32 réflexions sur « Arène »

  1. paysage liquide
    quand le roc se fait algues
    quand la terre se fait eau
    quand le ciel dit l’humide
    quand les rochers sont présences
    tapies dans ce calme natal

  2. A rocky surface
    on a cold ocean floor
    the sky above darkens to the core
    the temperature drops
    the algae is frozen
    the moss quivers and shivers
    for winter is coming

    Journée anormalement hivernale par ici, pluie non stop, pas drôle pour un dimanche :(. On nous dit qu’ il fera beau demain 😉 so bise et soleil multipliés…
    bonne semaine à vous tous !

  3. Le carnaval de Venise

    Sur la place St Marc c’est un raz de marée
    La foule des travestis envahit l’esplanade
    Et dans l’espace clos de cette arène immense
    Les masques bariolés s’agitent comme la houle
    Venues de quel séisme de quelles profondeurs
    De quels tremblements naissent ces vagues qui roulent
    Entraînant quelques heurts qui font rugir la foule
    Certains vêtus de voiles ainsi qu’une mâture
    Figurent des voiliers où flotte un pavillon
    D’autres dont la coiffure se couvre d’un cimier
    ont la tête qui penche comme le tronc d’un palmier
    Ils palissent les quais envahissent les marches
    Dansant sur place comme sur un arbre à papillons
    Ils sont comme un essaim qui retourne à la ruche
    Pour que le bon miel blond coule des alvéoles
    Ou bien forment une grappe pareille au fruit vermeil
    Qui dore sous la treille et mûrit au soleil

    Alain

  4. Levons les apparences de la beauté des eaux lorsque la mer à marée haute livre l’écume de ses vagues sur les côtes escarpées au soleil dans le chant des oiseaux et la chaleur de l’été, au delà de l’ostentation estivale de l’océan…
    ____

    Voir les dessous sombres
    Lorsque la mer se retire
    Les grands fonds scabreux
    ____

    …comme une idée parallèle d’une arène aux heures d’euphorie, baignée de soleil sous les cris d’un public déchainé et la scène finale d’un taureau que l’on traîne ….

    …comme une idée parallèle d’une société aux allures extérieures de richesses sur la place publique et les ruelles où se cache la pauvreté…..

    …comme une idée parallèle de la gloire, des mots à sensations, de discours emphatiques pour des dessous politiciens qui le sont moins.

  5. Au centre de l’arène
    On y met un Gentil
    Puis tout autour son tour
    On y place des Méchants
    Spectacle garanti
    Gratuit sans états d’âmes
    Certains aiment se rire
    De l’humble démuni
    Où est le ciel à cette heure
    Pour laisser faire la carnage

    Des méchants sont gagnants
    Des gentils tous perdus
    La vie cette injustice
    Eternelle l’oeil ouvert

    Pourtant rester gentil
    Son oeil à voir son livre
    Est le meilleur garant
    D’un paisible assuré

  6. je me lis, et j’ai envie de modifier deux phrases,
    merci de les insérer à la bonne place,

    Et le ciel à cette heure
    Laisse faire le carnage

    douce soirée, dans une arène d’ouate cotonneuse et bien douce, en cet hiver son nom…

  7. L’arène

    Sur l’arène des heures toute envahie de sable
    Jaillit de sous la terre le taureau de la nuit
    De ses sabots fendus il fait jaillir le sable
    Entre ses cornes redoutables un astre luit

    Son âme est corrompue son cœur plein de noirceur
    Il a le cuir épais et des muscles saillants
    Son visage écrasé est celui d’un boxeur
    Il ne craint pas la mort et s’affirme vaillant

    Il hait le monde entier auquel il se heurte
    Il a l’instinct de tueur d’une bête sauvage
    Son imagination ne conçoit que des meurtres
    des scènes d’incendie de viols et de pillages

    une pâle clarté monte de l’orient
    c’est un espoir timide un enfant souriant
    il tient une muleta la cape du toréro
    La foule médusée laisse passer le héros

    C’est l’arrivée du jour qui s’oppose à la nuit
    Il agite sa cape qui lui sert de leurre
    Quand il tourne sur lui on dirait une fleur
    Sur l’arène des heures le combat se poursuit

    De guerre lasse, étourdie des tours de passe-passe
    la nuit tire la langue et garde la tête basse
    Elle sait qu’elle va mourir et dans sa direction
    Elle perçoit le soleil qui lance ses rayons

    Alain

  8. Entre les roches noires
    L’arène au grain tassé
    S’est recouverte d’algues
    Fonds marins mis à nu
    Dans ce noir silence
    La vie au ralenti
    S’est engluée sous la pierre
    Secrets de la planète
    Qu’une marée dévoile
    Antichambre des nymphes
    Monde inconnu de l’océan
    Au domaine des songes
    Sous les vagues qui passent
    Comme un voile sur nos rêves

  9. Arène sans taureau
    aléne sans pinceau
    parterre sans clès
    pâle décalque des eaux
    sans anicroche ni passereaux
    bef intermède sans assaut
    arénicoles sont les vers
    qui dans la vase s’enfouissent
    et cherchent juste à s’amarrer
    car pas amarinés
    ils s’ancrent au fond
    alors de bulles en tortillons
    il exécrent autant qu’ils excrêtent
    mais tubulaires et annulaires
    leur vie ne tourne pas en rond
    pourtant ils ne font pas de bonds
    l’arène est niche bien riche
    qui cachent aux yeux chassieux
    des étendues bien moins chiches
    des crabes aux poissons
    des bivalves agacés
    mais pas concassés
    pas des seconds couteaux

  10. Enclos dans ce cirque granitique
    sans les vivas de la foule frénétique
    entourée d’une lice de salade étirée
    les grains savament brassés sans houblon
    n’expriment pas toute leur amertume
    et si pourtant les haut fonds sont rongés
    et les algues bien frangées
    c’est par ce va et vient incessant
    alors d’où proviennent
    de cette grève
    les matériaux
    ils se piègent
    et sont le siège
    de courants erratiques

  11. Bonsoir à tous sur cette côte chaotique de Bretagne dans l’odeur de l’iode et des algues d’où surgissent de l’arène humide mille petites îles pour former un paysage extraordinaire de rochers noirs et d’écume blanche, d’algues et de coquillages.
    ____

    Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas
    Un monde étrange dans le mystère de soi
    Noyé dans le courant de la vie
    L’intime a ses secrets toujours bien gardés
    Un paysage de l’âme que la marée dévoile
    Moral en hausse, moral en baisse
    Petits îlots de nos angoisses
    Dans les profondeurs de notre cœur
    _____

    Bonne nuit aux passagers du soir et merci à Ossiane de nous faire rêver avant même que vienne le sommeil.

  12. Le Mans

    Gardés à l’écurie comme de l’or en barre
    Comme des comédiens qui reçoivent dans leur loge
    Abrités dans leur boxe les bolides sont des stars
    Qu’entourent des mécaniciens qui les préparent

    Sous les capots lustrés tous les chevaux vapeur
    Attendent au repos qu’on les sortent des stalles
    Les pilotes qui les mènent s’installent dans leur siège
    Les voitures applaudies restes sourdes aux éloges

    Sur l’arène fermée les bolides s’installent
    Pendant qu’ils se préparent le temps tourne à l’horloge
    Des pots d’échappement les fumées montent au ciel
    Plus que quelques secondes et la ronde commence

    Les mains sur le volant un pied sur l’embrayage
    Un autre sur les freins tous les moteurs rugissent
    Le signal est donné tous les fauves bondissent
    Sur la piste en bitume les roues laissent de la gomme

    Alain

  13. Le quadrige

    D’une main tenant le fouet l’autre tenant les rênes
    Un jeune phaéton entraîne sur l’arène
    La belle hippomobile sur la piste de cendre
    Le quadrige de feu le char étincelant
    Quatre chevaux légers dont la queue flotte au vent
    Qu’il lui faut diriger sans songer à descendre
    Pour que son attelage en garde sous le sabot
    Sa main qui tient les rênes les retient et les presse
    Le cocher sur son char conduit avec sagesse
    L’ivresse de la vitesse peut conduire au tombeau

    Quand la course est lancée adieu la politesse
    A chaque tour de piste il sent monter le stress
    Excités par le fouet et les voix qui les pressent
    les hourras de la foule les cris qu’elle leur adresse
    Tous les chevaux galopent les fouets claquent sans cesse
    Les hommes à la bagarre montrent de vilains gestes
    Ils courent vers la victoire afin d’être acclamé
    une couronne de fleurs récompense la victoire
    La rançon de la gloire est un prix dérisoire,
    mais qui suffit pour acquérir la renommée

    Alain

  14. Ah reine sans essaim
    à te parcourir
    sans risquer
    le tour de rein
    on ne peut retenir un soupir
    quand tu ne retiens rien
    des guirlandes chantournent
    après les vagues qui enfournent
    le varech décore
    le rocher décolore
    et ces ruisselets qui strient
    les ondelettes froissées
    toute une éternité

  15. La Camargue

    Tes cheveux laissés libres s’envolent dans le vent
    tes deux bras se balancent comme penchent les roseaux
    tes grands yeux balayés par un violent mistral
    Sont bleus comme un étang où nichent les oiseaux
    Tes seins sont deux petits poneys qui font la course,
    Ton ventre est mou comme le sable de l’arène
    Ton sexe est tout humide où se mêle l’eau du Rhône
    Qui te pénètre comme la corne d’un taureau

    Alain

  16. Énigme : la lettre égarée.

    L’arène perce sa couronne et se retrouve sang coin ?

    La reine perd sa couronne et se retrouve cent coings ?

    Là Rennes perd sa couronnes et se retrouve sans coin ?

    Là Rennes perd sa Couronne et se retrouve Sanscoins ?

    Solution :
    Rennes : 35000 ; Couronne : 16400 ; Sanscoins 18600
    Soustraction des codes postaux : 35000 – 16400 = 18600
    La lettre se retrouve à Sanscoins.

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