22 commentaires sur « Caprice »

  1. il se penche
    il s’entrouvre
    mais il ne casse pas
    tient son debout
    quand m’aime
    car vivre ses émotions
    garde son bel vivant

  2. Je m’incline émerveillée
    Devant les caprices de la nature
    Libre d’épouser sa forme
    L’arbre au corps disproportionné
    S’étire en une ample révérence
    Sa prouesse tient en sa grandeur
    En son espèce, en son port altier
    S’étale et se prélasse en toute liberté
    Géant et non moins élégant
    S’insère harmonieusement
    Au cœur même de cette forêt de bambous
    Mon regard glisse sur son écorce
    Comme sur un immense hamac tendu
    Où mon corps aimerait se fondre
    Dans la cambrure de son tronc
    Se lover dans la douceur de sa peau
    Être au plus près jusqu’à l’osmose.

  3. Ce n’est pas un balancier ni une proue dressée
    pourtant des lauriers il y en a eu de tressés
    dans cette échafaudage si dense et dru
    le silence est rare car le bambou s’agite
    mais il n’erre pas sur son aire songeant
    juste à grandir tandis que les grondements
    du gardon de Mialet, si proche, se font entendre
    Générargue, Prafrance , le mont du désert
    le monde n’est pas désert, la grande crue a noyé le décor
    pas de secs oyats mais une gorge entailée
    des bassins et des moulins aussi
    une jeunesse pas épouvantée et des vacances
    inoubliables il y quarante ans d’ici
    pas de drague des fonds
    pas de dragonnades
    pas de quoi s’agiter les gonades
    une pureté dans l’été

  4. J’aime beaucoup encore une fois. J’aimerais bien laisser un commentaire en haiku mais je ne sais comment m’y prendre pour en écrire, je vais étudier cela^^

  5. Caprice

    Odyssée sur l’ océan , dérive au milieu des oiseaux et des baleines , vers la Barbade ,quelques bambous, beaucoup de liens…

  6. Caprice des yeux
    caprice des cieux
    caprice des dieux

    de quoi vous faire tourner chèvre
    de ces envies subites et presque subies
    qui ne sont que passagères
    mais ne vous rendent pas conducteur
    de ces fantaisies qui vous prennent
    et sur lesquelles on se méprend
    selon l’humeur et la lumière
    le règne d’un certain arbitraire
    sans viser le lait des caprins
    il est ainsi des foucades
    qu’on ne maîtrise pas
    de ces lubies
    sans dépendre de lobbies
    mais les tocades
    sont faites pour frapper les opinions
    au risque de se faire retoquer
    quand on n’est pas chef des mots
    et encore moins des effets constatés
    alors de légèreté parfois coupable
    à d’aimables passades
    on est dans l’instant
    mais pas dans la continuité
    on est dans la pulsion
    mais pas dans la persévérance
    ont est dans l’émotion
    mais on a banni la raison

  7. Cap price
    perdre la tête dans des vapeurs émollientes
    et payer le prix fort
    ne pas garder la direction
    car avec quelque dilection
    sacrifier le louvoiement
    faire du cabotage
    comme d’autre font du cabotinage
    et l’instant d’après
    rêver du bonheur à la nage
    c’est si bon de s’immerger
    dans des sensations douces
    sans se soucier d’un pouce
    de ce qui pourra bien arriver
    mais la causalité nous rends parfois alité
    sans prendre le lit d’assaut
    il faut être conséquent
    une attitude, un mot, une situation
    ils prêtent tous à conséquence
    et toujours il faut s’apprêter à répondre de ses actes
    les assumer en conséquence
    car la responsabilité est au coeur de la vie grégaire

  8. auspices, frontispice, haruspice
    tout est gouteux
    tout est houleux
    et dans les épices qui complètent le sel
    il y a le piment de la vie
    sorte de point d’orgue
    une minute de folie
    on s’échappe de soi
    on ne se drape plus
    la fantaisie est à l’honneur
    même chez les ploucs
    plus rien ne compte
    que s’amuser et déguster
    on assaisonne le quotidien
    pour rehausser le lien
    c’est sur sur le coup ça fait du bien
    pas de continuité
    des hiatus
    des diatribes
    des petites phrases
    l’acmé
    l’écume du jour
    bien mousseuse
    pas noueuse
    vraiment joueuse

  9. Ice ou rice
    il n’y a pas de case dont je ne veuille extraire ceux qu’on y cloitre
    pourtant je sais que près de la nature certains se trouvent si bien
    pourquoi plaquer et calquer ce qui est notre fait comme une référence ultime
    alors que la révérence à des us et coutumes fait que parfois on se mutine
    quand la glace prend mon coeur en l’enserre il y a un drôle d’effet
    la contention qui bride et écoeure

  10. La liberté est une chose trop précieuse
    pour la gâcher trop souvent à coups de tête
    savoir garder raison est de saison
    mais ce qui vous emporte trop loin
    déporte vos idées et leur légitimité
    pour être compris il faut s’inscrire dans un cadre
    pourtant c’est en déscopant parfois
    qu’on télèscope le près et le loin

  11. Les mots râlent quand on les mésusent
    en ceci ils nous médusent
    mais ils râlent plus encore de ne point être usés

    l’exaltation est une tentation mais elle bien plus proche de la mystique
    et cette piqure de moustique qui vous fait sauter du carbet
    dès potron minet sans vous miner ni vous laminer
    peut par inconséquence vous conduire bien loin
    et vous échouer sur un banc pas de satin
    la passion enfle les réactions
    quand il faudrait temporiser
    bufferiser diraient certains
    pour amortir et assortir
    la réaction d’assez de bon sens
    commun et de jugeote
    cela sinon ôte bien de la perception
    et nous ne sommes le précepteur
    que de principes disgracieux
    car dans la durée l’harmonie vient
    question de temps et patience
    mais aussi de mise en musique
    du peu qu’il nous reste de sapience

    je ne voudrais pas apparaître pour une bretteur impénitent
    qui sans cesse ferraille avec les mots
    il faut bien dire qu’ils sont mon armature
    et que dedans je coule mieux le béton qui dure

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