Ecran

Ecran

le rideau baissé

la pénombre entrelace

rêves intérieurs

39 réflexions sur « Ecran »

  1. Au soir de l’automne
    A l’heure où le soleil s’éclipse
    A l’horizon d’un jour
    Un voile sombre mais filtrant
    Estompe le jour dans la nuit
    L’intime garde en son sein
    Les rêves en une douce obscurité
    A l’abri des regards curieux
    Et dans le souvenir
    Les images se rangent malgré elles
    Dans la mémoire de l’instant
    Derrière le rideau d’un vécu trop présent.

  2. Prendre le temps de rêver, laisser monter en soi cette musique intérieure qui vous transporte le temps d’un poème.
    ____

    Marcher au long des allées
    Entre palmiers et bambous
    Dans la douce caresse du vent
    S’arrêter pensive et contemplative
    A l’ombre du magnolia
    Deviner derrière ce paravent
    Le rêve qui s’installe dans la quiétude
    Regarder dans ce jardin autour de soi
    Onduler les fibres végétales
    Parmi les fleurs et les senteurs
    Au fil des eaux du ruisseau
    Ecouter, laisser chanter son cœur
    Boire à la sérénité, à la beauté
    Et se laisser doucement porter
    Sur la barque indolente des songes

    ____

    Une promenade dans la bambouseraie près d’Anduze, je n’exagère rien c’est du rêve à chaque pas, à chaque regard, un lieu où l’on peut en se donnant le temps, se ressourcer, se faire du bien et découvrir mille splendeurs. Même si je privilégie les paysages naturels et sauvages je dois reconnaître qu’en cet endroit le rêve est au rendez-vous.

  3. Rideau de pluie
    Rideau de larmes
    Derrière est le soleil
    Et le sourire des enfants
    Sur chaque bambou
    Résonnera une note
    Pour faire de cet écran
    Un xylophone géant
    Pour accompagner
    Le chant des enfants
    Et faire de la forêt
    Un monde enchanté
    Adieu la pluie
    Adieu les larmes
    Ecoutez la musique
    Bientôt elle aura tout effacé.

  4. Image sa belle délicate
    J’aime au plus profond
    Je remercie l’artiste
    Pour son regard de vie
    Son oeil ouvert de vue
    Je l’aime de vert son art

  5. Ecran local mais pas total
    nous ne sommes pas dans un bocal
    à monter le long de ces tiges
    risque t on un beau cal

  6. Un rideau qui se baisse
    Un rideau qui se lève
    Sur le théâtre de la vie
    Où les intrigues se jouent
    Pour le meilleur et pour le pire
    Retransmises sur les écrans
    Transformées en une géante comédie.

  7. Il en a tellement vu
    Qu’il se cache il a peur
    Un rideau de verdure
    Le pare bel habit
    Sa tête est épuisée
    De son oeil grand ouvert
    Les douceurs le protègent
    D’un voile de pur de vie

  8. La saison n’est paS la même…

    « Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent
    La rumeur du jour vif se disperse et s’enfuit,
    Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
    Demeurent éveillés dans le soir blanc et songent… »
    Anna de Noailles chanté par Art Mengo

  9. Les vertes tiges à l’horizon
    Un long vertige dans ma raison
    Les nuits de Chine,les nuits câlines
    Un songe d’ air et de bambous

  10. Douce journée à toi aussi Annick et merci à May pour les rêves vertigineux qui nous transportent très loin vers un ailleurs de l’autre côté de la terre.

  11. et c’est joli de rêver, hein, Monique, May,
    merci pour tes doux rêves, May?
    merci pour tes nombreux écrits fort tendres, Monique,
    et à chacun, c’est bon de se roucouler le petit gosier de mots tendres belles aises.

  12. Screen of stalks
    Prayer towards heavens
    In the silence of our talks
    The sky rain but the seven
    Is our celestial surface of walks
    Seventh heaven,Vault of heaven
    Tree of life, human forgiven
    The tree hides the forest
    Of the souls which confide
    Whom they ‘re far or beside
    The tree.

    Oui,l’arbre cache la forêt des âmes qui se racontent.

  13. bon, je vois que j ai mis un ? au lieu d’une virgule, MAY…c’est heureux que je le vois, mais je ne peux pas tout voir!
    bon alors là, Leila, moi mon anglais, déjà qu il était pas rutilant il y a longtemps, à présent, je pérfère pas trop traduire, car je peux faire bien trop de contre sens..)
    si tu peux *translate, i am happy! sourire!

    C’est bon de respirer
    Se dit l’arbre en secrets
    Et dans le choeur du bois
    Il se tremble ses jolis
    Comme il est bien son temps
    Juste à souffler aimer
    Il expire le trop plein
    Inspire le pas assez
    Et se gorge de grains
    Pour son pain quotidien
    Se croquer sa noisette
    Trempouiller dans son thé
    Le regarder son ciel
    Et se dire que quand même
    Comme c’est bon d’aimer

    douceurs de vivre…

  14. Quand la forêt du bois
    Offre un tel spectacle
    L’arbre se sent se grandir
    Veut regarder le tant
    Il se tourne s’écarquille
    Les yeux de son nu tronc
    Mais comme elle est jolie
    Cette chorégraphie
    Des planches en plein air
    Qui se ballet les airs
    En douces ritournelles
    L’arbre s’évanouit
    De ses tels plaisirs d’aises
    Les jeunes danseuses devant
    Sourient de leurs fantaisies
    Et le petit bois se frémit
    De chaleur d’un bel âtre
    Cela crépite cela vit
    De sa flamme intérieure
    Qui aime tellement *levivre

  15. Coucou Annick,
    Je voulais dire la chose suivante mais p’tête que c’est pas comme ça que ça s’exprime en anglais:

    écran de tiges
    Prière vers les cieux
    Dans le silence de nos paroles
    Il(le ciel) pleut mais le 7 ème
    Est notre surface céleste où marcher
    7ème ciel, voûte céleste
    Arbre de vie, humain pardonné
    L’arbre cache la forêt des âmes qui se confient
    Qu’elles soient loin ou près
    De l’arbre.

  16. miam comme c’est goûteux de joli, Leila,
    comme c’est fort de fort de joli, comme j’aime,
    je t’embrasse tendresses.

  17. Je t’embrasse aussi Annick.
    Bon j’reviens à mon français chéri, je m’y sens plus à l’aise quand m^me.

    Douceur de mon arbre
    En mon pays intérieur
    Le regard du cœur

    Arbre de mes silences
    Silence de mes poésies
    Tressées sous les branches

    Poésie des brumes
    Poésie des cimes
    Des troncs qui s’élancent

    Papiers de saison
    Photo, feuillaison
    Des âmes qui s’épanchent

    Si tel est écrit
    Ce que j’ai appris
    Des leçons de choses

    Alors j’ai compris
    Que nul n’a appris
    Que ce qui impose
    De recommencer
    Tenir, avancer
    Rêver et cesser
    De laisser ouvert
    Tout ce noir et blanc
    De nos réverbères
    Mais qui nous oppressent
    Mais qui nous éclairent
    Font fi de nous nuire
    Ou de nous déplaire

    Douceur de mon arbre
    Il y a des pays,
    Des jardins secrets
    On y rêve debout
    On écrit assis

    La porte reste ouverte
    L’oeil en ses regards
    Ceci est aubaine
    Savoir regarder
    Et voir les nuages
    Sans s’y attarder

    Il y a des humains
    Nés dans leurs prisons
    Les clefs dans les mains
    Du moindre frisson
    De la vie qui va
    De la vie qui bat

    Ils ne peuvent sourire
    Sans qu’on les anime
    Et qu’on les entoure
    Pour que moins ils s’abîment

    Leur pays est gris
    Mais lorsque j’écris
    Tous les mots d’amour
    Sont pour l’incompris

    Qu’il soit né ici ou conçu là-bas
    Au royaume des êtres
    Qu’on ne comprend pas
    L’arbre a sur le tronc
    Tous les mots du monde
    Babel est son ombre
    Sur l’aire de nos bâts

    Marchons dans la lande
    Sans quitter le temps
    Des rêves de jeunesse
    Même à nos cent ans

    L’arbre est un grimoire
    Dans nos vieilles histoires
    On y puise des lunes
    Les couleurs du tant
    Voyages sur nos hunes
    Voyage de l’instant

    Douceur de mon arbre
    J’ai peur du sous-bois
    La lumière m’éclaire
    Mais où est mon roi?
    J’entends sous les branches
    Il me semble sa voix

    Frou-frou du feuillage
    L’oiseau a chanté
    J’ai marché tout seul
    Les lieux habités

    Promeneur du val
    Promeneur du bois
    Vers quel poésie
    Est-ce qu’on s’achemine?

    Journal de l’intime
    Sous un large toit
    De vert qui anime
    Les mots sous nos doigts

    Ô confident sage
    De l’enfant en soi
    Des rêves qui voyagent
    Qu’on fuit ou reçoit
    Mémoire des silences
    Sous l’arbre est la trace
    De l’enfant en toi
    De l’enfant en moi
    De l’enfant en soi.

  18. Il ne pleut pas des cordes
    pas une pomme de discorde
    mais l’arôme entêtant
    nous distend les yeux
    les ombres sont drues
    la lumière filtre à peine
    qui va chercher la concorde
    là où il n’y a pas de liane
    n’est pas chasseresse diane
    ce sont plutôt les poignards volants
    au sein d’un film d’action
    et la pique de bambou
    bien affutée tenait lieu
    d’arme de guerre
    tant est coupante et dure
    la lame de celui ci
    alors n’entaillons pas le ciel
    les bambous deviendraient rouge
    quand quelques chose bouge
    on sait que le tigre n’est pas de papier

  19. Ecran labial et puis pas de gavial dans ce fouillis
    cet inextricable entrelacs de câbles
    pas de cabale mais comment faire une cavale
    pourtant c’est bien là qu’on a tourné le salaire de la peur
    des explosifs à gogo , un camion poussif, des chaos
    une route déglinguée un paysage de brousse
    le souvenir de Montand qui descend
    et de Vanel qui se moque

  20. Vite en passant… !

    La Bambouseraie…
    Une magie d’Anduze,
    Ou je me trompe ?

    Dans tous les cas, un lieu magique pour qui aime les arbres, et les bambous !

    Biseeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeee

  21. La harpe est une belle image Annick au coeur de cette forêt de bambou
    où oui Thierry fut tourné le salaire de la peur il y a quelquesssssssssssss années de celà
    où oui Christineeeeeeeeeee règne une atmosphère féerique, un petit paradis.
    _____

    Douce est la musique
    J’entends les sons qui résonnent
    Sur les cordes de bois
    ___
    Belle et douce nuit avec pour beaucoup « Oh doux bruit de la pluie par terre et sur les toits…… »

  22. L’arbre son délicat
    Ecarte des bambous
    Pour en voir des tas d’autres
    Car derrière l’écran
    Des mille parois encore
    Et la lumière souple
    Se glisse entrelace
    Arrive vers son arbre
    Pour faire vivre sa sève
    Dans son tronc faux puissant
    C’est un tendre ses branches
    Aux feuilles d’encre bleue
    C’est l’amour qui le vit

    merci et douce nuit, Monique, ici il ne plou plou,
    et la couette sa douce va emmener le lit vers des rêves charmants,
    et si *le bruit de la pluie, l’ombrelle se sortira pour accueillir leurs chants,
    c’est beau *le son de la pluie, sous sa chaude couette de vie.

  23. Annick , Monique : Merci pour vos petits mots que je découvre ce matin devant mon écran …je suis très touchée, amies d’ écriture et de rêves jolis .Bonne journée à vous tous.

  24. B A M B O U
    Avenue des rendez-vous
    Maison verte découverte
    Bambous le long de l’allée
    Ouverte sur la clairière
    Un écrin pour les coeurs doux

  25. « Nos rêves intérieurs » deviennent les reflets d’une beauté que la nature nous transmet, un écran de bambou comme un filtre qui ne laisse passer que le silence et nous maintient protégé de toute diversion qui pourrait nous distraire de cet état de bien être, c’est le secret des sous bois où l’âme se repose à l’abri d’une lumière trop vive et permet l’évasion si douce qu’elle ressemble à un état d’hypnose où le corps se détend.

  26. Sublime Monique je n’avais pas vu!
    Ossiane c’est magie que ces mots qui s’agitent en tout sens
    pas de mouvement brownien mais des surjections
    pour une insurrection des sens

    ne nous laissons pas éblouir
    par la trop grande lumière
    celle qui promet une insolation
    et promeut la désolation

    la mise en adéquation
    mais pas en équation
    l’adaptation à l’ambiant
    nous rendent plus souriants
    et l’humus qui monte
    noue nos chevilles
    mais sans résilles
    et sans figer l’acidité
    nous met debout

  27. ombre chinoise
    vole une marionnette
    de tige en tige

    *************************************************************
    Annick, que ton joueur de harpe est heureux, et assez suggestif pour que sa mélodie enchante nos oreilles…

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