Chemin

Silhouettes

sentier de nulle part

silence de la forêt

grincement de portail

15 réflexions sur « Chemin »

  1. à gauche
    ce tronc pas très net
    reflet hors champ
    d’avant le plan
    Ossiane plantée là
    tirlipote silhouette
    d’avant la remontée

    ne manque que le sursaut
    de la rencontre
    la courbe ignée
    de tant et tant
    d’ombres passées

  2. Il y a du soin
    le jeu des ombres qui éclaire
    l’avant plan
    et ce chemin
    bien bordé
    à droite
    pour éviter
    les glissements
    les salissures
    faut il de bonnes
    chaussures

  3. Un chemin
    Un besoin d’air
    Une page pour respirer
    Et des siècles qui passent
    Là on les voit pâlir
    Marcher ou s’arrêter
    Avant de s’en aller

  4. Je l’ai aimé d’amour
    Sur le chemin des vents.

    Je l’ai aimé tout court
    Ma poésie discours
    Mystère de ce chemin

    Il rêvait mes contours
    Le poème lit d’amour
    Mystère de ce chemin

    Pourquoi je l’ai aimé?
    De Chartres à Pont-sur-Yonne
    Mystère du chemin

    Je l’ai aimé.

  5. Je vous l’avais bien dit
    L’homme à femme
    A posé son regard
    Dans la nuit des temps
    Et a perdu son chemin.

    Sur la route, un chemin
    Des arbres et des hommes
    Des ombres et des lumières
    Un regard luit

    Poursuivre le chemin
    De la rencontre
    Un destin
    En fin
    En son mouvement
    La fine pointe de l’âme
    Se réjouit

    Oui
    Un oui accompli
    Je vous l’avais bien dit
    Sur le chemin du oui
    Tout est dit !

  6. Ouvrir la route vers ton inconnu
    Mettre mes pas exactement
    dans l’empreinte de ton pied nu.

    Et renaître enfin, sans peur
    Te rejoindre le temps d’un soupir
    N’être que le battement de ton coeur.

    Puis, m’enfuir
    Et poursuivre ma route…

  7. Ce chemin de nulle part
    On pense qu’il mène à rien
    Mais qu’est ce qu’il mène à soi
    Une aventure sa fête
    D’un tel amour dedans
    Pour se connaître un peu plus
    Sa fleur de peau se vivre
    Par tous ses bels de sens

  8. De la geste Orlandique qui toujours sur les Pyrénées revendique
    de se frayer un passage sans s’effrayer des basques des parages
    de la lointaine origine gauloise qui traçait ses routes celtes
    dans toutes les forêts largement défrichées en axes commerciaux
    pour faire vivre les spécialités des uns et des autres
    Caminem, Camminus, Cami
    il y avait les chausses ou les cothurnes qui s’usaient
    sur des ponts de bois, de vastes sentes en pentes
    et des marécages épargnés par des chaussées levées
    ainsi les vias à pied (Appia) ouvrir des boulevards
    pour les chaussées romaines standardisées et bien maillées

  9. Partir, s’évader, prendre le large
    Le long des sentiers, au bord des ruisseaux
    A chaque pas sentir monter la joie
    Attentive, libre en communion étroite
    Avec une nature toujours changeante
    Faire le vide pour mieux s’imprégner
    Découvrir chaque jour sur le chemin
    Des tableaux toujours plus beaux
    C’est le regard d’un écureuil,
    Le chant particulier d’un oiseau,
    Un rayon de soleil sur une branche,
    Le spectacle incessant des nuages,
    Une calligraphie sur le miroir d’un lac
    Une colonne d’escargots sur une graminée
    Une fleur qui vient de s’épanouir
    Une grenouille verte sur la berge
    Des tiges sur un fond de ciel bleu
    Une libellule sur le muret
    Les tons dégradés de gris sur la colline
    La buse sur le pilier d’une clôture
    Le héron cendré au sommet d’un arbre
    Rien d’extraordinaire me direz-vous
    Mais la liste serait si longue
    Pour un temps d’extase si court
    C’est à peine si l’esprit attentif
    Retient les mots que ces instants font naître
    Il est des moments de simple béatitude
    Plus savoureux qu’aucun autre bonheur
    Il suffit de suivre le chemin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *