Mousson

Fougères arborescentes

Fougères arborescentes

Fougères arborescentes

bruissement d'ombelles, gouttes sur le visigae, la pluie rebondit

Lecture du Haïku Calligramme: de droite à gauche

bruissement d’ombelles
gouttes sur le visage
la pluie rebondit

Fougères arborescentes dans le domaine du Rayol …

66 réflexions sur « Mousson »

  1. Les gouttes ruissèlent
    Sur les palmes de fougère
    La saison des pluies

    Le visage triste
    Quelques larmes sur la joue
    Tristesse d’un jour

  2. Sous mes tropiques
    Au cœur de la végétation dense
    La saison est oppressante

    Des mots qui dégoulinent
    Des mots qui sonnent faux

    Mais voilà la mousson
    Enfin !

    L’eau fera le tri
    Elle emportera dans un torrent
    Ces mots faux qui blessent

    Les pierres et les tourbillons les emporteront
    Dans une ronde infernale
    Ils les purifieront pour qu’ils ne puissent me détruire

    Pendant le déluge
    Quelques perles rares
    Resteront, elles, accrochées aux feuillages

    Après le déluge
    Elles tomberont goutte à goutte
    Sur mon visage

    Je m’en délecterai
    Dieu
    Que j’aime cette mousson !

  3. Un tapis de fougères
    Des gouttes se tombent
    Un peu et bien plus vite
    Les verts se cherchent
    Et trouvent encore de la vie
    Les grandes feuilles s’écrasent
    Sous le poids des petites gouttes
    Et puis quand la pluie cesse
    Elles se redressent
    Vertes de leurs saoûleries
    Comme c’est beau de vie
    Au plus près de la vie
    La vie dans sa sève belle sucrée
    Généreuse et belle douce
    En bouquets de fougères

  4. La mousson

    Sur la terre craquelée comme une paume ouverte
    Soulevant la poussière comme des taches d’ombres
    les premières gouttes de pluie s’écrasent sur le sol
    Quelques gouttes isolées qui tombent comme des mouches

    Puis c’est la pluie battante qui cingle les visages
    comme un épaisse fumée un rideau de percale
    comme des cheveux longs tombent à la verticale
    les colonnes de la pluie hache le paysage

    la pluie s’abat sur terre une pluie diluvienne
    avec un bruit assourdissant des torrents d’eau
    de véritables cataractes descendent du ciel

    une pluie qui balaie tout changeant la terre en boue
    les murailles liquides d’un palais de cristal
    Comme d’un porc éventré dont fument les entrailles

    Alain

  5. Sonate :

    Qui donc dans les ordres des anges
    m’entendrait si je criais ?
    Et même si l’un d’eux soudain
    me prenait sur son cœur :
    de son existence plus forte je périrais.
    Car le beau n’est que le commencement du terrible,
    ce que tout juste nous pouvons supporter
    et nous l’admirons tant parce qu’il dédaigne
    de nous détruire.
    Tout ange est terrible.
    Mieux vaut que je taise la montée obscure de l’appel.
    Qui oserons-nous donc appeler ?
    Ni les anges, ni les hommes,
    et les malins animaux remarquent déjà
    que nous ne sommes pas à l’aise dans ce monde défini.
    Peut-être nous reste-t-il un arbre
    sur une pente,
    – le revoir chaque jour ; –
    Il nous reste la rue d’hier et la fidélité d’une habitude
    qui s’étant plu chez nous, n’en est plus repartie.
    Et la nuit ! ô, la nuit,
    lorsque le vent chargé d’espaces nous mord le visage –,
    à qui ne serait-elle, la tant désirée,
    la doucement décevante,
    cette part difficile des cœurs solitaires ?
    Est-elle plus légère aux amants ?
    Hélas, l’un à l’autre ils se cachent leur destin.
    Ne le sais-tu pas encore ?
    Largue le vide de tes bras aux espaces que nous respirons ;
    peut-être les oiseaux
    ressentiront-ils le plus grand large des airs
    dans leur vol ramassé.

    R. M. Rilke, Les élégie de Duino.

    http://www.maulpoix.net/rilke.html

    Bonnes vacances Ossiane ( je crois ? )

  6. Après la mousson

    Quand l’eau se retira juste après le déluge
    effaçant les frontières et noyant les rizières
    les fleuves et rivières rutilaient au soleil
    Comme la mue d’un serpent sur un beau tapis vert
    Et l’homme encore debout était nu comme un ver

    Alain

  7. Comme on est toujours dans la fougère….je continue ma petite histoire…

    Le vent n’ a plus soufflé
    Son parapluie ne s’ est pas retourné
    Elle ne sera pas du tout mouillée…

  8. Eventail, étendoir, dais et plus encore
    ce ces voiles inter-digités
    qu’on souhaiterait agiter
    pour chasser les remugles
    de ces jours si lourds
    vite un souffle d’air et d’eau,
    une douche pour la bonne bouche
    des torrents sans discontinuer
    comme dans ces
    régions des bassin versant,
    Gange, Brahmapoutra ou Indus
    la Varsa déverse avec force
    et localement on atteint
    des sommets…presque himalayens
    tellement les précipitations sont abondantes
    synonymes d’inondation mais aussi d’irrigation
    de cyclones et de murs de pluie
    les deltas disparaissent
    sous les ailes de la nuit
    que seuls ensuite apaisent
    des carnavals de bruits
    tout un tintamare
    qui pourtant rien n’amarre
    alors partent à veau l’eau
    richesses et terres limoneuses
    qui retournent nourrir la mer
    et ce n’est rien car les feux
    domestiques et autres
    avec ces nuages sombres
    et bien visibles de la haut
    accentuent la violence
    naufrageant tant et tant
    les éloignant de la danse
    alors trouver un équilibre
    entre le manque et l’abondance
    la pénurie et la pléthore
    cela ne causerait pas de torts
    mais c’est si difficile de se prémunir
    face à des éléments déchaînés
    que même les cornacs
    ne peuvent pas dompter

  9. Il a fait chaud, très chaud sur Uzès aujourd’hui ! La fontaine de la Place aux Herbes accueillait sans discontinuité tout autour d’elle une ronde d’humains en quête d’un peu de fraîcheur. Les pigeons volaient au dessus de leurs têtes étonnés de voir en ce jour tant de monde se presser autour d’elle.
    ____

    Dans la fournaise
    Entendez notre supplique
    Prêtez-nous vos feuilles

    Qu’un vent les agite
    Les transforment en éventail
    Une bouffée d’air

    Parlez-nous de pluie
    Ou bien d’un petit orage
    Gouttes d’eau bénites

    Le regard sur ces fougères arborescentes magnifiques et la beauté de tous ces verts qui se déclinent me laissent sous entendre sous le feuillage protubérant, une atmosphère fraiche et humide ; j’essaie de m’en imprégner, de m’y noyer, laissant venir sur mon corps l’illusion d’une caresse douce comme le vent, je me glisse sous le feuillage et dans l’odeur de terre mouillée j’offre mon visage à la pluie et laisse sur mes joues couler l’eau comme elles glissent sur les feuilles de fougères.

  10. « elle glisse » sur les feuilles (c’est de l’eau dont je parle!!, il fait trop chaud pour travailler…) merci de corriger

  11. Le pas longe le vieil port de La Roche Bernard, il fait fort chaud, une légère bise si douce, l’oeil sait que sur l’autre rive…
    il poursuit son chemin,
    et s’engouffre sur le petit chemin à l’ombre du sous bois, et la douceur bien être déjà l’envahit, une bien belle ballade, dans ce sous bois, paisible, accueillant, la quiétude alentour, des tapis de fougères par endroits, rappelle L’Oeil Ouvert, l’oeil retrouve la Vilaine, des bâteaux, avant de longer un champ, des bottes de paille, un sous bois majestueux de grands pins, un champ coupé, comme c’est beau, la fraicheur est, l’orteil se remue ses aises, le poumon respire la pinède, comme c’est bel, comme c’est grand,
    d’ETRE dans ce pays d’Ouest,
    et si une région de naissance,
    cette région de renaissance tellement grandiose est une magicienne qui transpoile tous ses sens,
    elle est heureuse de vivre cette gâterie de région,
    elle a de la chance!
    elle a de la chance d’être sortie de son système de tête fabriquée dès sa naissance…..pour se vivre au plus près…
    EN AMOUR SON JOUR!

  12. Est ce vrai que la chaleur favorise la pousse des fautes 😉
    ou bien est ce l’humidité qui sature nos textes ?
    pourtant un zeste ne serait pas de refus

    la peste soit de cette moiteur étouffante à souhait
    vite le brumisateur pour un baiser léger
    afin de commencer au mieux la soirée

    aspersion, dispersion, diversion
    la nature nous procure de ces refuges
    qui peuvent nous abriter des regards
    nous faire sentir les pleurs du ciel
    qui lentement s’insinuent et cheminent
    et noyés sous cet amas dense
    faire quelques révérences
    camouflage en tenue
    orage pas retenu
    et envie de cueillir
    à pleines paumes
    ces filets délicieux
    qui jamais ne se figent
    en vertu on érige
    cette capacité
    à dissimuler
    pourvu qu’elle procure
    quelques frissons

  13. La fraicheur du sous bois….mon amour…tu me serres la taille….ma jupe se froisse un peu….et je caresse ta nuque…nos pas sont accordés….aux ondes nos respires….comme ce temps est grand de douce passion paisible…je t’aime ton être toi….qui me donne vie…tellement….

  14. Ossiane?
    Présentent depuis l’aube de la vie végétale sur Terre , les fougères nous accompagnent partout sur notre planète.
    Beaux clichés.
    Bonne journée
    Eric

  15. La fougère

    Sur des terrains acides et pauvres en pleine lumière
    Ou à couvert des pins auprès de la bruyère
    Telle la plaine océane toujours en mouvement
    S’étale la nappe vaste et haute des fougère aigles

    Leurs frondes larges ouvertes en forme de parasol
    Reçoivent l’eau du ciel leur nourriture du sol
    Cosmopolites elles colonisent les bords de mer
    Transportées par les vents comme la pluie de mousson

    comme les écrivains elles ont besoins du vent
    Du soleil et de l’ombre afin de s’épanouir
    la présence de l’eau leur est indispensable
    Elles s’étiolent et périssent dès que baisse la lumière

    Alain

  16. La Mousson

    S’il faut de la mousson établir un portrait
    C’est dans un champs de blé au temps de la moisson
    Sous un soleil de plomb que je t’emmènerais
    Quand l’air devient tremblant dessus les épis blonds
    Quand après la moisson ne reste que l’éteule
    sur le sol dur et éclatant comme la tôle

    Alain

  17. Tout contre moi mon coeur
    Me ballade avec toi
    Nos pas se marchent gais
    Sur le chemin de nous
    Et c’est à l’infini
    Que je murmure je t’aime
    Le boomerang du ciel
    Me renvoie des étoiles
    Qui me montent mon ciel
    Dans l’absolu d’aimer
    La fougère est témoin
    Des douces pensées de l’âme
    Paisible et assoiffée
    De la soif de t’aimer

  18. sous quelles fou…gères vais – je trouver un peu de fraîcheur ?
    non , je ne vais pas en faire des…tommes,ni même un fromage,
    mais si le ramage se rapporte à ce beau plume…âge,
    moi ve veux bien que l ‘on partage sans en prendre ombrage .

    bref,comme d’hab. belles photos que … » j ‘encadre bien  » 🙂

  19. la colère indompatble du ciel
    s’abat brutalement sur la fougère
    qui se courbe un instant sur la terre
    et se relève élégante et plus belle

  20. Il avait a peine quinze ans Son regard ressemblait au début de la mousson;
    Quand la houle de nuage poussée par le vent; quand compacte et opaque elle recouvre les couleurs chatoyantes du monde d’ une écume grise; enfin quand une horde de lance s’abat comme un rideau de fer , sans discernement sur la terre; sur la vie;tout à la fois fascinant; inquiétant et sombre; violent.

    Malgré ce mélange diabolique, une lueur sourdait comme la vie sous la boue et les scories de cette terre meurtrie…

  21. Une impression que je livre ce soir, sans la mousson, sans le tapis de fougères, sans le souffle des alizés mais une menace d’orages dans une chaleur caniculaire.

    ____

    Les fougères arborescentes croissent en abondance
    Noyées dans l’humidité ambiante
    Leurs longues feuilles alanguies s’étirent
    Et s’exposent dans leur panache verdoyant
    Au matin dans les brumes fumantes
    Elles tremblent sous le souffle chaud des alizés
    Les vagues de fougères toutes en nuances de verts
    Font entendre dans le silence, le frou-frou de leurs jupons
    L’air se fait plus lourd, la moiteur de l’air s’intensifie
    Et nous enveloppe dans la protubérance
    D’une végétation exubérante.

    _____

    Bonne soirée à tous et bise à tous ceux que j’aime

  22. Fougères, tout un monde dans ce mot-là, à la fois sage et fou, ou juste discrètement fou, sous l’averse qui leur fait tourner la tête avec lenteur.

  23. Fou
    J’erre
    A travers le monde
    Mes pieds me ortent
    Le regard vit
    L’amour en tout dedans saoûl
    Rit
    Les extrémités se réveillent de vie
    L’âme en peintre fixe ses gouaches
    De vie
    En tout dedans
    A les écrire sur la page
    Elle les vit en partage
    Plaisirs multipliés
    Des délices échangés

    Belle journée, pour chacun, je pars trois jours dans le marais poitevin.
    Beaux jours, Ossiane.

  24. La mousson

    Le mal qui vous tourmente ne vous laisse pas en paix
    Lancinante la douleur est là qui vous réveille
    Vous êtes seul sans lumière prisonnier de vous même
    Sans soleil sans espoir comme un oiseau en cage

    Dans la tourmente les idées sombres se bousculent
    Le chagrin vous submerge votre esprit se révolte
    Comme un marin dont le bateau à fait naufrage
    Sans jamais prendre pieds pour crier votre rage

    La douleur vous retient comme de lourdes chaînes
    Le cœur au bord des larmes tout prêt à exploser
    Puis soudain tout va vite votre corps est secoué

    Par un cri animal comme éclate un l’orage
    Le ciel se fend en deux les eaux se précipitent
    Vos larmes se déversent et vos yeux sont noyés

    Alain
    http://www.mespoemes.net/recreation

  25. fronde au cœur tendre
    parasol ou parapluie
    creuset de la vie

    ***********************************************
    belle(s) journée(s) à toi, Annick, dans la foulée de tes messages riches et débordants de vie

  26. Cigale

    qui pleure ainsi
    dans tout ce vert
    est-ce une poésie
    dans son écrin de vers
    est-ce la pluie
    qui sonne matinale
    ou le cri de la scie
    de l’ardente cigale

    Alain

  27. / La mousson, c’est une suite de couleurs et de sons , le vert et la boue
    des bouts d’écorce et le ciel de fièvre pourpre; d’entre les fibres de la végétation surgit la sève et ses formes singulières ./

  28. Ô Méditerranée dans le tronc de fougère
    Au cœur arborescent j’ai sculpté quelques vers
    Et des rimes mimosas.

    Ô Méditerranée mon cœur est mosaïque
    Dans une contrée d’hiver j’ai posé tous mes vœux
    Vois comme des bras qui prient, les frondes lancéolées
    Pleurent délicatement en ce matin de pluie.

    Ô Méditerranée j’ai le cœur qui balance
    Il frôle en doux rêveur dans la crique un rocher
    Mon rocher mon Amour sentiment clair obscur
    Amant mon doux secret sous la fougère humide.

    Sur ton corps, alanguie, et la caresse douce
    Je m’étale onde sonore au creux de ton oreille
    Entends-tu mon murmure au passage de la pluie?
    Il vient te réveiller et effacer tes pleurs.

    La mer d’un bleu d’azur reprendra comme un chœur
    Mes chants de voyageur, mon Amour littoral
    La vie respire d’Amour et nos âmes irriguées
    S’illuminent de joie, sur la corniche des Maures.

  29. Que de symboles pour la couleur verte. On ne retient bien souvent que celui de l’espérance. Couleur généreuse de la nature, elle était dans l’Egypte ancienne par exemple, représentée par le papyrus, dont la feuille naissante, belle comme une étoile verte est pure beauté, elle symbolisait la fertilité. En Chine elle est associée au printemps, symbole de jeunesse et du renouveau. En psychologie elle reflète un besoin d’épanouissement, d’estime, de valorisation, de culture et de connaissance.
    Le vert est avant tout la couleur du feuillage et procure fraîcheur et quiétude, elle est la couleur d’Osiris, dieu de la terre, de la végétation et de la renaissance.
    Au cours de l’histoire des hommes, la couleur verte a connu beaucoup de polémiques quant à ce qu’elle pouvait représenter.

    Goethe mais aussi Pastoureau nous emmènent sur la route des couleurs et nous montrent combien tous les symboles accordés au vert bien souvent se sont contredits. Pastoureau le reconnait, « la vraie nature du vert, c’est l’instabilité »

    En ce qui me concerne, toute cette gamme de verts que je rencontre lors de mes promenades contribue à colorier mes pensées de douceur et de bonheur.

    « L’œil et l’âme reposent en ce mélange comme un élément simple. On ne veut pas aller au-delà… » Goethe Traité des couleurs

    ___

    Tous ces verts sur les chemins,
    Tous ces verts dans les forêts,
    Tous ces verts dans la montagne,
    Tous ces verts dans les prairies,
    Tous ces verts dans l’eau des mers et des ruisseaux,
    Tous ces verts en la nature
    Font de mes promenades un rêve baigné d’espoirs.
    Le soleil s’en fait une palette à l’infini
    Du vert tendre au vert émeraude,
    Du vert clair au vert olive,
    Du vert bouteille au vert sapin,
    Du vert tilleul au vert mousse.
    Ils sont innombrables, indéfinissables
    Et les fougères, princesses des bois
    Se jouant du soleil et de la pluie
    S’en sont faite une garde-robe
    Aux teintes de vert variées à l’infini
    Tant est si bien, que le peintre
    De touches en touches les ont vêtues
    Des robes les plus belles,
    Aux couleurs naturelles
    Pour qu’elles fassent de nos forêts
    Des palais peuplés de jeunes et rayonnantes princesses.
    ____

  30. Inflexion, déflexion, réfléxion
    rien n’est inflexible
    qui ne résiste au temps
    puisqu’il faut bien courber l’espace
    pour le rendre accessible
    d’aucuns s’en gaussent
    pourtant leurs courbes s’étalent
    personne ne s’empale
    et si les lièvres détalent
    dans ce dédale
    n’est ce pas que leur ombre
    leur procure plus que de l’inquiétude

  31. On écoutait l’eau tambouriner sur les palmes des fougères arborescentes. Sous un ciel bas, ténébreux, la jungle semblait engloutie dans l’océan immense, vaporeux, de la mousson. A perte de vue, la pluie, lourde, languissante. Des murs de pluie.

  32. Une mante religieuse vient de me rendre visite, un peu surprise au premier chef, cette intrusion m’amuse de par sa couleur !!! Jean Henri Fabre nous racontait en son temps, cette façon qu’elles ont de se fondre dans le vert environnant de la nature, des fougères en particulier….je la reconduis vers la fenêtre et la remercie de sa visite et des mots qu’elle a fait naître en inspiration fort à propos.
    ______

    Sous la ramure arborescente
    La mante religieuse
    Guette le moment propice
    Pour un baiser Chlorophyllien
    Dans les galeries intimes des fougères
    Elle disparaît, sans être vue
    Au milieu des feuilles vertes
    Amours clandestines
    Ingénieusement orchestrées.

    _____

  33. Bonsoir la Compagnie !

    Pas encore de retour…
    Mais une super bonne connexion…
    De chez ma fifille
    Qui me permet de vous dire
    Un petit coucou
    A vous,
    Cachés derrière
    Les vertes fougères
    (j’en ai prises quelques unes aussi ! hihihi !)
    Mais pas sous la pluie !

    Ici, pas de mousson
    Mais chaude chaleur !

    Biseeeeeeeeeeeees à vous tous de Christineeeeeeeeeeee

  34. Les fougères

    Comme des jeunes filles
    Pour fuir les indiscrets
    Partager leurs secrets
    Ainsi qu’une flottille
    Elles se tiennent amarrées
    Quelque part en forêt

    Légères comme des bulles
    tout le jour en conciliabules
    dans leur robe d’été
    ouverte comme un éventail
    elles ne pensent qu’à jouer

    quand un rayon les touche
    ou que le vent canaille
    leur murmure des paroles
    elles rient comme des folles
    c’est qu’elles sont frondeuses
    et quelques fois boudeuses
    espiègles et rouées

    Alain

  35. Harpe
    Il pleut sur la fougere
    des cordes de lumiere
    musique de l’eau en larmes
    sur les feuilles rafraichies
    Au son que font vibrer
    les fantaisies perlieres
    la foret au cristal
    du verre s’est affranchie
    et boit abondamment
    et a la regalade
    les flots qui s’abandonnent
    aux bras doux des dryades
    avant de s’ enfoncer
    dans la terre apaisee

  36. LOU, comme tes doigts frôlent avec délicatesse cette harpe de verdure, j’entends cette musique douce, belle et cristalline.

  37. La fougère

    une robe ajourée
    Ouverte dans le dos
    Portant sur le devant
    Des galons de dentelles
    maintenu aux épaules
    par de fines bretelles
    un modèle très nature
    dans un tissu uni
    d’un beau vert émeraude
    une couleur qui rafraîchit
    avec juste dessus
    l’or de la poésie
    une touche de gaieté
    comme un rire intérieur
    qui met l’âme en valeur
    que les femmes apprécient
    comme un rayon de soleil

    A porter tout l’été

    Alain

  38. Sur tes lèvres fiévreuses j’ai posé un baiser
    Frais comme la rosée, aussi doux qu’un duvet
    J’ai lavé ta détresse d’une fine perle de pluie
    Glissant sur une fougère et tu cries « Au secours ».

    Je ne sais si tu m’aimes ou que ce cri d’effroi
    Te rappelle que tu m’aimes mais que sous la fougère
    Tu as caché nos cœurs comme un enfant secret
    Heureux dans la forêt mais habitant loin de moi.

    Doux Amour d’entre-deux je suis la fée des lieux
    La pluie goutte sur la mousse comme s’égrènent les regrets
    Ou que s’écoute la voix de la farouche biche
    Dont on n’effleure que l’ombre qui viendrait à passer.

    Au sommet de toi-m^me j’ai atteint l’horizon
    Mais ton cœur en prison ne saurait m’accueillir
    C’est le temps d’avancer, le vent mélancolique
    Passe mais sans s’arrêter s’éloigne dans la forêt
    C’est le temps des frissons, la pluie ruisselle sur tes yeux doux.

    http://www.youtube.com/watch?v=dFbDhwafItg

  39. Ah que ne suis-je la fougère frémissante et légère
    Au dessus de ton âme pour pouvoir caresser
    Ta joue et tes paupière, Amour dans la forêt!

  40. Ah que ne suis la feuille arabesques ajourées
    De tes yeux, effleurée, de tes lèvres embrassée
    Ah que ne suis-je la terre sur laquelle, adoré
    Tu as posé bagages et rêvé explorer…

  41. Eh oui LEÏLA , trois petits vers bien beaux et si tendres, trois petits vers frissonnants comme un souffle léger sur le dos des fougères.

  42. Bonjour chère Monique
    Eh oui, la poésie m’a transportée ce matin près des fougères d’Ossiane que je ne remercie jamais assez pour ce lieu si féerique de lecture et de complicité « poétique ».Aujourd’hui c’était on live vers après vers))
    J’adore vous lire tous même si je ne fais pas de commentaires particuliers à chacun et chacune.J’aime beaucoup votre poésie Alain et les bel de bel d’Annick m’enchantent toujours autant, quant à ta culture Monique…que dire? j’en apprends tout le temps…Merci à tous.

  43. Cliquetis, clapotis, craquelis
    des gouttes rebondissent
    sur des tiges à peine lisses
    et tous ces éclats rejaillissent
    mais pas en tumulte ni vacarme
    car bientôt revient le calme
    pas plus de karma outré
    quand le ciel son sac a vidé
    des crosses pas totalement évidées
    pas pour des jeux de palais
    mais juste pour jeter le palet
    or d’atteinte et sans changer de teinte
    un vert infini ou indéfini
    qui dure et qui perdure
    ou bien qui s’affadit
    quand le stomate câle
    et que la photo râle

  44. Dans la crypte boisée
    la fougère fait ses gammes
    elle ne pése pas lourd
    mais cherche l’harmonie
    entre ombre et lumière
    mais sans tâche maculaire
    elle donne dans le vasculaire
    presque unie bien que très dispersée
    il faudrait être puni pour se l’administrer
    pas artificielle mais couvrante
    elle peut nous voiler le ciel
    pour ceux qu’elle fouette
    souhaitons qu’elle soit revigorante
    ainsi des filicales
    nous ne sommes pas prêts
    de rompre le cordon ombilical
    et lui laisserons l’épanouissement
    puisque elle se sent bien
    en de multiples contrées
    sans jamais cesser de meubler

  45. Merci Monique pour tes gentils mots et ta douce présence.
    Bisou l’équipage et belle journée à tous

  46. Les fougères

    semblables aux voiles attachées aux mâts d’une escadre
    en plein vent ne sont t’elles pas remplies d’orgueil
    Pour retrouver les Indes où sévit la mousson
    N’ont t’elles pas comme les hommes confiées leur vie à dieu
    Aux errantes étoiles et à la rose des vents ?

    Alain

  47. .

    Petit bonjour sous la fraîcheur revenue, cette note semble vous avoir donné des ailes; je pense particulièrement à tous ceux qui habitent dans le sud et qui sont accablés depuis des semaines…

    Petit signe de bienvenue à arbres à lettres, Bapinthesky, jean, Gérard, Francis, Eric, Pierre Gagné, MTO, bambaurea.

    Un grand merci à tous ceux qui continuent d’ensemencer cette terre par leurs remarques pertinentes, leurs recherches, leurs pistes de réflexions, leurs poèmes, leur humour, leur émotion, et leur affection qui me touche également beaucoup.

    Je monte l’escalier pour aller sur la planète Fynbos;-)

    .

  48. J’y suis passée fin juin, juste une journée pour remonter très vite ensuite. Le jardin n’était pas abïmé par la sécheresse. Grand beau temps sur ce superbe promontoire au-dessus de la mer!

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