31 réflexions sur « Evasion / Escape »

  1. Là-haut près des sommets
    errance vagabonde des nuages
    berceau de nos rêves
    ___

    … »Et des nuages très haut dans l’air bleu
    qui sont des boucles de glace

    la buée de la voix
    que l’on écoute à jamais tue. » Philippe Jaccottet

  2. Un casque d’éclairages
    Pour éviter de sombrer
    S’informer se former
    En la vivant sa vie
    Pour ses meilleurs à vivre
    Des pleins de vie vivante
    Sauvent quand les pires sont là

  3. La grandeur de groupes
    Qui donnent telle force
    De décrocher l étoile
    Tout en haut
    De la montagne
    C est du cristal de roche
    Des rêves à foison
    Dans la beauté d aimer

  4. Ce bleu n’appartient à personne

    Il n’est ni le bien des hommes, ni le royaume des dieux.
    Il circule et se répand, distribuant partout la matière
    mobile de son propre rêve. Le fini et l’inachevé échan-
    gent indéfiniment en lui leurs vertus. S’il n’est point
    d’âme ni de principe, au moins existe-t-il ce bleu, tou-
    jours près de s’entrouvrir dans la grisaille des jours, offert
    à quiconque et pour rien, telle la paume d’une main vide,
    et telle une promesse dont chacun doit savoir qu’elle ne
    sera point tenue. C’et bien ainsi : cette lumière sur notre
    misère, cette beauté proche de notre mort. De quoi
    écrire encore des livres, peindre des toiles, aimer, et com-
    poser de la musique. Pour essayer de retenir contre soi le
    jour. Et pour toujours plus de misère, mêlée avec plus de
    beauté. Aussi longtemps que nous le pourrons, nous
    accompagnerons du bout des doigts le temps qui passe.

    Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu, ( Gallimard )

  5. Comme il est beau ce texte que nous confirmer Mathilde…

    La vie levivre
    Trop indigeste
    Sans les bouts de doigts
    De l art caline
    Notre âme précieuse
    Qui aime s’aimer
    Prendre soin de soi
    C’est aimer l’autre
    Se donner d être
    Dans les tendresses
    Du temps qui passe

  6. Cela est bon de déposer des mots du gusto café …j’aime prendre le temps de rêver mettre en place …des signes du temps trier ranger …ressortir léger …pour moins bancal avancer ivre …des beaux des bons …de la vie telle…

  7. Un simple nuage
    pour capter notre regard
    et puis s’évader….

    mais comment un si petit nuage peut-il avoir autant de pouvoir et ainsi nous entraîner vers une évasion salutaire et pensées sereines dans la tendresse des mots pour une petite pause qui nous emporte au-delà des sommets sur les ailes d’un ange.

  8. merci de lire, *que nous confie Mathilde,
    ah zut de mon direct in vivo ressenti…

    C’est quand même bien fait la vie
    Des petits nuages pour s’envoler
    Et un brin d’herbe pour pas partir trop loin
    Bien ancré son casque de protection
    Avec en stéréo les mots des anges
    C’est qu’il en faut des forces pour soi
    Pour rester l’amoureux de sa vie
    Car si on l’aime pas sa vie
    Ou bien on en change comme si comme çà
    Ou bien on l’adapte plus ou moins
    Dans les plus possibles sur des routes impossibles
    On ne choisit pas tout ce serait trop facile
    Et si quelques bels choix des goûteux en route
    Alors c’est bien c’est un sacré chemin

    Que sa vie d’être Humain

  9. ELLE est quand même bien faite la vie
    Quand elle donne dans le ciel
    Des nuages bons pour s’envoler
    Et retomber poussières d’étoiles
    Pour donner engrais au brin d’herbe
    Qui tel un fil de ballon à gonfler
    Tient le nuage le guide le SOUffle
    Pour s’évader autant se peut
    C’est que la vie peut être longue
    Humain resté son bel ses AILES

  10. entre les géants
    l’errance vaporeuse
    des ailes fugitives

    ****************************************************************
    Merci beaucoup Mathilde de nous faire partager ce texte magnifique.

  11. C’est effectivement un très bon choix Mathilde dans Une histoire du bleu le poète Jean-Michel Maulpoix donne au bleu la couleur de l’âme, des rêves, de la poésie, de l’amour, de la mort ainsi que de nombreux ressentiments étranges.

    Au regard de cette photo Ossiane et de nombreuses autres sur ton blog, le bleu est très présent, on s’en imprègne petit à petit au fil du temps, il devient une couleur amie qui nous inspire et avec lui s’instaure une forme d’évasion.

    Jean-Michel Maulpoix écrit également :
    « Le bleu ne fait pas de bruit, c’est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage, ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune et le rouge mais qui l’attire à soi, l’apprivoise peu à peu le laisse venir sans le presser, de sorte qu’en elle il s’enfonce et se noie sans se rendre compte de rien
    ……………………………..
    Indéfiniment, le bleu s’évade. »

    Dans le bleu d’azur
    Quand flottent les nuages
    Parodie des anges

  12. contre escarpe où l’on ne se rue pas
    danse avec les parois roides
    comme le serpent de sils maria
    l’à pic de l’aspic , au delà des rimes
    dans le ski corps à corps
    il ne pleut pas des angelures
    mais peut on enjoliver le décor

    bonjour à tous, incidents techniques apparemment résolus

  13. vile vire virevolte dans les aplombs incertains
    et serpente vers le plus haut en long ruban de sarabande
    le col est il passé que l’étrave magnifique dresse sa croupe élancée
    il faut baisser la tête et bien pousser sur les appuis sans égratigner
    le chemin qui ferait dévaler les rocailles évadées
    et plus évaluer les ressauts et lacets qui sans soucis nous guettent
    alors se découvre splendide un de ces points subtiles où se côtoient
    le sublime et l’intime et que se joue dans la confrontation
    l’harmonie d’un moment et la vue enfin dégagée

  14. Dans la brume électrique
    ailes m’ont frôlé de près
    pas de choix concentrique
    ni de baiser tantrique
    juste un éclat bleuté
    mais d’une intense beauté
    j’en eu le souffle coupé

  15. en rêve…

    par delà les sommets d’une nuit magique
    de l’antique parvis sculpté dans la montagne
    enlacé par l’effroi, l’émotion ma compagne
    chérie par le silence des temps tragiques

    j’ai rejoint l’implacable pays de cocagne
    nuage et plumes, asile poétique
    aux brûlants souvenirs, amers, nostalgiques
    où mes larmes éternelles t’accompagnent

    l’âme légère, apaisé, coeur radieux
    dans cette cour immense je t’ai dit adieu
    enroulé dans les plis de mon rêve étrange

    le long du contrefort bleu nuit des étoiles
    où la joie effeuille la raison et dévoile
    un paisible réveil au sourire d’ange

    Bonne année 2017 à tou(te)s 😉

  16. merci Fred pour vos voeux et pour ce poème particulièrement beau et émouvant lu et relu tant il est chargé d’une intime sensibilité.

    A tous, je souhaite une année pleine de petits bonheurs à consommer dans la joie, la bonne humeur et la paix.

  17. Bonjour et bonne année à toutes et tous
    merci à Ossiane de sa générosité à nous accueillir encore et encore

    superbe poème de Fred, toulousain, si je ne m’abuse 🙂

  18. Je vous souhaite une année douce,
    riche en moments partagés, rires et rêves.
    Merci Ossiane de nous ouvrir ces fenêtres en poésie.
    Bonne Année 2017 à tous

  19. Meilleurs voeux à tous et merci pour les vôtres Fred

    ***************
    Couleurs de la profondeur

    Quand la couleur a du poids, elle calme la matière.
    (9.2.98)

    Une vie silencieuse vive : poire orange, pêche mauve, petit bol bleu pâle, fond vert léger. Rapports chantants. Mais quand la surface peinte paraît juste, la couleur se retire vers l’intérieur des objets et fruits. Elle appelle du fond.
    (15.8.03)
    […]
    Alexandre Hollan, Je suis ce que je vois, T. II, Notes sur la peinture 1997-2005, Le Temps qu’il fait, 2006, pp 110, 114 et 121.

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