueux, à vous Monique avec François Cheng en particulier, à Annick, à Thierry, toujours fidèles au pont, mais aussi aux passagers et aux revenants.

    Voilà tous les convives de ce site, avec sa personnalité, sont une force d’équilibre collectif et une force personnelle à chacun
    qui y puise la bienveillance, l’empathie entre nous, l’écoute, le non jugement. Bref, à chacun d’y faire son bonheur et son miel…

  13. Merci Jacline ….vous exprimez si bien et si clairement ce que je pense tout bas.

    Et me vient cet air chanté par J. Ferrat.

    Que serai je sans toi
    Qui vins à ma rencontre
    Que serai je sans toi
    Qu un coeur au bois dormant

  14. « Le vent qui passe »
    Dans la palette de Cézanne
    Des ors, des ocres,
    Des verts acides,
    L’automne rêvée.

    Merci Anthea et Ossiane

  15. la lumière est à Ossiane ce que le vent est à Brassens, des couleurs à vous rendre fou, fou de joie et d’émerveillement Bel écho entre Anthéa et Jo.s

  16. Dans la coulée éparse
    ce n’est pas une farce
    il y a un bosquet plus dense
    et dans la composition
    un tronc plus sombre
    qui contrebalance

  17. Ramures presque desséchées
    qui ne sombrent pas en taches
    ce n’est bientôt plus une armure
    tandis que la couleur détachée
    ne sert pas tant de cache
    troncs droits et fermes
    qui ne sont pas en relâche

  18. Belle analyse de cette photo Thierry, on est presque dans le yin et le yang par petites touches ! quelle beauté, quelle éclat !!
    quelle palette comme la décrit si bien Jo.s

    vivre cet entre-deux
    subtilité de l’automne
    que l’homme ne sait faire
    car l’hiver n’est pas la mort
    juste halte pour renaître

  19. Tout feu tout flemme mais no rap comme dirait Rappeneau
    n’y a t il pas dans ces feuillages comme une sorte de drapeau
    qui porte toutes ces couleurs de l’Automne qui nous font chavirer
    car chamarrés et richement brodés elles ne font qu’aviver
    notre imagination dans cet indien été où les flèches manquent
    pourtant ce n’est pas si difficile que cela de s’y repérer
    et puis cette fréquentation des microorganismes la banque
    nous vaccine doublement contre la citadinité exacerbée
    comme elle nous protège par contact de maints dangers
    on ne fait pas le tour du bois simplement et des arbres non plus
    ils exaucent nos prières de beauté pure et dure

  20. Ces âmes aux arbres depuis longtemps leurs sont venues
    pas seulement des allées bien organisées et rectilignes
    ils ont pu s’épancher et monter tout droit au ciel
    grâce à leur plus sur alliés qui les soutiennent
    et pas mollement dans cet humus champignonnent à souhait
    des réseaux denses et étendus qui donnent des coups de fouet
    les spores sont souvent invisibles et seuls certains mycéliums
    se donnent à voir non pour ce qu’ils sont mais comme des médiums
    alors entre échange de carbone sans papiers et don d’oligo éléments
    on ne peut taire que cette symbiose s’impose à nous comme un
    cercle vertueux qui hausse les frondaisons et collecte largement
    les fruits de cette alliance immémoriale sont là sous nos yeux
    entre charme et intrigue, arbres je ne vous hais point , seuls ou en haies

  21. Eh bien non Monique, un petit regain der forme (sans topiaires) seulement
    et puis pendant 47 ans mes parents ont habité au lieu dit les haies
    juste à l’entrée de la forêt domaniale d’Orléans
    à l’emplacement d’un ancien relais de poste ou Napoléon coucha parait il
    et surtout un château médiéval sur la commune de courcy aux loges
    quand le seigneur du cru était gouverneur de l’orléanais
    la forêt s’appelle forêt des loges , celles des charbonniers
    d’où ma foi dans les arbres sans doute et l’écriture d’une nouvelle
    « Une croix pour l’éternité »
    j’ai bien planté une haie de charmes à Castéron de Lomagne il y a des années
    chez mes beaux parents mais ceci est une autre histoire
    et mon agronome de fils en plantera sans doute bien d’autres
    il faut savoir s’inscrire dans le temps long pour voir des arbres pousser

    Merci de ton clin d’oeil Monique, tombé du lit ce matin
    sans m’être cogné aux bois

  22. le début de la nouvelle

    Une croix pour l’éternité

    «Ce signe sur l’arbre il n’y était pas quand nous sommes passés ce matin», c’est exactement ce que nous nous sommes dit en repassant non sur nos pas, trace pour trace, mais à proximité d’un vieil arbre qui nous avait frappé à l’aller lors de cette ballade dont l’unique objet était une cueillette de champignons en famille .

    Acte rituel des week-end quand à la saison nous nous trouvions dans notre maison de campagne sise au bord d’une forêt majestueuse même si nous ne chantions point de ballades pour autant.

    Et il y avait de quoi faire, dans cette forêt si ancienne que l’on appelle encore parfois, entre histoire et nostalgie, la forêt des Carnutes.

    Oui un arbre peu ordinaire avait attiré notre attention tellement sa physionomie était inhabituelle dans ce lieu, une trogne, et quelle trogne ! Un aulne de belle taille qu’on ne se serait pas attendu à trouver là.
    Pour les moins avertis ce tronc noueux et bandé comme un arc surmonté de cette hampe foisonnante de branches toutes issues du même point sommital laissait une impression de contorsionniste à la chevelure hirsute.
    Œuvre de l’homme, dans sa tentation de domestiquer les paysages en faisant surgir les plus surprenants profils, bien loin des habitudes, c’était décoratif mais surtout interrogatif.

    Qui et dans quelles circonstances avait on supprimé les gourmands, les rejets et soigneusement libéré le tronc pour l’élancer unique et presque impudique, avant que de regrouper sa ramure pas univoque en une crête qui n’avait rien d’iroquoise ?

  23. Juste être là assise
    Au creux du bois précieux
    Ou plus exactement
    Allongée sur le lit
    Pour ressentir les sèves
    Fermer les yeux rouvrir
    Juste être bien en paix
    Un silence joli
    Le baillement gracieux
    Des semaines difficiles
    A les vivre en autisme
    De près de loin c est dur
    Merci pour cet or pur
    Nichée parmi les troncs
    Et son chacun murmure
    L’écorce son parchemin
    On ne le fait pas exprès
    Dans la folie d aimer

  24. Je poursuis vos rêves Annick et Thierry et vous souhaite à tous un bon week-end dans ce temps de saison voir d’hiver avancé.

    Lit de feuilles d’or
    au fond des yeux la lumière
    l’automne frappe fort

    Bain dans ce palais rêvé
    bien au chaud sur l’oreiller

  25. Une jolie forêt
    Son écrin bel doré
    Deux arbres se sont trouvés

    Beau week chères plumes d ici page sur ce bien tendre album….bien bel livre d images….comme un bon sucre d orge su on tend pour faire du bien.

    Merci Ossiane.

  26. Arbre orée et claire hier, que seras tu demain, pas coupe sombre, assurément
    et quand les toiles d’araignée se détendent et que l’automne prend patente
    jamais les troncs ne furent pris pour piquets de tente mais la douceur filtrée
    nous fait rêver non d’abondance mais de silence bien ouaté

    Cette série, chère Ossiane, s’annonce sous les meilleurs auspices

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