Ecumes 19 / Foam 19

ÉCUMES 19 / FOAM 19

le vent qui danse

comme une gifle

morsures

• • • •

wind dancing

like a slap

bites

58 commentaires sur « Ecumes 19 / Foam 19 »

  1. La mer quand elle remue
    Ses remous ses froufrous
    Chorégraphie intime
    Et le soleil rasant
    D’un Octobre qui se nage
    Donne à voir le invisible

    J espère que vous allez bien Ossiane Monique et chacun. …
    C’est comme un ruban qui s ouvre et laisse jaillir des mots bien ficelés de ces mois difficiles.

  2. En ce vilain mois d’octobre le temps se grignote Annick et laisse pour beaucoup dans le monde ses quignons de misère couverts de feuilles mortes et de boue loin des clichés colorés de l’automne et ça me rend triste !

    Paysage d’eau
    fumeroles des embruns
    la force du vent
    conséquences inattendues
    des violences venues du ciel

  3. la mer sans arrêt roulait ses vagues….. et chaque rocher le sait bien qui de marées en marées reçoit indéfiniment l’éclat de ces vagues….

    dans l’éclat des vagues
    myriades de gouttelettes
    un bouquet d’étoiles

    dans l’éclat des vagues
    jet d’infimes projectiles
    une claque soudaine

    faut-il voir en cela que derrière la force des vagues se cache pour qui sait faire abstraction de cette violence une splendeur insoupçonnable, un petit proverbe pourrait bien confirmer cette façon d’analyser ce phénomène car en fait le mot « éclat » possède deux entendements et les mots dérivés comme éclatante et éclatement en sont un exemple l’un est spectacle l’autre est brutal mais sont indissociables.

  4. quelle engeance que se vent qui se vend au plus offrant
    qui ne griffe pas dans la grille à coup de mornifle
    mais laisse en guise de trace non des dorures
    mais des marbrures au gré des savants mélanges

  5. Tu me fais rire Bourrache et comme il fallait le faire…Je te remercie
    Je vous lis chacun mais comme c est juste ma plume qui écrit. ..Pour le moment elle m agace un peu car ses mots restent en encres. ..
    L envie d encore regarder cette image. Merci ossiane

  6. Il y a ce bleu azur
    Comme ce bleu acier
    Qui remuent la page blanche
    Une tranche de vie
    Qui suit la précédente
    Des successions d époques
    Qui écrivent la vie

  7. La vague mouille l index
    Comme pour le laver
    De mois bien trop leurs noirs
    Une épreuve suffit
    Mais quand elles se succèdent
    C’est tout sauf de la vie
    Et certains au contraire
    Disent que  » c’est la vie  »
    Pourtant la vie le vivre
    C’est celle qui laisse en vie
    Par ses délicatesses
    Les beautés le bonheur

  8. spectres proéminents
    fantasmatiques figures ondulatoires
    jaillissement dans les bourrasques
    ce n’est pas la tarasque
    on y cherche un talisman
    dans les résonances vibratoires

  9.  » Grande, très grande différence entre les éléments : la terre est muette, et l’Océan parle. L’Océan est une voix. Il parle aux astres lointains, répond à leurs mouvements dans sa langue grave et solennelle. Il parle à la terre, au rivage, d’un accent pathétique, dialogue avec leurs échos ; plaintif, menaçant tour à tour, il gronde ou soupire. Il s’adresse à l’homme surtout. Comme il est le creuset fécond où la création commença et continue dans sa puissance, il en a la vivante éloquence ; c’est la vie qui parle à la vie. Les êtres qui, par millions, milliards, naissent de lui, ce sont ses paroles. La mer de lait dont ils sortent, la féconde gelée marine, avant même de s’organiser, blanche, écumante, elle parle.Tout cela ensemble, mêlé, c’est la grande voix de l’Océan. Que dit-il ? Il dit la vie, la métamorphose éternelle. Il dit l’existence fluide. Il fait honte aux ambitions pétrifiées de la vie terrestre. Que dit-il ? Immortalité. Une force indomptable de vie est au plus bas de la nature. Combien plus au plus haut, dans l’âme ! Que dit-il ? Solidarité. Acceptons le rapide échange qui, dans l’individu, existe entre ses éléments divers. Acceptons la loi supérieure qui unit les membres vivants d’un même corps : humanité. Et, au-dessus, la loi suprême qui nous fait coopérer, créer, avec la grande Ame, associés (dans notre mesure) à l’aimante Harmonie du monde, solidaires dans la vie de Dieu. »

    Jules MICHELET, La mer, 1861.

  10. Un texte de Michelet qui interpelle Jacline dans une certaine mesure et qui trouve ici corps avec cette série extraordinaire d’ « Ecumes »

    Un réel bonheur à retrouver dans cette note tous ces mots d’amis toujours aussi sensibles à ce blog incomparable d’Ossiane, cela fait vraiment plaisir.

    comme la vague qui se brise……

    « Usons du poème non seulement pour ce qu’il dit mais d’abord pour ce qu’il est un arrêt dans la fureur, un silence dans le vacarme, une béance dans le flux ininterrompu, une profondeur dans la surface, une latence dans l’immédiat, une lenteur dans la frénésie (…) »
    Jean-Pierre SIMEON dans la poésie sauvera le monde.

  11. Je reviens sur cette suite incroyable de photos d’Ossiane nommées Ecumes comme une vague qui ne saurait s’arrêter… « Aphros » en grec signifie « écume » d’où Aprhodite cette déesse sortie de la mer dont nous parle Alain Corbin dans la fraîcheur de l’herbe, alors je me prends à rêver …l’imaginaire, les mythes, l’aura des vagues nous enveloppent dans cette gerbe d’écume d’où jaillissent poésie et amour et beauté….

    Ô douce immersion
    dans ces embruns de la mer
    où naissent mes rêves

  12. Merci à toutes les deux de votre retour à ce texte si profond sur la mer.
    Le blog d’Ossiane, ses photos et ses mots, l’effet miroir chez les équipiers, nous tirent vers le haut dans nos commentaires comme dans le choix de nos textes.

    Bonne journée à vous,avec ou sans soleil.

  13. comme la vague qui se brise……

    sur les galets du littoral
    puis repart à reculons
    dans un perpétuel va et vient….
    Ainsi vont les vagues
    inlassablement rouler les galets
    dans l’immense océan
    mouvement symbolique
    d’un l’éternel recommencement

  14. Comment levivre amene
    A des leçons de vie
    Quand tout s effondre
    Fort
    Mais c’est que l oeil naïf
    En a mis bien du temps
    Pour y voir le juste clair

    Annick

  15. Une vague juste celle
    Qui réanime soi
    Fait prendre la distance
    Sur un sable son doux
    Pour entendre son coeur
    Palpiter encore en corps
    Se surprendre à redire
    Comme cela faisait longtemps
    Pourtant rien n est encore simple
    Mais déjà l accepter
    Cela aide pour réagir
    Pas se laisser se noyer

  16. N’être rien d’autre
    qu’une simple particule
    noyée dans la vague
    vaste roulis infernal
    de notre monde en furie

  17. Être son humble goutte
    De pluie parfois
    Ou dans un vif soleil
    Car si le monde inspire
    Il peut fort aspirer
    Eau si
    Avant que d expirer
    Son souffle sa salive
    Dans sa dernière seconde
    On se pense visible
    Pourtant son invisible
    De vie

  18. Loin de tout brouhaha
    Le silence fait du bien
    La Nature généreuse
    Ses couleurs en Automne
    Mais comme c est joli
    La vie se fait aimer
    Tout simplement en vie
    Mais comme ça est joli
    Les meilleurs de le vivre
    A distances des restes
    Quand on est limité
    À n être que soi d’être
    Dans des combats d amour
    Qui en aident des autres
    A commencer par soi
    Car c’est si bon d aimer
    Sans pouvoir changer le monde
    Juste alentour oser
    Et quand les yeux se brillent
    De retours positifs
    Rester son tout petit
    Juste des chances de vie

  19. Un petit tour d’horizon sur le blog pour revoir toutes ces photos qui nous ont inspirées et relire tous ces haïkus si étroitement liés aux images et d’une grande précision dans le ressenti d’Ossiane. Ils me confortent dans ce plaisir d’écrire et de partager, qu’importe la forme pourvu que cela vienne du cœur comme ce dernier beau poème d’Annick à cœur ouvert.
    J’ai sur ce blog il y a quelques années déjà fait mes premiers pas dans l’écriture du haïku, grâce à Ossiane et à son talent de haïkiste, j’aime lire les haïkus pour leur spontanéité et leur condensé, leur poésie pure. Je viens de lire dans l’effet haïku de Pascale Senk quelques mots de Thierry Cazals poète que j’aime beaucoup, que je vous transmets à propos de la lecture des haïkus :
    « Lire des haïkus n’est pas à mes yeux un simple loisir, un passe temps pour vacanciers. C’est aussi une lecture qui secoue et dérape, plantant ses aiguilles d’acuponcture dans les zones les plus névralgiques de notre être, nous rappelant sans cesse la fragilité et la fugacité de l’existence. Ce n’est pas fuir la dureté du monde, se réfugier dans un décor exotique à l’ambiance tamisée et douillette, mais faire face à la vie dans toute sa lumineuse implacabilité » Thierry Cazals

    Encore merci à toi Ossiane et vous tous pour savoir partager tout cela.

  20. et mon regard s’égare là haut dans ce bleu couvert de gris épars… au hasard d’un mirage…

    Regarder le ciel
    y voir la mer et l’écume
    à la frange des vagues
    dans le flux et le reflux
    des nuages de l’automne

  21. Je vous lis avec ravissement. ..
    Mon titre coeur fou sur y laisse prendre encore et en corps et…
    C’est bon

    Merci Ossiane
    Merci à chacun d être
    Merci Monique Thierry Miomodus
    Merci à chacun d être en vie

  22. L’écume n’est pas la bave
    quand grossit le gave
    légume de saison
    qui emplit la raison
    ou submerge la romaine Vaison
    y a t il du prurit ou des démangeaisons
    dans ce qui flotte léger à la surface
    à la merci du moindre rapace
    l’interface se surpasse
    mais rien qui ne fit du surplace
    et n’offrit à la vision une mousse compacte
    il n’y eut pas signé ici de pacte
    et si parfois domine l’opaque
    c’est que la transpirance
    qui n’est de l’art nullement l’enfance
    engendre la méfiance

  23. Merci Thierry pour ce texte si riche
    Merci MioModus…

    Lueur fugitive
    Chercher en nous l’invisible
    Message d’espoir

  24. Tant de mots envolés
    à l’orée de l’audible
    perdus à tout jamais
    dans le roulis des vagues

    Cette page qui se tourne
    est une pensée qui meurt
    comme un livre au pilon
    qu’on n’a pas su sauver

  25. La palpite se calme
    En cet Automne joli
    Quand il s’agit des feuilles
    Leurs nervures leurs encres
    Le doigt reprend des forces
    Un cil se trempe des bleus
    L oeil d aimer vise le beau
    Trois ans huit mois déjà
    Et tes si grands retards
    Ma chérie ma petite fille
    Tes pros et d autres à venir
    C’est que ma vue de grand mère
    Bébé à tes quatre mois
    C est qu elle pensait se tromper
    Faut croire que mon fils autiste
    M avait ouvert le coeur
    Pour souffrir tellement
    Des non vues alentour
    C’est que quand on a vécu
    Par son coeur par ses tripes
    On n oublie pas ses batailles
    Et cette force en moi
    C’est pour toi mon amour
    Demain après midi
    Parfois en épuisée
    Parfois en si légère
    Voilà que les relais arrivent
    Il était temps
    Je suis qu ta ‘petite manou’
    Comme j aime que tu m appelles
    Mon amour ma chérie
    Je t aime et comme tu m aimes aussi
    Viens donne moi la main
    La route sera longue
    Mais Ensemble c est plus simple
    Allez faisons la ronde
    Tu aimes La Capucine
    Et embrassons cette vague
    Qu elle nous surfe des espoirs

    Et je danse ce soir
    Encore une fois ma foi
    Le ciel m appelle
    Et me donne mes forces
    Mon humble ainsi soit il

  26. C’est joli une image
    Comme c est goûteux un mot
    Merci à l Art vivant
    Qui donne des ailes à celle
    Qui pensait tant et tant
    Avoir perdu tant de forces
    Dans des combats si lourds
    L énergie est si forte
    Que je n en reviens pas
    De découvrir celle là
    Qui voit apparaître
    Cette seconde jeunesse
    Qui habitée d amours
    Se surprend à revivre
    Chaque jour un peu plus
    Car aimer rend si vivant
    Car aimer fait aimer tant la vil
    Car levivre renaît
    Car comme c est tout chose
    Car c’est si inattendu
    Car magique même si dur
    Car la folie d aimer

  27. Je regarde cette vague
    Et mon souffle s’échappe
    Comme pour le rafraîchir
    Le feu en intérieur
    Cette année fut terrible
    La voici qui se termine
    C’est tellement difficile
    D’accepter l’impossible
    Quand un enfant pas bien
    C’est de l’horreur sans nom
    Mes émotions diverses
    Pendant des mois durant
    Colère Epuisement
    Délabrement physique
    Le psychisme en chaos
    La peur de se tromper
    Pourtant pourquoi douter
    Quand un enfant va mal
    Cela flashe en plein cœur
    Par tous ces invisibles
    Et aussi ces visibles
    Mais qu on est seul à voir
    Alors c’est l’épuisement
    De voir bien trop de tant
    Pas besoin de mettre en case
    Juste être certain de ça
    Cette enfant elle a mal
    Il faut l’accompagner

  28. La vie ses gifles de vie
    Comme une vague immense
    Qui claque et remue tant
    Voir cela fracasse l être
    Heureux celui qui regarde
    Juste comme çà de ci
    Sans rien voir finalement
    Et quand des pros voient pas
    Il y a trente ans
    Pour mon fils qui est autiste
    Et quand des pros voient pas
    Ces trois dernières années
    Pour ma petite fille
    Peu importe d’étiqueter
    Prendre soin c’est le but
    Accompagner de vrai
    Se bouger transpirer
    Cette lutte si forte
    Pendant douze mois et plus
    Combien de chagrins lourds
    Qu’aucune vague aucune
    Ne peut calmer vraiment

    Il reste la mesure
    D’agir le plus justement
    En n oubliant jamais
    Qu’en mère ce fut facile
    Au gouvernail de plein
    En grand mère c’est très dur

  29. Je regarde la plume
    Ses vagues ont eu raison
    De secouer son encre
    Bien trop noire
    Bien trop lourde
    Le corps se laisse aspirer
    Par un ciel plein d’espoirs
    Et les mots qui jaillissent
    Brillent tels des diamants
    Dans cette vague belle
    La vie est un joyau
    Comme c’est bon d aimer

  30. Je viens de lire tes mots Annick , ils sortent du plus profond de ton cœur

    Il est bon de pouvoir exprimer
    Il est bon d’avoir les mots pour alliés
    pour qu’au fond de soi ne s’entassent
    toutes les misères de notre monde

    que jamais les mots nous abandonnent
    car ce serait alors le retranchement
    la solitude du cœur, le désarroi total
    dire c’est déjà se délester du pire

    Je ne sais où se situe le mot poésie
    il prend place entre douleur et beauté
    c’est l’écriture écho de l’intérieur
    qui chante qui pleure , s’exprime

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