65 réflexions sur « Toile »

  1. « Et ils s’aimèrent l’un et l’autre
    suspendus sur un fil
    De neige »

    M. Fermine / Neige

  2. Le givre couvre
    le jardin
    decouvre
    le fil de la toile
    voile de diamants
    adieu au peril
    naissance de la beauté

    j’aime tes vers Maria-D!

  3. Eh toi le collier blanc de la reine Yeh des neiges
    où filent les histoires
    Où donc nous emmènes-tu ?
    Perlent les étoiles sur le chemin d’hiver
    Un médaillon de vies accroche à l’univers
    Des mailles de tendresse où se goutte l’espoir
    royaume de la rose rouge aux doux mots suspendus

    bisou l’équipage

  4. Tu es magnifique Ossiane! Ton jardin de mots est une roseraie pour mon cœur.

    É quilibre
    Q ue vent te fasse danser
    U n balancier de givre
    I nfini mouvement
    Lumière de gouttes claires
    I nondant les étoiles
    B ordant les berges tristes
    R ayon d’eau et mystère
    E n vers de l’inconnu….qui passe…muet.

  5. mais un fil
    qui n’est que glace
    et, se lançant en courbe tendue,
    se désagrège,
    se fait symbole,
    souvenir,
    trace évanescente,
    et moi, le suivant,
    me voilà lancée,
    propulsée à l’infini
    dans un néant vêtu de douceur mauve

  6. Tendu sur mon fil
    J’avance résolument
    Je suis funambule

    Le fil de la vie
    Un espoir têtu qui tisse
    Sa toile de soie

  7. Le temps
    Il traverse les tant
    Orfèvre si précieux
    Saisit chaque petit instant
    Vécu avec bonheur
    Dans le tout plein d’amour
    Pour créer un collier
    En diamants scintillants
    De valeur inestimable
    Et doux porté fort tendre
    Tout autour de son cou
    L’Humain chanceux
    D’un collier de vie légère
    Dessiné à la pointe de la bise
    Sculpté par des caresses jolies
    L’Humain se laisse guider
    Par cette voie royale
    Que ce collier du temps
    Façonné à mains d’Homme
    De bel, de généreux, d’Humain
    Dans son plus grand

    J’aime beaucoup le givre, ce matin, encore, beaucoup de plaisir à voir les petites étoiles sur les vitres de la voiture.
    Elles sont très jolies ces images, j’aime les toiles avec la rosée, le givre, fin couturier, parfois, le temps qui passe, et laisse à voir un joyau étincelant magique de vie dedans…

  8. collier de neige
    inestimable présent
    joyeaux de la nature

    Paris sous la neige…un peu de poesie…beaucoup de gadou
    mais que c’est beau

    Chrisitne je te rejoints …que ce serait formidable de pouvoir tous nous réunir
    mais ce n’est pas un tour de france c’est un tour du monde qu’il faudrait

  9. tout cela est cousu de fil blanc.

    elle est givrée, ariane l’acrobate arachnide.

    et une glace halo.

  10. Ce n’est pas étoile des neiges
    mais pourtant c’est pure merveille
    et réel prodige que de voir scintiller
    ces cristaux qui se donnent la main
    et courent le long d’un fil
    sur le quant à soie
    maillon pas lâche
    qui unit
    en guirlandes
    ces perles
    tintinabullantes

  11. Tintinnabule clochette
    Suspendue en perle d’eau
    sur le fil de la brodeuse arachnide.

    Strass de givre en équilibre d’amour
    Improbable printemps
    Évanescente rêverie
    De l’ inconnu qui médite
    Le regard sur mes mots.

  12. De soie et de givre

    Descendue au jardin
    En cueillette de bonheur
    Tu trouvas ce matin
    Beaucoup mieux qu’une fleur

    C’est un collier de perles
    Bâti pour l’éphémère
    Œuvre, peut-être, d’une épeire
    Et du froid qui déferle

    Quelle belle pourrait
    Porter ce fin bijou
    Car à peine posé
    Sur sa peau, à son cou,
    L’œuvre d’art périrait
    Redevenant rosée

  13. Que de délicatesse dans la nature…Un peu de blanc saupoudré de manière différente,s’adaptant aux supports:après la rose,le fil de l’araignée…Avoir toujours l’oeil ouvert,la poésie m’aidera peut-être un jour à exprimer plus facilement les sentiments que suscitent tant de belles choses.
    Merci.
    Brigitte.

    « Email cliquable souhaité »

  14. De jolis mots comme des perles précieuses pour des images d’une beauté fragile et délicate de funambule

    ___

    Perles nées du froid
    Sur le blanc nacré du ciel
    Gouttelettes de givre

    Larmes de l’hiver
    Suspendues dans la nature
    Etincelles d’argent

    Bijoux insidieux
    De la Belle au bois dormant
    Eclats éphémères

    ___

    Ossiane tu nous réserves d’agréables surprises qui viennent compenser le froid de l’hiver, comme quoi tout est dans le regard que l’on porte sur la vie.

  15. Tu marches sur le fil
    De chaque coté
    Tu ne vois que l’abîme

    Je t’observe le cœur serré
    Du fond de mes plaines abyssales
    Je vois ton épuisement

    Je hurle
    A plein poumons
    « Tu sais danser dans les cordes »

    M’entends tu ?

    As-tu retrouvé l’espoir
    Avec ces mots d’espoir ?

    J’expire
    De toute mes forces
    L’air glacé de mon être

    La corde gèle t elle ?

    As-tu retrouvé l’équilibre
    Sur cette corde moins souple ?

    La brume m’empêche de voir
    La brume m’empêche d’entendre

    Je ne saurai pas …
    Je m’abandonne aux mystères des abîmes…
    tic tac tic tac…

  16. Je marche,
    encore sur les cordes.

    Je t’entends, puisque je te cherche.

    Je te trouve, puisque je t’entends.

    Je ne tomberai pas.
    Maintenant.

    Promessses de ce matin.

    Eternelle,

    Pure morning.

    Je chancelle,
    Tu le sais.

    No pipau.
    Je sais juste ,
    gratouiller une guitare.

    Mais, j’ai quelquechose.
    Tu le sais,
    Toi.

    Je ne sais pas quoi,
    Mais, je l’ai.

    Waiting mode…
    ¨
    J’attends,

    De tout t’avoir,

    Avant, de tout quitter

    Maybe,

    ….

  17. C’est joli, nigra, triste, mais c’est très sensible….

    T’en fais pas
    Mon amour
    Elle sait danser
    Dans les cordes
    Et quand c’est bien trop rude
    Elle se sort son tuba
    Et se nage et se plane
    C’est ainsi
    Qu’elle a démêlé
    Des ans et des ans
    De cordes givrées
    Toutes glacées d’amour si lourd
    Si difficile parfois les mailles
    Enlacées givre de glace
    Dans le brouillard du temps
    Mais le plus dur derrière
    Elle funambule en libelllule
    Elle aime la vie aérée
    Libérée d’un dictateur puissant
    D’un certain qui se dit roi du temps
    Et elle papillonne à la corde à sauter
    Et s’élance dans le ciel
    Surtout ne t’en fais pas
    Dessous un filet épais
    Prend soin d’ailes
    Et le ciel l’oeil ouvert
    Veille sur elle

  18. En filigrane se lit le froid qui lie étroit
    les anneaux facettés
    En résille de grésil qui oscille
    vacillent les haubans
    En capside toronnée se fige la tige
    âme protégée

  19. Protégée d’elle-même
    Par un lit de poèmes
    Des anneaux de prison
    L’Amour qui tourne en rond
    sur un fil qui vacille
    Sous le givre d’un ciel blanc.

  20. dévoile nos regards
    hors des anneaux de prison
    givre de tes larmes

    sort encore l’instant
    pour moi et toi sur ce fil
    vacillent nos pupilles

  21. Pendeloques qui grelottent
    et grelots qui pendouillent
    dans le froid ma vue s’embrouille
    et ce piège de cristal
    ne connaît plus d’éclats
    ainsi soit il plus que subtil

  22. Bonsoir à l’équipage !

    Voilà, je rends ma copie…
    un peu plus tard que d’habitude…
    Serai-je pardonnée ?

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Suspendu dans le vide
    Entre brume et brouillard
    Un fil fin, se balance,
    Ourlé de perles blanches…

    Un pied se glisse
    Se fait si sensible
    L’avancée est précise
    Le départ déjà loin
    L’arrivée inconnue….

    Puis un deuxième…
    Le troisième suit,
    Le quatrième suit le premier
    Le cinquième suit le second
    Le sixième est entraîné
    Le septième n’a pas hésité
    Le huitième enfin
    Avance sans hésiter !

    C’est à pas glissés
    Que file l’Araignée
    En équilibre sur son fil
    Elle parcourt sans hésiter
    Son univers ouaté
    De fils à tisser
    Quelque peu emmêlés !

    Et puis soudain une idée !

    Pour aller plus vite,
    Se laisser tomber…

    Suspendue au bout d’un nouveau fil :
    Joli pendule en fil d’araignée !
    Et le vent léger l’emporte
    Dans une écharpe de brume
    Elle se retrouve vite absorbée

    Choisissez donc un fil
    Mais choisissez le bon
    Pour retrouver la bête brune
    Echappée dans la brume !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Biseeeeeeeeeeeeeeeeeeeees sur le fil !

  23. .
    Bonsoir, un petit coucou dans la nuit froide,

    >maria, je confirme pour Neige de Fermine, à lire absolument 😉

    Vous avez bien tissé, brodé, rêvé entre les mailles et autour de ces fils de givre.

    Tendresse, délicatesse, émotion, humour aussi au rendez-vous poétique de ce début de semaine glacial. Un ballet de poètes sur un fil très solide 😉 C’est superbe ! On croirait entendre de la musique.

    Je me régale en ce moment visuellement ; c’est déjà ça 😉
    Le jardin de mots, c’est vous et pas moi 😉

    >Oudinet, je me souviens de votre précédent passage où vous réclamiez cet email cliquable. Je vous l’ai déjà envoyé. L’avez-vous reçu ou faut-il que je vous le renvoie ?
    Pour ce qui est de ce que vous écrivez, laissez venir les émotions et les mots viendront ensuite. Ne vous inquiétez surtout pas.

    >Bonsoir et bienvenue Unevilleunpoème. C’est vraiment un haïku en équilibre 😉 Merci à vous.

    >Bonne année fauki 😉

    >Christineeeee, tu as retrouvé ton rythme trépidant;-)

    > Enfin plein de bises givrées aux passagers poètes de ce blog pas ordinaire:-)

    Bonne nuit et courage si vous devez prendre la route demain !

    Ossiane
    .

  24. Dans le froid du matin
    le fil de vers éteint
    se réveille doucement
    tendu par Ariane
    Les lettres au bord du nid
    se décident à perler
    blanches luges en délire
    les funambules oscillent
    l’épeire émerveillée
    glisse de son lit vide
    prend la lyre
    et colore
    le pur mot mandé file

  25. petite histoire pour changer

    L’hiver régnait en maître dans les cieux. C’était un être vigoureux.
    Chacun se pliait à sa volonté de peur de réveiller son courroux. De ce fait, parfois il se sentait bien seul. Il regardait la terre d’un oeil de convoitise. Elle paraissait triste et était habillée de guenille grise. Certain de son charme, il fit tout ce qui était en son pouvoir, et voulu s’emparer de son âme pour mieux profiter de son corps .il la couvrit d’une manteline de neige, aussi léger que les ailes d’une mésange ;il lui offrit des perles de givre, serti sur un diadème de soie
    Des chapeaux incruster de flocon-diamant ; rien n’était trop beau pour sa bien aimé.
    Mais, malgré ces somptueux cadeaux, elle ne sentait pas au fond de lui Un amour profond et sincère; seul son corps semblait intéresser ce roi colérique et froid!
    Ces secrets ces rêves il n’en avait cure. La beauté de sa princesse ne l’intéressait que pour flatter son ego démesuré et assouvir ses bas instincts. La terre gardait le cœur gelé ; Les jours passaient, elle offrait son corps, résigner. Sa mère lui avait bien parler de l’amour ; mais cela ne ressemblait en rien au présent qui s’offrait à elle. Alors, elle passait son temps à rêver. Monotone, le visage terne . Elle devenait taciturne ! elle ne prenait soin ni de sa robe, Ni de sa coiffe, ni de ces bijoux, qu’elle en perdait régulièrement…

    Un jour elle sentit le souffle chaud d’un inconnu
    Elle n’osa point se retourner ; Pourtant sa peau tressaillie sans trop en connaître la raison. ;
    Plusieurs fois cet être dont elle n’avait jamais vu le visage, La frôla ; Lui murmura des mots doux; elle aimait le son de sa voix chaude et vibrante.
    Les jours passèrent ; l’hiver devenait de plus en plus irascible ;
    Coléreux, il ne déversait plus que l’ire de sa jalousie ;
    Il déchirait ses vêtements un à un ; envoyait par delà l’horizon les camés dont il l’avait paré ; Sa voix devenait bruyante. Il déversait son souffle insupportable ;
    L’inconnu revint plusieurs fois silencieux. Sous le charme de cette belle, il défia le despote ;
    Le combat fut violent ; l’hiver déployait ses pires armes; le combat paraissait inégal, car l’inconnu ne faisait qu’esquiver les coups de son adversaire.
    Recroquevillé sur elle-même la terre regardait cette bataille. Elle avait peur de l’issue fatale et ressentait au fond de son cœur une inexplicable peur de perdre cet inconnu dont elle n’avait aperçu que le silhouette et entendue que sa voie suave.
    Après une lutte longue et harassante l’hiver se retira vaincu.. mais dans une dernière ruade il prévint qu’un jour ou l’autre il reviendrait et que sa vengeance serait terrible.

    L’inconnu se présenta auprès de sa belle, il la regarda. il l’écouta…Il lui réchauffa le cœur par des chants mélodieux dés l’aube. Quand il l’observait son regard était discret mais lumineux. Le soir il la berçait avec un souffle chaud et délicat. Il lui offrait des peintures aux couleurs chatoyantes.. Il éclairait les cieux de feux scintillant pareil à mille bougies. Elle ne comprenait pas tous les mots de sa langue mais écoutait ses longues poésie et s’endormait le soir confiante et rassurée. Il veillait à ce que le silence recouvre de ses soupirs le corps de sa belle. Elle lui confia comme des joyaux, ces secrets les plus intimes…Elle s’épanouissait de jour en jour…il savait cet amour fragile…car il ne maîtrise pas le temps qui passe et avait peur un jour de la perdre…

  26. rassure le, cet inconnu, Marc,
    bien belle histoire,
    le jeune femme ne le quittera pas,
    avec le temps qui passe….

    Suspendue dans le vide
    La toile brille ses joyaux
    Elle le défie le temps
    Déjà par cet ouvrage
    D’attente en points si serrés fins
    Et puis par la vigueur du fil givré
    Qui tient tête à ce froid
    Et se joue son charmant
    C’est beau le filet d’une vie
    Qui rend d’abord la liberté d’être
    D’aimer infiniment
    Dans la grâce du temps

  27. Bonjour sous quelques flocons de neige !

    Vous souvenez vous de notre petite bête
    A plusieurs pattes, qui déambulait hier
    Sur sa toile, en quête d’équilibre,
    Echappée, dans la brume ?

    A force de suivre son fil,
    J’ai finit par la retrouver !
    Vous croyez qu’elle s’appelle….
    Ossiane…. ????

    _____

    http://mediaphoto.doctissimo.fr/dossiers/t/a/tartalacreme/gifs-araignees/TN-16653-araignee-paparazzi.gif
    _____

    Biseeeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeee !

  28. Et je vous lis, peu présente à ce retour de vacances car un cumul à rattraper et déjà à Pontchâteau, ce soir…demain sera plus léger d’aises.

    Et j’ai repris ton texte, Marc, quel horreur, cette histoire, mais pourquoi la jeune femme lui cède t elle encore à ce tyran d’époux, et elle prépare fort certainement, sa sortie digne d’Humanité, vers son Humanité pour elle.

  29. La tisseuse de vie
    A déserté sa toile
    Trop enfermée dedans
    Elle se cherche un plus loin
    Pour se vivre vraiment
    Sur sa toile de vie
    En pleine liberté
    Sans menace, sans pression
    La petite bête de vie
    Elle aime se respecter
    Et elle aime la vie
    Oui elle aime la vie

  30. Petites perles de givre enfilées sur le fil du temps?
    Improbable parure tissée patiemment.
    Vous fondrez aux premiers rayons de soleil…..
    Mais quel ravissement, par les photos d’Ossiane
    Pour les rêveurs de passage.

  31. et comme je me relis, je vois que j ai glissé chez toi, Ossiane, une phrase destinée à chez moi…
    alors, je me pique mes mots, sourire…

  32. Minuit!
    La cloche commence à sonner.
    Cendrillon s’en va,
    Cendrillon laisse le Prince
    et court, court,
    presque vole
    vers chez elle.
    L’heure magique sonne
    elle perd sa pantoufle de verre
    au sortir du Palais
    Mais, plus triste elle reste
    quand son beau collier de diaments
    est resté attaché
    à un petit arbre
    au jardin d’Ossiane.

  33. LA REINE Y EST

    Pour qui sont ses joyaux d’argent
    ces fins colliers de purs diamants
    qui brillent et s’offent à tous vents ?
    Pour les prendre nullle main ne se tend
    « dessus rivière ou sus éstan »
    mais non
    voyez au pré
    la reine y est
    donnez lui ses diadèmes de neige
    et ses perles de givre qui s’agrègent
    la reine y est
    elle seule connait les secrets
    et des grands froids la majesté
    la reine y est
    la dentelière des regrets

  34. Joallier Place Vendôme ?
    Illuminations Boulevard Hausman ?
    Diamants miraculeux d’ un petit matin frileux.

  35. Pour ne pas la perdre, pour la garder près de lui , sa jolie princesse, sur la toile il a peint…

  36. Neyde,bien beau poème, il me plait de te lire quand tu parles de Cendrillon, car hier lorsque je disais la Belle au Bois Dormant c’est en réalité à Cendrillon que je pensais mais Cendrillon déséquilibrait mon haïku, alors j’ai un peu dévié mon idée, tout en restant dans le conte, dans l’éphémère dans la beauté des contes de Perrault.

    __

    Le fil de soie de l’araignée
    Aussi fragile en apparence
    Qu’un mot sur une feuille blanche
    Est lumineux dans cet espace
    Sa beauté est cristalline
    Sa résistance reste un mystère
    N’allez pas croire en le voyant
    Qu’il va se rompre
    C’est un effet trompeur
    L’araignée est savante et besogneuse
    S’il cède sous le poids du givre
    C’est que, tout simplement
    Cette toile était une demeure abandonnée
    Comme un poème inachevé
    __

    « Des mailles de tendresse où se goutte l’espoir », Lou, c’est très joli, à garder au chaud au coin du coeur.
    Bonne soirée et bonne nuit à tout l’équipage en espérant que vous fussiez tous bien au chaud.

  37. Je confirme Neige de M. Fermine à lire absolument, Le violon Noir également.

    « En vérité, le poète, le vrai poète possède l’art du funambule. Ecrire c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une oeuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie » Neige de Maxence Fermine

  38. Et juste encore ceci pour vous donner envie de le lire, vous tous amoureux de l’écriture

    « Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas nom plus d’aller tout droit, sur une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule ou que l’obstacle d’un point. Non le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. » Neige Maxence Fermine

  39. Et chaque soir
    De son coffret
    Elle sortait
    Les rangs de perles,
    Les démêlait,
    Les essayait
    Sur sa peau nue,
    En vérifiait
    Le tendre éclat
    Puis choisissait
    Laine, moire ou soie,
    Bleu de l’aurore
    Ou de la nuit,
    Selon l’humeur
    Qui éclairait
    Ses yeux, ses lèvres,
    Selon l’étoile
    Qui dans le ciel
    Ferait flamber
    Son cou, sa gorge,
    Selon l’envie
    Qui la prenait
    De le séduire,
    De l’éblouir…

    Et le matin
    Au petit jour
    Elle rangeait
    Dans son coffret
    Les rangs de perles
    Et se couchait,
    Seule et déçue
    Dans son grand lit
    Où plus jamais
    Il ne viendrait
    Faire flamber
    Son cou, sa gorge,
    Faire briller
    Ses yeux, ses lèvres
    De ses baisers
    Qui la grisaient
    Et la faisaient
    Se sentir belle
    Du bout des seins
    Au bout du coeur…

  40. tisserand volontaire
    piège
    des toiles sur le givre des funambules
    glaçons alignés sur l’espoir des grands soleils…

  41. Vous donnez les filles, une belle envie de lire ce Maxence Fermine! En attendant de le découvrir merci pour les passages Monique et bisou plein de soleil 😉

  42. .
    Merci à vous artistes poètes de la toile poétique, tisseurs et tisseuses d’amitié en ce vrai hiver revenu 😉

    >Je note ton autre référence de livre Monique, merci 😉 Belles phrases de Fermine que tu me remets en mémoire. Ses livres sont pleins de poésie et de vérité.

    >Oui Lou, fonce pour Fermine, tu ne le regretteras pas 😉

    >Bienvenue à Annemarie du Mali 😉 Ton poème est magnifique !

    >Oui maria, je crois comprendre pourquoi ces notes te touchent tant 😉

    Un coucou spécial à Gwen, à amichel qui brode en beauté, à MTO riche d’éclats, à aspe le tisserand de rêves.
    .

  43. J’aurais pu déposer ce poème au lien suivant aussi :
    https://blog.ossiane.photo/2005/09/27/2005_09_equilibre/

    Dans cette quête de l’équilibre …

    EquILIbre

    T’es qui Toi ?
    Le toi avant tout autre
    Le toit des Autres avant toi
    Altruiste au détriment de toi
    Altruiste jusqu’au bout des doigts.

    T’es qui Toi ?
    Le diagnostic mortifère
    Le tintamarre publicitaire
    Le statique utilitaire
    Rejetant tout mystère.

    T’es qui Toi ?
    Les tentacules de la tourmente
    Attentives à utiliser
    A détruire et raturer
    Caricaturer et critiquer.

    T’es qui Toi ?
    A compter systématiquement
    Des terres minées pour des quotas
    A côté de la quête de toi
    Quand tu contes querelle un-pue-né-ment.

    T’es qui Toi ?
    Des étiquetages étriqués
    Un formatage incontesté
    Pluralité en désuétude
    Eclatement de solitudes.

    T’es qui Toi ?
    Un potence-ciel de stigmates
    Enfermé dans les traditions
    A éviter de se poser des questions
    Mieux vaut faire une transition …

    Autre tu étTAIS
    Tu es TOI au plus profond de toi
    La toile a transpercé les tumeurs du passé
    Clôturant des attitudes à quitter

    Tu étais
    La toile a tissé de beaux tracés d’été
    Des étreintes d’éternité et d’équité
    Vers des sentiers de liberté

    T’es qui Toi ?
    T’es qui ?
    Libre ?

    Tu es.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *