Une autre Fois / Another Time

Une Autre Fois / Another Time

je franchirai les ombres

je glisserai sous l’arabesque

je suivrai la courbe de mon coeur


 

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I’ll cross the shadows

I’ll slide under the arabesque

I’ll follow the curve of my heart

 

47 réflexions sur « Une autre Fois / Another Time »

  1. Une autre fois
    L’autre matin
    Cet autre soir
    La Nature communie
    Relie les âmes tendres
    Et la première fois
    Est tant sauf la dernière
    A chaque fois l’élan
    Se renaît ses beautés

    muette un temps, mon encre se remue douce…
    TENDRE APRES MIDI.

  2. Une autre fois et peut -être
    mes pas dans les feuilles d’automne
    traceront des lignes froissées
    que le vent aura vite effacées

  3. Je suis retournée au jardin de mon enfance
    Je n’ai pas retrouvé ni le banc, ni la balançoire dans le bosquet
    Sur le lierre, sur la mousse et les pervenches, l’ombre y était dense
    Les branches du tilleul s’étalaient avec la même vivacité qu’autrefois
    Derrière la haie des lilas, j’ai reconnu le sureau, il était en fleurs
    Les noisetiers continuaient de produire des fruits en abondance
    La vie en fait, ne s’est pas arrêtée, pourtant, rien n’est plus comme avant
    Sous les prunus les feuilles d’années en années nourrissaient de leur humus
    Ce paradis privé de leur jardinier, confié aux oiseaux, au ciel et aux saisons,
    Au soleil et à la lune au vent et à la pluie et au silence de l’absence.
    Je reviendrai je l’espère une autre fois boire aux sources de mon passé
    Là où coule encore et pour longtemps sans doute la sève du souvenir.

  4. arbre corolle ouverte
    aux trompes éléphant
    accueil tentaculaire de ce qui vient du ciel
    ancrage enclume en la terre notre mère
    une trompette tibétaine
    par dessus la vallée
    appelle au surgissement des esprits
    ;……………………………………….
    seul le promeneur
    en son errance
    sait le poids du silence

  5. Se sent-il prisonnier cet arbre qui allègrement enjambe le chemin pour courir au loin et tend ses bras vers cet ailleurs qu’il ne peut atteindre ?

    Vouloir s’enfuir
    Aller au delà de soi
    Force et volonté

  6. Il a pris de la taille
    Au fil des ans
    Sans se gonfler la tête
    Sans s’être trop alourdi
    Il est encore sourire
    Quand il s’extrait de son poids
    Et sautille son pas
    Dans la gra^ce du ciel
    Chaque an après son an
    L’avait bien trop
    Sauci-sonné
    Et le voir se renaître
    C’est émouvant
    C’est grand
    C’est fort de fort

    De vie dedans

  7. Tes mots Annick sont pleins de force de vie, toute une puissance qui semble surgir de toi à l’image de cet arbre imposant de beauté et de maturité.

    Etonnante image d’un arbre qui se déploie et s’étale généreusement autour de son axe central, dis nous Ossiane où se trouve cet arbre remarquable ou du moins qui pourrait l’être vu son ampleur, qu’est-il ? en tous les cas le lieu qui le reçoit de façon si belle semble être un joli parc où il trône avec magnificence.
    ____

    Sous mon aile protectrice
    J’abriterai mes visiteurs
    Leur prodiguant ombre et lumière
    Selon leurs désirs, selon le ciel

    Entre mes bras géants
    J’écouterai vos discours
    Leur octroyant écoute et attention
    Selon qu’ils me seront confiés

    Sur la terre qui me porte
    Je déploierai mes branches
    Pour m’agenouiller avec respect
    Reconnaissance et humilité

    La nature m’a doté
    D’une force et d’une beauté telle
    Que j’inventerai pour elle
    Un hymne à sa louange

    Que le vent portera au travers de mes branches.

    ______

    Cette image est si belle Ossiane que nous te suivrons avec bonheur sur les traces de ton haïku

  8. yaouh,
    et comme tes mots à toi, Monique,
    ils me vont droit au coeur…YAOUH, Là!

    comme je lisais tes mots, sr les miens,
    je me suis relue, c’est si rare…
    et je me suis fait plaisir en me lisant en sourires grands, *
    avec des mots légers, si légers d’eux de belle vie en eux…HEUREUSE!

    et puis, je te lis,
    et yaouh,
    Là, c’est Tant,
    et puis,
    là, comme un départ de larme,
    c’est si fort,

    oui, C EST CELA LA VIE,

    sur son bien bel chemin,

    Complices du temps
    Sur leur allée offerte
    Main dans la main
    Ils marchent
    Et se posent souvent
    Pour l’écouter le tant
    Des souffrances des êtres
    Attentifs et heureux
    De pouvoir se donner un peu
    *levivre c’est si bon
    Et si ils le pouvaient
    Ils donneraient plus encore
    Mais en Humain vieilles branches
    Peuvent pas faire plus de souffles
    Alors ils se murmurent
    Des je t’aime je t’admire
    Toi l’être de vie humaine
    De belle Humanité
    Et comme je suis ma gaie
    D’être l’Amie de mon Bel
    Et les arbres se sourient
    S’enlacent en infini
    Le ciel chante les oiseaux
    Les fleurs déhanchent leurs coeurs

    Et le promeneur ému
    Glisse une larme merveille

    je vous laisse à vos écritures, lectures,
    merci à Toi, Ossiane, pour ce lieu de partages, d’écoutes,
    de désirs, d’humilité, ( pour citer quelques mots repris dans ton texte, Monique )…
    je m en vais le rechercher mon jeune homme, qu est mon fils, avec son enfance prolongée dans des coins de quelquesparts puiqu il est autiste,
    et je m en vais gaie, ravigotée, dynamique, souriante,
    les dix mauvais jours de remue méninges, sont derrière…

    ET IL RESTE AUJOURD’HUI, et sa lumière devant, un fil tend dans le ciel avec des spots jolis, un bel coin de verdures, la Nature à la fenêtre, sur de belles images…

    BIEN A VOUS, et PRENEZ SOIN DE VOUS, bel équipage!

  9. Comme tu es émouvante Annick dans ta sensibilité à fleur d’écorce, vole vers le bonheur et garde lui cette enfance qui fait de lui un être si cher et prends soin de toi Annick de tout mon coeur je t’embrasse.

  10. Il a eu plusieurs vies
    Ses nombreux troncs témoignent
    Sous le poids de leurs jours
    Et ce jeune homme en âme
    Prend la poudre d’escampette
    Il ne peut pas les perdre
    Ses instants de *levivre
    Car aujourd’hui renaissent
    De ses sèves nouvelles
    Des jours remplis d’espoirs
    Le regarder… saisit
    On se sent emportés
    Etonnés et sereins
    Celui qui donne à voir
    En partages jolis
    Se poussent des branchioles
    Merveilles à venir
    Si vivantes sans age

    La vie c’est de *levivre
    Son destin ses parcours
    En plein Là tout de là
    L’écorce se grossit
    En gardant le coeur intact

    Car aimer c’est *levivre

    je vous lis, et reste yaouh de baba, hicdehic,
    Monique, et Jo.S,
    et je m’incline comme cet arbre, vous révérence la soirée si calme,
    et vous embrasse.
    merci d’être vous!

  11. Je t’aimais,
    je t’aime, je t’aimerai
    Sous la voute de feuilles
    Sous la lumière dorée,
    Merci d’être toi!

  12. Ô

    que cette image sa forte, par les mots dans leurs forces,
    une image, un haiku, des mots posés, un joli monde que cette page! merci!

  13. Pourquoi attendre
    non je ne veux pas passer mon tour
    ce n’est pas à cause du ticket en main
    de la place dans la queue
    je ne me résigne pas
    ce sera ici et maintenant
    le reste importe peu
    tout est à saisir

  14. Une autre fois
    n’est pas ni même semblabe
    à la dernière fois.
    Chaque fois semble être
    la première fois.

  15. Une autre fois ce n’est pas qu’une suite, une fuite
    une autre fois ce n’est pas qu’une redite, une resucée
    ressuscité ou revenu d’entre les torts
    c’est un recommencement , oh pas éternel
    rejoue t on le même rôle face à nos rejetons
    les fois se suivent qui ne se ressemblent pas
    toute comparaison est donc sans objet, inutile
    dans l’analogie que veut on retrouver, exhumer
    ce n’est pas une anthologie ni une ontologie
    directe et sans bavure qui expliquerait tout
    c’est au plus un retour, parfois du refoulé
    pas parce qu’il faut fouler au pied le passé
    mais se laisser une chance d’accomplir autre chose
    sans chercher à chaque fois si on a sa dose
    et puis à quoi bon si l’on s’adosse
    faire jouer de nouveaux ressorts
    en tout cela bien déconditionné
    pour mettre en route
    un nouveau scénario

  16. Cela n’a pas fait nombre et n’augurait pas d’un avenir bien sombre
    rajouter une unité ce n’était pas perdre la raison arithmétique
    ce n’était pas seulement se laisser entraîner sur un chemin empathique
    car même à manier ici ou là des mots plus ou moins emphatiques
    il convenait de rajouter au tableau quelques touches d’ombre

  17. La prochaine fois tu me raconteras
    Cet autrefois qui nous appartient
    Une autre fois tu me diras
    Cet autrefois dont nous venons
    Avant que le passé n’épouse le présent
    Se meurt dans le non dit et l’oubli
    Que jamais cet autrefois
    Ne devienne un passé énigmatique
    En proie aux doutes et aux incertitudes
    Une autre fois il te faudra me dire
    Pour que je sache qui je suis
    Pour que je sache qui nous sommes
    D’où je viens et qui a forgé mon âme à cet amour de la vie
    Chaque branche dira de quelle branche elle est issue
    Et bientôt en regardant cet arbre géant
    Je comprendrai la force qui m’anime
    La sève qui coule en mes veines
    Je rendrai gloire à mes ancêtres
    Branches vaillantes et moins vaillantes
    Une autre fois tu me diras mais n’attend pas
    Le temps passe vite et les mots un jour se taisent.

  18. b’soir fred…

    Lui son massif son lourd
    Pourtant son si fragile
    Il s’écroule en amours
    Sans rien montrer dehors
    Son coeur c’est son intime
    Alors lui seul il sait
    En tout dedans vraiment
    Le poids des larmes belles
    Qui lancent des rayons de vie
    Dans un bel arc en ciel
    Qui guide son regard
    Vers son ciel son ami
    Et chevauche plus léger
    Son destin tel de vie
    L’amour garde vivant

    Tellement de tant

  19. paix douce à vous…

    j ai été fort émue à te lire, *ta sensibilité à fleur d’écorce, c’est fort sensible que oui de oui…Monique,
    tu es très bouleversante.

  20. Dans sa saison d’automne
    Ecroulé sous ses feuilles
    Il tente de prendre la pause
    C’est qu’un book de sa vie
    Cela pèse son lourd
    Mais il sourit encore
    Et une de ses branches
    S’en va batifoller
    En saison de printemps
    C’est le coeur qui dirige
    Le rythme des saisons

    Sa saison c’est le printemps
    Et tant pis pour l’automne
    En rêvant juste un peu
    C’est un tapis de fleurs
    Qui vertige son âme

  21. Osons la voix d’Isabelle Poncet- Rimbaud , qui cherche au delà du regard , cette
    « densité ployée
    sous la courbure
    d’aimer. »

    Merci

  22. J’épouse des formes vagues et me courbe alangui
    dans ces récits picaresques je me retrouve
    et loin de m’affadir je saisis le piquant des situations
    je plonge dans la tourbe mais rien ne m’estourbit
    les sphaignes sont mes compagnes quand tout reverdit
    j’aime à survoler le chemin parcouru
    contemple sans tabernacle ce qui renâcle
    il n’y a point de décombres dont on ne se relève
    mais il faut parfois faire preuve de souplesse excessive
    cela ne veut pas dire que dans des poses lascives
    on va se pelotonner

  23. Haltères égaux
    alter ego
    altère et go
    c’est dans l’équilibre bruissant
    que je me ressource le mieux
    feuillage qui frémit et cime qui tiédit
    que puis je balayer d’autre
    que ce champs d’effeuillage
    qui me confronte à la mise à nu
    retrouver le sens originel
    de ce qui toujours fut
    fût taie sous l’oreille placide
    et de ces arrondis qui ornent
    de ce souffle qui rarement écorne
    puisque tout n’est que battement
    et même s’il y a des ratées
    un plissement au ventre

  24. Promenade dans les rues au Festival d’Avignon en quête de cet art théâtral qui jalonne les rues les places et tous les lieux ouverts aux spectacles

    Comme l’arbre dans la forêt
    Cherche la voie pour courir
    Se faufiler parmi les arbustes
    Les feuilles et la mousse
    Dans les rues envahies
    Une phrase, un titre un cri
    A travers la foule
    Cherche un passage, une envolée
    Qui retiendra l’attention
    Accrochera au passage
    De ses branches crochues
    Par un mot, un poème une idée
    La poésie est présente
    Discrète parfois bafouée
    Entre les cris, le bruit
    De nombreux instruments
    Parviennent à se faire entendre
    L’émotion n’est pas absente
    Elle se tient imprévue
    Au détour d’une rue
    Sur le parvis du palais
    Une mélodie, un mime
    Le spectacle vient au devant
    Comme la fleur à naître
    Sur l’arbre du printemps
    L’art dans les rues de la ville
    Mêlant l’humour et la tendresse
    La beauté et la surprise
    Immense parc où culture
    Rime avec nature
    Celle de l’homme artiste
    Qui ose et qui veut dire
    Par sa voix, par son corps
    Avec des mots, des regards
    Des dialogues échangés
    Des planches sur le macadam
    Des costumes et des masques
    L’approche intime des acteurs
    Un arbre qui pousse
    Au milieu de la foule
    Offre son ombre et ses rires
    Un baiser sur une joue
    Un sourire complice
    Avant de passer à l’intime
    Sous les projecteurs d’une scène
    Parc structuré délimité
    Pour promeneurs avisés
    Complices d’une balade sauvage
    Vers des lieux où règnent les mots
    Appris, choisis interprétés
    Face au silence, à l’écoute
    Au rêve offert avec art
    Aux applaudissements qui témoignent
    Une reconnaissance et un échange
    Belle promenade dans les bois de l’été
    Dans les allées de la ville
    Comme dans les chemins forestiers
    De branches en branches
    D’arbres aux racines profondes
    Qui laissent ancrés dans le cœur
    Des moments d’intense euphorie
    Chaque année quand vient l’été.

  25. Une autre fois ,pardi
    franchir les ombres , je le ferais
    si le temps m’appartenait

    Une autre fois, c’est joli
    glisser sous l’ arabesque
    l’intention y est ,ah si je le pouvais!

    Une autre fois, c’est écrit
    suivre la courbe de mon coeur
    oui j’aimerais ,si tout était différent

  26. Si… et si….Tu as raison May difficile parfois de les éviter face aux tentations immenses qui se présentent
    « Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies »
    Krishnamurti

    Cela pourrait paraître simple et pourtant la vie est bien là avec toutes ses exigences qui nous contraignent à ne pas donner libre cours à nos envies.

  27. Elle n’attend pas une autre fois
    Encore cette fois elle se réanime
    Si sonnée écroulée de vie
    Le repos sa pause déjà
    Gonfles de belles ondes tendresses
    La vie sa simple, sa beauté, son amour
    En douce poésie ses sourires

  28. Une autre fois, et une de plus, et une encore
    de ceci je ne suis comptable ni même indomptable
    mais ce n’est pas la répétition ni même la pétition
    qui peuvent me faire changer simplement

  29. Coucou à tou(te)s 😉

    je suis venu respirer…une autre fois…encore une fois…
    rien qu’une fois…pas sûr ?!

    biZz Bourrache!

  30. A l’ombre des platanes
    Le petit vent des dames
    Et le chant des cigales
    Dans la chaleur de l’été
    Quand les mots font la sieste
    Pendant que les enfants dessinent
    Quand le soleil se renverse
    Et qu’il inonde tout
    Brûle les ailes des papillons
    Fane les pétales de fleurs
    Vient le rêve d’une métamorphose
    Petit poisson ou grand oiseau
    A la recherche de fraîcheur
    Faune des sous-bois humides
    Echappée sur la banquise
    Evasion vers les sommets
    Le grand silence de la canicule
    Mais un silence habité
    De pensées douces et sereines
    L’âme ne saurait s’agiter
    Dans ce monde au ralenti
    Où même les oiseaux
    Ont choisi de se taire
    A l’ombre des platanes
    Dans le petit vent des dames
    Et le chant des cigales
    Les mots en sourdine
    Se balancent sur la feuille blanche
    Au gré du temps, au gré du vent
    C’est l’été et le temps des vacances.

  31. Lieu désert inattendu où l’esprit vagabonde
    L’espace entre les arbres figés semble vide
    La solitude pourrait s’apparenter à une tristesse profonde
    Mais l’âme s’abandonne à l’errance et plane dans une apesanteur reposante
    Un bien être proche de la complaisance dans la nonchalance
    Le silence devient un allié complice d’un état d’âme étrange
    L’absence d’action, l’immobilité passagère met le temps en suspend
    Les branches se trainent indolentes, le chemin s’étire sur le sol
    C’est un instant indéfinissable dans une grande et douce insouciance

  32. ils sont beaux tes mots, Monique,
    c’est un peu ce que je ressens depuis lundi…
    QUELLE DIFFERENCE DE RYTHME, que je me sens sonnée…

    douce soirée!

  33. Oui Annick chacun de nous a ses raisons de se retrouver parfois dans un état second entre bien-être et malaise qui par la chaleur, la fatigue, le trop plein, l’attente, le désarroi, la souffrance, ou tout simplement l’âpreté de la vie ou un besoin de relax salutaire après l’effort, un besoin de méditation, ces instant inqualifiables où l’on ne sait plus très bien où est le nord où est le sud mais où l’on sent qu’il est nécessaire de faire une pause avant de remettre les pendules à l’heure et réguler le rythme.

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