aLéatoire

Grotte

Grotte

Le blanc parchemin, la semence dispersée, les tiges nues

Lecture du Haïku Calligramme: centre gauche, droite, centre

Le blanc parchemin
la semence dispersée
les tiges nues

Petit fragment de “Prenons-en de la graine”,
une création de Marc Vatinel, Cécile Pinon et Danielle Roose.
“Mobiles! Des jardins pour un monde en mouvement”
Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire 2007

62 réflexions sur « aLéatoire »

  1. Ce dont je suis sûr est ombre incertaine
    De mots infaillibles mariant le bois et la fleur fanée
    Hasard dépouillé de forêts d’hiver
    Et l’amour se tisse de frêles ivresses, de reflets changeants

  2. Au bois neuf des bourgeons éclatants
    dans l’élancement des surgeons revigorants
    alternance des rejets qui équilibrent le regard
    séve oh ma séve, c’est vers où, c’est vert comment
    gageons que les drageons dans la poussée florale
    déposerons des étamines amarilles comme banderilles
    sur le linceul de feutre et que l’herbier constitué
    signera la promesse que constitue au couchage
    la façon de restituer toute la grâce ephémère
    Thoreau avait des herbiers fantastiques, Michel Onfray nous le rappelait hier
    juste un extrait repiqué dans un superbe livre « Autumn, a new england journey  » de candace et ferenc Maté, avec des photos superbes.Texte tiré de Walden.
    « Nations are possessed with an insane ambition to perpetuate the memory of themselves by the amount of hammered stone they leave. What i equal pains were taken to smooth and polish their manners? one piece of good sense would be more memorable than a monument as high as the moon.
    Most of the stone a nation hammers goes toward its tomb only.It buries iteslf alive. As for the pyramids, ther is nothing to wonder at in them so much as the fact that so many men could be found degraded enough to spend their lives constructing a tomb for some ambitious booby, whom it would have been wiser and manlier to have drowned in the Nile, and then given his body to the dogs »

  3. Je viens de tomber sur votre blog en cherchant des « haïku » pour mon fils qui adore en inventer.
    J’avoue être totalement sous le charme du principe d’échange que vous occasionnez avec la participation de vos lecteurs.
    Toute cette poésie qui coule à flot.
    De jolis vers déclamés du fond du coeur par des anonymes…l’envie de se reconnaître parfois et de se dire : « Celui-ci est pour moi, je le prends ! »
    Permettre de réver quand le réel devient difficile. Refuge illusoire mais tellement réconfortant…
    Merci pour toute cette beauté, vos photos, vos poèmes, leurs poèmes !
    A bientôt

  4. « Nous entrons dans un temps
    qui est le nôtre
    parchemin à la gravitation perdue
    et que barricadent des intentions
    qui ne sont pas toujours
    les nôtres.
    Signes, possibilités, hypothèses
    nous devenons notre propre
    apocalypse « 

  5. Bonne journée à tous, là où que vous soyez.
    __
    Fine broderie
    Sur la branche du buisson
    Voile de beauté
    La nature dentelière
    Rideau en filigrane
    Douce transparence
    Une estampe d’ombre
    Arabesque de la plume
    Ecriture des dieux
    L’image est sereine
    Belle aura de poésie
    Douce et cristalline
    ___
    Toute la douceur angevine dans ces images glanées dans les jardins de Chaumont sur les bords de la Loire, lieu superbe pour accueillir tant de créations merveilleuses.

  6. Bonjour à tous et hello Monique
    Jolis écrits et belles references
    bises
    Quand l’herbier de l’enfance prend à l’assaut le rêve
    Et réveille ce passé qui vivait dans l’oubli
    Les lignes du temps dansent et les branches noircies
    s’inscrivent sur la feuille dans la candeur de l’heure
    Ecriture appliquée des noms latins perdus
    Au pays des cadavres tous nus abandonnés
    L’ombre d’une douleur que l’on porte lointaine
    S’ insinue et se mêle aux frémissements des branches
    Les fleurs vivaient encore avant d’être coupées

  7. 100 graines parsemées
    . . . . . . . . . . . . .
    Jet de dés à la volette :
    Jeu de vent
    Jeu de hasard
    . . . . . . . . . . . . .
    30 dispersées,
    25 envolées,
    18 ont été picorées,
    20 sont retombées,
    6 ont germé
    1 a poussé et grandi !
    . . . . . . . . . . . . .
    Graines de vie
    Bien arrosées,
    Tiges dressées
    Fleurs épanouies
    Puis desséchées
    Graines mûries,
    Graines éclatées
    . . . . . . . . . . . . .
    100 graines éparpillées
    100 % des gagnants ont tenté leur chance !
    . . . . . . . . . . . . .
    C’est aujourd’hui qu’il faut jouer au loto ?
    (peut être les 6 bons numéros ?)
    100 Biseeeeeeeeeeeees de Christineeeeeee

  8. Si ça te botte annick, tu pourrais peut être nous dire de quelle plante il s’agit ?
    Etant nullisime en botanique, je compte sur vous pour éclairer ma lanterne.

  9. Tout plein de retard, trop d’activités en route, je passe en vitesse….
    >aspe :
    Une bonne odeur de vacances, de nostalgie, de rêves d’enfance émane de tes mots chargés de sensualié. C’est beau !
    >thierry :
    Ton poème est tout sauf immobile ; ça bouge dans tous les sens 😉 Vive la vie !
    >christineeeee :
    Merci pour le velcro et la bardane, j’ai appris 😉 Merci pour tes jolis fils de mots tissés !
    >hélène :
    Je vais te mettre à l’aise, Hélène, n’aie pas de crainte 😉 J’aime bien les extraits d’auteur que tu choisis avec beaucoup de subtilité. Belle découverte, merci !
    >bourrache :
    Super la chenille et les hérissons ;-)) Bises.
    >marc :
    Vive la bardane tendresse ! Il n’y a que toi pour lui découvrir tant de vertus 😉 Bises et merci !
    >Annick :
    Belle sensualité et douceur de tes poèmes 😉 Merci pour ta multitude d’approches, bises.
    >rachel :
    Grande beauté de tes poèmes en ce moment ; la brise de l’été circule dans tes mots. Bravo !
    >fred :
    Bien trouvé le coup des bogues 😉 Merci !
    >phil :
    Superbe ! Que de sérénité, de douceur de vivre coule dans ton jardin de mots ! Bravo aussi !
    >amichel :
    Magnifico tous ces mots égrenés en verticalité ! J’ai pris mon dico pour le komboloi 😉 Que du bonheur à te lire, bises !
    >alice :
    J’avais un peu peur en proposant cette photo avec ce fil mais je ne vois que des choses sublimes à lire ; ça me fait vraiment chaud au cœur. Quelle belle inspiration et poésie dans ce fil d’Ariane. Merci beaucoup Alice !
    >Monique :
    Contente de te retrouver parmi nous ;-)) Ce fil tendu fait apparaître les écorchures et la douleur qui t’habitent en ce moment. Malgré les épines qui le parsèment, tes mots respirent la douceur et l’envie de t’envoler vers le haut pour retrouver le bonheur de vivre en sérénité. Je t’embrasse chaleureusement et compte sur toi sur le blog.

  10. Pas en avance, 800kms parcourus hier 😉
    >fred :
    Matinal 😉 Ton haïku est en adéquation avec ton vécu, merci à toi.
    >bernard :
    Joli mélange entre dépouillement et mots disséminés. Merci pour ta sensibilité.
    >annick :
    C’est presque le printemps, Annick 😉 Belle journée, bises.
    >thierry :
    Belle idée de dériver vers ce désir de laisser des traces après la mort grâce au blanc parchemin ! Je ne connaissais pas cet auteur. Merci pour ton beau poème allié à l’herbier!
    >Catherine :
    Bonjour Catherine et bienvenue dans cet espace d’écriture 😉 C’est vrai la poésie coule à flot et tout naturellement 😉 Comme vous avez bien saisi l’esprit de ce blog 😉 Il y a un peu de tout ce que vous décrivez si gentiment, c’est à dire beaucoup d’humanité 😉 Au plaisir de vous revoir ici !
    >pierre :
    Superbement ressenti ! Mots en beauté superposée, merci pour ta belle inspiration !
    >perline :
    Bonsoir perline 😉 Un magnifique poème qui nous entraînne vers le parchemin de nos vies intérieures. Bravo pour ta belle écriture !
    >monique :
    Bonjour monique, tes mots et évocation sont superbes ! Délicatesse, légèreté, grâce tissent ta poésie lumineuse. La doucuer angevine ne te quitte pas 😉 Je t’embrasse.
    >Fugitive :
    Toujours ton art de faire sortir l’essentiel en beauté et justesse, je reconnais bien ta belle signature. Bises.
    >lou :
    Magnifique ! Un sacré talent que tu as de nous emmener à chaque fois en voyage bien loin de la réalité ! Merci lou d’Europe 😉
    >Christineeeeee :
    Waouh ! quel beau feu d’artifice de graines ! Les yeux de L’Oeil pétillent 😉 Merci pour tous ces « e » de bonheur partagé, la bise à l’amazone réalisatrice !

  11. Si ce qui est mobile est aléatoire, ce qui est aléatoire peut-il être immobile?
    Permettez-moi de vous renvoyer à cette étude savante:
    http://www.fimfa.ens.fr/exposes/2005/peyre.pdf
    où tout ou presque est examiné, à propos de ce qui est désigné sous le vocable « marche aléatoire » (…Tout plein de retard, trop d’activités en route, je passe en vitesse….); dixit l’auteur: « physiquement, cela correspond au déplacement aléatoire d’un mobile dans un certain milieu, par exemple un grain de pollen dans une goutte d’eau. »
    Et donc pour répondre à ma question, examinons en page 30 ce qu’est un « cas transitoire à vitesse nulle ».
    … »on s’attend à ce que le mobile soit piégé de plus en plus longtemps dans des puits de plus en plus profonds à mesure de son évolution ».
    Imaginons à la fois par analogie et par opposition, une goutte d’Ossiane dans un blog du monde! Ce qui constitue bien entendu une hypothèse tout à fait aléatoire qui peut nous laisser parfaitement immobile…

  12. >à bernard le pétrifié de la part de la goutte TGV:
    Ah ah ah !!! Je m’esclaffe!!! Tu me fais vraiment trop rire avec ton aléatoire immobile;-)) Je n’ai pas tout lu, je compte sur Thierry pour décryter les formules;-) Ciao Bernard, je mets le turbo;-)

  13. !!!!
    Moi, j’aime bien la figure :
    5.1 Diérence conceptuelle
    Fig. 5.1  marche aléatoire simple !
    !!!!
    Ossiane ! 800 BORNES ! Tu fais une virée vers le Sud ou vers le Nord ? Vers l’Ouest ou vers l’Est ?
    Biseeeees de Toulouseeeeeee

  14. >Christineeee:
    Et comment elle est la complexe???
    Virée de l’ouest vers l’est puis vers le sud puis retour au bercail à l’ouest le soir;-) Et oui je bosse;-))
    signé la goutte TGV aléatoire qui ne tient pas en place;-)

  15. Sur le blanc parchemin
    de la Nature
    s’écrit l’histoire
    aléatoire
    d’un arbre
    d’une semence
    Histoire que toujours
    s’alterne, recommence…
    l’arbre est
    le passé d’une semence
    arbre ===> semence
    la semence est
    le futur d’un arbre
    semence ===> arbre,
    rien change,
    Les histoires se mélangent
    La Nature petille
    de vie, de joie ,,,
    Perpetuum mobile
    Clin d’oeil à toutes mes amies
    et à tous mes amis du blog.
    C’est délicieux vous lire!

  16. Par chemins ramifiés le noir part à la rencontre du blanc
    loin de s’y fondre il s’y adosse seulement
    l’ouverture binaire est une promesse de multiplicité
    et dans les draps immaculés les rejets viennent tisser
    …………………………………….une intime relation
    ombrage et voilage sont d’une légéreté à peine palpable

  17. Qui a dit que la beauté n’était pas une promesse de bonheur ?
    bonne soirée, si possible un peu moins irrespirable, à toutes et tous.
    Ravi de tes nouvelles Neyde.
    Bernard je me demande si on peut parler du mouvement Brownien et d’une communication célébre à son sujet en 1905 ?
    Entre phénoménes stochastiques et théorie du chaos y a t il un écho ?

  18. Une goutte TGV
    Ne tenait pas en place
    Je voulais l’essuyer
    Mais du haut de la glace
    Elle me tint ce langage
    Que je veux vous livrer
    « Je suis à la surface
    une larme évaporée
    Une ombre ou une trace
    D’un chagrin oublié
    Si tu m’essuies ce soir
    Je n’existerais plus
    Rejoindrais le brouillard
    Des amours méconnus »
    Tu me fais rire Ossiane. On dirait une puce dans un TGV.

  19. Bien sûr poésie et mathématiques se côtoient
    __
    Sur la toile blanche
    Silhouette du nombre d’or
    En ombre chinoise
    Graines éperdues
    En semences potentielles
    Au vent dispersées
    Oeuvres des saisons
    S’égraineront sur les branches
    Incertain destin
    ___
    Bonne soirée à vous tous , douceur et bonheur vous accompagnent.

  20. >salade :
    Je donne ma langue au chat 😉
    >marc :
    Superbe cette poussière d’ange ! Merci et bonne nuit.
    >Neyde :
    Coucou neyde, et te revoilà parmi nous en pétillement et pétulance;-)
    Quelle belle histoire tu nous racontes avec cette vie qui se perpétue et tous ces mélanges d’histoires qui se produisent au hasard ! C’est très bien vu. Merci pour ta superbe inspiration. Clin de paupière vers toi 😉
    >thierry :
    Bonne idée de jouer sur cette dualité entre le noir et le blanc ! Bonne nuit, il semble faire si chaud chez toi !
    >bernard le plaisantin 😉
    Hum hum ;-))
    >rachel :
    Superbe ! Et tout en vers en plus ! Ta goutte glisse le long de la vitre en toute fluidité 😉 Pas mal trouvé la puce ; c’est vrai je ne tiens pas en place en ce moment;-)) Bises inoffensives 😉
    >MTO :
    Tes mots sont gorgés de sève poétique prometteuse, je reconnais ta belle plume très inspirée par la nature. Bises vers le Morbihan !
    >monique :
    Je n’ai jamais été douée en mathématiques, monique mais ce que tu dis est vrai, alors respect 😉 Trois jolies strophes qui résument en délicatesse le beau travail de dame nature. Le hasard, l’incertitude peuvent donner naissance à de belles choses inattendues, à des mariages apparemment incompatibles. Ils sont aussi le sel de l’existence avec ses bonheurs et ses malheurs. Bien à toi, Monique. Que la nuit te soit douce et reposante.

  21. Sur le blanc parchemin
    Une tige indélébile
    Comme une écharpe au vent
    S’essouffle sibylline
    Des rêves frissons de peau
    Comme la main s’y repose
    Gouttent la chaleur des lèvres
    Au rebord d’un cours d’eau
    Je reviens chaque fois
    Au milieu des parfums
    Rêver à des jardins
    Aux fleurs gorgées de miel
    C’est juste mon âme sereine
    En ruban des couleurs
    S’inventant une histoire
    Sur l’empreinte d’une fleur
    Merci Ossiane et Rachel

  22. -Je veux aller à Toire
    Demandais-je à l’agent
    – Encore un qui veut voir
    Et qui est exigeant (se dit il en lui-même)
    – Prenez le grand boul’vard
    C’est bien moins fatigant
    – Je vous donne un pourboire
    Lui dis-je rougissant
    Son regard bien noir
    Etait dissuadant
    On raconte qu’à Toire
    Un homme y serait mort
    Et comble de l’histoire
    Y laissa un trésor
    Il est aléatoire
    De penser que dehors
    Par cette nuit bien noire
    Je trouverai cet or
    mais je garde l’espoir
    car je le veux si fort
    Comment ça c’est tiré par les cheveux ! (sourire) et bonne journée à tous.
    Tu m’énerves Alice à écrire si bien (sourire)

  23. Je suis bien d’accord Rachel, Alice écrit joliment et toi t’es toujours aussi marrante et tu fais bien d’aller à Toire, t’y trouveras peut-être pas d’ or mais cette petite branche d’or mant par chemin dont aucun d’entre nous ne semble connaître le nom .
    bisou à l’équipage

  24. La main trempe dans l’encre
    Et puis dessine un trait
    Un autre et puis des autres
    De noir tout de noir j’ai
    Et puis des biens plus fins
    Puis se pose son instant
    Il manque les vapeurs d’ombre
    Lumière et part cachée
    L’oeil les met en avant
    Fidèles ombre et lumière
    Se trempent et se dessinent
    Leur chemin de vie tel

  25. Petit clin de soleil entre deux nuages vers vous;-) Belle journée à vous tous!
    >amichel :
    Un très bel haïku Michel ! Ca me fait penser aussi à l’Asie et en particulier à la soierie d’un kimono. Belle journée !
    >bernard :
    Rien ne t’échappe 😉
    >alice :
    Je rejoins rachel sur ta belle écriture 😉 Fluidité, légèreté, douceur, c’est splendide ! Ta plume est comme le calame de Michel 😉
    >rachel :
    Pas de complexe rachel, tu n’es pas mal non plus 😉 Quel travail tout cet aléatoire t’a donné ! Et aléa tu n’as pas envie d’essayer ;-))
    >lou :
    bise !
    >feu roméo :
    Et voilà la théorie de l’univers ! Bonjour homo erectus poetus;-)
    >annick :
    J’aime ton premier poème qui s’inscrit dans la suite du poème de Michel. Quelle jolie posture tu as donné à ton peintre ! Merci annick, je t’embrasse.
    >salade :
    J’attends toujours la réponse à propos de ta phrase obscure;-)

  26. Aléa jacta est, comment du hasard tirer de la jactance
    et d’un jet mais ni de pierre ni de pilum projeter d’ensemencer
    le monde.
    Les ombelles que Larousse a célébré ne devaient pas aider à décérébrer.
    Semez donc, il y aura toujours au petit bonheur la chance, au hasard des rencontres
    un terreau fertile pour donner à la graine sa chance et lui montrer une voie ascensionnelle vers la lumière.
    Concours de circonstances, rencontres vertueuses, opportunité à saisir
    il est de la fécondité des parcours comme des trajectoires un déterminisme
    qui se cherche et des facteurs qui se combinent pour d’une probabilité faire un événement heureux.
    Hors aléas il y a des prévisions comme les provisions, pour la bonne bouche,
    mais c’est sans compter sur les impondérables, les surprises, les inattendus
    les improbables qui viennent et qui veinent, irriguer un présent d’un flot d’incertitudes.

  27. Selon Salade:
    « EJ ISSU MOXUREAU ED AT OREMIME »
    Je crois pouvoir lire :
    … « Je suis morceau de ta mémoire »…
    lettres éparpillées et replacées par mot de façon aléatoire.
    Nous sommes tous effectivement des morceaux de nos mémoires pour les uns et les autre.
    Jacques Brel n’a t-il pas chanter : « Et nos souvenirs sont ce que les autres en font… »
    Aller ! Salut mes vieilles branches !
    Comme disent les vieux amis
    aux mémoires partagées

  28. Bois petit ou fin qui abreuve aux sources de vie
    raccourcit le temps, épaissit l’espace
    Bois d’un trait…ombré qui nourrit dans les embranchements
    les emboitements des yeux sur l’écorce
    Bois fougueux, nerveux et repenti qui siffle et rétablit, fexible
    un équilibre dynamique
    Calamite ou calamine après l’explosion pré cambrienne et bien d’autres, des traces
    des tâches, des résidus, des gras charbonneux qui se pilent et s’étalent comme autant de pigments, se plient aussi… aux désirs des chamanes.

  29. L’hiver érafle le ciel de sa pâle blancheur
    Et décharne consciencieux les jeunes rameaux.
    il couvre les bourgeons de son blanc manteau
    Et enveloppe la terre qui se cabre de froideur.
    pourtant la main habile du printemps le toise
    Et dépose par touche intuitive et abstraite
    L’essence de son âme , la substance de son être
    Et déjà sèment les rêves en ombres chinoises
    Qui enlacent la nature de leurs bienveillance,
    Et annonce enfin l’heure ultime de la délivrance
    Bientôt surgira de cette aléatoire dispersion
    Des couleurs et des odeurs, toutes à l’unisson.
    bonne journée à vous

  30. Bonjour !
    Une
    petite
    pour
    la
    route !
    *************************
    Sur la nappe blanche
    Brindilles étalées
    Sans les ébranler,
    Ni les faire bouger :
    Mikado de l’été !
    *************************
    Bonne fin de journéeeeeeeeeeeeeeee…
    et biseeeeees d’étéééééééééééééééé

  31. Bisou Christine
    Les tiges nues se balancent
    En réponse au vent
    La légereté d’être
    Précède les bourgeons
    Des fleurs en promesse
    Dans un bout de bois frêle
    Une ombre de douceur
    Dans tes yeux qui m’appellent
    Tracent le chemin
    des broderies du temps
    Chargées de rêverie

  32. Arbrisseau qui développe le fuseau… sans horreur 😉
    qui manie la navette, mais pas en salopette
    et retisse des liens distendus sous la futaie
    Mis à couvert, il offre sa fourchette
    mais ne tend pas son cou au couteau
    son ramage offre un faible grammage
    mais le duvet le couvre et le couve

  33. Et, à propos de tiges, de bourgeons, de fruits en devenir
    A propos de broderie du temps, … c’est beau ça, Lou !
    Quelqu’un, ou une, a t-il, ou t-elle, des nouvelles de Noisette ?
    Il manque une joueuse au mikado de l’été … merci Christineeeeeee !
    Et cela fait déjà quelques longues semaines.
    Juste un murmure bel délicat … Ho ! Annick, quelle tendresse…
    et espérer enfin que des branches, aux pleines feuilles d »été, posent sur Noisette une ombre calme et légère et que sereine, elle se repose pour mieux nous revenir.

  34. >thierry :
    Au règne de l’aléatoire, ces branches et ces graines semblent particulièrement t’inspirer 😉 Merci beaucoup toutes ces approches.
    >annick :
    Repos pour toi aussi 😉
    >phil :
    Heureusement que tu es là pour décrypter 😉 Chapeau, sherlock 😉 Il est fort aussi ce Salade 😉 Bonne soirée à toi !
    Pas du tout de nouvelles de Noisette de mon côté… elle nous manque.
    >marc :
    Rien à dire, c’est superbe ! L’hiver en plein été , il fallait y penser ! Bravo à toi !
    >christineeee :
    C’est sympa ce jeu et ton petit poème aussi;-) Bises !
    >lou :
    Tes mots et images nous font rêver aussi brodeuse de poésie 😉 Merci !

  35. **
    Caresse après caresse
    feuillage après feuillage
    que reste- t’il ?
    un fleuve qui a peur.
    Un été qui s’ampute.
    Que faut-il exprimer ?
    Une ville, on dirait vagabonde
    Une route, on dirait qui s’efface.
    Oserait-on conclure ,
    Le réel très opaque.
    L’enfant trop jeune pour aimer.
    Quelle raison déraisonnable ?
    On vit de ces fragments.
    On respire la rouille.
    Lèvre par-ci, lèvre par -là.
    Âme entrouverte, âme fermée.
    **
    Alain Bosquet
    Merci Ossiane pour la chaleur partagée de ce blog ( où je commence à prendre mes habitudes :>) ) Quelqu’un a parlé de Noisette, s’il s’agit bien de la même, elle est passée par mon jardin (virtuel ) il y a une dizaine de jours .
    Je vous souhaite une très belle soirée

  36. Hello
    Vous me manquez tous .Les connexions sont difficiles dans ma campagne à bientôt
    Amitiés AA
    Rapide coup d’oeil c’est tj aussi beau chez vous Ossiane et les idées reviennent…….

  37. tu nous manques aussi arletteart.J’apprécie beaucoup ce que tu écris et ton absence se fait sentir. Ressource toi bien au vert et reviens nous reposé et pas trop verte.

  38. Mais dis moi goutte TGV ne pars tu pas un peu en vacances toi aussi ? Où bien alors as-tu résumé ces vacances en une journée TGV pour parcourir la France ! (sourire)

  39. Merci Phil, oui elle nous manque beaucoup. Noisette si tu nous lis, un tout petit signe nous ferait bien plaisir 😉
    Thierry, je suis impressionnée par ton inspiration. Mais bon c’est pas nouveau hein 😉
    Arletteart, fais le plein d’air, les vacances ça fait tant de bien !
    Bisou à toi O , goutte TGV. Bon courage pour tout le boulot d’électron libre.
    Bonne soirée à tous

  40. C’est vrai Noisette nous manque beaucoup, merci phil de nous rappeler à nos devoirs de solidarité
    Bonsoir arletteart
    Merci hélène pour ce bouquet …de bosquet
    Lou, en toute franchise, mon inspiration c’est vous et surtout bien sûr Ossiane
    et son choix si judicieux à chaque fois, après l’imaginaire s’en charge

  41. >hélène :
    Je t’en prie Hélène, fais comme chez toi 😉 Entre ouverture et fermeture, voici ncore un très beau poème que tu as choisi sur cette vie en fragments que nous vivons ! Il faut une bonne mémoire poétique pour retrouver le poème adéquat 😉
    Quant à Noisette la coquine, elle va bien finir pa rmontrer le bout de son nez ici 😉 Bonne nuit et merci !
    >arletteart :
    Bonsoir, grand plaisir à te retrouver, toi qui es devenue peu à peu si familière de cet espace 😉
    C’est gentil de faire un petit signe en attendant des jours meilleurs pour se connecter 😉 Bien à toi.
    >rachel :
    Mon tour de France en 24h, ça me suffit ;-))
    Trêve de plaisanterie, j’ai fait une petite pause en juin, je reprendrai quelques jours fin août début septembre. En attendant, boulot boulot 😉 Tout va bien, rachel 😉
    >lou :
    Bise de nuit à toi L d’Europe 😉 A demain !

  42. >émilie:
    Bienvenue ! Merci pour tous ces compliments qui me touchent. J’aime beaucoup la citation de Lartigue qui se trouve au-dessus de votre bannière. A bientôt peut-être!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *