Clairière

Clairière

Clairière

Sous le feuillage,le vieux manoir sommeille, lumière tamisée

Lecture du Haïku Calligramme: haut, bas, gauche

Sous le feuillage
le vieux manoir sommeille
lumière tamisée

114 réflexions sur « Clairière »

  1. Dans l’intime clairière
    Le vieux manoir vieillit
    Ses habitants aussi
    Comme vieillit la vie
    Quand on l’aime bien fort
    Elle nous garde un coeur
    Qui aime aimer son jour
    D’un oeil ouvert vivant

  2. Nous marchons , main dans la main
    un oiseau a tracé une ligne oblique
    sur la clairière abandonnée
    passé présent en bord de terre
    jour et nuit dans la lumière
    au milieu du silence
    la légèreté d’un espace imagé
    sans chemin ni trace
    un refuge où pouvoir se cacher
    vie ou mort , pas encore.

  3. La maison sous les arbres
    Est en pierres de lune,
    Posées une à une
    Comme des brindilles
    Sur un nid d’oiseaux,
    Des diamants qui brillent
    Sur de l’eau

    La maison sous les arbres
    Est en pierres de lune,
    Posées une à une
    Comme des brindilles
    Pour te faire un nid.
    Ce sera ton nid,
    Ton abri.

    La maison sous les arbres
    N’aura que des fenêtres
    Et un toit peut-être
    Où les hirondelles
    Et leurs hirondeaux
    Rangeront leurs ailes
    En duo.

    Reviens, je l’ai faite pour toi
    De mes mains.
    Elle a besoin de toi,
    Tu vois bien !
    Elle est sans raison
    Et n’a pas de nom
    Sans toi.

    La maison sous les arbres
    Est en pierres de lune,
    Posées une à une.
    Mais pour l’habiter,
    C’est bien entendu,
    Tu devras marcher
    Les pieds nus,
    Les pieds nus.

    G. Bécaud

    http://www.youtube.com/watch?v=z8kHQC2EmiQ

  4. Je suis si ému devant les mots que tu partages, Maria. Belle journée.
    Après de tels mots, me reste de les savourer, ils sont si beaux.

  5. vous passerez peut être sans le voir
    mais si vous trouvez cette clairière
    observez ce vieux manoir ésseulé
    que l’ombre recouvre et encerre

    avancez doucement sans avoir peur
    vous y verrez peut être une lueur
    étrange, virevolter sans cesse
    et éclairer une à une les pièces

    attrapez là au coeur de vos mains
    et écoutez son doux murmure;
    c’est celui d’un immortel amour
    que le temps vil et malin

    ne sais comment éteindre;
    car elle à le pouvoir de déteindre
    sur les tendre coeurs soyeux
    et le pouvoir de rendre heureux;

    visiteur guider par le hasard
    vous repartirez transformé
    lorsque loin de cette forêt
    la lueur brillera dans votre regard;

  6. Sa maison c’est son elle
    Et son abri c’est lui
    Pour la serrer blottir
    Par son corps en son âme
    Aucun pas n’est perdu
    En offrande du bel
    Tout contre encore plus contre
    Regards si bels complices
    Pour se donner à vivre
    En clairière de leurs coeurs

  7. La maison sous les arbres
    Est en pierres de lune….(Bécaud)

    En pierre de Lune est ma lumière
    Ses lueurs éclairent ta folie
    D’obscurs abysses et ma présence
    Abyme d’histoire en vers et gris
    Dans laquelle se mire ton esprit.

    En pierre de lune tout mon royaume
    Avec quelques étoiles fantômes
    Pour que tes yeux s’ouvrent en lucarnes
    Sur mes poésies, vers de brume.

    En Lune, coeur en pierre, mon abri
    Pour que les brindilles déposées
    Par l’automne s’entrecroisent, manoir
    De nos amours au fond d’un puits.

    Tu as choisi, j’ai décidé,
    Tu as fenêtre sur mes écrits
    Et moi regard sur ta colère
    Tu as mots doux pour douce clairière
    Et ton alliance, sou-bois derrière.

    Je suis cachée derrière le mur
    Non sur le faîte en équilibre
    La fée se glisse dans le conduit
    D’un feu de cendres encore blanchies
    Il y a des étincelles…hier,
    Le feu était dans l’âtre chaud
    Je remonte…les grands arbres bruissent,
    Mon esprit flânait en chemin
    Qui me menait vers ton écho
    Sous le feuillage, sommeille mon coeur
    Des enfants rient dans la lumière
    Tu n’as pas su marcher pieds nus
    Coeur nu,coeur blanc, coeur océan
    Ce vieux manoir n’est pas le mien
    Je l’ai cru, un instant d’oubli.

  8. Une clairière sans manoir
    Avec juste un ruisseau miroir
    Des murs en troncs d’arbres se vivent
    Et chaque jour la flamme ravive
    Un bel toit de ciel des saisons
    Mon toi de nous bel horizon
    Un lit de mousse joli partage
    Qui traverse le temps sans age
    Des bouquets de fleurs aux fenêtres
    Encore en racines de leurs êtres
    La Nature raz du sol envole
    Douce tendresse en batifolles

  9. L’HEURE DU MYSTERE….

    La forêt était profonde,
    Nous marchions depuis déjà
    3 bonnes heures quand soudain,
    Tout au bout de chemin…
    Un brin de lumière tamisée…
    La clairière, enfin trouvée !

    Le Manoir était là…
    Massive bâtisse
    Recelant bien des mystères…

    « C’est un Manoir Hanté »
    Avait annoncé le cafetier !
    « Un fantôme y séjourne
    Depuis bien des années… »

    Bigre !

    Nous attendrons la nuit
    Pour y pénétrer…
    Et peut-être rencontrer
    Le dernier locataire
    En ces lieux hébergé !

    Alors rendez-vous à minuit…….

    (à suivre !)

    Biseeeeeeeeees de fantômetteeeeeeeeeee

  10. Coupe sombre ou coupe claire, vous avez le choix chez le coiffeur !

    un puit de lumière pour ce manoir aux solides tours
    et aux deux fenestrons qui scrutent alentours
    comme une belle endormie il attend son sauveur
    qui d’un souffle le réanimera en douceur
    et lui communiquera toujours plus de splendeur
    ajoutez des guirlandes, guimpantes et pimpantes
    et vous aurez du lieu une idée estomacante

  11. Bonjour
    J’arrive de la maison des champs …. terme désuet s’il enfaut !!!!
    Oui !les vieilles maisons ont une vie qui n’est pas la nôtre .Des souvenirs par -ci par- là comme des chambres sans serrures qui vont ,viennent, craquent , et respirent
    Alors j’allume des bougies…………..la lumière alors, apprivoise les ombres
    Heureuse de vous retrouver
    AA

  12. Jadis, cette maison abritait une famille composée d’un couple et de ses trois enfants. L’aînée prénommée Solange était une jeune fille d’une grande beauté. le deuxième, un garçon, faisait la fierté de son père. Seul le troisième enfant perturbait et désolait ses parents.
    On aurait dit que la nature s’était amusée en dessinant son visage. Autant les traits de l’aînée était régulier et d’une grande douceur autant sa cadette présentait un visage ingrat, aux traits irréguliers. Ses yeux globuleux, son nez aquilin, son front large et haut lui donnaient une apparence repoussante. Son père ne pouvait supporter sa fille. Non seulement elle était laide mais elle avait des manières de garçon manqué qui lui inspirait dégoût et répulsion.
    Camille grandissait seule, repliée sur elle même, secrète. Son frère et sa sœur l’humiliaient sans cesse par des railleries blessantes et méchantes. Seule sa mère lui apportait par instant quelque réconfort en lui procurant des toiles et de la peinture.
    Camille peignait sans relâche et toute la beauté de son âme, imperceptible pour ses proches, resplendissait dans ses tableaux.
    Un jour, un ami de son père qui était marchand d’art demeura stupéfait en découvrant ces toiles.
    – Quelle merveille ces peintures !

    Il proposa à son ami d’exposer la peinture de sa fille. Celui-ci lui rit au nez !

    -Camille ! exposée ! Dis plutôt que tu éprouves de la pitié pour elle mais ne me dis pas que tu trouves du talent à cette infâme créature que la nature m’a donné.
    – Je t’assure Grégoire qu’il n’y a aucune pitié dans ma proposition. Ta fille est encore mineure et je dois avoir ton autorisation mais je t’assure que ces toiles sont sublimes.
    – Si ça t’amuse ! Fais comme tu veux mais ne me reparle pas de ces balivernes

    La peinture de Camille fut donc exposée dans les mois qui suivirent. Discret dans un premier temps les visiteurs furent de plus en plus nombreux au fil des jours. Un bouche à oreille s’opérait. Tout le monde s’extasiait devant ces merveilles.
    Le public se demandait qui pouvait avoir peint de tel chef d’œuvre. Tant de douleur et tant d’amour émanaient de ses peintures que leur vision procurait un malaise physique presque palpable bientôt suivi d’une grande émotion.
    Parfois, une ombre passait devant les visiteurs et personne ne se doutait qu’il croisait la créatrice.
    Un jour une mère regardait une toile représentant une maison au milieu d’une clairière. Son enfant lui dit tout à coup !
    -Maman ! maman ! regarde la dame qui vient de passer. Elle est affreuse ! elle me fait peur !
    Mais la mère demeura sans voix. De grosses larmes coulaient par les fenêtres du tâbleau. La maison pleurait secouée par des spasmes que rien ne semblaient pouvoir arrêter.

  13. Halloween

    En pleine clairière
    est un beau manoir
    quand la lune éclaire
    on y va le soir

    si l’astre s’étiole
    quand on est peureux
    on met des lucioles
    plein dans ses cheveux

    dans la nuit fort sombre
    le bois silencieux
    sans la peur des ombres
    on avance mieux

    la méchante ogresse
    qui vit au manoir
    charme de caresses
    un méchant chat noir

    on frappe à sa porte
    et qui vient ouvrir
    un valet qui porte
    un sabre d’émir

    dans la cheminée
    flambe un feu d’enfer
    tout halluciné
    on ne sait que faire

    ce manoir ce bouge
    où l’on vient d’entrer
    c’est l’auberge rouge
    la mort assurée

    En pleine clairière
    est un beau manoir
    près d’un cimetière
    qu’on ne peut pas voir

  14. Et ! Leila : tu n’as pas répondu à Annick hier. ça va ? C’est qu’on s’attache sur ce site et quand l’un n’a pas l’air d’aller on s’inquiète.

  15. La dame fronça les sourcils et somma l’enfant de s’excuser auprès de la toile platement.Il devait promettre de dessiner plein de soleils à l’artiste qui soudain sourit en caressant la tignasse du petit.La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants?
    La toile se mit à onduler, un chant se propagea vers la clairière, depuis les fenêtres consolées.On pouvait entendre:

    « Au clair de la Lutte
    Mon ami Pierrot
    Prête-moi la Lune
    Pour écrire mes maux
    Mes amours sont mortes
    Je n’ai plus pinceau
    Pour tracer des portes
    Au delà de l’eau.

    Au clair de la tune
    Ruinée sans boulot
    Camille fait fortune
    En une seule expo
    Elle se fait princesse
    Belle d’âme, laide dehors
    Grégoire de bassesse
    L’aime pour ses dollars!

    hi! hi! hi!)

  16. Bon tant mieux Leila ! t’es pas mouru (sourire) Tu m’en vois rassurée. Que c’est bon ce lien que tu nous envoies. Reposant, relaxant… bref le bonheur !
    Pas mal la fin de l’histoire je n’y aurais pas songé à ces « au clair de la lutte… »

  17. ___

    Au cimetière des mots,
    Pierrot chasse chat noir
    Et sourit.

    Là-bas, l’ombre-ogresse
    Digère feue manne noire
    Et osselets de Grégoire.

    Lucioles et feux follets,
    Clair-obscur,
    L’alu ne miroite qu’un tantinet.

    Bougent les bougies rouges
    Comme l’enfer (ou l’endroit)
    D’une improbable peinture.

    Clair hier, le val est halluciné.
    Un halo : oui.
    Camille vit.

    Leïla va,
    Rachel relaxe,
    Amichel sabre.

    Quant aux autres …
    _

    Dites, c’est quoi c’t’histoire ???
    _

    Clin d’oeil et sourire.
    ___

  18. en manque d’inspiration, je vous lis, de Bourrache, amichel, leila et rachel, arletteart, thierry, christineeeee,
    alors si Bourrache met des cent bougies, même pas peur, amichel…sourire…poufdeouf, leila..

  19. A la fenêtre
    Le soir
    Une lueur
    Scintille
    Tour à tour
    Eclaire
    Et se noire
    C’est l’oeil ouvert
    D’Annick
    Qui cligne de l’oeil
    Avec sourire

  20. Après être allée promener mon indéfectible, je viens de me relire.
    Et je me rends compte que mon texte peut paraître noir, voire agressif.
    Tel n’était vraiment pas mon but.
    J’ai piqué des mots à gauche, à droite, chez Rachel, Leïla, Amichel … et puis j’ai jonglé (manoir, la lune, bouge, clairière, valet, halloween…).
    Je crois que j’ai un peu loupé le résultat, là.
    Surtout, surtout que personne ne se sente agressé.
    J’ai vraiment écrit avec clin d’oeil et sourire.
    (je souffre peut-être d’une surdose d’iode…).
    Belle nuit à tous et … désolée.

  21. C’est une drôle de logis.
    L’œil de la toto clignote près d’un champignon hallucilogène. Christineeeeeee raconte une histoire de fantômes aux enfants en leur disant que minuit approche. Bourrache allume les bougies en essayant de piquer le champignon à la toto. Leila chantonne « Au clair de la lutte ». Bo