Divagation / Rambling

Divagation / Rambling

lame de fond

le champ des vagues

folie douce

• • • •

ground swell

wave field

sweet madness

30 réflexions sur « Divagation / Rambling »

  1. Bonjour Ossiane,
    Cette image évoque pour moi « la grande vague » de Hokusai. Ce tableau dans lequel une vague géante est prête à s’abattre sur une barque et sur ses rameurs. Mais ici, c’est l’arrière de la vague que l’on voit. Tout ce qui se trouve devant elle est caché. Le spectateur est libre d’imaginer vers qui ou vers quoi elle se dirige : Une digue? Des surfeurs? Des pêcheurs?..
    C’est toujours intéressant, les images dans lesquelles le hors champ devient le sujet principal. Un sujet invisible!
    Amitiés à vous et à tous les voyageurs d’ici.

  2. Cinq heures de train assis, ça commence à me faire peur.

    Si je continue à ne pas écouter mon corps, un astéroïde rouge ira se ficher dans mon cœur et …pfioooooot plus de Leïla.Ambolie pulmonaire.

    ouais, ouais, Je dis vague, je divague.


  3. Fouler l’autre Mer
    appel à décorateur
    tapis-vagues neuf

    Clin d’oeil et bon W.E. à tous.

  4. Il a des traits et des rainures qui endiguent la liberté
    il y a de vrais gardes fou qui retiennent de souffler
    sur les braises du vent qui emporte au loin
    il y a cette levée soudaine et apocalyptique
    que ne peut contenir tout entière notre imagination
    ce mur qui oscille et remonte nous démonter la tête

  5. Ô délire suprême
    Pour un instant de folie
    Comme un vague à l’âme

    Que le temps effacera
    Sous le rouleau de l’oubli

  6. Dune vers le ciel
    ou toboggan vers l’enfer
    Les deux voies possibles

    Illusion d’optique sans doute
    Ou conviction simplement

  7. la vague prend la lame, coupante et sécante
    l’âme rend le vague incertain
    qu’est qui se précise dans le lointain

  8. en fines lamelles
    soulevées à vif
    laisser apparaître
    le cru du sol
    un ton dessous le la

    puis avec ces mêmes lamelles
    trame et navette
    rencontrées à l’orthogonale
    tisser le drap
    des opportunités nationales

    odyssée d’un premier mai
    ils marchèrent
    les calicots en tête
    les pieds dans la glaise
    vers la bastille des remontrances

    ne pouvez-vous pas
    tisserands de la politique
    vous mouvoir
    en humanité perspicace et vertueuse
    sur le toboggan électoral

    à moins que nul n’entende les trompettes qui firent jadis tomber les murailles de Jérico

  9. « Le remuement des eaux, un trait d’écume
    qui va et vient, la vague montante
    descendante, l’éboulement des nuages là-bas
    là-bas, l’invisible, l’étendue plus loin que soi
    et tout ce que l’on ne comprend pas
    du monde, cette exacte mesure des choses
    – brouillard, ronce, averse et lave –, pure balance
    de notre présence indéchiffrée . »

    Hélène Dorion , Portraits de mers

    http://www.maulpoix.net/Dorion.html

  10. Sortir de la routine, comme sortir de l’ornière
    ne pas seulement acquérir ou équarrir le long des cornières
    se libérer de toutes sortes d’absurdes visières
    deviser hier comme aujourd’hui sans deviner
    le pas de côté que l’on fera demain
    laisser fondre la glace avant de l’entamer avec la lame
    et passer du certain au plus vague et fuyant
    ne pas penser relégation ni dénégation
    juste assumer le désir d’être parfois autrement
    pas dans la case que l’on nous a affecté
    sans pour autant d’un mal certain
    se dire infecté
    non on ne peut s’éjecter comme cela
    d’un coup
    il faut plus d’inconscience ou d’énergie d’abord
    et puis que le niveau de conscience soit à ras bord
    foulée douce d’un autre champ sémantique
    où les mots n’auraient plus le même sens
    où nous prendrions des directions différentes
    suivre le même chemin n’est pas toujours une rente
    sans penser à mettre ses valeurs en vente
    mais on est tenter de chambouler pour revivre
    et la re juvénation , ce rajeunissement décidé
    peut être à l’origine d’une reprise des idées

  11. Divagation salutaire

    Soulever la terre
    Pour creuser des sillons
    Faire pousser des fleurs
    A perte de vue
    Dépasser l’horizon
    Faire le tour du monde
    Ignorer tout des saisons
    Ratisser large
    Déployer le tapis
    Jusqu’au temple de la paix
    Tisser le rouleau des rêves
    Et faire un chemin
    Où les mots en se donnant la main
    Inventeraient un chant transcendant
    Qui parle d’amour de beauté et de liberté
    Des mots-fleurs qui divagueraient
    Sur tous les sillons du monde entier.

    Je m’en vais quérir des sacs de graines pour les semer à la volée, qui sait peut-être les verrez-vous fleurir demain au bord des chemins lors de vos promenades.

  12. Cela aurait pu être un mur de pierres , un verger , mais le champ devant l’unique fenêtre monte obstinément vers le ciel ,tout le jour entre les pans des rideaux vichy qui s’agitent sous l’effet de l’air .Vers le soir enfin se découpent deux silhouettes enfantines tenant cartables et fleurs sauvages.

  13. salut terre, talus serre, j’hallucine, mélusine, met l’usine où tu veux
    les villes à la campagne, ma vie à Ma campagne, une qui m’accompagne
    dans le souffle puissant du retrait de l’os céans de terre je me confronte
    mêle vague qui mélange les senteurs et emprunte ailleurs les chemins droits
    je dois m’éveiller pour ne point me tromper, ça grimpe en diable et ce n’est pas du sable

  14. Ces lignes, Céline vont tout droit et jamais ne bifurquent
    il ne s’agit pas de prendre quoi que ce soit pour tête de turc
    mais a t on la tête de l’emploi quand on crie d’effroi
    un roulement de gorge rentrée qui fait se dresser l’inquiétude
    au fur et à mesure où grossit l’ondulation, une onde de surface
    qui va nous secouer de toute part et éparpiller ce que les rapaces
    n’auront plus ensuite qu’à venir chercher

  15. Le monde est plein d’images irréelles
    Que le regard transcende en beauté
    Il suffit d’un peu ou beaucoup de folie
    Pour s’inventer un nouveau paysage
    Les yeux se font brosses ou pinceaux
    Dessinent à même la terre et le ciel
    Mêlent leurs couleurs et leurs traits
    La terre n’est plus ronde, le ciel s’y noie
    Déformations, divagations qui sait ce que l’on voit
    Tête à l’endroit, tête à l’envers, tout se confond
    Réel et irréel, perception et trompe l’œil
    Gommage des formes et des couleurs
    Nouvelles images, nouvelles impressions
    Regard de fourmi ou regard de géant
    La montagne est un caillou perdu dans l’océan
    Le poète jongle avec les planètes
    Et l’enfant ramasse les étoiles dans son sac de billes

  16. anticlinal qui efface l’horizon et dévoile un penchant pour le vertige heureux
    mais la montée héroïque n’est que pour les plus chanceux et pas chancelant
    et ces lignes parallèles qui scrutent le niveau, montent en palier verticaux
    et envolent nos regards enveloppés du drap de la terre dans un déboulé vif
    on ne voudrait pas qu’apparaissent alors un de ces gigantesques rouleaux de paille
    qui viendrait dans la taille sans faille tout chambouler avec emportement
    que nous servent donc de tels débordements si ce n’est nous pousser à bout
    ici à bout de rêve il n’y aura pas de trêve mais gare aux obstacles qui raclent

  17. Longue chevelure ondoyante
    comme un champ de blé
    Que le vent soulève
    Image imagine

  18. plissé mais à peine froissé
    traits et rainures illustrent les socs de charrue
    ça rue dans les brancards
    pas de rue mais un vaste espace libre
    pas de tout mouvement
    pas d’un tel roulement
    ce n’est pas la peau du tambour
    ce n’est pas l’appeau des faubourgs
    quand se rejoindront ces lignes
    qui vivent comme des signes
    et secouent nos certitudes
    remplis de promptitude

  19. Toutes les collines ne sont pas douces
    qui épouseraient les formes consacrées
    il y a bien ces dolines qui nous font dodeliner
    mais dans la geste pateline on est habitué
    ah si seulement la carpettes étaient plus souples
    mais des raideurs se sont insinuées
    et le paysage s’est figé , pas pour toujours
    si des engins décidaient d’attaquer le monument
    et creuser un vaste chenal pour rompre la monotonie
    mais ce n’est pas une histoire d’infamie
    que ce cheminement des hommes
    qui cherchent parfois les plus courts des chemins
    et entrainent dans leur sillage
    des villages entiers qui sont coupés et tronçonnés
    sonnées sont les vallées qui ne résonneront plus
    des même bruits joyeux de hordes d’enfant
    poussées sur le sentier de la guerre
    et qu’égarent maintenant les franches percées
    dans ces démembrements des symétrie naturelle
    il y a une énergie et des flux qui s’engouffrent
    pour faire circuler et rendre moins opaque
    les déclivités telles qu’elles se présentent encore
    et les enclavements des emblavements
    qui nécessitent de rudes joutes
    pour tracer des routes, des voies qu’on voie
    ce n’est pas travail de roi mais l’homme terrasse la terre
    pour du haut des promontoires saisir la gloire de l’instant
    et d’un coup d’oeil embrasser son ouvrage

  20. Folie douce , folie jolie
    Le sainfoin parfumé fleurit
    Oublions le précieux muguet
    Rendons -nous gaiement dans le pré
    Elisa met sa robe claire
    Antoine son pourpoint brodé
    L’alouette chante pour danser

  21. et si mirage était passé
    oh pas sans dommage
    pas un miroir aux alouettes
    juste une drôle de silhouette
    du carton et du papier mâché
    savamment découpés
    la perspective n’est pas amochée
    on ne finira pas hachés par le menu
    il n’y a pas de menus plaisirs
    les sens nous trompent
    c’est dans leur nature intime
    et si parfois on mime
    ce qui nous pend au derrière
    il n’y a pas de ligne de touche
    et ça fait le tour de notre bouche
    la vague rugit éphémère
    et je ne me retourne pas
    courant pour éviter le sommital
    ce n’est pas du phénobarbital
    et dans mes yeux roulent l’orbital
    c’est agrandi et presque démesuré
    il ne suffit pas de se démener
    comment échapper à son destin
    comment forcer la chance
    sans amour ni dépendance
    nous sommes tous à vue d’oeil
    avec nos peur rentrées
    qui surgissent quand éventré
    le rêve nous propulse bien loin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *