Lecture du Haïku Calligramme: de haut en bas.
Regard aveugle
voyage en compartiment
wagon des rêves
◊ Tant de beaux poèmes sur cette note que le choix fut vraiment cornélien; je pense à Annick, Sven, amichel, Chris. Voici donc les morceaux choisis de Fred, Bernard et Patricio qui se sont aventurés sur des voies de traverse.
voie de garage
distorsion du train de vie
le point aveugle
cases mémoires
échiquier des lumières
piano des rêves
Tu peux prendre le train
Moi je m’en vais à pied
Voyageur de marelle
Coureur à cloche-pied
Et nos vies parallèles
L’un à côté de l’autre
Sont de verre ondulé
Au jeu de dominos
Basculés bousculés
Je te vois déformée
Au clavier du piano
Je te touche tantôt
A la blanche à la noire
Je cours sur les pavés
Gris d’acier gris bleuté
Je rêve sectionné
Tranches d’arbres emboîtées
Oublieux du carrosse
Amaurose
Fumées
Larmes de crocodile
Les perles de tes dents
Les nuages de tes sourcils
Le rouge à lèvres englouti
De charbon et de vapeur
Des traînes de fumée
Entouraient le paradis
Quinze mille kilomètres plus tard
Trois vies plus loin
Je ne regrette toujours plus rien
Aux perles du souvenir
Aux nuages de l’oubli
A ton rouge sang dans mon esprit
En marche aveugle
le train suit la route
à l’aide du rail
Aveugle aussi
L’amour cherche nos coeurs
à l’aide du destin
train de voyageurs
égarement des reflets
vie qui défile
—
voie de garage
distorsion du train de vie
le point aveugle
—
cases mémoires
échiquier des lumières
piano des rêves
—
Vol de nuit / Barbara
Aéroport
Du bout du monde.
Fin de tournée.
Avion retard.
Long, ce départ.
J’suis excédée.
Dans salle d’attente,
Mal sur sa chaise,
Drôle de p’tite fille,
Très sautillante, très énervée.
Drôle de pilote
Et drôle de tête.
On va tomber.
Drôle d’ambiance,
Drôle de jeune homme,
Drôle de chapeau,
Drôle de lunettes,
Drôle d’humeur,
Drôle d’avion,
Envol.
Vol de nuit via-Paris,
Envol.
Vol de nuit, sur ciel gris,
Je vole.
Vol de nuit
Du bout du monde
Au monde.
Tu vois, je pense à toi.
Drôle de voix,
Drôle de présence
A mes côtés,
Drôle de regard,
Drôle de charme,
Drôle de sourire
A demi,
Drôle d’émoi,
Drôle de mouvance,
Vertige.
Vol de nuit, vol d’Amour.
En vol,
Plaisir fou
De passion.
On vole, sur vol de nuit.
Voler la vie.
Plonger.
Avion géant
Sur l’océan.
Beauté.
Voleurs de vie,
Voleurs de nous.
Sur les nuages,
Voleurs d’images
Voleurs de tout.
Voler le ciel
Et d’étoiles, voler.
Voler la nuit
Et l’aube pâle.
On voulait tout.
On a tout pris,
Tout partagé,
Soleils de pluies
Sur les montagnes
Enneigées.
On voulait tout.
On a tout pris,
Toute une vie
En une nuit
Sur vol de nuit.
Beau, beau,
Tout cet Amour, tout cet Amour,
Tout cet Amour là.
Beau
A vivre,
Vivre.
Tout, tout,
On s’est tout donné,
Donné tout.
On a vécu
Toute une vie, toute une vie
En une nuit,
Sur vol de nuit,
Vol de nuit, vol de nuit,
Vol de nuit…
En Orient-Express
Roule toute vapeur
Paysages boisés , m’enivrent de leur beauté
Pupilles éphémères,
dans l’éclat de l’instant
tout un univers.
Bonne journée 🙂
Tu peux prendre le train
Moi je m’en vais à pied
Voyageur de marelle
Coureur à cloche-pied
Et nos vies parallèles
L’un à côté de l’autre
Sont de verre ondulé
Au jeu de dominos
Basculés bousculés
Je te vois déformée
Au clavier du piano
Je te touche tantôt
A la blanche à la noire
Je cours sur les pavés
Gris d’acier gris bleuté
Je rêve sectionné
Tranches d’arbres emboîtées
Oublieux du carrosse
Amaurose
Fumées
Et Merci A. R.
« Rêvé pour l’hiver »
L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.
Tu fermeras l’oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.
Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou…
Et tu me diras: « Cherche! » en inclinant la tête,
Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
Qui voyage beaucoup…
Arthur Rimbaud
Bonjour Ossiane,
Dès que j’ai vu le mot « train », voilà ce qui est arrivé à mon esprit :
« Les voyages en train » de Grand Corps Malade
« J’crois qu’les histoires d’amour c’est comme les voyages en train,
Et quand j’vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard ?
Les trains démarrent souvent au moment où l’on s’y attend le moins,
Et l’histoire d’amour t’emporte sous l’oeil impuissant des témoins,
Les témoins c’est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s’éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et t’imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu t’plantes et qu’t’as pas les pieds sur terre,
Chacun y va d’son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va dérailler dès l’premier orage.
Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès l’premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d’seconde classe ?
Dans les premiers kilomètres tu n’as d’yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l’heure,
T’es tellement bien que t’as presque envie d’embrasser le contrôleur.
Mais la magie ne dure qu’un temps et ton histoire bat de l’aile,
Toi tu te dis que tu n’y es pour rien et que c’est sa faute à elle,
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t’écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.
Et le train ralentit, c’est déjà la fin de ton histoire,
En plus t’es comme un con tes potes sont restés à l’autre gare,
Tu dis au revoir à celle que t’appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.
C’est vrai que les histoires d’amour c’est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard ?
Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaître ce qu’est l’amour et se découvrir plein d’entrain,
Pour beaucoup l’objectif est d’arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.
Il est facile de prendre un train encore faut-il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c’était pas le bon wagon,
Car les trains sont capricieux et certains sont inaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu’avec la SNCF c’est possible.
Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève,
Et leurs histoires d’amour n’existent que dans leurs rêves,
Et y a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station,
Y a celles qui flippent de s’engager parce qu’elles sont trop émotives,
Pour elles c’est trop risqué de s’accrocher à la locomotive,
Et y a les aventuriers qu’enchaînent voyage sur voyage,
Dès qu’une histoire est terminée ils attaquent une autre page.
Moi après mon seul vrai voyage j’ai souffert pendant des mois,
On s’est quitté d’un commun accord mais elle était plus d’accord que moi,
Depuis je traîne sur le quai je regarde les trains au départ,
Y a des portes qui s’ouvrent mais dans une gare je me sens à part.
Il paraît que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c’est le cas accroche-toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus. »
Belle semaine à toutes et à tous !
Bisous Ossiane,
Olivier
Message pour NEYDE : as tu reçu mon mail avec les deux photos ? merci.
Désolé Ossiane…
Apparemment les mots après les guillemets ne sont pas passés lol
(Ossiane, je renvoie le texte sans les guillemets. Pourrais-tu effacer le premier, merci :-))
A la gare de Brive
Ce dimanche, à la gare de Brive, je t’attendais.
Je voulais juste te voir pour pouvoir enfin te parler.
Encore une fois, je te cherche sans te trouver.
Quelle connerie de prendre mon Lundi de RTT.
Vendredi soir, en m’asseyant devant toi, je t’ai réveillé.
Excuses-moi, mais, pourtant, je pensais être discret.
A ton éveil, il est vrai, ton regard attendri m’a perturbé
Puis, l’autre zouave avec une idée très précise dans la tête, m’a rendu la tâche très compliquée!!!
Décidément, ce n’est vraiment pas ma veine.
Pour lui, j’aurai pu certainement avoir de la haine.
Je préfère me dire que çà n’vaut pas la peine.
Eurêka! Je reste intelligent mais je n’ai pas l’éternité!!!
Une nuit, une éclipse est venue brouiller mon esprit!
En un éclair, tout m’est apparu et, là, j’ai compris!
Depuis, ma basse intérieure se met à chanter!
Je n’arrive pas à l’éteindre, suis-je Taré!
En arrivant à T…, foutu pour foutu, je te donnai mon bon.
De peur, tu me demandas : Qu’est-ce que cela?
Et moi, peu fier, je répondis : C’est pour toi, tu liras!
Ne prends pas peur, je suis artiste et non malfrat!!!
On me dit souvent que je suis bizarre
Mais mon métier, après tout, ce n’est que l’art!
Métier de Crèves la faim où tous les producteurs sont des avares!!!
Souviens-toi, le zouave te la dit, toi aussi, tu es bizarre!
Décidément, que de coïncidences et de temps perdu.
Ce jour, je me mets à la photographie afin de figer tous ces événements foutus.
Je reprendrai alors toutes les photos au cas où on se perdrait vraiment de vue!!!
La fin approchant, j’ai peur et je ferai tout tout pour te trouver!!!
Grâce à toi, j’ai une idée de morceau :
Ma basse intérieure et toi, ma guitare, à Bordeaux
Se grattant nos cordes afin d’en sortir de belles mélodies.
Heureux, on le serait; bref, Sans-Soucis!!!
Chris P.
Ahhhh ! Quand le train m’étreint de nuit…
Premier fou rire
Depuis que je connais « L’ Oeil Ouvert
Premiére fois que j’ entend en dehors de chez moi
Parler de cette passion que j’ ai pour L ‘ Orient Express
Entre Bruno et Bonbonze
J’ ai le fou rire .
Bravo a eux parce que dérider le désert (Brel)
Et le fou rire pour tous.Noisette.
je partage comme vous Noisette,
bonbonze me détend,
qué émotions pas très gaies déposées…
mais fort jolies à lire,
et comme j aime vivre ce que je lis , écris…
Sur le rideau de sa vie
Le tgv il marche
Doucement sur les rails
Parallèles si bons
Il marche à petit pas
Savoure chaque instant
Les vues sont tellement belles
L’amour niché tout tendre
Les rails d’un beau possible
Qui apaise son âme
Et la rend si vivante
C’est beau le train de l’espoir
Que la vie accompagne
Serre fort et bénit
De chaque tchoutchou mignon
Si sensible et si bon
Si l’ on croyais aux signes Annik nous pourrions dire » nous voilà embarquer dans le même bateau »
Cette coincidence nous aura au moins détendues .Ce que vous écrivez et joli,et je suis sensible.C’ est vrai que la vie nous oblige a sortir ce qu’ il y a de beau ou bon en nous ,même si cela est éprouvant mais nous sortons toujour grandie des épreuves.Amitié de Noisette.
rebonjour noisette,
je pense que on reste anéanti ou bien plus agréable on ressort grandi des épreuves, c’est une telle force de vie qui en sort,
que, presque:
On aurait envie de dire
mERCI l’épreuveS
pour les preuves de vie
que tu as bien voulu lui glisser
en elle
son tout petit intérieur.
On aurait envie de dire
mALGRE touS
elle a assez vu assez souffert
sur le chemin
pour elle
sa petite vie toute simple.
On aurait envie de dire
c’EST une délivranceS
infiniment belle
qui la transporte si haut
d’elle
que chaque sesonde est vie.
Je vous embrasse Noisette, je vous souhaite une fort bonne après midi!
Comme leS textes sont une fois encore si profonds et si beaux! merci à chacun.
TRAIN rapide ou bien lent, train son train prend son temps qui pense
DE jour ouvert en jour ouvert, d’un soleil de jour, à une lune de
NUIT, le chemin de la vie cadence son pas au rythme de son propre train.
Larmes de crocodile
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Les perles de tes dents
Les nuages de tes sourcils
Le rouge à lèvres englouti
De charbon et de vapeur
Des traînes de fumée
Entouraient le paradis
Quinze mille kilomètres plus tard
Trois vies plus loin
Je ne regrette toujours plus rien
Aux perles du souvenir
Aux nuages de l’oubli
A ton rouge sang dans mon esprit
Je vous découvre au détours de la toile… J’aime…
Un regard dans le miroir de ce train de nuit,
Un trainée de lumière pour perdre l’ennui,
Tombent tous les voyages dans l’oubli,
Pour ne plus vivre que celui-ci…
Cordialement
Marie Lanson (rubrique »plumes »)
TRAIN DE NUIT
Dans l’océan pourpre, dans l’eau rythmique…
dans le va-et-vient et son mouvement chaotique
ma tête flotte dans la nuit liquide, tombe dans la faille,
horizon bleuté, couloir sombre et obsédantes entrailles…
Bercement des vagues dans la matrice, mon corps lové,
se balance et heurte les douces parois sans se cogner,
la houle, le ressac, vitesse de la pluie, flaque de sang,
couloir sombre, rails immergés, éclair rouge aveuglant…
Bruit métallique, les wagons crissent dans mon sommeil,
le rythme s’accèlère, la barrière s’ouvre, la voie est libre,
je sens vibrer les pulsations de mon coeur contre la vitre
qui me ramènent au seuil du rêve, jusqu’à l’éblouissant réveil…
(Ecrit en janv. 07, sous le titre de Pulsations)
Le paysage défile sur la vitre
Et pourtant rien ne bouge
Dans la chambre de verre
Les yeux clos
Je fais de grands voyages
Un train fantôme
Au loin m’entraîne
La nuit brille
De mille escarbilles
E pericoloso sporgersi
Dans le rêve je reste blotti
C’est l’orient express
Des masques de Venise
Ou le transsibérien
Des chamans et des taïgas gelées
Pas de garde-barrière
Ni passage à niveau
Dans la joie du songe
C’est un grand train de vie
Dans les noirs cauchemars
Un train de nuit et brouillard
Tortillard
Ou train à grande vitesse
Il ne va nulle part
Il roule avec l’ivresse
Jusqu’à ce qu’une gare apparaisse
Dans le petit matin
Quand le réveil chagrin
Tire rageusement
Le signal d’alarme du temps
Tout un monde descend
Aucun mouchoir
Sur le quai ne s’agite
Voyageur sans bagages
Je laisse les nuages
Pour le train.. train.. quotidien
Qui ne va pas plus loin
Que les butoirs de fer
D’une gare de triages
Reflets de la ville.
Mirage urbain.
Monde carcéral mis en abîme.
De ce train de nuit, je ne pouvais que repenser
A ma mésaventure avec la demoiselle du passé
J’en ai écrit une histoire à raconter
Après celà, je me suis à composer
Ce morceau dont je vous laisse deviner
Je l’ai prénommé Compartiment
Clavecin, choeurs, cordes et cuivres de temps en temps
Quelques claquements de portes à quatre temps
C’est ainsi, de la tristesse naît peut-être de la richesse !
Chris
Le souffle du vent traverse…
Le souffle du vent traverse
le feuillage de toile
badigeonnée de bleu
trouée de ciel indélébile
à l’horizontal…
la grand’voile telle une joue
tendue contre le vent
la grande feuille frémit
dans les lignes de la main
à la verticale…
Sur les chemins tissés
de la terre et de la mer
dans la feuille mouvante
jusque dans la voile altière
le souffle du vent traverse…
>Maria-D :
Quatre d’un coup ; ça démarre fort 😉 J’aime beaucoup celui avec le buvard. Merci également d’inaugurer cette note avec ce très beau texte de Barbara. Bonne journée !
>Neyde :
Belles associations d’idées avec le mot aveugle, Neyde. L’amour toujours au rendez-vous de tes poèmes 😉 Bises à toi.
>Fred, Bernard, Patricio :
Bravo à tous les trois pour vos promenades sur d’autres rails. J’ai eu beaucoup de mal à vous départager car la concurrence était rude 😉 Bises et merci.
>Pierre (2) :
La route n’est pas droite et les pensées ne sont pas toujours claires, Pierre. Belle idée d’avoir mis en avant cette divagation de l’âme. Le tangage a parfois du bon 😉 Merci beaucoup.
>Bruno :
Tu nous fais rêver Bruno, je m’y vois bien 😉 J’aime ta mise en avant de ces reflets de nature. Bises du lundi, merci.
>johal :
J’ai pensé comme toi à des yeux. Merci pour ces beaux éclats de vie. Bises.
>Olivier :
Bonjour Olivier, merci beaucoup de me faire connaître ce texte. Cette évocation du train qui fait allusion aux diverses voies qu’on emprunte dans notre vie est très vue et écrite. Histoires d’amour ratées ou réussies, il est facile de se tromper de porte ou de voie. Est-ce pour cela que les gares exhalent souvent un parfum de tristesse… Merci à toi, j’espère que tu vas bien. Bises amicales.
>Chris :
Merci Chris pour ces morceaux de vie remmémorée grâce à ce train de nuit. Parfois, il suffit d’un simple mot et la vie défile sous les yeux. Dis-moi combien de pages, cet essai fait-il ? Je veux bien le publier sur le blog soit en commentaire si ce n’est pas trop long soit en mettant un lien vers ton essai complet mais à condition que tu me l’envoies. A bientôt pour ta réponse.
>bonbonze :
Merci de nous arracher le sourire pour démarrer la semaine 😉 Bises.
>Noisette :
Heureuse de vous voir rayonner ainsi, Noisette 😉 Vous êtes bien entourée. Bel après-midi !
>Annick :
Annick, j’ai beaucoup aimé ton tchouchou mignon et tu as failli te retrouver en haut des marches 😉 J’ai aimé aussi ce train de l’espoir qui s’ouvre sur de nouveaux possibles. Merci pour ta sensibilité.
>Marie Lanson :
Bonjour Marie et bienvenue sur le blog 😉 Merci pour ces premiers mots déposés en traînée de lumière. Je vous invite à continuer le voyage. J’ai commencé à faire une petite visite surprise sur votre site très animé 😉 Au plaisir de vous lire à nouveau.
>Sven :
Superbe ! J’ai aimé beaucoup ton premier poème avec ce chant des vagues, ces rails qui crissent au plus fort de la nuit, cet univers intérieur sensible qui n’appartient qu’à toi et qu’il te faut préserver. Sven, tu sais transcire par les mots la fragilité et la sensibilité de l’être humain. On le perçoit une nouvelle fois dans ce deuxième poème dans lequel cette grand’voile devient un tissu vivant de sensations de bonheur. Merci de nous émouvoir ainsi. Je t’embrasse sous le vent.
>amichel :
Splendide poème qui dans le pays des songes, nous emmène en voyage dans des univers imaginaires, dans des pays de rêve, dans des pages d’histoire tragique. On se laisse embarquer dans ton déroulé de paysages; rien n’arrête ce train de la vie jusqu’au petit matin du quotidien qui reprend ses droits en habit gris. Merci une fois de plus de nous faire rêver ainsi. Je t’embrasse.
>Daniel :
Tu reviens à la réalité, Daniel 😉 Toi qui vis au sein de la nature, il y a beaucoup de vrai dans ce que tu évoques ; il est bon de le rappeler. Merci, bonne fin d’après-midi.
Beau… c’est Beau… Bravo à vous quatre
Bravo à vous tous, je me suis régalée à vous lire
Oui Ossiane, moi aussi j’aime le buvard, c’est ce que m’inspire ton calligramme que j’aime beaucoup.
—
Dans ces trains de nuit
De la nuit des temps
Dans ces wagons lit
D’hier et d’aujourd’hui
La vie file et s’enfuit
Vers des pays de pluie
Porteurs de nostalgie
Dans ces trains de nuit
Qui traversent le temps
D’où j’entends les cris
De la mélancolie
Qui déchirent la nuit
En hurlements gris
Sur papier jauni
Dans ces train de nuit
Qui parcourent le temps
Je veille et j’ai envie
De croquer la vie
Sur papier de riz
Un seul trait jaillit
Une calligraphie
Dans ce train de nuit
Où je suis endormie
Je rêve d’une mélodie
Sur le Mont Fuji
Une lumière luit
Là-bas dans ma nuit
Verte et si jolie
—-
Belle semaine à vous tous
Bises
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Nouveaux commentaires:
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https://blog.ossiane.photo/2007/06/15/claire-voie/#comments
https://blog.ossiane.photo/2007/06/13/main/#comments
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>Marai-D:
Coucou Maria, tes mots fusent comme ce train de nuit qui défile dans la nuit à grande vitesse ou comme les touches d’un pinceau sur du papier buvard que j’aime beaucoup aussi;-) Une belle calligraphie poétique qui jaillit sous ta plume d’un seul jet. Ta journée a dû être belle. Merci. Je t’embrasse.
PS: Je n’oublie pas de te répondre à ton mail;-)
juste un essai
Sur quelques points des passerelles de cuivre
des plateformes, des escaliers qui contournent les halles
et les piliers, j’ai cru pouvoir juger la profondeur de la ville..
C’est un trait joli site
Clavier de verre où la ville du train train se mire
Dans la magie des tours aux cieux dressées
Chantent bémol les hommes l’altération verte à la clef
Sur la fragile peau le ciel captif au teint brisé
Mémoires noires des marées Tampico gagne money
D’ici je me souviens ton chant Orlan , les paroles me manque
Vides hier déjà les cloisons infâmes où criaient les goélands
L’océan devint sombres goémons dans le firmament cellulaire
L’arbre est sans racines aux pieds de l’arche et la foule s’égare
puzzle animé,
reconnaître le monde,
facettes courant.
Papillons rêveurs
De verre papillons ouverts
Inversent l’abîme
Eviter le temps…
Ils avaient pris le même train
Ou ce train les avait pris
Mais peu importe
Le sens des rails
Ils étaient dans le même train
A deux banquettes
C’est ainsi dans les trains
Mais pas décidés
A choisir entre celle du dessus
Et celle du dessous
Ils se serrèrent tous deux
Dans leur apesanteur
De chaque jour
Qui est leur train d’amour
Qui leur montre la voie
La plus belle des voix
Celle du verbe aimer
Au plus pur au plus beau
D’un amour infini
Qui a choisi des rails
Parallèles jolies
Qui se donnent la main
Se font des gros calins
En se riant du monde
Qui ne comprendrait rien
>Chester :
OK Chester, à une prochaine fois !
>Alix :
Bonsoir Alix, je te souhaite la bienvenue. Merci pour ces premiers pas poétiques. Tu as bien senti ce que ces photos permettent de faire c’est à dire imaginer ce qu’il y a derrière ou de l’autre côté 😉 Au plaisir de te croiser à nouveau. Bonne soirée.
> !!!:
Bonsoir !!! Ca démarre très très fort avec ton magnifique poème !!! Tu as un pseudo qui permet de s’extasier 😉 Des images fortes, originales, émouvantes et profondes. J’y retrouve toute l’essence de mes photos. Merci pour ta belle plume. Je t‘invite à venir nous rejoindre en poésie. Bien amicalement.. A bientôt.
>brigetoun :
C’est bien vu ce puzzle ! Une belle mosaïque de regards. Merci Brigitte, je t’embrasse.
>Fugitive :
Fugitive, je m’enfonce dans le sens de tes mots que tu retournes dans tous les sens pour en faire sortir la substantifique moëlle 😉 Ton poème est vertigineux. Merci belle poétesse, bonne soirée à toi.
>Annick :
Le train invite au voyage, à la rêverie et aux histoires qu’on imagine à propos des passagers. Il permet de beaux vagabondages et de faire passer le temps. Tes amoureux sont adorables assis tous les deux sur ces banquettes. Une vraie scène intimiste d’ouverture de film ! Ton cœur déborde vraiment d’amour en ce moment. Merci, poétesse sensible. Bonne soirée.
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nonnon, tu fais semblant de pas comprendre, Ossiane, les banquettes dans un train de nuit, c’est fait, en principe, pour dormir…..serrés!
et puis ce train en chaque jour, car leur amour toujours, et ils ne sont pas de passage, mais dans le passage de leurs vies….. Bonne soirée, Ossiane.
Rythme lancinant,
le tambour trône les saisons
de sa peau sourde, sciant les clairvoyantes trouées :
vent, pluie et remords sur des faubourgs étranges.
Palpitation d’espace.
Nuitjournuit et après ?
L’échelle des années gravit ses horizons,
sur des quais sépia, quelques vieilles romances…
Escales translucides :
« Ne pas se pencher, danger pour les âmes »
Quelque part un regard se suicide :
larmes de métal,
le voyageur achève son dessin.
Plus rien ne passe
que la vie des autres.
Mais bonne soirée tout de même ! 🙂
voyage
toutes les fenêtres se ferment une à une
l’ombre noire des nuages s’y reflètent
je suis mes idées fumeuses et sombres
égrenant la langueur d’un train de nuit
au fil des parois grises comme l’ardoise
au bout du tunnel des formes échevelées
des éclats de voix comme un metallophone
s’infiltrent entre les lames des stores
je me calfeutre dans mon tissage bleu
je me drape de laine feutrée
je me couvre de mes pensées secrètes
je me berce de mes histoires d’amour
A force de se rêver
Dans l’ombre parallèle
Chaque rail rejoint
Son autre au bout du chemin
Et le train poursuit ses rails
Sans dérailler jamais
Car elles se sont trouvées
Ces deux tendres moitiés
Le chemin douloureux
A vivre en parallèle
C’est bon de se serrer
Pour de vrai, pour de coeur
La vie elle suit ses rails
Mues par un bel amour
>Annick :
Pardonne-moi Annick, j’avais oublié que c’était le train de nuit. J’ai l’impression que tu n’es pas contente après moi, non ?
>johal :
Pffffiou !!! Quel poème, tu me souffles ! Où es-tu allée chercher tout ça ? C’est vraiment très beau et original cette évocation du temps qui passe au son du tambour. Merci pour la beauté de tes mots. Bonne fin de soirée.
>bouldegom :
Très beau poème également plein de souffle et d’émotion!! J’aime beaucoup la description enfiévrée de sensations en mouvement que tu mets en parallèle avec la partie intime de toi qui a envie de se réconforter dans la matière veloutée du calligramme tissé. Bravo à toi. Bonne nuit.
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Nouveaux commentaires:
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https://blog.ossiane.photo/2007/06/15/claire-voie/#comments
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Et soudain je te traque
En croches
Triolet
Pas du tout, Ossiane, je l ai dit avec humour, que tu faisais exprès de pas comprendre, et en comment tu ne pouvais pas voir mon petit air amusé, il me fallait écrire » sourire »…mais ce n est pas grave…
je ne suis pas fâchée, ce que tu as peut être ressenti c’est une certaine douleur, certains textes sont vraiments très forts, très profonds aujourd hui…
et le train de nuit, c’est un thême si puissant ….pour s’aimer.
et je relis ton commentaire, qd tu parles de vagabondage, tu as raison, mais dans mes mots je parlais d un amour profond bien au delà d’un simple vagabondage…mais en me relisant je comprends ta compréhension, quand j’écrivais, ils étaient dans le même train,
je souhaitais dire, par envie commune, car ils se connaissent depuis des ans, car il s’aiment déjà, car juste ils souhaitent vivre leur amour…
mais j ai tu trop d explications pour laisser libre cours sans doute…
ahlala ma plume n en fait qu à sa tête. bises du soir, tendre Ossiane, comment puis je me fâcher sur toi si délicate,
mais surtout n hésite pas à réagir franc toujours, j apprécie fort tes commentaires. bises bis!
>L’oeil vagabond:
Humeur musicienne, Chris;-) Bien vu cette portée, je n’y aurais pas pensé. Bonne nuit à toi.
>annick:
Ouf, me voilà soulagée;-) Pas toujours facile de se comprendre mais on finit par y arriver;-) J’ai peut-être réagi ainsi car j’ai un mauvais souvenir d’un train de nuit où il a fallu rester assis toute la nuit pour cause de grève des wagons lits;-) Tu vois ce n’est pas toujours romantique;-) Trêve de plaisanterie, je comprends fort bien tout ce que tu as voulu faire passer. Bonne nuit.
Les chemins que tu vas faire
je veux les faire aussi
Emporte-moi, train de nuit!
Je suis à la gare
avec mon chagrin
avec mon destin
Il y a de la tristesse au depart
Il y aura de la joie à l’arrivée?
Emporte-moi,train de nuit!
Je vais laisser
un peu de ma douleur
un peu de mon coeur
à chaque gare
à chaque coin
oú tu vas t’arrêter
La route est longue
la nuit aussi
tout peut s’effacer.
Emporte-moi, train de nuit!
bonjour Ossiane, par mots c’est souvent difficile de se comprendre mais l essentiel c’est d y arriver….je t embrasse et te souhaite une bonne journée, je suis absente ce matin, mais reviendrai dans l après mdi.
Pour moi, à mon sens, les histoires de trains c ‘est chargé d’émotions, et ce thême me donne un peu beaucoup la mélancolie. Mais à lire les beaux textes, c’est un beau thême, une fort belle page. Merci.
C’est beau Neyde.
Train de nuit
Train d’ennui
La lune se défile
Le train immobile
Et je baisse le store
pour m’endormir
paisiblement nichée
dansle creux de tes bras
Prendre le train en marche
essayer de comprendre
tant pis
Clinquant
tu m’éblouis
chimère
as tu du coeur?
Dans les trains de nuit,
Certains y trouvent du plaisir
Certains y chercheront leur désir
D’autres attenderont, esseulés, leur amour évanoui
D’autres feront la fête jusqu’au bout de la nuit
Partager ce wagon-couchette en bonne compagnie
A côté pourtant, des ricanements encore à minuit
Certains, enlacés, côtoieront le bonheur
D’autres, l’espace d’une nuit, deviendront voleurs
Il y a de tout dans les trains de nuit
Le bien et le mal, deux formes de vie
C’est une expérience à vivre
C’est une expérience qui énivre !
Chris
Sur le quai du hasard, je déambule
Sur un banc immobile, je coince la bulle
Dois-je prendre le retour vers le passé
Dois-je encore attendre ma destinée
L’aller vers le futur me fais peur
Dans ce monde, tant de douleurs
Je vais prendre mon retour en chantant
Un monde où tout le monde avait le temps !
Chris
Des images, juste des images, et notre esprit part en voyage dans les tourbillons de l’existence, dans ses propres tourbillons…
Alors rester spectateur ou s’échapper ?… suivre le train en marche ou sur le quai en marge… observer son propre déraillement ?
Parce qu’il y avait du vent, je suis entré sans t’attendre. Le garçon m’a souri. « Une Leffe », j’ai dit. Je me suis restreint. Tu vois, j’aurais voulu du finement tourbé, à 45 %. Pour mettre de côté le fait que la ville tenait toute entière dans la paume de ma main. Impossible de s’y perdre et d’ignorer la fin.
Et c’est encore une fois dans un train, en leur présence, que tout petit je recrée le désordre. Je frappe au carreau. Pleins feux sur mon enfance, un jour tu verras, début de requiem, sommes-nous le souvenir, tous ceux qui accompagnent mon extase chaque fois recherchée, je m’acharne, renouvelée, visions béton – paille – clochers. Qui strient ta foi de bandes de lumière. But it grows. L’espace a enfin cessé d’être un mythe. J’aimerais te parler de ce moment précis où cette ville n’est plus ni tienne ni mienne mais trois pas en arrière. Jusqu’à ce que j’étouffe, j’ai oublié d’en être sûr.
C’est moi le type qui hurle tout en haut de la Treille. Only angels.
J’ai acheté une nouvelle rame de 500 feuilles de papier toile. Ensuite je suis – on est – parti. Je me souviens, j’ai pris des notes
Bonjour à ceux que je commence à connaitre depuis le temps que je fréquente ce magnifique blog en silence ^^
Je n’osais pas poster, ne pouvant prétendre la poésie.. je ne sais pas pourquoi cette fois j’avais envie de m’exprimer.. peut être parce que les photos et les poèmes m’ont particulièrement touchée.. et libéré des larmes qui avaient du mal à sortir..
Merci pour tout, Ossiane et tous les poètes 🙂
… mais, j’ai oublié de signer mon dernier commentaire, et peut-être que cela prend toute son importance ici… coïncidence,
Le Poète Fugueur.
À continuation d’Annick :
« Dans le creux de tes bras
Je suis nichée, mon amour,
Pour aussitôt m’endormir
Au doux roulis de ce train.
>Neyde :
Ton poème est pathéthique, Neyde. Partir pour oublier sans savoir ce que sera l’arrivée. La peine s’efface peu à peu en laissant un peu de soi à chaque arrêt. Merci pour ce poème émouvant, je t’embrasse.
>Annick :
Bonjour Annick, bien sûr que ces histoires de train sont souvent émouvantes et mélancoliques ; je suis d’accord avec toi. Il s’agit de retrouvailles, de séparation, de rupture, de rencontres, de solitude, rien que de très humain. Bonne journée et merci pour ton dernier poème plein de douceur.
>Pierre (2) :
C’est bien vu Pierre. Le regard se perd dans la nuit et on a parfois l’impression de ne pas avancer. Seule la lune nous tient compagnie en mouvement. Merci, je t’embrasse.
>Pam :
Hello Pam, c’est donc le grand retour d’expositions réussies 😉 Bonne idée d’utiliser cette expression. C’est un peu ce que tu fais avec ton retour ici mais toi tu comprends 😉 Je t’embrasse.
>feu roméo :
Coup de foudre mais attention aux apparences, c’est sans doute ce que tu veux dire ici 😉 Merci pour ces jolis mots. Bises.
>Chris :
Ce thème du train te touche particulièrement et t’inspire en poésie. Beaucoup de sensations éprouvées et de rencontres inopinées dans cet espace étroit dans lequel chacun emporte ses rêves et fait le bilan de sa vie. Merci pour ces deux beaux partages poétiques.
Chris, je vais tenter de mettre en commentaire ce que tu m’as envoyé même si c’est un petit peu long. Chacun sera libre de lire ou pas.
>Sven :
Ne peut-on pas faire les deux à la fois sans se laisser engloutir, Sven ? Ta dernière phrase « observer son propre déraillement » signé Le Poète Fugueur me fait un peu peur. J’espère que tu ne vas pas nous quitter une nouvelle fois ? Dis-moi…
>Lunar :
Bonjour Lunar, sois le ou la bienvenu(e) ici 😉 Belle entrée en matière ! Merci pour ce superbe texte plein d’émotion. Un voyage en train, un retour vers l’enfance des plus original entre une ville qui ne t’appartient plus et une rame de papier pour s’épancher. C’est vraiment beau. N’hésite pas à venir nous rejoindre sur d’autres notes. Un grand merci à toi. Amitiés.
>kamiyounette :
Bonjour, je te souhaite la bienvenue. Je suis très touchée par ta fidélité silencieuse et suis heureuse que tu aies osé franchir la porte de ce blog par le biais de l’écrit. N’aie aucune crainte par rapport au fait que tu n’écrives pas de poésie. Il n’y a auccune obligation. Toutes les contributions sont vraiment les bienvenues ; elles enrichissent les idées, les échanges et offrent une palette de regards différents. J’aime beaucoup la diversité des approches. J’espère t’avoir rassurée 😉 Ce qui est sûr, c’est que suite à la lecture des commentaires des uns et des autres, on ne ressort pas toujours indemme car cela fait appel à notre propre vécu. Les petites fibres de notre intime vibrent souvent d’émotion pure. Au plaisir de te revoir ici pour partager ces émotions. Amitiés.
>Neyde :
Beau beau ce voyage à deux dans le roulis. Ne manque plus que le son si particulier des roues sur les rails. Bises à toi.
c’est beau Neyde, je t’embrasse,
je les imagine alors, continuation de toi:
Et le roulis nous porte
nous emporte
Vers nous
dans notre bulle à nous
Et déjà en dedans
je te retrouve mon amant
Mon amour
et dans ma bulle mon jour
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>>>>>>>>>>>>>>>A tous:
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J’ai décidé de publier en commentaire un ancien texte de Chris assez long sur des souvenirs douloureux que cette note sur le train lui a évoqués. Pardonnez la longueur, libre à chacun de découvrir ou de passer son chemin. Bonne lecture.
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J’aurais du enlever les guillemets, c’est de ma faute car le texte après des guillemets n’apparait pas en postant sur les blogs ! lol
>Chris:
Tu as raison, il y a des problèmes dans le texte avec des morceaux qui n’apparaissent pas. Je viens donc d’effacer ton essai pour qu’on puisse le corriger avant une nouvelle publication. Pourrais-tu faire ces modifications et me le renvoyer ?
Une histoire extraordinaire
Connaissez-vous les histoires extraordinaires de Pierre Bellemare ? Certainement. Voici donc une de ces histoires mais de Chris cette fois-ci. Cette histoire abracadabrantesque est malheureusement vraie et la victime n’est autre que moi. Ceci me prouve une énième fois que mon existence se situe quelque part entre deux mondes, une sorte de quatrième dimension en fait. Que c’est dur, en réalité d’être jeune avec un esprit tel que le mien. Conscient de mon don certain pour l’écriture, je me permets donc de rédiger cette histoire afin que les personnes tenues au courant de l’affaire depuis le début puissent prendre conscience de la cruelle réalité (elle est vraiment contre moi), mais également pour me libérer et de ne point en parler par la suite. Même en la rédigeant, au point où j’en suis, on me prendra certainement pour un fou. Je ne suis plus à ceci près.
Les protagonistes : une fille et un jeune homme aux allures identiques mais aux extrêmes totalement différents. A qui la faute ?
Une histoire classique, en fait : les deux protagonistes qui, au fil des semaines, se regardent souvent en voyageant dans le train. Plusieurs fois, ils ont essayé de s’adresser la parole, au pire, quelques bribes de mots échangés c’est tout. La fille, mineure (seulement maintenant je le sais), discrète et timide. Le jeune homme pris dans des rêves musicaux donc peu réceptif à ce genre de choses qui n’est autre que l’attirance physique d’une personne pour une autre. Le jeune homme s’apercevant que dans peu de temps il ne l’a reverrait plus (les aléas professionnels), décida de sortir de l’ordinaire car, après tout, c’est son style. Le pire, pensant faire plaisir à la personne du fait de son originalité, il se retrouve humilié et touché très profondément en lui-même. Son art est touché et il se remet maintenant en question. A quoi bon avoir des dons lorsque l’on est pris pour une tare voire plus grave encore pour un pédophile. En fait, un bain d’huile bouillante suivi d’une douche froide. Le jeune homme,conscient, s’attendait à la passion comme au pire; en réalité, il a obtenu l’extrême du pire.
Vendredi 20 Janvier 2006 : Le jeune homme pris donc le premier train de 17H40 à la gare de Bordeaux St-Jean. Il s’aperçut que ladite fille n’était pas dans ce premier train. Il descendit alors à la gare de Périgueux et attendit le second train de 19H35 l’emmenant chez lui, à T… Ce second train partait également de Bordeaux mais à 18H10 via Périgueux à 19H35. Comme vous pouvez le voir, deux solutions s’imposaient alors pour le jeune homme : soit prendre le premier train à Bordeaux pour attendre ensuite à la gare de Périgueux, soit attendre en gare de Bordeaux le second train de 18H10 l’emmenant de toute façon à bon port. La passion l’animait et, très désireux de faire plaisir à la belle, pris ce second train en gare de Périgueux en espérant la voir pour pouvoir enfin lui parler. De plus, il lui avait composé un beau poème lu par nombre de personnes dont des femmes le plus souvent. Toutes avaient décrites l’originalité de ce dernier : belle inspiration, belle écriture; bref, un beau poème avec de jolis mots dont certaines en auraient rêvés!!!
Voici donc ce beau poème :
Belle inconnue
La semaine dernière, une nouvelle fois, je t’aperçus.
C’était jeudi dernier, près d’Auchan, dans la rue.
Ton regard, caressant comme à chaque fois, je l’ai perçu.
Je ne pouvais que me retourner, et, là, je t’ai reconnu.
C’est trop, je n’en puis plus !
A chaque fois, c’est pareil !
On se voit sans s’être vus !
C’est fini, je ne peux plus être en veille!
Depuis des mois maintenant, on se regarde dans le train.
J’ai mis du temps avant de comprendre mais, de toi, j’ai faim !
Ceci vient aussi du fait que, pour moi, à Bordeaux, c’est bientôt la fin.
A ce rythme là, dans un mois sera demain.
C’est trop, je n’en puis plus !
Un jour, à l’arrêt du tram, j’ai compris !
En te regardant, je me voyais, Vu!!!
Ton allure et ton visage, je suis épris !
Tel épris, je ne peux plus attendre !
L’élan artistique ! Non ! Simplement un cœur à prendre !
Si tu veux, ce dernier, je peux te le vendre !
En tout cas, à te regarder, on ne peut être que tendre !
C’est trop, je n’en puis plus !
La musique et les mots sont mes fidèles
Mais, face à toi, je reste sans zèle !
Le tempo de la vie, dans tes yeux, je l’ai vu !
Dans tes cheveux blonds, j’y chercherai volontiers des accords
Majeurs et parfaits, pour toi, ange aux cheveux d’or !
Grâce à toi, des séquences de basses naissent de mon corps !
Je n’y suis pour rien, ce n’est point de mon ressort !
C’est trop, je n’en puis plus !
Une ivresse telle avoir bu !
C’est trop, je n’en puis plus !
On se cherche sans se trouver !
On se trouve sans se chercher !
Chris
Le jeune homme monta donc dans le train dans le dernier wagon; de la sorte, il pouvait à sa guise remonter les quatre wagons du train afin de se donner toutes les chances pour pouvoir apercevoir la belle. Dans le second wagon de tête, il l’aperçut à sa droite, assise, mais en plein sommeil. Il s’assit donc aux places juste devant elle et, de ce fait, la réveilla. Le jeune homme, bien que gêné de l’avoir éveillée, se senti mal à l’aise. En effet, il pensais être discret et son éveil lui perturba l’esprit. La belle, lui jetant un regard au moment même où il s’était assis, ne pouvait se rendormir. Elle attendait quelque chose ou quelqu’un. Telles furent les pensées du jeune homme et il ne pouvait se tromper à ce sujet. En effet, ce genre de choses impalpables se ressentent. Il remarqua également qu’à la gauche de la belle un homme d’une trentaine d’années (35 ans environ) attendait une chose lui aussi, l’éveil de la demoiselle. Cet homme était déjà connu comme ayant de la tchatche et très désireux d’obtenir le numéro de téléphone d’une belle. En effet, plusieurs semaines auparavant, il avait écumé les wagons du train afin de discuter avec une future proie. Cet homme fut plus rapide que le jeune homme de l’histoire et il commença à discuter avec la demoiselle. Quant au jeune homme, comme à chaque fois, ce n’était pas le bon jour. La gare d’arrivée approchant, il se sentait las et énervé du fait de l’intervention dudit homme.
Ce dernier, avec une idée très précise dans la tête, donna son numéro de téléphone à la belle mais, cette dernière, lui rétorqua aussi sec :
-Vous avez quel age Monsieur ? Je n’ai que 19 ans !(en fait, elle n’avait que 17 ans mais je l’ai su qu’après seulement). A ces mots donc, l’homme se calma quelque peu mais continua quand même ce que j’appellerai son monologue (au vu de la tête de la demoiselle).
Arrivant à proximité de chez lui, n’ayant pu lui parler, le jeune homme sorti de la poche de sa veste son poème Belle inconnue et, tout en se levant, se pencha sur la belle afin de lui glisser deux mots :
-J’aurai aimé te parler mais tu étais prise avec l’homme d’à côté !
En lui tendant son poème, il lui dit :
-Tiens ! C’est pour toi!
Puis, elle, avec une certaine peur, il est vrai, lui rétorqua :
-Mais, qu’est-ce que c’est ?
-N’aies pas peur ! C’est pour toi, tu liras ! Allez, à la prochaine. Salut !
Ce furent les dernières paroles du jeune homme car le train s’arrêtant en gare, il n’avait plus le choix : il fallait descendre. Il se senti à la fois gêné et heureux. Gêné car il avait senti une peur certaine chez la demoiselle et, heureux, car quoi de plus beau de parler de ses sentiments sous forme de poésie. Une peur, Oui, mais une belle peur quand même, je pense, au vu des rimes griffonnées sur la feuille, Non!!!
Dimanche 22 Janvier 2006 : Le jeune homme, toujours désireux d’au moins pouvoir discuter avec la demoiselle décida d’aller en gare de Brive La Gaillarde à l’heure du départ du train pour Bordeaux, c’est-à-dire à 18H00. Il était décidé à la voir et lui parler, vu qu’elle aurait probablement lu son poème Belle Inconnue.
On aurait dit que leurs destins étaient faits pour se rencontrer alors il fallait à tout prix forcer ce destin. De plus, il y avait les fameuses œillades échangées, l’attirance réciproque et puis, s’était évident, un intéressement à double sens. Un jour, d’ailleurs, à l’arrêt du tram, la belle avait espionné le jeune homme pour savoir où il allait descendre et vice et versa.
Il avait pris son Lundi de RTT et ,c’est pour cette raison, qu’il avait été à Brive.
Il attendit une bonne demi-heure à l’entrée de la gare; rien n’y fit, il n’arrivait pas à la trouver. Peut-être avait-elle pris peur ? Se cachait-elle ?
Prenant le train que le lendemain, il avait espoir de la revoir, mais seulement le vendredi soir. Il fallait, une nouvelle fois, attendre mais le destin se rapprochait.
De retour chez lui, il lui composa ce nouveau poème intitulé A la gare de Brive :
A la gare de Brive
Ce dimanche, à la gare de Brive, je t’attendais.
Je voulais juste te voir pour pouvoir enfin te parler.
Encore une fois, je te cherche sans te trouver.
Quelle connerie de prendre mon Lundi de RTT.
Vendredi soir, en m’asseyant devant toi, je t’ai réveillé.
Excuses-moi, mais, pourtant, je pensais être discret.
A ton éveil, il est vrai, ton regard attendri m’a perturbé
Puis, l’autre zouave avec une idée très précise dans la tête, m’a rendu la tâche très compliquée!!!
Décidément, ce n’est vraiment pas ma veine.
Pour lui, j’aurai pu certainement avoir de la haine.
Je préfère me dire que çà n’vaut pas la peine.
Eurêka! Je reste intelligent mais je n’ai pas l’éternité!!!
Une nuit, une éclipse est venue brouiller mon esprit!
En un éclair, tout m’est apparu et, là, j’ai compris!
Depuis, ma basse intérieure se met à chanter!
Je n’arrive pas à l’éteindre, suis-je Taré!
En arrivant à T…, foutu pour foutu, je te donnai mon bon.
De peur, tu me demandas : Qu’est-ce que cela?
Et moi, peu fier, je répondis : C’est pour toi, tu liras!
Ne prends pas peur, je suis artiste et non malfrat!!!
On me dit souvent que je suis bizarre
Mais mon métier, après tout, ce n’est que l’art!
Métier de Crèves la faim où tous les producteurs sont des avares!!!
Souviens-toi, le zouave te la dit, toi aussi, tu es bizarre!
Décidément, que de coïncidences et de temps perdu.
Ce jour, je me mets à la photographie afin de figer tous ces événements foutus.
Je reprendrai alors toutes les photos au cas où on se perdrait vraiment de vue!!!
La fin approchant, j’ai peur et je ferai tout tout pour te trouver!!!
Grâce à toi, j’ai une idée de morceau :
Ma basse intérieure et toi, ma guitare, à Bordeaux
Se grattant nos cordes afin d’en sortir de belles mélodies.
Heureux, on le serait; bref, Sans-Soucis!!!
Chris
Semaine du 23 au 27 Janvier 2006 : Durant cette semaine, le jeune homme travaillant à Bordeaux, continua de penser à la belle. Dans la nuit de mercredi à jeudi, il composa le texte d’une future chanson peut-être! Décidément, la demoiselle était source inépuisable d’inspiration. Voici donc ce fameux texte :
Je n’y suis pour rien !
Encore un de plus pour toi, jeune demoiselle.
Décidément, les mots, dans ma tête s’entremêlent.
Quand je pense à toi, endormie dans le train;
C’est plus fort que moi, je songe en quatrains.
Je n’y suis pour rien !
Je suis peut-être un vaurien ! Je n’y suis pour rien !
Je pense savoir qui tu es Mais alors, si tu es ?
Et pourtant, tu me plais.
Tes premières œillades, je les ai bien perçues
Mais ma tête était clef de Ut, bref, j’étais perdu !
En me regardant, tu m’as fait voir la dure réalité;
Pourtant, si jeune tu es, et moi, mes années !
Je n’y suis pour rien, Hein !
Mes actes ne sont déjà que chagrin Hein, Hein, Hein !!!
Resteras-tu à jamais image rémanente ? Qui me hante !
L’écran éteint, je te vois, çà me hante !
En te regardant, j’ai vu en toi une lumière.
Et toi, tu as vu en moi qu’une tête en l’air !
Tu regardes les gens avec cet esprit
Qu’ont seulement les personnes réfléchies !
Je n’y suis pour rien !
Je suis comme je suis Tu me poursuis !
Je n’y suis pour rien !
Dis-moi pourquoi je te suis ? Je te poursuis !
Grâce à toi, des réponses m’ont été données :
Dans la vie, attendre n’est pas le mot clef.
Notre esprit nous guide dans nos démarches
Mais il faut savoir monter la bonne marche !
Je n’y suis pour rien !
Je suis peut-être un vaurien ! Je n’y suis pour rien !
Je pense savoir qui tu es Mais alors, si tu es ?
Et pourtant, on se plait.
Ce jour, une décision, je devrais prendre.
On a plus le choix, la vie n’est plus tendre !
La société a réussi à nous formater
Mais, en acceptant le CDI, dans 2 ans, j’ai tout à gagner !
Je n’y suis pour rien, Hein !
Écoutes cette chanson, ce refrain En réalité, est-ce si bien ?
Avec les mots, pour toi, je m’amuse Es-tu une muse ?
Peut-être l’art est-il une ruse ?
Quelle sensation bizarre je laisse sur mes pas :
De perdre quelqu’un que je ne connais pas !
Pourtant, je te sens à la fois loin et si proche.
A la fin seulement, peut-être, on se rapproche.
Je n’y suis pour rien !
Je suis comme je suis Je te laisse ce buis !
Je n’y suis pour rien, Hein ! Hein, Hein, Hein !!!
A toi, mon image rémanente Qui me tente !
Chris
Vendredi 27 Janvier 2006 : Le jour J est arrivé. Le jeune homme ne tenait plus sur ses jambes; en effet, toujours désireux de pouvoir enfin parler à la belle inconnue. En débauchant, à 16 Heures, il remarqua qu’en ce vendredi après-midi, il neigeotait à Bordeaux. Lui vint la réflexion suivante : et si l’arrivée de la neige annonçait un changement de temps dans sa vie; le blanc de la neige lui apporterait le renouveau et, ce, à l’image, en quelque sorte, des cheveux blonds de la jolie demoiselle. En effet, en pensant à cette dernière, l’inspiration coulait de source pour lui depuis de nombreux jours maintenant. De plus, il avait peut-être trouvé la voix féminine intérieure qui lui manquait tant afin de le pousser dans ses créations artistiques. De plus, il avait également besoin d’une voix féminine bien particulière afin de parfaire son projet artistique qui lui tenait tant à cœur. Avait-elle cette voix qu’il entendait déjà dans sa tête ? Il recherchait une voix féminine du type hôtesse SNCF qui dit : Le train N°… arrivera en gare voie 2. Les personnes accompagnant les voyageurs sont priées de ne pas monter dans le train…. Il était donc prêt à affronter la réalité. Cette dernière, il la pensait belle mais ne pouvait s’empêcher de songer au contraire. Et oui ! Et si, par le fait du hasard, la belle ne voulait pas de lui ! Mais, il y avait quand même des signes qui comptent malgré tout, tels, vus plus haut : les œillades, l’attirance physique réciproque ainsi que l’intéressement à double sens. Il n’y avait vraiment pas de raisons valables pour que ces deux protagonistes ne s’aiment pas. Ils devaient rentrés en symbiose parfaite par le biais des coïncidences et des brefs échanges que ce soit du regard ou verbaux, dans le tourbillon de la passion; bref, il fallait tenter !
Il rentra à son hôtel pour finir son sac à dos puis sortit prendre le premier bus, direction la gare de Bordeaux St-Jean. En prenant ce premier bus, il arriva une heure avant le départ du second train (celui de 18H10) donc suffisamment tôt pour attendre la belle et poireauter tout en songeant. Il alla attendre sur un siège au fameux Point Rencontre, en bas de la gare. Il était 17H20. Si, comme souvent d’ailleurs, la belle passant par l’accès du haut, et, de ce fait, devenant introuvable, il irait, de toute façon la chercher dans les wagons du train et ce, dès le départ. Il se mit à lire un journal puis regarda l’heure sur son téléphone portable. Il était 17H35. En relevant les yeux, il aperçut la belle au loin près de la poinçonneuse. Il fut surpris de la voir ici si tôt. Très rarement, elle venait en bas de la gare; sans doute le froid ou alors un appel de son cœur ? Elle discuta pendant quelques minutes, avec une copine certainement, avant de s’apercevoir que le jeune homme était assis quasiment en face d’elle.
Ce dernier fut intrigué car, à quelques pas de l’inconnue, se tenait un couple d’une quarantaine d’années à peu près ainsi qu’un garçon de 17 ou 18 ans. Ils scrutaient avec attention la belle inconnue. La femme du couple, blonde également, avait des traits de visage familiers et ressemblait étrangement à la demoiselle mais en plus âgée. Puis, dans un élan passionnel, la main posée sur les deux derniers poèmes destinés à la belle, il alla à la rencontre de ladite fille accompagné de son sac à dos.
Le tam-tam du cœur résonnait dans son cœur et ces dernières secondes furent, pour lui, une éternité.
Il lui adressa la parole :
-Excuses-moi ! Te souviens-tu de moi !
-Euh ! Non ! Vous êtes ?
Le jeune homme visiblement pris au dépourvu, lui balança :
-Ce n’est pas toi que j’ai vu Vendredi soir dernier, dans le train ?
– Ah Oui ! Le poème !
A ces mots, le jeune homme passa d’une violente passion à une certaine tristesse. Comment se faisait-il que cette fille qui le regardait fréquemment avec insistance depuis des mois et qui, de plus, avait reçu de sa main même un magnifique poème puisse à ce point l’oublier ?
Il décida néanmoins de ne pas lâcher l’affaire avant d’avoir essayer. Il l’aborda de nouveau :
-Veux-tu prendre le train avec moi, ce soir ? J’aimerai te connaître !
-Certainement pas ! Pourquoi faire ! Vous avez quel age ?
-Tu peux me tutoyer, si tu veux ! Tu ne trouves pas que cela fait plusieurs fois que l’on se regarde, que l’on se cherche ! Le p’tit jeu dans le tram où l’on voulait savoir à tout prix à quel arrêt l’autre allait descendre ! Encore nos regards qui se croisent avec insistance près d’Auchan, te souviens-tu ? Tu sais, je t’ai peut-être fait peur en te donnant mon poème mais, pour ce genre de choses, il n’y a pas d’age, ni de frontières.
-Je crois que ton truc est à sens unique mais je savais que tu viendrais me voir après!!!
Les derniers mots de la belle lui arrachèrent le cœur tel un bain d’huile bouillante.
Apercevant une certaine peur chez la fille, il décida néanmoins de continuer :
-Je vois bien que tu as peur ! N’aies pas peur ! C’est juste un poème que j’ai fais pour toi, rien de plus ! Tu as peur parce que tu es jeune et que moi je suis plus âgé que toi donc…
N’ayant pas le temps de finir sa phrase que déjà le couple cité plus haut entra en scène. La femme du couple lui coupa violemment la parole :
-Est-ce vous qui avez écrit le poème que notre fille nous a fait voir ? Monsieur…, je crois ?
Le jeune homme ne sut où se mettre, au vue de la tournure des événements. Pris au dépourvu, il resta bouche bée durant quelques minutes et eu bien du mal à se ressaisir :
-Ah ! Bonjour madame! Oui, je suis l’auteur du fameux courrier mais ce n’est rien de grave, rassurez-moi !
-Je pense que çà l’est, moi ! Savez-vous quel age à notre fille, monsieur ?
Le monsieur du couple, un type barbu assez grand s’exclama :
-17 ans ! Que comptez-vous faire avec une fille de cet age ! Je tiens bien évidemment compte des propos tenus dans votre courrier !
-Euh ! Rien, Monsieur ! Ce ne sont que des mots. Il n’y a rien de grossier dans mes textes !
-Non, mais votre poème laisse entrevoir….
-Quoi ! Connaissez-vous Lara Fabian, Céline Dion…
-Oui ! Bien sûr !
-Et bien, ces chanteuses chantent des textes à peu près identiques aux miens !!! C’est de l’art, Monsieur !
La fille décida de prendre la parole à son tour :
-Tu prends pas ton train ! Tu vas le rater ! D’habitude, tu prends le premier train !
-Non, aujourd’hui, je prends le second train !
La femme blonde du couple s’exprima à nouveau :
-Cessez d’importuner notre fille, Monsieur … Vous habitez T…, notre fille nous l’a dit !
-Oui et je suis connu mais uniquement en bien !!!
De rage, il passa son chemin tout en entendant la belle inconnue lui dire : Salut!
Après tous ces événements passés à une vitesse folle, il se demanda : Qu’ai-je fais de mal pour mériter cela ?
Après le bain d’huile bouillante de la demoiselle apparemment sans souvenirs, ce fut la douche froide avec l’arrivée des parents !!!
Ce n’est pas fini. A 17H50, avant de rentrer dans le second train de 18H10, le jeune homme fuma une cigarette, d’une main tremblante, sur le quai de la gare. Il l’avait franchement méritée après autant d’épreuves terribles. Être pris pour un con est une chose mais se faire humilier de la sorte en sous-entendant qu’il était peut-être un éventuel pédophile, c’est plus fort que tout; d’autant plus que ces intentions étaient bien loin d’être des actes pédophiles. Tout ceci pour seulement quelques vers de poésie. La belle inconnue, l’ange aux cheveux d’or du fameux poème s’est très vite transformée en sorcière tout en emmenant avec elle, ce jeune homme en enfer !!! Poussant le vice encore plus, les parents raccompagnèrent la toute jeune sorcière bien loin du jeune homme, en réalité, à l’autre bout du train accompagné du lascar de 18 ans, sans doute un nouveau copain.
Avant, les deux protagonistes se cherchèrent dans le train mais, à partir de maintenant, ils vont s’éviter soigneusement.
Durant le trajet du retour, le jeune homme se mit à pleurer en repensant à tout ceci.
Il se rendit compte à quel point des personnes pouvaient interprétées certains de ces mots d’une façon extrême. Il se demanda même s’il pourrait un jour recomposer des poèmes.
Est-ce une vertu ou un vice de posséder un don ? Le jeune homme se le demanda sérieusement.
Lors de ce trajet, il se rendit compte qu’il possédait toujours les deux derniers poèmes (A la gare de Brive et Je n’y suis pour rien !) dans la poche de sa veste. Ces poèmes étaient bien évidemment destinés à la sorcière mais il n’avait pas eu le temps de les lui donner. Dans un dernier geste désespéré, il accosta une jeune femme et lui fit lire ses deux poèmes. Cette dernière, bien que surprise, lui glissa quelques mots :
-La jeune fille décrite dans vos poèmes a du être ravie de lire ces jolies phrases !
-Détrompez-vous car j’ai été littéralement humilié ! Permettez-moi de vous les offrir si cela vous intéresse !
-Avec plaisir ! Merci bien, Monsieur !
Le jeune homme ressentit, malgré tout son malheur, un léger sentiment d’apaisement. Vraiment léger, en fait !
L‘histoire n’était rien de bien grave en réalité, mais, un peu plus, et il se serait retrouvé avec pieds et poings liés dans un cachot en attendant une future sentence.
Et dire que les étudiants apprennent à déchiffrer les poèmes (quatrains, tercets, idées qu’à voulu donner l’auteur…) et nous, les auteurs, on est pris pour des fous !!! Peut-être déchiffrera-t-on mes poèmes quand je serai de feu, pensa le jeune homme.
De retour chez lui, il passa une nuit agitée. Le lendemain, un temps exceptionnel s’abattit sur sa ville. Plus de vingt centimètres de neige tomba. Décidément, ce temps était vraiment à l’image de ce qu’il venait de vivre !!!
Le jeune homme ne comprenait-il rien à la vie ou est-ce que cette dernière n’est point adaptée à lui ?
Il passa donc sa journée, agrémentée d’un blanc manteau, à décrire son histoire; bref, pour vous raconter ce que vous venez de lire.
FIN
j ai lu cet écrit, Chris et Ossiane, et j ai pensé à la lecture, que ces guillemets suivis de blancs, cela était souhaité pour laisser libre la pensée..
Chris, c’est un écrit que j ai lu très vite, je l’avais déjà lu, mais je l ai relu avec beaucoup d ‘émotions, comme sont les rencontres des êtres de regards…c’est fort beau. merci aussi pour vos mots déposés dans le justesimplevivre, et je suis encore allée chez vous, de biens belles photos…belle nouvelle publication.
Bonne fin de journée à chacun.
Reflet d’une vie après laquelle on court tous – plus ou moins vite.
Reflet imparfait comme le sont toutes les illusions.
bizz Ossiane et le bonjour à celles et ceux que je connais…
« Un buvard buveur d’encre »
Maria-D
J’ai ouvert ma boite
à petits secrets,
à doux souvenirs.
Mes yeux sont tombés
Au hasard
sur un buvard.
Taché,
déchiré,
partie de mon histoire.
Il y a longtemps
Je ne me rappelle plus
réponds-moi
Petit buvard
Buveur d’encre
Tu as bu l’encre
de lettres d’amour
ou de mots de tristesse,
de vers solitaires
ou de mots de poesie?
Réponds-moi!
Silence.
Émotion.
Palpitation.
Je l’ai mis au miroir
mais rien je n’ai pu voir
rien je n’ai dechiffré
les mots sont croisés…
Le petit buvard
Buveur d’encre
s’a tu
Pour jamais…
Je vais entre les galeries parallèles
A la recherche de l’invisible énigme
Cette transparence effacée
D’un labyrinthe sans portes
Demeure le reflet qui s’efface
Dans un arc de lumière ..
T*ranquillement
R*éunis
A*l’arrivée
I*ls goûtent leur
N*uit
Annick,
J’aime bien ton accrostiche!
>UU :
Bonsoir UU, merci pour ces mots dans lesquels on reconnaît un peu de soi. Ne cours pas trop vite tout de même 😉 Bises à toi.
>Neyde :
J’aime beaucoup ton poème sur ce buvard buveur de secrets et de vie. Il est plein de sensibilité. Dommage qu’il soit si peu utilisé désormais. Je t’embrasse et te remercie.
Petite faute :
Buveur d’encre
s’(est) tu
Pour jamais…
>Alix :
Bonsoir et bienvenue Alix 😉 Merci beaucoup pour ce très beau poème déposé qui s’aventure dans ces reflets de verre avec talent. Tu utilises de très belles images pour évoquer ces galeries à compartiments. Au plaisir de te revoir sur le blog. Bien amicalement.
>Annick :
Merci Annick pour ces poèmes ferrovaires sensibles qui te transportent en poésie. Belle acrostiche ! Bonne nuit à toi.
Belle acrostiche, Annick 🙂 Bonne journée.
Histoire vécue
Un soir, très fatiguée,
J’embarquai à Roissy
Sur le RER B,
Et me suis assoupie…
Je m’éveille… Les wagons
Vides et silencieux
Roulaient à reculons,
Ayant éteint leurs feux,
Sur la voie de garage.
Châtenay – Malabry,
Finissait mon voyage
Un peu après minuit.
Que faire ? Le dernier train
Pour Paris ? Que nenni !
Je l’attendrais en vain,
Car il était parti !
Là, je dois avouer
Que mon bel optimisme
A failli me lâcher
Et que le romantisme
D’une nuit en forêt
Me séduisait très peu…
Mais je suis bien rentrée
Chez moi, et c’est tant mieux :
Le conducteur du rail
Me posa, philanthrope
Sur une nationale
Où je pus faire du stop…
>Anne-Marie:
Contente de te retrouver, Anne-Marie;-) Quelle histoire tu nous racontes! Etrange arrivée au bout de nulle part. Tu n’as pas froid aux yeux; j’aurais été morte de peur. Sympa le conducteur. Merci de ta visite, je te souhaite une bonne nuit.
J’étais on ne peut moins rassurée, crois-moi! Cette expérience date de 20 ans au moins, mais j’en garde une sensation de chair de poule…
>Anne-Marie:
Je suis un peu trouillarde; ta réaction me rassure;-)
Marquetterie jolie de nacre et gris. Passage doux et tendre ma Chère Ossiane
>Vi:
Coucou Vi, contente de te voir te promener par ici;-) J’espère que tu vas bien. Jolie image cette marquetterie précieuse. Il y a de quoi se perdre infiniment dans ses reflets mouvantss. Le paysage y change d’une minute à l’autre. Bon dimanche à toi, je t’embrasse tendrement.
échange de bon procédé ?
La petite musique de nuit
les mots venus du cœur
S’adressent aux âmes tendres
Mots si doux à entendre
Qu’on en oublie les heures
Comme les cerfs-volants
Volent au gré du vent
La mélodie des mots
Vogue au gré des flots
Les notes à tire d’aile
Vous changent l’air du temps
Ainsi les hirondelles
Annoncent le printemps
Elle trompe l’ennui
Elle berce nos nuits
La douce mélodie
Qui donne le tournis
Ses simples mots d’amour
Qui riment avec toujours
Révèlent l’harmonie
Du jour et de la nuit
La musique est magique
Sorties de l’instrument
Les notes de musique
Apaisent les tourments
Alain
Une petite musique de nuit
C’est le bal chaque nuit le grand bal des voitures
Qui mêlent les autocars et les bennes à ordures
Les voitures ambulance chargées d’une personne
Les taxis empruntés qui courent à leur adresse
Les conducteurs stressés la main sur le klaxonne
Manient avec rudesse le levier de vitesse
les voitures de police les camions de pompiers
Gyrophare allumé roulent en état d’ivresse
Des phares blanc aveuglant dans la nuit avertissent
Les automobilistes d’un radar de police
Quand les feux passent au rouge sur l’asphalte les pneus crissent
Quand les feux passent au vert les moteurs vrombissent
Les grosses cylindrées, les camions les deux roues
Les voitures les motos en tous sens circulent
Les phares rouge des stops les phares blanc de recul
La nuit est éclairée des feux des véhicules
Au bout de l’avenue tourne la grande roue
Alain
Une petite musique de nuit
Sous l’œil indifférent d’un vieillard taciturne
Dans l’ambiance feutrée d’une douce pénombre
Dans la cave voutée où grandissent les ombres
Sous les arches de pierres quand passent les heures sombres
Que pour chasser l’ennui jusqu’au bout de la nuit
Des musiciens s’entendent pour un concert nocturne
comme des survivants enfouis sous les décombres
Les cuivres étincelants sortent de leur étui
Sous le regard sans vie d’un vieillard taciturne
Alain
Une petite musique de nuit
Un train de nuit roule à travers la campagne
dans les compartiments un trouble sommeil gagne
Un rythme lancinant trouble la paix de l’âme
Ses roues sautent sur les rails dans un bruit de tam-tam
Nulle bande caoutchouc n’encerclant le métal
n’amortit de l’acier le dur récital
Sur les portées de rails se joue instrumental
une musique hard rock faite de pierres de métal
Le train aux lourds wagons poursuit sa course folle
sur les axes en acier tournent les lourdes roues
les essieux crient leur peine de la poupe à la proue
Dans les gares qu’il traverse l’aiguille du temps s’affole
Alain