Fuite

Fuite

A la queue leu leu, sur le gazon de mousse, la débandade

Lecture du Haïku Calligramme: centre, gauche, bas.

A la queue leu leu
Sur le gazon de mousse
La débandade

Ombre et lumière, fuite du temps, deux visions différentes avec le poème de amichel à la richesse universelle et l’évocation tendre et perlée de Pierre b.

Quatre pas de lumière….la courbe de l’ombre et du soleil…Trois perles de rosée qui roulent sur le sol….les pensées qui s’envolent…Deux mains..deux joues … la douceur du temps qui s’affole..Un baiser sur un carré de mousse ….le temps qui s’abandonne..Deux fugitifs…pour un voyage qu’ils affectionnent..Mouvements tendres et furtifs…une perle de rosée…à l’ombre de ses paupières…la courbe d’un soleil… .

Pierre-b

L’ombre ne passera pas
La garde de pierre
En ordre de bataille
La défie de toute éternité
La lumière vaincra
Le chant vert sera notre
Le doute est aux bosquets
La fuite aux nuages
En débandade dans le ciel
Mais solides au poste
Nous ne faiblirons pas
Nous sommes les points mis
Au bout d’une phrase arrêtée
Sur la mousse du temps
Nous sommes la force tranquille
De l’épopée solaire
Les oiseaux déploient nos drapeaux
Des tambours obstinés
Battent dans le silence
Nous sommes les pierres du gué
Pour traverser les marécages
Le repos des hommes fatigués
Des enfants le château imprenable
Nous regardons la peur en face
Tapie dans les carrés de buis
Menaçant dans leur sombre armure
Qu’importe
L’ombre ne passera pas
Et la nuit son alliée
Au soleil devra céder le pas

amichel

Photo prise dans un jardin de Côme.

36 commentaires sur « Fuite »

  1. L’ombre ne passera pas
    La garde de pierre
    En ordre de bataille
    La défie de toute éternité
    La lumière vaincra
    Le chant vert sera notre
    Le doute est aux bosquets
    La fuite aux nuages
    En débandade dans le ciel
    Mais solides au poste
    Nous ne faiblirons pas
    Nous sommes les points mis
    Au bout d’une phrase arrêtée
    Sur la mousse du temps
    Nous sommes la force tranquille
    De l’épopée solaire
    Les oiseaux déploient nos drapeaux
    Des tambours obstinés
    Battent dans le silence
    Nous sommes les pierres du gué
    Pour traverser les marécages
    Le repos des hommes fatigués
    Des enfants le château imprenable
    Nous regardons la peur en face
    Tapie dans les carrés de buis
    Menaçant dans leur sombre armure
    Qu’importe
    L’ombre ne passera pas
    Et la nuit son alliée
    Au soleil devra céder le pas

  2. —————
    un frisson dans l’air
    pierres chaudes sur la mousse
    battant le rappel
    —————–

  3. Impression de fuite, pierres familières
    Bien encrées dans les bras d’amour moussu
    Solide et pourtant sans racine d’un lierre,
    Tu rêve d’une ombre d’été trop vite disparue.

    Toi, l’amant au cœur trop tendre
    Te souviens-tu de nos amours
    Enlacés en silence pour mieux entendre
    Les murmures s’échappant du faubourg.

    A dernière lueur du jour tu murmurais
    Des promesses de vie, t’en souviens-tu ?
    De nos amours et désirs effrénés,
    Me serrant fort tu me disais : « viens-tu ? »

    Nous cheminions dans l’allée, la nuit venue
    Les buis nous couvraient d’une ombre soyeuse
    Pour rejoindre le nid qui criait « bienvenue »
    Jeunes, confiants et sans doute amoureuse.

    Vous ! bancs de pierres de ma jeunesse
    Témoins silencieux de mes amours
    Puis-je vous révéler ma tristesse
    D’un exil sans retour ?…

  4. Quatre pas de lumière….la courbe de l’ombre et du soleil…Trois perles de rosée qui roulent sur le sol….les pensées qui s’envolent…Deux mains..deux joues … la douceur du temps qui s’affole..Un baiser sur un carré de mousse ….le temps qui s’abandonne..Deux fugitifs…pour un voyage qu’ils affectionnent..Mouvements tendres et furtifs…une perle de rosée…à l’ombre de ses paupières…la courbe d’un soleil…

  5. Fuite de temps ,éphémère instant , je regarde le vent déplacer les poussières en jeux de composition….

    Toujours un jardin de Côme vraiment ce petit endroit à l’air splendide . Merci de me faire rêver

    Bises Ossiane

  6. Les ombres tendent leurs bras
    Avancent à petits pas
    Pour tenter de s’asseoir
    Et s’endormir en loirs
    Mais les quatre bancs
    Saisissent le doux instant
    Qui asseoit le soleil
    Et l’oeil s’émerveille
    Et se languit doucement
    Puis attend calmement
    Que l’amour se pose
    Prenne la délicate pause
    En faisant battre les coeurs
    D’un si belle ardeur
    Des quatres bancs de pierres
    A genoux en prières

  7. Evasion fluorique
    Fuite dans les idées!

    Est-ce la peur du loup?

    « le loup se prépare
    Il met ses bottes noires
    Qui a peur du loup ?
    Pas nous pas nous
    Au fond du couloir
    le loup se prépare
    il prend son mouchoir
    Qui a peur du loup ?
    Pas nous pas nous
    Au fond du couloir
    le loup vient nous voir
    à pas de loup noir
    Qui a peur du loup ?
    C’est nous sauvons nous »

    (« Guillot le sycophante approche doucement. … »)

    A demain la fuite…

  8. >amichel et pierre b : Bravo à vous pour la lègèreté de vos mots et la grande poésie de vos évocations. La bise à tous les deux.

    >Maria-D :
    Adorable haïku, Maria, je les vois bondir !

    >Fanou :
    Magnifique poème d’amour avec lequel j’ai hésité. Une mousse de tendresse, de nostalgie et d’émotion habitent tes mots. Ces bancs de pierre ont recueilli bien des serments sous ta belle plume. Bravo Fanou.

    >Pierre (2) :
    Les bancs ne perdent pas leur temps 😉 Un beau travail sur cette ligne de fuite, Pierre.
    Ton deuxième poème est très amusant. Tu t’attaches à la disposition rigoureuse des bancs et tu nous donnes un poème très sportif 😉 Ca me fait penser au cheval d’arçon.
    Merci beaucoup, je t’embrasse.

    Boulingrin = parterre de gazon

    >Bruno :
    Images toutes lègères dans tes mots pour évoquer ce passage du temps en points de suspension. Une belle façon de rebondir sur le mot « Fuite ». Merci Bruno, je suis toujours à Côme mais je vais bientôt décoller… Bises de l’ouest.

    >Annick :
    Oui Annick, les ombres sont toujours là à s’avancer et à envelopper tandis que ces bancs profitent du soleil. J’ai failli partir sur cette idée. Merci pour tes mots si doux, je t’embrasse.

    >feu roméo :
    Un haïku qui veut dire tant de choses émouvantes avec une pointe de frustration. Mais peut-être faut-il que ce point d’or existe pour donner du courage et le désir d’aller de l’avant. Bises.

    >Bernard :
    Quel poème étonnant ! L’ombre noire, un loup, des brebis, la référence au Loup et au berger de Lafontaine. Une évasion poétique toute en ryhtme et en sonorités avec ce jeu de cache cache. J’aime beaucoup la touche d’humour finale. Pas de fuite chez toi mais une vraie suite dans les idées ;-)) Merci beaucoup, bel après-midi.

    Sycophante = fourbe
    http://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Zephyrus/Le_Loup_devenu_berger?match=en

  9. Fuite intérieure

    Dans ce jardin d’autre part
    Mon âme vagabonde
    De rêverie en méditation
    En rencontre Spirituelle
    Une quête de liberté totale
    Un voyage en Solitaire

    Dans ce jardin de l’humain
    Je cherche le visage de l’ombre
    Dans les abysses de l’homme
    Ses joies et ses souffrances
    Ses fuites et ses errances
    Ses émotions et ses béances

    Dans ce jardin séculaire
    Je goûte aux vertus du silence
    La Beauté de la vie sur terre
    Le Secret du grand mystère
    L’heure au cadran solaire
    La fuite du temps dans l’ère

  10. Pointillés, montrez-moi la route
    De l’horizon ;
    Entre vos rocs de temps, le doute,
    Comme un poison…
    A cloche-pied, à cloche-cœur,
    Les mots en chute !
    Un jour chagrin, un jour bonheur,
    Douces volutes,
    Pleins et déliés de l’univers,
    Au jeu pervers…
    Imperturbable,
    Sur les blessés,
    La route roule
    Ses pointillés.

    Belle soirée

  11. >Maria-D:
    Ton poème est magnifique! Tu nous offres trois visages relatifs à la spiritualité, l’humain et le temps. Trois facettes qui s’interconnectent et qui font ce que nous sommes et allons devenir. Qu’il fait bon s’y prélasser et s’y ressourcer. Je trouve que ta poésie est de plus en plus intérieure. Merci beaucoup, je t’embrasse.

    >johal:
    Bravo Johal pour ce poème jouant sur l’écriture et la ponctuation. Vos mots sont à la fois graves et légers. Belle idée ces pointillés tout comme le « cloche-pied, cloche-coeur ». Votre approche très poétique des choses de la vie me fait un peu penser à celle de Pierre b. Est-ce que je peux vous tutoyer? Autre question, je ne me souviens plus si je vous ai demandé votre accord pour participer à la mise en lumière que je fais sur chaque note avec les poèmes déposés. Pouvez-vous me confirmer par mail ? Pardonnez-moi, ça fait deux questions d’un coup;-) Merci à vous et bonne fin de soirée.

    >brigetoun:
    Rigueur, rigueur en ce moment dans tes poèmes 😉 Merci pour ta pointe d’humour.

  12. tiens, coucou Pam,
    je sors de ton site, j’y ai passé un chouette moment,
    je vous embrasse tous, bonne nuit!

  13. Merci Ossiane pour ton gentil commentaire
    Je t’embrasse
    ____

    Petite histoire courte

    Le vert, l’ombre, la lumière, la solitude. Le parc est pareil à un jardin du souvenir… caressé par le silence, balayé par la lumière, bercé par la mémoire. Quatre petites stèles de pierre blanche se suivent et se poursuivent, ou peut-être se tiennent-elles simplement par la main pour ne point se perdre, ne point souffrir, pour surmonter la peur… peur du vide… peur du rien…peur du néant… peur de demain…. Rester ensemble, s’entraider, se soutenir, s’aimer, se secourir… et vivre le présent avant l’heure à venir. Que pourrait-il leur advenir ?
    Elles rêvent de liberté et d’heures tendres à conquérir, dans un paradis camaïeux où l’eau les porterait vers un monde de plaisir… Alors… ne pas fuir…

  14. Bonjour les amis,
    Petit mot plus personnel à Maria,

    Je me lève avec tes mots, et je profite de cet instant calme, où les gorgées de thé sont aussi bénéfiques que lorsque je savoure tes écrits.
    Ossiane a bien percé la profondeur de ton écriture, et j’avoue que je m’y complais.
    Oui, ne nous lâchons pas la main, gardons le fil sur l’écritoire, ces échanges enrichis par tant de variations.
    Sachant qu’au plus profond de nous, nous sommes dans la même recherche.
    Ces mots à lire, qui font du bien à l’âme….

    magnifique échange de amichel et pierre;
    bonne journée au salon

  15. >Pam:
    Ton poème est vraiment adorable avec ce jardin de carton;-) Désolée, Pam, je n’ai pas de réponse à ta question car c’est une surprise sans cesse renouvelée pour moi. Bonne journée, je t’embrasse.

    >Maria-D:
    Ton texte est superbe, c’est la premère fois que tu te lances en prose poétique. Ces quatre stèles me sont aussi venues à l’idée en tout premier puis j’ai dérivé car je n’aboutissais pas. Belle idée solidaire ce jardin du souvenir. Merci Maria, que ta journée soit douce.

  16. Tellement de regards différents, en poèmes écrits, l’oeil se perd un peu,
    les poèmes sont tellement forts, en chacun, par leurs mots écrits si forts..

    cette image a évoqué pour moi aussi, à un moment, des stèles, et puis, je suis partie vers du plus gai..
    tes poèmes sont fort bien écrits Maria, c’est tellement fort…

    Alors ne pas fuir
    Rester
    Tendre sa main
    Se rapprocher
    Défier le temps

  17. Rattrappant quelques retards dans la lecture des commentaires des jours derniers, je viens smplement pour dire à Anne-Marie mon partage.

  18. « Le bonheur est en quelque sorte, ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir. »
    P. Ricœur / Soi-même comme un autre / Seuil
    ——-

    Avide désir
    Pose silencieuse
    Jardin du Bonheur

    ——-

    Dans ce jardin du Bonheur, je te souhaite une belle nuit

  19. Am Stram Gram Bour
    Et Bour Et Ra
    Ta Tam Am Stram
    GRAM >est l’heureux élu de la file indienne, est le premier, le tout premier qui est resté fixé sur le gazon, s’est accroché des fixations, en plumes légères si belles et si profondes, que n’est pas né, non, n’est pas né, celui qui pourra le bouger…ce banc a une si belle histoire.. il était une fois…un homme et une femme……sur le banc Gram de leur destin si précieux et si beau…

  20. >MTO:
    Joli passage à gué, MTO qui n’a pas été beaucoup évoqué. Bonne nuit et merci.

    >Maria-D:
    Comme j’aime tes petites citations du soir que tu illustres de tes haïkus. Le bonheur parfait n’existe pas, non? Et un petit dernier pour la route avec ces moutons qu’on va compter pour nous préparer à la nuit. Tes passages son tun enchantement, je t’embrasse.

    >Annick:
    Tu auras conclu cette note avec la bonne humeur et l’optimisme qui te caractérise ces jours-ci. Fais de beaux rêves, Annick, plein de moutons. La bise du soir.

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