Bruyère / Heather

Bruyère / Heather

lit de pourpre

de rose et de mauve

tu m’emplis de ta force

• • • •

purple bed

pink and mauve

filling me up with your strength

42 commentaires sur « Bruyère / Heather »

  1. Joli parterre de bruyère
    Source d’une encre violine
    Dans le reflet des eaux
    Pour y tremper ma plume
    Et dessiner des mots
    Sur les ailes des papillons
    Distiller les rêves
    Sur la page blanche des nuages
    Transmuer en émotion la beauté
    Au creux même des vallons

  2. Elle inonde la berge
    De ses couleurs
    Qui se jettent dans l’eau
    L’heure est sa romantique
    C’est joli ce temps partagé
    Qui n’appartient qu’à nous
    Sous le regard du ciel
    Qui sait bien
    Comme on s’aime
    Complices dans le passé
    Ensemble cet aujourd’hui
    Et la plume murmure
    De jolis mots secrets
    La bruyère rougit
    C’est une grande sensible
    Son âme sensuelle

  3. L’image même du cœur de l’homme quand il est en contemplation pourrait ressembler à ce paysage, papier collé de couleurs douces et crues superposées entre ciel et mer, ruban lie de vin sous des lambeaux de terres baignées dans le bleu du ciel et un lavis d’eau pure et les nuages légers, légers qui portent au loin ses pensées.

  4. Dans la lande la brande se débande
    et le coq de bruyère se cache bien
    pas de houppelande de berger qui
    ne fasse penser à la course des chiens
    une mer chaude qui oscille et nous
    montre dans ses contrastes des petits riens
    ce n’est pas uniquement un repaire de vauriens
    dans les ballets qui s’y élaborent
    il n’y a pas que balais de sorcières
    mais des forces telluriques qui montent

  5. Quelle poésie dans cette photo, elle m’amène à te dédier Ossiane cette petite citation de
    Matthieu Raffard dans « la soif d’images  » dans la collection petite philosophie du voyage.

    « ….je n’étais plus que le passager de moi-même, ni voyageur, ni touriste ni même photographe plus qu’un regard flottant méditatif, peut-être juste un pèlerin déposant, comme une pierre sur un cairn imaginaire, ses modestes photographies » M.Raffard
    _____

    Devant ce spectacle immobile
    S’incruste le silence
    S’expriment les couleurs
    Dialogues perceptibles
    Au regard contemplatif
    A la réceptivité de l’âme
    Tonalités aussi discrètes
    Qu’une onde dans le ciel
    Qu’un reflet dans l’eau
    _____

  6. Je restais là debout
    À contempler, à savourer
    Ce paysage aux couleurs fruitées
    Figée par la splendeur, émerveillée,
    L’air était frais en ce matin
    Le ciel, la montagne, l’eau
    Les arbres, les fleurs, les nuages
    J’embrassais le paysage tout entier
    Comme on écoute un adagio,
    Dans ses mouvements lents et envoûtants ;
    Le passage d’un oiseau dans les nuages,
    Un insecte sur les pétales de fleurs,
    Et le grand silence tout autour
    Ah comme c’était beau,
    Le suprême de la beauté !

  7. Pourquoi le rouge miroitant, l’étendue d’eau rougie
    au loin pourtant aucun animal vraiment ne mugit
    peut être le cerf va t il bramer à la saison des amours
    quand de ses sabots la trace il aura faite en labours
    un conifère a eu le flair de se mettre au milieu
    et la rive elle aussi a repris de ce vert
    car ce n’est pas les pieds dans l’eau que pousse
    madame la bruyère

  8. voila un paysage qui ne manque pas de caractère
    certes il y a des citations de l’auteur sur la beauté
    s’agirait il d’un rougissement de plaisir
    on aura tout loisir de le vérifier en y allant gambader
    mais rien n’est moins certain

  9. Un nuage cède un bout de son voile
    Le tutu l’habille d’un murmure
    Et la voilà qui danse son froufrou
    Sur la piste ses rouges de bruyères
    Ses pieds sont si légers en caresses
    Que les pétales vibrent leurs délicats
    C’est un moment magique d’osmose
    Amour si fort sur un bout de terre
    Dans les bras du ciel empourpré
    Par le regard son chaud de la berge

  10. Qui regarde de qui
    La mer vers le ciel
    Ou cette terre vers la mer
    Où encore
    Le ciel épouse t-il la mer
    D’un regard des nuages
    Clignements des regards
    Contemplation ses ailes
    L’imaginaire s’envole
    Sur ce bout de toile jolie

    La beauté est si belle
    Que le pinceau devant
    Se vit *levivre si plein
    L’être par sa magie
    A cette respiration
    Qui s’appelle *l’aimer
    Et comme c’est fort de fort
    Et comme c’est bon de bon

    Que *levivre *l’aimer

  11. Je me suis offert ce lieu magique
    Ces lacs, ces monts, ces fleurs
    Le temps d’une balade à l’ombre
    Dans ce décor incroyable

    Je suis allée au-devant du bonheur
    Il était là au bord du chemin
    Il m’a suffi de le regarder
    Il m’a dit : prends

    Que ce soit l’Ecosse, la Bretagne, les Alpes…
    Ou quelque autre paradis de ce monde
    Arrête-toi, regarde et attends

    Derrière un nuage, derrière une dune
    Derrière une montagne, une vague
    Se cache peut-être le nirvâna


  12. Savoureuse :

    confitur’ framboiz’
    entre deux belles tartines
    d’eau, de bois-de-ciel

    Mouais, je sais…

  13. ouideoui, tu sais, qu’tu m’plé, Bourrache, j’aime l’image!

    merci Monique! magique d’écrit…

    le nirvâna dans deux paumes de mains offertes à *levivre!

    je vous embrasse, les beautés c’est si joli à regarder d’aimer s’aimer aimer de plus en plus…

  14. Bonsoir nath, Denise, Jo S, regard, Thierry, Léonor, Bourrache et toi Annick merci pour tous ces jolis mots c’est si bon de vous lire, de sentir derrière cette image d’Ossiane des regards d’admiration, des pensées charmantes, des mots tout en camaïeu de pourpre qui fleurissent au soleil de vos émotions, Bonsoir Ossiane et merci pour ce bouquet de couleurs à travers ce paysage et ce haïku plein de douceur et de promesses.Un merci tout particulier à Bourrache qui nous met l’eau à la bouche au goût de framboise.

  15. Elles sont mauves, jaunes ou bleues,
    Blanches, rouges, oranges ou roses,
    Parterres multicolores aux mille senteurs
    A flanc de colline, dans les bois,
    Sur la dune, au bord de l’eau,
    Dans les jardins ou en plein champ,
    Du rebord des fenêtres au bord des ruisseaux,
    Sur une tombe comme une offrande
    Au jardinier qui les a tant aimées.
    Elles jalonnent les routes et les chemins
    Compagnes incontournables
    Sourires, joies et merveilles de la nature,
    Mille formes, souvent trompeuses :
    Faux insectes aux ailes de pétales,
    Graphismes méticuleusement gravés
    Sur les corolles épanouies,
    Champs de coquelicots, de lavandes
    De tournesols, de lin, de pâquerettes,
    De soja, de gentianes de bleuets ou de tulipes,
    Patchworks tissés aux quatre vents,
    Fleurs en spirales, en clochettes ou en étoiles…
    Petits cadeaux du ciel éparpillés dans la campagne
    Pour égayer nos vies parfois trop tristes,
    Parfum de douceur, bijoux finement ciselés
    Telle est « La grâce dérobée des fleurs »*

    *« La grâce dérobée des fleurs » sont des mots empruntés à Philippe Jaccottet dans Cahier de verdure

  16. c’est vraiment joli, ce texte de P. Jaccottet,
    je te remercie Monique,
    c ‘est si vrai que …La grâce dérobée des fleurs et je le cite,

    je les aimes, les fleurs, sans en perdre un pétale,
    et elles me le rendent bien.

  17. c’est un tablier semé de tant de mauves
    mais sans taxi fred Astaire ne danse pas
    il n’y a pas la place pour cacher un fauve

  18. Un grand tapis de laine
    Pour s’y rouler, s’y perdre
    Dans un voile de nuages
    Et la douceur des embruns
    Un coin de paradis discret
    A l’ombre des épicéas
    Dans l’odeur des fleurs
    Et le parfum d’air pur
    Un rêve à portée du regard
    Qu’une image, dans l’instantané
    Offre aux amoureux épris
    Des grands espaces et de liberté
    Un paysage parmi d’autres
    Riche en coloris tendresse
    Qui s’étire et se donne
    Comme une caresse au cœur
    Qui se boit et se déguste
    Comme une eau fraîche
    Dans la canicule de l’été

  19. joli, Monique…

    Des courbes douces…de la douceur…des formes jolies…caresses tendres…tons dégradés…contrastes du temps…paisible moment de communion…amour dedans…bien être tel…confession dans l’intimité…réveil des sens…le ciel murmure de la pureté…

  20. Parce que j’ai parlé d’épicéa, et que les mots d’Annick ont une intonation douce et délicate, il me vient un air de violon en fond sonore à cette image

    L’âme du violon
    Dans l’épicéa suculptée
    La musique au coeur

  21. Juste ce qu’il faut de soleil
    Pour un peu de lumière
    Juste ce qu’il faut de ciel bleu
    Pour plus de profondeur
    Juste ce qu’il faut de couleur
    Pour le volume et l’harmonie
    Quelques tubes de peinture
    Quelques pinceaux de soie
    Pour peindre sur le ciel
    Pour tracer sur le sol
    Les nervures du temps
    Juste ce qu’il faut de recul
    Pour communiquer au tableau
    L’émotion nécessaire
    La petite touche finale
    Pour qu’il devienne vivant
    Qu’il existe avec ses couleurs
    Avec ses odeurs, ses formes
    Et si je ne peux dessiner le vent
    Je déplacerai les nuages
    Je jouerai avec les ombres
    Je danserai sur la toile
    Je partirai là où les pinceaux
    Voudront bien m’emmener
    Dans ce pays du rêve et de la beauté.

  22. non il ne farde pas haut ce carmin
    et il tarde à se montrer ce chemin
    basse et rampante mais pas repentante
    il y a dans ce fouillis végétal inextricable
    une vie pleine d’envie si palpable
    une atmosphère chaude et excitante
    les touches de couleur s’effleurent en silence
    le vent fait passer des frissons animés
    des ondes qui se propagent sans âge
    et la terre cachée recèle des trésors

  23. le lit a tout bu
    et fait fi des abus
    il n’y avait pas de fiel
    mais des coulures de miel
    et les abeilles mutines
    s’en sont donné à coeur joie
    il n’y avait pas de moulures
    et aucune encoignures
    de la terre on ne voyait la pelure
    on n’a pas fait une fricassée
    de ces somptueuses éricacées

  24. Vague à l’âme couleur bruyère
    En plein été fleurs d’automne
    Ondulations au cœur
    Dans un silence troublant
    Vogue le chagrin dans le sourire
    En plein été d’un horizon qui se ferme
    Couches successives qui s’accumulent
    Contraste des jours qui se suivent
    La belle saison tourne le dos
    Le spleen s’installe dans les vallons
    Courant du temps qu’on ne peut arrêter
    Ainsi va la vie et ses intempéries….

  25. Il y a Bruyères le châtel
    pourtant on imagine un cheptel
    moutonnant à souhait
    et tondant au plus près
    les pousses les plus tendres

  26. L’instantané

    Le temps s’est arrêté
    A ce moment du cliché
    Les couleurs se sont fixées
    Les traits se sont gravés
    Dans l’image emprisonnés
    Mémoire de cet instant figé

    Plus aucune évolution
    Statut quo d’une scission
    D’une prise de possession
    Paysage sous condition
    Secret d’une perception
    Image d’une émotion

    L’œil maître de l’instant
    Âme pour complice s’entend

  27. Merci à tous !! Que vos poèmes et contributions sont belles et poétiques, je suis touchée que vous ayez si bien plongé le nez dans la bruyère de fin d’été !!
    Pourpre, violet, une couleur intense qui oscille entre légèreté, onirisme et mélancolie … je vous remets une couche de confiture de violet dans l’article suivant … un très bel endroit découvert par hasard dans une contrée perdue d’Ecosse.

    Nomade je suis, entre travail, chaleur, orage et fatigue mais ce bel été tant attendu est si bon à prendre … j’espère que tout va bien pour tout le monde et que vous essayez d’engranger de la belle et bonne lumière malgré la pesanteur parfois … je vais essayer de publier un peu plus souvent durant le mois d’août, je bouge moins.

    Belle soirée à la fraîche, que la paix accompagne dans la mesure du possible! Mais buvez ce qui est bon à prendre quand ça se présente! Bises à tous et merci mille fois d’être toujours au poste !!

  28. Tu le sais Ossiane, c’est pour nous tous un bonheur de te lire et avouons-le souvent une impatience à te retrouver, merci de nous consacrer un peu de ton temps pour embellir nos jours et leur donner une douceur au goût de framboise, le pourpre est une bien belle couleur sur les fleurs comme dans les verres-:) on ne pourrait s’en lasser.

    Nomade du temps
    Dans la chaleur de l’été
    Moissonneuse de mots

  29. Je ne sais pas laquelle des deux est la plus belle, la recoupée ou celle qui ne l’est pas.
    Ou sont tous ces paysages que tu prends en photo ?
    Si je peux me permettre d’être direct en donnant un avis plus négatif sur ton activité, qui n’engage que moi;), c’est que le fait de mettre des mots sur les photos ne les dessert pas.
    La photo pour moi ce suffit à elle seul et les mots que tu lui correspond, quelqu’il soit deviennent superflue et même, pour ma part, nuise à la qualité de ce que tu montre.
    Ces mots sont les tiens, certes, mais ils pourraient tout aussi bien être différend et au final, la photo serait toujours là.
    Ce que je veux dire c’est que ta sensibilité est déjà exprimé dans les photos que tu prends et que pour moi, ce n’est pas la peine de rajouter en plus d’autres mots qui sorte de ton imaginaire auquelle nous n’avons pas accès. La signification de ces mots que tu pauses en dessous ou sur les photos est complétement subjective est gratuite. Il n’y a donc aucun sens si ce n’est le tiens. Or, comme il n’y a que ton sens, cela m’est difficile de partager ton émotions. Quels est ton objectif en écrivant ces mots ? Quel est ton ou tes objectifs en faisant ce blog ? N’est ce pas de partager ce que tu ressens ? Or la gratuité de ces mots rend ce partage beaucoup moins sensé. Ce que tu veux faire ressentir n’est pas forcément ce que les autres ressentent. Ce qui n’empêche pas de partager mais pour ma part, je ne comprends pas grand chose à tous ces assemblements de mots. Cela fait même un peu pléonasme parfois. Est ce que la photo ne se suffit elle pas à elle seule ?

    Désolé de formuler cette critique négative et si tu aimes ce que tu fais continue. Car cela dit, tes photos sont vraiment superbes 😉

    Au plaisir, jérémie.

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