Lac Des Brumes / Mist Lake

Lac Des Brumes / Mist Lake

linceul vaporeux

montagne de carbone

la nuit s’efface

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misty shroud

carbon mountain

night fading

33 réflexions sur « Lac Des Brumes / Mist Lake »

  1. Comme un immense encrier renversé
    L’encre bleu s’écoule tandis que dans le ciel
    Des pensées de brumes en fumeroles attendent
    Qu’une plume géante vienne ici traduire
    Et répandre sur la feuille encore noire de la nuit
    Des mots résonnant comme un chant au clair de lune
    Louanges à la beauté mythique inhérente de ces lieux

  2. Ce cliché est particulièrement beau dans sa couleur, son cadrage et ses lignes, le tout adouci par la légèreté des brumes et des nuages, j’ai beaucoup aimé ton haïku qui l’accompagne et particulièrement « linceul vaporeux » qui offre une agréable sensation de douceur.
    _____

    Mariage des couleurs bleu noir et blanc
    Qui donnèrent leur nom au drapeau d’un pays lointain.*
    L’eau, le ciel et la terre sous une même lumière
    Toile immense aux teintes froides en apparence,
    Les tons se mêlent ou s’entrechoquent en contrastes
    Pour offrir une aura de mystère et de beauté.
    Etrange symphonie des éléments naturels
    Où le feu se cache dans les entrailles de la terre.
    Harmonie de nuances austères, siège d’une d’émotion
    Le lac des brumes offre la splendeur d’une atmosphère d’exception.
    _____

    * Le drapeau national de l’Estonie est composé de trois bandes horizontales égales : de haut en bas, bleu, noir et blanc. En estonien, il est souvent désigné sous le nom de « sinimustvalge », ce qui signifie littéralement bleu-noir-blanc.

  3. Quand le noir se chuchote
    Ses brumes délicates
    Brumisateur joli
    Que la vie dans ses airs
    Un regard son précieux
    Des yeux leurs pétillants
    Le cadeau du bel ciel
    Dans les deux mains ouvertes
    Il serait étonnant
    Que le cours de la vie
    Ne devienne pas plus clair

    Le noir peut être utile
    Dans un regard aimant
    Pour y voir des richesses
    Au plus pur de la vie

  4. Joli Annick et je préfère « un regard aimant » qu’un regard noir _:)
    Bien beau aussi le titre de cette note : Lac des Brumes est-ce le nom de ce petit lac ou un titre d’inspiration ?

  5. La brume des lacs n’est pas toujours okay
    mais le quai des brumes a fait défiler
    des images anciennes pas comme des antiennes
    et puis Brumaires est dangereux

  6. alors on est copines, Monique, sourire,
    moi aussi je préfère *un regard aimant,
    par rapport à *un regard noir…alors va me sortir ceci, peut être, à voir, à me découvrir, sourire, je laisse ma plume d’encre aimante me guider les doigts…aimants!

    et comme Monique m’inspire…

    Un regard aimant
    Peut importe la couleur
    Il peut passer ses sens
    Sur la palette d’un peintre
    Qui en a appuyé ses gouaches
    Avec patience ou son pressé
    Et ce joli mélimélo
    Tant qu’il y a de l’amour
    Comme c’est beau ses sources
    Et peu importe les larmes
    Peu importe les roulis
    Parfois même des colères
    Aimer reste si Humain d’Etre
    Et comme c’est trognon
    D’aimer aimer LEVIVRE

  7. Le noir j’aime pas trop
    Mais quand il parle d’amour
    Il est mon grand ami
    La vie est sa cruelle
    Des sombres inévitables
    Mais quand l’amour
    L’amour serre toujours
    Le petit cœur son âme
    Reste son bon son beau
    La vie est sa joli
    Ah comme je l’aime l’aimer

  8. Des voiles de brume
    S’évadent des ténèbres
    La montagne s’ouvre

    Je crois entendre le silence
    M’imprégner de ses senteurs.
    ___

    « Regarde : le silence de la nature est le mutisme de l’âme » Joë Bousquet dans mystique

  9. Sur un corps voilé d’incertitude
    Encore enveloppé d’un drap de nuit
    Au travers des embruns de l’aurore
    Je découvre les formes d’une déesse
    Les contours d’une silhouette endormie
    Dans un bain d’écume et de vapeurs
    Sur cette terre lointaine inaccessible
    Nymphe, Oréade inconnue, abandonnée
    Comme l’herbe de l’oubli sur le monde
    Elle émerge d’un long sommeil.
    Poète dans la clarté du jour
    Offre-lui les mots de la renaissance
    Donne vie et mouvement à son corps
    Berce-la dans l’onde des eaux bleues de la mer
    Accorde-lui un voyage au pays de l’espérance.

  10. Quelques ombres et des doigts
    non ce n’est pas la griffe du loup
    juste une vapeur obscurcissant
    l’horizon est caché et le noir nous broie

  11. Aux confins de l’azur
    Où voguent nos pensées
    Bain d’écume de nuages
    Silence à peine troublé
    Par le bruit incessant
    De l’eau qui tombe

    Aux confins de la grisaille
    Où plus un oiseau ne vole
    Où chaque feuille reçoit
    Sous un ciel lourd et bas
    Dans le froid humide de l’automne
    Les gifles incessantes de la pluie

    Aux confins de la solitude
    Du désert immense du jour
    Dans un monochrome de gris
    Où la montagne fait le gros dos
    Sous son épais capuchon sombre
    Noyée de brumes compactes

    Aux confins d’une saison
    Où toutes les couleurs
    Si chatoyantes d’hier
    Ont disparu dans la nuit
    Où toutes joies, cris et chants
    Semblent aujourd’hui anéantis

    Il reste encore les mots
    Il reste encore les rêves
    Et le silence intense
    D’une paix intérieure
    Et les pétales blancs du jasmin
    Sur la tonnelle du jardin.

  12. Gant de velours fluorescent
    Abandonné dans la caverne noire
    Preuve s’il en fallait
    Du passage d’une chimère
    Pour alimenter nos rêves

  13. son noir devient blanc
    fine étape alchimiste
    d’une menée d’écarts en écarts
    du pas à pas de l’expérimentation
    pour peu que la juste posture soit
    prémices à la venue du rouge

  14. Pour peu qu’on ait
    Dans une attente inespérée
    une nouvelle perception,
    Une vision plus intuitive
    Du feu qui brûle en soi

  15. Halos hallucinés qui ne projettent plus sur la toile blanche
    que de rares ombres dispersées
    échos étouffés dans cette ouate satinée, qui prouvent
    que dans cet écrin tout s’amortit, tout s’abolit
    aboulie qui ne nécessite pas de poulies pour hisser le pavois
    anxiogène en même temps que fumigène

  16. le bleu est glaçant
    tandis que s’élève
    presque attirant
    le fumet de la sève
    dont jamais sevrés
    la voute parachève

  17. Brume dissipe toi
    Laisse le ciel se vivre
    Et respirer ce lac ses eaux
    La montagne je l’aime
    Sa vivante d’herbes
    De mousses et de cailloux
    Son âme de vie
    Quand la beauté
    En ses couleurs
    De l’arc en ciel
    Du noir au blanc
    Toute sa palette

  18. La vie sa noire de caps trop haut
    Mais les roulis des euax leurs calmes
    Apaisent et la vie s’offre ses coulis
    L’herbe se pousse ses petits brins d’herbe
    L’œil en son peintre aime sa palette
    Quand elle lui offre toutes les couleurs
    Le noir le blanc juste deux nuances

    Et entre deux des précieux de vie
    A pas louper à se roucouler

  19. Merci de vos belles déclinaisons poétiques sur ces images qui me tiennent à coeur 🙂 Belle analyse et référence, Monique!! Je suis toujours en plein vagabondage; je me pose un peu ici pour vous souhaiter une bonne nuit et vous envoyer ma très sincère amitié. Croyez bien que je suis émue de vous savoir là toujours bien présents et que je déguste avec plaisir vos fleurs de poésie. Mon épaule retrouve peu à peu de la souplesse mais ce n’est pas terminé; on vient de prescrire 20 séances de kiné de plus. Je m’en vais cueillir un bouquet de patience 🙂 Mes pensées à Thierry qui s’apprête à vivre des jours pénibles. Bises à tous !

  20. Merci Ossiane pour ces mots chaleureux et encore courage pour cette reconstruction si longue pour toi. Pour Thierry même si je ne connais pas la raison des jours pénibles qu’il s’apprête à vivre j’ai une pensée douce et amicale pour lui.

  21. Quand tout est noir
    Son sans couleurs
    L’oiseau s’envole
    Vers d’autres cieux
    Son travail délicat
    Que celui de s’extraire
    De chagrins de la vie
    Pour se *levivre encore
    Son moment précieux d’être
    Son vivant essentiel
    Rempli de belles lumières

  22. désolée, Ossiane,
    erreur de ma part,
    peux tu glisser ce texte sous *création…
    merci de bien grand…

    doux jour pour chacun…

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