Naitre

Naïtre

les feuilles en calice

dans le velours de la nuit

l’éclosion

23 commentaires sur « Naitre »

  1. Ce n’est pas la guerre des mondes mais si les terminaisons de ces appendices préhensiles mais pas répréhensibles ne sont pas des cibles toutes trouvées, ils ont à défaut de faire germer des graines immédiatement l’air de nous regarder d’un oeil multiple comme la mouche, omatidies comprises.La naissance du regard est sans fard malgrès les paupières qui battent devant tant de beauté et surtout la perception si riche de la texture de ces feuilles .

  2. Ils ont remis le couvert
    mais il est végétal et s’étale languide
    ce n’est pas de ce pédoncule
    que jaillit la sève confondante
    et il n’y a pas de palissade
    dans ces infinies glissades
    on contemple encore plus surement
    l’aisance qui guide
    la matité n’occulte pas la brillance
    de ces surfaces pas époussetées
    mais qui épousent largement des contours
    à la découpe impeccable
    mais qui songerait donc à tailler
    dans ces tiges nerveuses
    qui incendient les coeurs
    et pressent les sens

  3. Lotus

    Exhalés subtils parfums
    Envolés pétales rosés
    Feuilles veloutées,
    Graines encapsulées
    A naître
    Ou à être dévorées
    Telles ou en gâteaux de lune

  4. le lotus ne change pas de position
    il donne dans l’interposition
    et définit de grands ombrages
    le bonus n’est pas acquis

  5. Né nu mais déjà phare il ose ce que peu peuvent
    il peuple les lieux et qu’il vente ou qu’il pleuve
    sucré ou sacré il crée des liens
    ce n’est pas que par là que part le bien
    mais dans ses larges coupes aussi on s’abreuve
    et dans le temps d’une nuit il ouvre le regard à l’espoir

  6. Vénus au monde n’est pas le fruit d’une conque
    ce n’est pas une quelconque beauté
    venu si haut il n’y a pas débat
    mais si… il y a eu ébat
    alors des gardiens multi oculés
    peuvent bien guetter en coin
    les larges étendues hydrophobes
    ne chassent pas tous les microbes
    mais qu’une goutte roule ou glisse
    et ce n’est pas une affaire de pelisse
    les larges nervures radiales
    concentrent les effets
    le pavillon est dégagé
    pas de lobe amorcé

  7. Ainsi né sens pas centrifuge
    ou la goutte trouve un seul refuge
    une texture si particulière
    qui ramène tout au centre

  8. « L’herbe se fait douce
    sous le parasol j’égrène
    les mots du matin »
    J’aime bien ces mots posés par le sid..hier à 18h00…Du « velours de la nuit »..aux « mots du matin »..le voyage se fait en douceur…A cette heure..ciel gris perle..et collier de rêves en transparence..il y a les pensées qui s’évadent..le silence entre les murs…et la fenêtre suspendue…des dossiers en attente…une brioche qui s’endort…un café sur la table..et le temps qu’on « égrène »..Un plafond « parasol »…les racines invisibles..et les vagues qui s’étirent…des couloirs de sable…et la vitre de l’écran..que l’on pousse de la main…L’ouverture est étroite…et les marches en zig zag..on descend dans la nuit…le matin accroché…la lumière naissante..sur des rêves de soie… il y a des mots allongés..d’autres qui chuchotent..des reflets irisés..et des larmes de cristal..On découvre un poème..et des vies que l’on aime…des échanges feutrés..des éclats de bohème…C’est une pièce en plein air…l’escalier derrière soi..les embruns de la mer…le soleil dans un verre…une part de brioche..le café qu’on savoure…le bureau revenu..vraiment temps..de..travailler..

  9. Comme une goutte peut naître
    de façon bien nette
    sur ces surfaces proprettes
    assurer sa transparence et sa rondeur sans heurts
    se couler dans un autre moule
    pour éviter de se rouler en boulle

  10. Nature sublime donne moi ta beauté,
    ta ténacité, ton extravagance
    donne moi ton implacabilité, tes fulgurances
    donne moi ta gloire silencieuse.
    Nature, guide moi vers ta luxuriante abnégation.

  11. calice, velours, éclosion
    naissance , né, sens, aisance , plaisance
    naquit, acquis, maquis, maquillé
    calice, alice, délice
    velours, secours, rebours
    éclosion, explosion, plus de limite

    cascadant les gouttes ricochent
    la nuit décoche ses germes humides
    la naissance au petit matin issue de la rosée
    épanoui, évasé, régulier

    en germe et en berceau
    ce sont des tremplins
    qui ne sont jamais pleins
    leur surface à une propriété étrange
    elle est faite de micro pions
    qui ne la laissent pas mouiller
    les gouttes ne s’étalent pas
    elles détalent au plus bas
    de là à dire que n’est jamais souillée
    ce lieu de vie qui dévie et dévide

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