37 réflexions sur « Heures / Hours »

  1. Bonjour et Bon Week-end Ossiane et à vous tous de passage dans ce beau paysage
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    Bien emmitouflé
    Dans la fraîcheur du matin
    Écharpe de fleurs
    Sous la coiffe des nuages
    Réveil au pied des sommets
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  2. Saurais je jamais retrouver les souvenirs de ce taxi mauve
    qui jetait sur mon adolescence ses derniers feux
    je n’avais pas encore le droit de vote
    mais j’aimais des salles obscures être l’hôte

    et cette distribution qui n’eut pas que des prix
    mais valait le détour et méritait le regard
    il n’y avait pas de portier de nuit
    mais Charlotte Rampling rempilait
    avec son regard malicieux et mystérieux
    et Fred Astaire n’arrivait pas à se taire
    sans mettre de clignotant
    les gens de Dublin étaient loin
    Yves Boisset réunissait une belle brochette d’acteurs
    Ustinov n’était pas une rustine mais il colmatait
    et que dire de Noiret Philippe , isolé et brisé

    de l’aurore au couché quand les couleurs changent si vite

    plus tard un drame eut lieu sur la lande irlandaise
    et la femme d’un homme qui comptait dans notre cinéma
    disparut dans de mystérieuses circonstances
    je ne pus m’empêcher de faire un rapprochement

    décidément dans ces contrées sauvages battues par les vents
    que ce soient les côtes qui donnent sur la mer d’Irlande ou le Shannon (tient !)
    ou encore de secteurs souvent entendus dans la météo marine
    quand elle nous annonçait encore les prévisions maritimes

    l’intime intime de se souvenir dans ce dédale
    pas de place pour les didascalies
    juste des scolies et des scories
    charriées par le temps

  3. ciel annonciateur de turbulences
    au lance flammes des amours boréales
    succédât la nuit de la disparition
    signe propice
    d’entre les bouleaux sevrés de bruyères
    à l’appel de la beauté

  4. Le voile des nuages flatte la croupe et souligne la pente du relief
    ce n’est pas une retouche mais l’effet est saisissant
    de voir ce pourpre mais pas du cairn

  5. Jouer des couleurs
    Sur la palette des jours
    Savourer l’offrande
    Aimer rythmer nos humeurs
    A la beauté de l’instant

  6. « Pour l’aurore, la disgrâce c’est le jour qui va venir; pour le crépuscule c’est la nuit qui engloutit. Il se trouva jadis des gens d’aurore. A cette heure de tombée, peut-être, nous voici. Mais pourquoi huppés comme des alouettes ? »

    René Char, La parole en archipel, nouvelle édition, Gallimard (1962) 1986, p.144.

  7. Tes apparitions Mathilde sont rares mais si pleines de grâce dans le choix délicat des oeuvres
    en partage, merci beaucoup.

    Et dire que l’Aurore fut un si grand journal au tirage époustouflant mais qui s’en souvient encore.

    Amanecer el cielo vemos azul y desnudado de estrellas

  8. Merci Thierry .. Je n’ai pas toujours le temps de poster mais le site d’Ossiane est dans mes favoris et je le consulte régulièrement. Beau jour à vous .

  9. Matin de vie
    Au bout de la fantaisie
    Cueillir une heure
    Comme un leurre

    A tous ceux qui doutent
    Au bords des routes
    La petite fée dit ceci : « La couleur est une nuance du temps et rien ne se meure tant qu’une vie se vie »

  10. Ce ne sont pas là les – très riches heures – du duc de Berry
    pourtant l’équilibre est patent dans les couleurs
    on ne s’attend pas à voir de couleuvres
    encore moins a en avaler

    Ossiane cette prise de vue est une pure merveille et j’ai à chaque re visionnage l’impression de pénétrer plus avant dans le tableau, d’en être pénétré de par sa beauté intrinsèque

  11. Il est bon parfois de faire de petits retours en arrière attraper au passage une page d’un journal intime, les mots racontent, enseignent, renseignent aussi et ont ce pouvoir de vous toucher en plein cœur…..

    Un champ de bruyère
    Où je cueillais des bouquets
    Mon pays d’enfance
    J’escaladais les nuages
    Jusqu’aux sommets de mes rêves

  12. « Rondeur de la colline
    – un instant de repos –
    Des remous telluriques _,
    Mamelons du Désir
    Qu’effleurent les rayons
    Du couchant, bientôt mués

    En brume de long regret. »

    François Cheng dans Quand les âmes se font chant

    Je n’ai pas résisté à partager avec vous la beauté de ce texte, ce sont des nuages vaporeux qui, ici, dans les pages d’Ossiane effleurent les  » Mamelons du Désir  »
    ____

    Bel espace où les nuages protecteurs caressent les monts avec tendresse et répandent sur la flore et les forêts leur élixir divin laissant la terre nous offrir des vagues en couleur de l’aube au crépuscule.

  13. Nature s’efforce de concilier désir et plaisir
    la praxis ne suffit pas toujours qui annonce
    même si les voiles diffus ne sont pas ceux qui dénoncent
    le possible repose sur notre ressenti
    la projection se cherche juste un support

  14. Paré d’une mousseline de nuage
    je parvenais à deviner sa beauté
    qu’elle offrait avec la pudeur d’une jeune femme!

    plus j’avançais, plus elle se dérobait à mes yeux
    et disparaissait sous une ouate impalpable.
    j’étais comme dans un rêve!

    et pourtant, je pouvais prendre cette terre entre mes mains!

    Arrivé au sommet le soleil brillait
    et par enchantement ce manteau de brume
    s’était évanoui laissant mon regard
    plonger vers ces abîmes millénaires.

  15. Je relis en montant et je vous découvre Thierry et Annick de bien jolis mots, très agréable de vous lire, Bon week-end également à vous avec ou sans la pluie, il pleut dans mon midi et le ciel est gris uniformément gris et bas, la couette sans un faux pli ! -:)

  16. La brume se dissipe
    Et rejoint haut le ciel
    Les bruyères leurs mauves
    S’époumonent en cœurs
    Et ce tapis si grand
    Se contemple en silence
    Juste la main se donne
    Cette envie de toucher
    A cette immensité
    Et quand elle se relève
    De son inclinaison
    La tête en pores lui tourne
    Vertiges d’une quenotte
    Qui ô l’aime la vie
    Qui sent bon le fleuri

  17. Le matin dévoile ses couleurs
    Sur la colline glisse la brume
    L’eau du fleuve traine son voile
    Le bleu du ciel s’étale au loin
    Sur l’herbe rase encore humide
    Le soleil dessine au crayon d’or
    Les premiers traits du jour
    Sous le prunus qui bourgeonne
    Fleurissent quelques violettes
    Le pommier du Japon est fleuri
    C’est pourtant encore l’hiver
    Mais le printemps n’est pas loin
    Et les oiseaux le savent bien
    Qui offrent leurs ballets infinis
    Au-dessus du lac qui ondule
    Sous les assauts du mistral
    Dans les roseaux qui murmurent
    Se cachent les hérons cendrés
    Au milieu de l’eau imprévisible
    Le saut périlleux d’un poisson
    Sur le chemin qui longe le canal
    Les premières fleurs sauvages
    Et le doux bruit d’une cascade
    Clapotis aux notes cristallines
    Le lieu est désert, paisible
    Les premiers rayons drapent le sol
    Sur les berges, des perles de rosée
    Se balancent sur les tiges frêles
    Tout est propre sur les cailloux
    Le vent et la pluie de l’hiver
    Ont lavé et balayé les feuilles mortes
    Quelques flaques d’eau glacée
    Vestiges du froid de la nuit
    Autant de coupelles pour les oiseaux
    Qu’ils viendront briser de leur bec
    Et pour clore cette balade silencieuse
    Je me suis assise sur un rocher
    J’ai prêté l’oreille à la romance
    Une partition parfaitement harmonieuse
    En clé des champs, notes du vent,
    De petits cris d’oiseau, du bruit de l’eau
    Des branches qui se frôlent et qui craquent
    Et sur le fleuve au loin en fond sonore
    Le bruit sourd du glissement d’une péniche.
    Belle est la vie le matin au lever du soleil
    Dans quelque contrée que nous soyons
    En Écosse, en Normandie, en Sologne
    Dans les Landes, les Pyrénées, le Jura…
    Il suffit de voir, d’écouter, d’entendre,
    De sentir et de goûter l’infinie beauté
    Que nous dessert chaque jour la nature.

  18. La nature est un fleuve intranquille qui coule dans nos yeux
    elle abreuve nos regards de mille questions qui se bousculent
    on peut s’en imprégner, penser en être une modeste parcelle
    mais sa grandeur nous dépasse et son infinité nous engloutit
    Sa force est telle qu’elle retranche de notre mémoire des détails

    Oh mère même si ces Homéres (pas tous simpson) t’ont à loisir chanté
    louant tout à tour ta beauté et ta cruauté
    ils n’ont pas écarté pour autant ton aspect sacré
    résultant d’un équilibre millénaire dynamique et adaptatif
    tu nous confronte avec la tienne à notre finitude
    pas une simple question de posture ou d’attitude

  19. Nature ciel et mer, notre mère
    Berceau de nos émotions
    De nos intrigues de nos interrogations
    Où crèchent nos fantasmes
    Monde fait d’ombres et de lumière
    D’instantanés et d’éphémère
    Théâtre cosmopolite
    Ciels habités d’êtres étranges,
    Natifs d’un imaginaire
    Où je plonge dans les rêves
    Des rêves en couleur
    Bains d’azur, ou bain d’ébène
    Je nage de nuages en nuages
    Vers quelque pays de chimères
    Et je reviens chargée de songes
    Vers cette terre où la beauté
    Réconcilie avec la vie

  20. Nature, terre ciel et mer notre mère

    Juste oublié la terre, à croire que j’étais déjà perdue dans mes rêves :-))

  21. À l’heure de l’aube
    Sur la montagne étaient assis
    Les nuages blancs
    La bruyère était en fleur
    Les arbres imploraient le ciel

  22. Deux arbres pour briller
    Sortent le nez leurs troncs
    De la bruyère ses roses
    Et ils semblent si grands
    Su ce tapis magique
    Qui roucoule leurs feuilles
    En tendres papotis
    D’amour tendresses ses charmes


  23. Tartine confiture
    myrtilles
    persillées
    poivre noir
    et mousse de lait

    Strates

    Là, se nichent
    à croquer
    (saveurs de rêves
    musique ancienne
    folles farandoles)
    des mots

    l’Etrange jardin

    aux multiples saisons

    feuilles après feuilles

    effeuille

    ses dix ans


    Bof, je sais.
    Clin d’oeil, sourire à tous
    et bon anniversaire Ossiane

  24. Il y avait eu les nuits fauves
    pas de celles où les couleurs du fauvisme
    tenaient le haut du pavè
    pas de celles où les bruits de la Savane
    retentissaient fortement et rejaillissaient

    Les petits matins mauves n’étaient pas forcément clairs
    les mauviettes s’égayaient
    pourtant ce n’était pas un paysage viril
    qui s’offrait à nous

    il était doux mais mais clairement délimité

    pas d’alternance ni de camaïeu

    ça ne bridait pas les yeux

    pour autant

    surtout on n’en croyait pas…ses yeux

    de ce vaste vestibule teinté et tenté

    et la ligne intermédiaire comme un rempart

    pour protéger la pureté de l’espoir portée

    juste une tâche au milieu et deux boulots semblait il

    pour que ne tremble pas la main sur la feuille

  25. j aime bien tes mots, Thierry, et je te cite:

    *juste une tâche au milieu et deux boulots semblait il
    pour que ne tremble pas la main sur la feuille,

    car j ai été fort intriguée par,

    *ce bouquet là posé
    ses blancs devant
    deux troncs clairs
    comme un défi
    au temps
    qui passe
    son chaque jour
    vers l’avant
    tout devant
    sans retour vers l’arrière
    et parfois c’est fort bien
    et parfois c’est moins bien
    comme ainsi va *levivre
    à le cueillir d’aimer
    dans se beautés offertes
    le mystère de la vie

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