Ecrin / Setting

Ecrin / Setting

le petit lac

brise dans l’herbe rousse

le ciel miroir

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small lake

breeze in the red grass

mirror sky

29 réflexions sur « Ecrin / Setting »

  1. Merci Ossiane, quelques mots de toi et notre paysage s’illumine de ton soleil, ce peu de chaleur nous va droit au cœur et tu as raison nous en avons rudement besoin en cet hiver glacial…espérons te retrouver plus libérée en cette année pour te sentir plus près de nous.
    Je t’embrasse Ossiane.

  2. Ossiane du lac
    à la rousseur vernaculaire
    ta petite maison en bord d’eau
    est présence simple
    et caresse souple
    sur les graminées de notre chemin

  3. Un bel chemin
    De l’âme
    Mène
    A ailes
    Dans son écrin
    Nichée
    Pour se donner
    D’aimer
    En paix
    Dans les beautés
    *levivre
    Ses frissons
    Bel vivant

  4. Super ces petits retours en arrière sur ton blog Ossiane, en regardant le commentaire de Lyky dans « souffle » j’ai eu le bonheur de relire la prose de Bernard, allez y faire un petit tour cela vaut le détour un dialogue entre Bernard et toi Ossiane de toute beauté. 🙂

  5. C’est la fin du jour où tout bascule dans l’obscurité
    Plus aucun bruit, plus aucun mouvement
    A peine à l’horizon subsiste une dernière lueur
    A l’orée de la chape du ciel qui referme
    Sur son ombre, l’écrin sombre du lac.
    —————————————————
    Qui saurait dire si cet instant procure
    Quelque sentiment étrange né de la peur
    Où le ressentiment d’un silence libérateur
    Il y a comme une angoisse naissante
    Mêlée à la sensation d’un fragile bien-être
    —————————————————–
    La lande et la montagne se confondent
    En une masse monochrome ténébreuse
    Brisant en leur sein le miroir qui s’éteint.
    Au creux de cette coquille laiteuse
    Dans l’obscurité de leur alcôve
    Deux petites perles lumineuses se sont blotties
    Afin de s’endormir dans le doux silence de la nuit.

  6. Faire un petit détour avant la tombée de la nuit
    S’arrêter dans l’ombre finissante du jour
    Goûter à l’ouest les dernières lueurs du ciel
    Et regarder le lac se couvrir du voile pâle du soir
    Il fait froid, humide mais le cœur est au chaud
    Quand pour quelques secondes encore on goûte
    Ce reste de beauté qui sombre dans le noir
    Le ciel nous offre alors son dernier cadeau
    A l’horizon, sorti de derrière les nuages gris,
    Un dernier halo de lumière, petite flamme
    Qu’on regarde s’éteindre tout doucement
    Avant de regagner la chaleur de la maison.

  7. La terre, l’air et l’eau
    De vastes espaces d’accueil
    au seuil de la vie
    ________

    « (…) mode de rencontre entre l’eau, l’air et la terre ; un mode gracieux, discret tacite. L’eau n’est qu’une surface mince sur la terre, dans l’herbe, l’air effleure, et c’est à des roseaux qu’elle se heurte, s’arrête. (Et la lumière ? C’est à peine si, sur cette étendue mate, presque terne, joueraient quelques reflets, une étincelle.)
    L’eau, miroir du vent; mais une prairie aussi, soigneusement, le dénonce. »

    Philippe Jaccottet dans Paysages avec figures absentes

  8. Devant les envolées de Monique magnifiquement écrites je n’ose poser quelques mots si ce n’est qu’une paisible harmonie de lignes et de teintes dans l’air figé du lac
    « Menthe – Chocolat  » une douceur gourmande à déguster
    Merci Ossiane

  9. Le crin de la prairie a bon dos et les étalons de la pairie s’ébattent librement
    les graminées battent au vent , pourvu qu’elles ne se couchent , seraient elles jamais capables de se relever. Une fois la verticalité perdue, le végétal en tales n(a pas de talent pour reprendre le dessus, alors tandis qu’oscille cette mer sans verser, pas une goutte ne manque , et on a beau voir une certaine symétrie, avec les mauvaises herbes fait on jamais le tri, mais le cri ou plutôt le sifflement passe entre les dents quand le fil vert sert d’anche
    a ton le choix quand on ne dispose de rien d’autre, pour imiter le vent qui fend la masse mais ne se prend dans la nasse donnant juste à voir les risées qui défrisent le tain du lac.

  10. Dans son écrin joli
    Le trente et un Janvier
    Se repose de paix
    D’espérances fols espoirs
    Ce mois fut bien trop lourd
    Des enfers face à face
    Sans les avoir cherchés
    Doux et bel recueillement
    Pour le décès de ceux
    Qui dans l’exprime ont vu
    Des barbares devant eux

    Pour que plus jamais çà
    Il faut transmettre de vrais
    Des témoignages vivants
    Clamer véhiculer

    L’AMOUR
    Là encore là
    Même si c’est douloureux
    Déchirures profondes
    Car ce qui compte vraiment
    C’est au nom de l’amour
    Pour la cause de l’Humain

    Pousser repousser ses limites
    Comme çà d’efforts bons

    Son humble ainsi soit il
    Du bout d’une plume
    Sur la corde guitare
    Arc en ciel sur la mer
    Comme cet après midi
    L’envie de partager

    Que de l’amour
    De l’amour

    Son ainsi fait *levivre

  11. Je cherche dans ce petit lac perdu
    Le yin et le yang complémentaires
    Pour qu’au cœur de ce paysage anonyme
    S’installe l’équilibre et l’harmonie nécessaire
    Espaces clairs, espaces sombres se côtoient
    Mais dans un désordre de lignes brisées
    Que quelques graminées caressent cependant.
    Sous un ciel grisâtre et cotonneux
    L’atmosphère est lourde et pesante.
    Sous ce ciel sombre et menaçant
    Emergent au milieu de cette contrée sauvage
    Une habitation blanche et lumineuse
    Et sur l’eau lui faisant face, un petit îlot noir.
    Serait-ce l’esquisse d’un symbole ?
    N’allons pas jusque-là et pourtant
    Le paysage prend forme et se nomme,
    L’herbe se fait plus dense, l’eau se fait plus claire,
    Et venant d’un horizon plus net se dessine un chemin,
    Une voie d’accès qui peut-être ouvrira l’espace !
    Les mots dans ce paysage perdu au milieu des monts
    Trouvent enfin un sens et un souffle de vie…. A ce lieu étrange.

  12. Sans doute inspirée du fort mistral qui souffle de façon démentielle et le regard sur le lac aux allures de miroir brisé……
    _____

    Ici sur le papier tout semble calme et serein
    Pourtant là-haut le ciel est sombre et nous raconte
    Dans le triste et sinistre chant du vent,
    Sans doute sortis de leur écrin douillet
    Les mots s’envolent, et se perdent
    Tout se mêle dans la violence et se brise ici-bas,
    Le son est lugubre, violent, effrayant ;
    Chaque branche semble fouetter le ciel,
    Pousser hors d’atteinte les nuages de la terreur,
    Fort courant au-dessus de nos têtes
    Qui nous laisse impuissants, assourdis, apeurés
    Mais conscients des dangers qui nous menacent
    Et traversés par les impacts d’un froid glacial
    Sans pouvoir composer un seul poème
    Dont on a peut-être perdu les mots, aimer, espoir,
    Sagesse, patience, harmonie, beauté, humour,
    Confiance ….et combien d’autres encore
    Dans la tempête de l’inconscience et de la haine.

    Puis sans s’y attendre un rayon de soleil s’est posé sur le cahier
    Il apporte, telle une offrande au secours de la désespérance
    L’un de tous ces mots égarés, oubliés : la PERSEVERANCE !
    ____

    Bonne fin de week-end à tous malgré le froid de l’hiver.

  13. Reflets du vide
    Onde de choc
    Silence assourdissant

    Ricochets du temps sur la vie
    De l’un
    De l’autre

    Et plus jamais d’absence
    Juste tes rires et nos danses.

  14. ils sont fort jolis vos mots, ils font du bien,

    c’est si beau de bon,
    aimer, espoir, sagesse, patience,
    harmonie, beauté, humour, confiance,
    c’est tellement belle riche matière de *levivre,
    allez youps, je les mets dans mon sac à dos,
    merci Monique,
    merci Thierry,

    et j’aime beaucoup,
    *et plus jamais d’absence
    Juste tes rires et nos danses
    MioModus

    mais parfois on se dit qu’on doit lasser tellement, *avec ses danses ses rires,
    allez youps, je les sors de mon sac à dos, pour vous chacun,

    Ce matin
    J’ai marché dans la main du soleil
    Les oiseaux cxhantaient de par tout
    J’étais heureuse gaie
    D’un si joli
    La Roche Bernard
    Son petit monde de Nature
    Quelques personnes si peu
    Les bateaux
    Le miroir de l’eau
    Mon âme chaude en moi
    Et vous de vous dans mes sourires

  15. Tu as raison Annick

    Juste ce qu’il faut de soleil
    Pour faire briller les mots
    Et le silence tout autour
    Qui nous parle tout bas
    Quelques reflets dans l’eau
    Et le chant des oiseaux
    Et c’est ainsi que l’hiver
    Nous semble déjà moins froid.

  16. Le petit lieu
    Tendre son doux
    Hiberne chaud
    L’hiver
    Son printemps
    Roucoule
    Son eau
    Qui doucement
    Se laisse faire
    En beautés
    D’être
    Chaud romantisme
    Du temps qui est

  17. Une petite tentative de tanka en regardant le petit lac écossais d’Ossiane
    ___

    Passage des nuages
    Le paysage se transforme
    Impact sur le lac
    Les gris envahissent l’espace
    Sur les ombres qui s’estompent

    ____

    Pour certains la couleur du ciel importe peu il leur suffit d’avoir en leur cœur cette petite lueur qui brille sans discontinuité en dépit du temps, espérons que vous la possédez tous, grâce à la beauté et à la poésie, c’est ainsi qu’Ossiane nous y aide, merci Ossiane, je t’embrasse.

  18. c’est joli, Monique,
    ouideoui, merci chère Ossiane,
    alors même si la pluie dehors ce jour,
    la légèreté qui permet, merci,
    pour les mots qui se pressent à venir…

    Des grosses gouttes
    Tombent du ciel
    D’un je ne sais où
    Alors qu’importe
    Quand en dedans
    Le cœur battant
    *levivre papillonne
    Ses elles
    C’est bon c’est frais
    Quand tu es là
    Mon cher de vous
    Mille pas de danse
    D’un cher frissonne
    Comme c’est bon
    D’être en amour

    désolée, je me ris,
    de me relire ma telle,
    mais il me semble bien,
    et j’apprécie tellement,
    quand ma poésie d’âme,
    me vit me renaît d’être,
    vient me chercher
    dans mes replis de moi
    pour me donner de la vie
    dans son écrin parfum
    belles ondes jolies
    d’un secret d’un tel fort
    complices d’une planète
    qui se vit les beautés

    Doux jour tendre à chacun, à vous, belles plumes jolies.

    Je t’embrasse, Ossiane.

  19. Les mots se sont envolés, j’avais tenté un tanka je ne sais si je saurai le retrouver… oui le voilà
    ___

    Passage des nuages
    Le paysage se transforme
    Impact sur le lac
    Le gris envahit l’espace
    Sur les ombres qui s’estompent
    ____

    Pour certains la couleur du ciel importe peu il leur suffit d’avoir en leur cœur cette petite lueur qui brille sans discontinuité en dépit du temps, espérons que vous la possédez tous, grâce à la beauté et à la poésie, c’est ainsi qu’Ossiane nous y aide, merci Ossiane, je t’embrasse.

  20. Partir…
    Partir, pour ne plus être rivière
    sans rêve tout l’hiver
    Partir et dormir
    d’un vrai soleil de nuit

    Moi arbre immense
    qui traversait le temps
    tête levée et gorge frénétique
    l’herbe des premiers jours
    riait de mes racines

    Partir, et loin du désastre amoncelé
    la mémoire des ancêtres à langues bleues
    C’est moi les chevilles défaites
    qui ris à présent
    Je cours telle une Rose animale
    la lèvre percée de cent clous de soleil
    Musc d’oiseau
    et jambes de femme.

    In Poésies de langue française, © Seghers, 2008, p.353
    Nadine Fidji

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