Effacement

Effacement / Effacement

si lointaine et si présente

si proche et si absente

la rose du couchant

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so distant and so present

so close and absent

the rose of sunset

21 commentaires sur « Effacement »

  1. très vite trop vite
    la page s’est tournée
    trop tard pour se rattraper

    s’efface la trace
    du temps qui passe
    vent de sérénité

    un espace anonyme
    de la nuance de la couleur
    une présence embellit
    la vie en la demeure

  2. Parfois c’est l’effacement discret
    D’autres fois on se lève d’un coup d’un seul
    Agacé en colère devant le temps perdu
    A une réunion d’aboutissement de riens
    Et les moulins à vents cela sent mauvais
    Quand c’est si bon de vivre et vivre tant
    Avec les moindres des choses
    A m’aime le vivant avec le vent avec les fleurs
    Tiens mais le vase est vide depuis le Nord
    A le remplir demain de vie de vie à l’aimer
    Car le réel n’attend pas les roucoulis du coeur
    Quand il aime ses palpites de se donner d’aimer
    Et se palpiter en face à face d’âmes à se regarder
    Sans faux sans rien à prouver juste à être
    Ses simples soi tel ainsi soit il

  3. Céder la place, se faire tout petit, pas un son plus haut que l’autre
    rester bref sans démonstration inutile ou superficielle
    ne pas chercher à amuser la galerie

  4. Oui
    Juste en présence effacée
    Cela suffit
    Sans le trop
    Un peu plus que le pas assez
    Être là tout simplement
    A tes côtés
    En amour

  5. Dans l’espace mystérieux où l’absence prend une place si intense ….

    Un apaisement
    dans la douceur de l’éther
    L’âme s’y réfugie

    « Pour l’humanité la poésie est l’infini qui l’unit à l’éther » Stéphane Zveig dans Paul Verlaine.
    C’est ce que laisse également ressentir David Friedrich dans son tableau  » le voyageur au-dessus de la mer de nuages »
    J’ai particulièrement aimé cette note « effacement » comme la douceur d’une caresse et dans les mots la force d’un ressenti particulièrement bien exprimé. Peu de mots dans ce haïku d’Ossiane mais le ton, l’atmosphère sont donnés. Merci.

  6. et je te cite, Monique,

    *L’absence prend une place si intense…

    Que le coeur se palpite si vite
    Qu’en tout dedans vivant
    Un amour si puissant
    Qui diguelingue l’être
    Donne vie ses passions
    Si follement amoureuse
    C’est une belle folie

    Quand la folie des êtres
    C’est d’être bien trop sages
    Cela rend fou de non vie

  7. et je reviens sur cette belle page, comme tu l’écris, Monique,

    Effacement
    Tamponnage doux
    Tendresses délicatesses
    Les jolis leurs magiques

  8. Plus qu’un effacement, un refuge dans l’estompe et la douceur, où l’oeil et l’âme se reposent…

    Au travers de cet aura saturée de rose
    à peine transparaît l’éclat de la lumière
    le paysage se devine, s’estompe…
    les pensées les plus intimes,
    les sentiments les plus étranges,
    les douleurs les plus violentes
    semblent vouloir s’y lover, s’y cacher, s’y fondre,
    enveloppés du voile mystérieux d’une beauté complice.

    Ces instants que nous offre la nature ont ce pouvoir étrange d’apporter cette sérénité nécessaire et revivifiante.

  9. j’ai écrit à peine transparaît l’éclat de la lumière c’est totalement faux je me suis au contraire laissée envahir, éblouir par cet éclat de lumière, submergée même… comme quoi le regard du soir est totalement différent de celui du matin… mais le résultat reste le même… celui de l’émerveillement !

  10. Je découvre ce matin avec plaisir un retour de regard fort apprécié,

    Quand l’estampe estompe le paysage pour laisser place au rêve c’est offrir un peu de douceur et de chaleur, c’est si nécessaire parfois….

  11. et peut-être de penser autrement, avec espoir et ouverture d’esprit qui sait ? cela demande un effort pour regarder le paysage différemment…

  12. j’aime bien tes mots, Monique, et je te cite,

    *et peut être de penser autrement, avec espoir et ouverture d’esprit qui sait?

    Il me semble que c’est être bien chanceux,
    que d’avoir un regard avec ouverture d’esprit et espoir,

    alors,
    si tel n’est pas le regard spontané qu’on a,
    ouiôqueoui, cela vaut le coup de regarder différemment,

    et de regarder avec ses petits cils, avec espoirs, ouvertures d’esprit,
    c’est tellement vivant, la confiance dans l’instant qui se glisse dans la seconde vers après…

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