Horizon 9 / Skyline 9

Horizon 8 / Skyline 8

l’île noire

soudain l’âme enluminée

au bord du monde

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black island

soul suddenly illuminated

on the edge of the world

 NEUF ans déjà et vous êtes toujours là fidèles, affectueux et présents. Que le temps file vite mais nous sommes debout, toujours bien vivants et pleins d’élan! Merci de vous rappeler à mon bon souvenir avec vos gentils commentaires déposés sur la publication précédente… j’en suis très émue … à notre nouvelle année 2014 tous ensemble, le coeur battant, les yeux grands ouverts, à l’écoute du monde émerveillés ! Que cette belle lumière céleste irrigue votre coeur et baigne votre chemin!

30 réflexions sur « Horizon 9 / Skyline 9 »

  1. merci Ossiane pour ces mots qui nous touchent, ton blog entier est une lumière jetée sur le monde laissant voir ce côté où règne la beauté, l’harmonie et la plénitude face à cet autre côté si peu enclin à la douceur, au partage, à l’égalité ; ces images , ces haïkus sont nos points d’ancrage pour continuer en dépit de tout à rêver, méditer percevoir le positif de la vie, au-delà de l’horizon, à travers brumes et brouillards, tempêtes et nuages qui le voile jeté nous laissera que mieux apprécier le soleil et les couleurs chaudes à venir.
    ____

    Sous la masse des nuages
    Compacte, lourde, épaisse
    Juste un filet de lumière
    Comme une mince frontière
    Et la surface calme des eaux
    Pour un paysage de contraste
    Image des clairs-obscurs de la vie
    _____

  2. Puissance 9

    Puissance du fond du ciel
    tes cils lumineux sont l’offre abondante
    prodiguée à cette terre
    d’entre les eaux endimanchées d’un trait de clarté .

    Commissure d’entre les lèvres fines
    d’un visage à la mesure d’un éveil .

    Le rire de la rencontre si aisée
    du haut et du bas
    du très haut dans le ciel avec le jour du petit bas
    vive flamme de la communion
    éprouvée au sein du Mystère .

  3. La preuve par neuf et sans retenue
    qu’avec de l’ancien on fait du neuf
    puissance du recyclage des images
    dont jamais nous ne sommes otages

  4. Oh raison qui fuit les ténèbres
    les rais ont raison de mes sens
    soudain on les voit qui zèbrent
    le ciel et apportent une lueur divine

  5. Emergeant de la nuit
    Les nuages tentaculaires
    S’épanouissent sur les eaux
    Ouvrant leur éventail
    Sur la ligne d’horizon
    Comme une voix ouverte
    Au partage des eaux
    Ils déchirent la nuit
    Laissant un passage de lumière
    Ouverture éphémère
    D’une lueur qui dessine sur la terre
    Un paysage entre divin et diabolique !

  6. Dans la paix du silence
    Au fond de moi l’échooooooo
    DES CHANTS MÊLÉS de vers
    La Musique un pays
    Et l’art de mon âme

    Poème, toi mon litham
    LA TERRE DES FOLLES et des fous
    TRAME des sens et des goûts

    Des mots qui s’écrivent
    Des mots qui dérivent
    Ces maux qui HANTENT MES RÊVES
    Telles des comètes en fuite
    Des FRAGMENTS INSOLITES
    Dans un CIEL BROUILLÉ

    La poésie les contes
    La musique les commente

    Musique,ma poésie
    CHANT COUSU d’harmonie
    De cris, de symphonies
    Le cri de mes douleurs
    Le prix de mes couleurs
    Poème mathématique,
    Musique, ma frénésie
    Mon âme, ma fantaisie

    Ô CASSANDRE adorée
    Amour inassouvi
    CIEL DE MES YEUX EN PLEURS
    Je suis le poète épleuré

    ENTRACTE est la vie
    Mon Amour enterré
    L’ANTIGONE emmurée

    A L’OMBRE DE CASSANDRE
    J’ai cru la prophétie
    Qu’on pensait inepsie
    Le meurtre de mes amours
    Cet Hier loin d’ici

    Ô Vers mon épée,
    Je naquis Maure en vie
    Le temps depuis la Source
    Un ACHEMINEMENT
    Les souvenirs cruels
    Un Emprisonnement

    Douleurs de LA CHAÎNE
    Au confluent des peines
    L’enfance ineffaçable
    La mère, un horizon
    LA PARTITION DE SABLE
    Au ressac enchanté.

    Mais le passé, prison
    Au pays des CONTES
    Clair-obscur berceau
    DANS L’OMBRE DE LA NUIT

    Forêt, j’ai traversé, vaillant soldat l’Histoire
    Comme Persée, le poème et la Musique miroirs

    Musique ma Liberté
    S’est mu la GORGONE,
    Bête humaine sur son trône
    Aux parures ophidiennes
    De moults identités
    Sa MESSE NOIRE salissures
    Pour charger les blessures

    A CHOEUR PERDU mes sons
    A l’ouche des mesures
    J’ai composé l’essence de mon humanité
    La Musique mon chemin au pied des vérités

    A ma plume je confie
    Mes brisures,mes défis,
    PENTHÉSILÉE de vers
    Du Scamandre d’argile

    Je ne vis que de combats
    Nanti anéanti
    A coeur perdu mes mots
    A corps perdu mes cris
    La Musique,le poème
    Hospices de mon esprit.

    J’ai écrit tout l’amour dans les yeux d’un enfant
    Les rêves à l’imparfait et l’HYMNE A LA PAIX

    Quelles sont en résonance
    LES SEPT PREMIÈRES PAROLES
    DE LA FEMME, ce roseau
    Falot des quatre saisons?

    Je dirais que peut être
    Lorsque remue le Monde
    Dans ses fracas immondes
    Elle berce contre son sein
    Couvant le petit être
    De la force de ses combats
    « Dors ce n’est rien, je suis là.
    SISYPHE de tes isthmes
    De Charybde à Scylla. »

    TENÈBRES DE PROFONDIS
    Ma prière est un pardon
    Pour nos pluies, nos orages
    L’Amour ou l’abandon

    Comme naquit l’harmonie
    Duo de nos symphonies
    Comme mourut échappée
    La jeunesse drapée
    De rêve et d’idéal

    Dans l’instant éphémère
    Du jardin en patio
    Apposés sur le mur
    Les papiers noirs et blancs
    J’ai lu tes écritures
    Que rien ne traduisait
    Et pourtant en écho
    Carmin aux feuilles d’or
    Le clavecin a marqué
    D’une rose rose mon aurore

    J’ai aimé de la vie
    Les grandes métamorphoses
    Lorsque la quête se mêlait
    Aux épines des roses
    Que les oripeaux flottaient
    Sous des VENDANGES AMÈRES
    Tandis que des VESTIGES
    Se fracassaient à terre
    Bourreaux de dissidents
    Prisonniers de vers.

    SANS CRAINDRE LE VERTIGE
    ET LE VENT des solitudes
    J’ai franchi les TENEBRES
    Sur l’air d’un REQUIEM
    POUR LA PAIX qu’on assassine
    Ancestrale Palestine
    Mon nom au MEMORIAL
    Des Maures en vie.

    Requiescat in PACE
    Ö Mère qui me portait
    Comme Parnasse à ses muses
    Tu étais la beauté
    De la pierre qui roucoule
    Dans le chaudron de l’eau

    Mère
    Des douleurs, toi qui prie
    Poème pour mon esprit
    STABAT MATER, ma terre
    Est l’Amour, cet incompris
    Ce délice condamnée
    A naître et à mourir
    EntreTUMULTE et PARENTHÈSE
    INTERJECTION des cris
    INTERJECTION des braises

    Amour,
    Les VAGUES chahutent
    Rivage désordonné

    Amour,
    A tes murmures suis aliéné(e)
    La passion déchaînée
    Et la raison bien ordonnée
    Pour contrer les RUMEURS

    CONCERTO océan
    J’ai épousé le vers
    La Musique, ce géant
    Tout est CLAIRE.

  7. Profusion des signes de vie
    le coffre empli des fruits amers de la Femme
    force est de constater que le fouet de l’Homme
    s’il interroge aussi les Dieux
    marque au fer rouge les libertés
    et laisse épars sur le rivage
    les monstruosités par la mer déposées
    par temps de tempête .

    Vague avenante
    percluse d’odeurs de varechs
    je t’ai attendue
    je t’ai entendue
    roide en mes oreilles
    frémissante des contrées traversées
    toute injectée du sang des corps démembrés
    neurones écartelés aux pentures
    pour de ton infinie musique
    sourdre en mes errances
    et inoculer quelques renoncules sur la table printanière
    de notre rencontre posthume.

    Et puis
    il faut sortir le chat
    regarder la température qu’il fait dehors
    ouvrir l’ordi
    lire l’effondrement et l’ivresse des VENDANGES AMERES
    boire un jus
    et se remettre à l’ordi
    pour se dire
    que le jour va poindre
    bientôt
    et qu’il fera beau
    demain
    et que je pense bien à vous
    passagers de l’oeil ouvert
    Véro, Leila, Monique, Annick, Thierry, et les autres
    en coeur à coeur avec Ossiane
    fibre des forêts profondes
    blessée sans âge à regarder
    l’infinie conversation avec le Mystère .

    Pour se dire
    qu’il est bon d’avoir des amis
    à se connaître en vrai si peu
    à naître ensemble
    dans cette clairière
    des creusements de l’âme
    en joie de cette douceur
    lentement déployée .

  8. Tandis que s’enfonce et s’approfondit le bleu
    des taches blanches s’opposent au noir des flots rampants
    tandis que jaillissent du ciel des traits incisifs
    miroitent sur les crêtes des vagues les lumières assaillantes
    et voici qu’Atalante que rien ne tente plus que chevaucher la vague…

  9. Un grand livre ce matin s’est ouvert
    D’où jaillissent les mots de l’affect
    Des parfums émanent des profondeurs
    Des mots couleurs d’enfance
    Chargés d’histoires et de souvenirs
    Nuages qui projettent sur le monde
    Leur halo de disparités étranges
    Mêlées de joies et d’amertumes
    A l’horizon des jours l’issue
    D’une liberté entravée de nos chaînes
    Où la peur garde l’odeur âpre
    D’un long combat intime
    Dans lequel le cœur reste meurtri
    Seule l’harmonie d’une paix intérieure
    Entend le chant de la résilience
    Comme une mélodie de rédemption.

  10. Le bleu ne fait pas de bruit.
    C’est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune et le rouge, mais qui l’attire à soi, l’apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu’en elle il s’enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.
    Le bleu est une couleur propice à la disparition.
    Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, une couleur même de l’âme après qu’elle s’est déshabillée du corps, après qu’à giclé tout le sang et que ce sont vidés les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de nos pensées.
    Indéfiniment le bleu s’évade. Ce n’est pas, à vrai dire une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l’air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l’homme que dans tous les cieux.
    L’air que nous respirons, l’apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l’espace que nous traversons n’est rien d’autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix. Présent jusque dans la chambre, tous nos volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie. (…)
    Nous rêvons d’une terre bleue, d’une terre de couleur ronde, neuve comme au premier jour, et courbe ainsi que le corps d’une femme
    Nous nous accoutumons à n’y point voir clair dans l’infini, et patientons longtemps au bord de l’invisible. Nous convertissons en musique les discordances de la vie. Ce bleu qui nous enduit le cœur nous délivre de notre condition claudicante. Aux heures de chagrin, nous le répandons comme un baume sur notre finitude.
    C’est pourquoi nous aimons le son du violoncelle et les soirées d’été : ce qui nous berce et nous endort. Le jour venu, l’illusion de l’amour nous fermera les yeux.

    Jean-Michel Maulpoix , Une histoire de bleu

  11. merci pour tes mots, Ossiane,

    merci pour les délicatesses de chacun, la gentillesse, le partage en amour, c’est un lieu son fort bel, ici, comme un pèlerinage, au plus près de nos êtres, par quelques mots posés sur la page sa blanche, qui soudain prend sa vie, dans un si beau voyage, qu’une traversée belle son petit cœur en amour…

  12. neuf années passées
    au loin l ‘horizon brille
    sur l’ île noire

    s’il ne peut recommencer
    le temps va continuer

  13. Trouée magnifique, oh pas provoquée par un bolide perçant si soudainement la couche nuageuse qu’il aurait révélé des mystères et autres secrets encore cachés à la vue mais cette image ne manque pas de cachet qui tisse de tels liens entre le ciel et la terre , faisant tomber comme d’un fuseau des fils éclatants sans que personne n’en prenne ombrage.
    A la lueur de cette lanterne magique que personne n’attendait plus il y a dans les ondulations soyeuses des miroirs opalescents qui fluctuent et cette énergie communicative nous met en harmonie.

  14. Jamais le bleu ne dérangea quand il venait au bord des lèvres, quand il venait au bord des yeux , et que la magie des cieux subjuguant n’avait rien d’irritant et tout d’irisé, alors mer d’Iroise ou pas on était renversé devant un tel tableau et que coulait de bonne source cette lumière enfiévrée …

  15. Ciel oh ciel qui a dit que le bleu était froid, comment pourrait il provoquer l’effroi !

  16. De rayons répand
    Sur le sombre de la terre
    Sa clarté soudaine

    Soleil et nuages complices
    Opèrent du ciel en concert

  17. fuseau, fusain, fusée …sur la trame fuselée
    jamais je ne me suis fait l’impression d’être muselé
    ah ces cils qui battent comme on entrouvre les paupières

  18. Sous le rideau noir
    Le voile de l’aurore s’est levé
    Rien ne bouge
    Le peuple de la nuit dort encore
    Dans le silence immobile
    Glissent les nuages du petit matin
    Mon regard semble presque indiscret
    Dans ce cérémonial matinal
    J’avance dans cette nef immense
    Sous la voûte sacrée du ciel
    Je sais que cette cathédrale
    Est sans aucun doute la plus belle
    Ouverte aux quatre vents
    Offerte à tous les regards
    N’ayant qu’un seul maître
    Celui de la Nature
    Trop souvent mal menée.

  19. Un dais est descendu du ciel
    pas pour un grand dadais
    mais pour une mise en beauté
    ce ne sont pas gouttes de fiel
    mais on en fera surement son miel
    et de cette ouverture comme vitraux
    une humeur moins que vitreuse
    a illuminé l’endroit heureux
    se détachent bien de ci de là
    des ombres patentées pas rangées
    dans des contrastes ombrés
    pas de couronnement
    sans cérémonie
    le temps est aboli

  20. Mirage ou réelle.
    A portée de main,
    pourtant inaccessible.
    Terre attendue,
    un rêve qui s’éloigne.

    Merci Ossiane pour ce partage en poésie!

  21. C’est dans le rêve que brille la lumière
    Mais le rêve est illusion est illusoire
    L’âme au cœur de ses espérances
    Broie du noir s’embourbe dans la nuit
    Cherche en vain quelque clarté à l’horizon
    Qui ne soit ni utopie ni feu de paille
    Horizon neuf lavé de ses blessures
    Chemin ouvert aux portes du bonheur

  22. parfois un carrosse d’or
    orné de mille bras de lumière
    apparaît pour nous dire

    que le temps est venu
    de passer la sombre nuée
    pour être pousse claire

  23. Arrêt sur image
    Temps suspendu
    Le grand silence
    Les mots absents
    Plafond bas
    Mouvement lent
    L’aura du mystère
    Aube ou crépuscule
    Perte des repères
    Réinventer l’horizon
    Tourbillon de l’âme
    Gouffre de l’instant
    Où sommes-nous
    Où allons-nous
    Spirale infernale
    Spectre de l’angoisse
    Funambule égaré
    Entre terre ciel et mer
    Equilibre rompu
    Errance de l’âme
    Survivant dans l’instable
    Proie du vertige
    Confusion totale
    Instabilité de l’être
    Qui veut comprendre
    Comprendre quoi ?
    Pourquoi la vie
    Pourquoi la mort
    Temps d’une émotion
    Entre deux larmes
    L’esquisse d’un sourire
    Un faisceau de lumière
    Une espérance insensée
    Qu’un regard maintient
    Pour seule croyance
    A la beauté salvatrice

  24. Une tombée ses noirs
    La remontée des puits
    Aux seaux de ses courages
    L’île émerge en beautés
    Le cœur palpite l’amour
    Et son âme lui va bien
    Bien à l’abri secret
    Le monde est si bizarre

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