Survie / Survival

Survie / Survival

nuit d’encre

le soleil s’attarde

les derniers rayons

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night-blindness

sun lingering

last rays

35 réflexions sur « Survie / Survival »

  1. Les derniers rayons
    Sont les plus goûteux
    Comme sont les premiers
    L’entre deux si souvent routine
    Et pourtant chaque jour
    Son dernier et son premier rayon
    Quand l’œil s’ouvre et puis se ferme
    Et s’en faire cet oasis de vie
    Quand elle illumine sa seconde
    C’est bon comme c’est bon de vie
    Bien au delà de ce que la vie confie
    En apparence ce qu’elle montre à voir
    En tout dedans IL Y LA VIE
    Celle qui laisse ses pépites de vie
    L’AMOUR LA VIE des synonymes

  2. Bonsoir Annick, tu sais tout le monde est là au crépuscule pour voir le soleil disparaître à l’horizon, qui dans le silence si souvent sollicité, qui dans la timidité et n’osent dirent, qui entièrement absorbé par la beauté des mots sous la plume d’Ossiane et ses images qui vous transportent au pays des rêves, qui comme Bourrache toujours attentive au moindre fait extra-ordinaire est toujours là présente et puis ceux qui ne veulent pas troubler l’aura de ce merveilleux blog alors même qu’il est un appel au partage, aux échanges dans la plus grande simplicité, dans la plus grande humilité avec un tel bonheur de pouvoir s’entretenir avec enthousiasme sur la beauté comme sur les aphtes du monde.
    Oui Annick je les sens tous derrière ce petit écran, fenêtre ouverte sur le monde, Marc, Rachel, Leïla, Nath, Lou, Neyde, Alice Lilly, Alix, Brigetoun, pierre b, Amichel, catherine, Thierry, Christine, Jeandler, Claudie, Arletteart, jo.S, véronique, regard …..est-il besoin de les nommer, tous derrière Ossiane qui les connait mieux que nous tous et qui fait des exploits fabuleux par rapport à ses problèmes de santé en nous offrant de nouvelles notes toutes aussi belles les unes que les autres, enfin il y a tous ceux que l’on ne connait pas pour qui images et poésies ou simples mots échangés sont des rendez-vous avec la beauté, l’amour ou l’amitié silencieux comme je l’ai fait pendant très longtemps face à ce monde virtuel encore inconnu il y a peu de cela et que l’on invite à nous rejoindre.

    Bonsoir Annick et encore merci pour tout cet amour qui émane de toi.
    ______

    Voir s’enfuir au loin
    Les dernières heures du jour
    Retenir le temps

    ______

    Bonne semaine à tous

  3. Un paysage en guise de couverture
    et une belle trouée comme une ouverture
    mais des circonstances revêtent
    parfois ce qui tient du paroxysme
    il faut s’accrocher et pas qu’aux reliefs
    parce que à trop s’approcher de sa fin
    que ce soit la faim d’aventure
    ou bien de découvertes
    qui motive de s’exposer à des dangers
    qui ont la vertu de vous changer
    mais aussi de faire courir, sur la lande
    ces risques mortels qui font
    qu’on y laisse la peau une fois sur deux
    alors il n’y a pas que les postures
    ni les positions après les suppositions
    il y a des attitudes et des solutions de repli
    il y a encore des certitudes qui s’évanouissent
    tandis que des sensations s’épanouissent
    dans ces montagnes où le moindre pli
    raconte une histoire singulière
    de la nature sauvage
    aux prises avec laquelle
    l’homme s’ingénie à trouver des voies
    mais si près de sa fin dans un sursaut
    il repousse violemment de la main
    celle qui vient le chercher
    après avoir tant joué avec elle
    s’agit il d’une couche de plus
    d’une prolongation bienvenue
    d’un arbitrage insensé
    nul ne peut le dire
    mais le constat est là
    même las on avance encore
    et qui puise alors dans ses réserves
    convoque jusqu’à ses ultimes ressources
    et ne permet pas aux derniers instants
    de se produire encore
    car l’amour de la vie et des autres
    est plus fort qui ramène à la conscience
    et tandis que se démène les médecins
    le tunnel de lumière n’est pas complétement franchi
    qui jamais de vos obligations ne vous affranchit
    totalement, la finitude est le contrepoint
    mais quand la maille part
    qui sait combien de temps mettra
    à se détricoter la vie , l’habit de vie
    les abris sauvent momentanément
    les refuges protègent

  4. J’ai séché mais pas que devant ma feuille blanche
    comme ce poisson qui est suspendu sur des claies
    aux quatre vents de sa conservation voilà la clé
    entier ou en filets vous en prendrez bien une tranche

  5. La peur au ventre dans cet espace ouvert
    pas caché dans son antre pour tout univers
    sorti de sa caverne, pas entré en caserne
    il scrute le future cherchant une poterne
    il n’y a pas de citadelle imprenable
    il n’y a pas de vie imperdable
    tout est finitude
    mais pas forcément lassitude
    l’horizon ne se dévoile pas
    il nous appartient d’avancer
    et de faire de nouveaux pas
    qui sait quand et où est l’asymptote
    tangentée dans les limites du temps

  6. Thierry, dans tes écrits ignorant tout ou presque tout des circonstances qui t’ont conduit à ce long monologue, nous nous retrouvons jonglant avec la vie et avec le temps sans rien ne vouloir céder au présent. Prudence cependant pour que durent un peu plus ces instants sacrés qui nous font aimer la vie.
    ____

    Jokers de poésie
    Cases de beauté sur l’échiquier
    La partie se joue

    ______

    Bonne semaine à tous en espérant Ossiane que tu commences à ressentir les bienfaits de la rééducation et du repos, encore merci pour la splendeur de tes images aux couleurs extraordinaires.

  7. Merci Monique c’est l’apnée parfois, la notion de survie peut être floue et ambivalente selon ce à quoi on se réfère.
    Mais je n’ai jamais été dans cet état, en attente, en stand by oui sans doute, mais la survie ça a une autre dimension; ceux qui fouillent les poubelles chaque jour pour trouver leur subsistance en savent quelque chose.
    Bien sur il y a le crépuscule des dieux mais chacun sa catégorie !
    les moments sombres où toute lumière, intérieure , nous fuit peuvent être terribles et ravageurs.
    Le doute et les questionnements peuvent nous forcer à rentrer dans notre coquille et à creuser profond.
    Les nouvelles des proches quand elles sont rares et qu’ils sont éloignés attirent reproches
    que celles ci reviennent et c’est rasséréné que l’on peut considérer toute chose.
    Avant on était tout chose de ne rien savoir et de solitude mais nous voilà plus allant et la vie qui avait reflué sans renflouer l’écorce qui se sentait flouée , afflue à nouveau dans la détente retrouvée.

    Chère Ossiane, j’espère que cette rééducation fait son effet, lente, sérieuse mais faite de petits progrès chaque jour. Je te souhaite courage et patience à nouveau car le temps peut paraître si long, avec six mois l’an passé de rééducation je vois un peu ce que ça fait.

  8. Merci pour tes mots Monique, et chacun,
    bien sûr que chacun est là, je le ressens,
    mais c’est bête, parfois, dans le silence,
    on y trouve le v ide, même si il est plein,
    il y a ces temps de vague à l’âme,
    comme hier soir…

    bonne convalescence, Ossiane,
    quand on peut le faire,
    c’est essentiel de prendre soin de soi!

    LA VIE c’est sacré…

    tendre soirée.

  9. je relis tes mots Monique,
    et peut être je dérange de redire,
    comme il est bon de te lire,
    et que te cite les matelots,
    que j’aime…
    Â MON AMOUR
    qui parfois m’encombre
    qui parfois me tient chaud

    doux soir, Monique.

  10. Bonjour à tous ici et à Ossiane dont les images inspirent tant de mots. Ces mots dont certains nous touchent en plein coeur, allez savoir pourquoi!
    Les miens n’étaient pas au rendez-vous cette fois alors j’ai essayé un méli-mélo. Pardon à Annick, à Monique, à Merlette, et à Jo.S d’avoir mis tout sens dessus dessous. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop si j’ai malmené vos beaux poèmes. C’est sans malice!.. Amitiés à tous.

    Les derniers rayons
    Sont les plus goûteux
    Rayons de soleil
    Prisonniers des nuages
    Cases de beauté sur l’échiquier

    La partie se joue
    Instant magique
    Quand l’OR réchauffe par vagues
    La mélancolie des BLEUS

    Jokers de Poésie:
    l’AMOUR, la VIE… les SYNONYMES !

  11. Comme le soleil se joue des couleurs
    Les mots parfois de mains en mains
    Ont des reflets plaisants et variés ;
    La lumière est une donne précieuse
    Qui mystifie un paysage, un poème,
    Comme le feu de l’âme colorie la toile
    De main de maître ou d’inspiration divine
    Les mots puisent à la source de la beauté,
    Le poète n’a de cesse de tremper sa plume
    Dans l’encre de la nuit sur un rayon de lune
    Pour mettre en offrande sur la toile, sur la feuille,
    Au fond de sa mémoire ou au fond de son cœur
    Ce capital émotionnel qui représente sa richesse,
    Une fortune qu’il lui est si doux de partager entre tous.

  12. c’est précieux ce que vous offrez, chacun, je suis émue de vous lire,
    et Ô que oui, une plume au bout des doigts, c’est de LA VIE à partager,

    et comme j’aime vos doux partages!
    MERCI A CHACUN,

    cap en tendresses, hein capitaine Ossiane, et avec le bras gauche c’est de l’émotion pure, plus encore si tu es droitière…sourire!

    c’est bon de fort de fort, des tendres mélismélos de mots de plumes partagées! merci Hazlo!

  13. Dans la nature sauvage nous sommes confrontés à nos propres et extrêmes limites du fait d’abord des conditions externes et de l’environnement, le retour à la nature, à l’état sauvage mais pas encore à l’état de sauvage si bien illustré par Defoe puis par Tournier pose la question de la solitude. C’est bien de l’exploration de la liberté extrême dont il s’agit avec pour conséquence de devoir tout assumer seul.

    La survie, la nécessité de survie pour un survivant amène parfois par nécessité à envisager la morale sous un autre angle et à battre en brèche des tabous sociaux qui ne sont plus de mise dans de nouveaux contextes et circonstances.

    Le cannibalisme est ainsi possible quand il n’y a pas d’autre moyen de subsistance et il est attesté pour le naufrage de la Méduse de Delacroix comme pour des accidents aériens en zones inaccessibles dans des temps plus proches.

    On peut aussi assister à des amputations comme ce grimpeur californien coincé dans sa chute et qui dut y laisser un bras.

    Ne pouvant compter que sur soi où va t on chercher la ressource pour se sortir de mauvais pas et essayer de rester en vie, grâce à notre instinct de survie, notre limbique qui nous fait prendre nos jambes à notre cou ou dope par une dose d’adrénaline nos réactions nous mettant dans un autre état pour affronter le danger, vigilance, réactivité.

  14. Merci Hazlo pour ce partage.
    Mille pensées vers Ossiane qui nous offre ces photos magnifiques.
    Bonne journée à chacun d’entre vous dont les mots réchauffent le « bleu à l’âme »!

  15. Je reste fascinée par cette courbe de lumière !

    Fin du jour
    l’arc de lumière
    joue les prolongations
    Avant de disparaître
    Derrière le sombre horizon

    Biseeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeeee

    ps/ On pense bien à toi Ossiane !

  16. La nuit est dangereuse
    parce que nous ne sommes pas des animaux nocturnes
    les nyctalopes eux peuvent
    avec leurs intensificateurs de lumière de tout type
    se mouvoir en sécurité et repérer proies et dangers
    là où nous ne voyons que des silhouettes mal découpées
    la fin du jour annonçait des peurs
    que seul la lueur du feu consolait
    que survienne une éclipse
    et ce n’était pas une ellipse
    que de constater les tourments et frayeurs
    qui s’emparaient des êtres
    la fin du jour comme notre fin
    le pourtour nimbé des dernières lueurs

  17. Tout un symbole ces bleus déclinés en plusieurs tons, l’âme s’y arrête, l’impression d’être libérée des souffrances imposées par la prison du corps. LIBERTE.
    Mes respects.

  18. Regarde et écoute ton cœur
    Ne quitte pas la montagne des yeux
    Imprègne-toi de ses couleurs,
    Sur la toile dessine son image
    Entre dans ton dessin mains nues
    Il te viendra peut-être des odeurs
    De pigments, de terre et d’iode,
    Sous les traits, les reflets et les ombres
    Naîtront des rêves et des légendes
    Et dans la mélodie du vent,
    Sans même fermer les yeux,
    Les mots viendront d’eux-mêmes
    Chanter et vénérer sa beauté,
    Lui offrir, face à la nuit,
    Dans les derniers rayons du soleil
    Une survie providentielle.
    Quelle est douce cette heure
    Où les couleurs s’attardent,
    Où les formes se transforment,
    Où tout devient infiniment précieux
    Dans cet insaisissable éphémère.

  19. Douce sensation
    De vivre en dehors du temps
    En état d’hypnose

    « L’immobilité des êtres, la solitude du lieu, son silence profond suspend le temps. Il n’y en a plus. Rien ne le mesure. L’homme devient comme éternel. »
    Diderot

  20. comme c’est bon de vivre en dehors du temps,
    hein, Monique?! j’aime abondamment vivre ainsi fait mon temps,
    je vous embrasse.

  21. Et au loin le regard s’apprivoise aux plans successifs du paysage
    Au loin la lumière d’espérance
    Bleue du coeur en amitiés
    vers Toi Ossiane
    Mille pensées
    Arlette

  22. Tous les ans elle vous renvient en mémoire
    Cette chanson qui se fredonne toujours
    Vous la murmurez à voix basse
    Pour ne pas réveiller les souvenirs
    Mais derrière les persiennes coulent des larmes
    Orages des années passées qui ont laissé des traces
    Et creusent des sillons sur les visages ravinés par le temps
    Orages destructeurs dont le tonnerre gronde encore
    Et qui au loin résonne par delà les montagnes
    Par delà les mers, par delà le temps et vous revient
    Comme un écho, boomerang de la mémoire
    A la fête de la musique au solstice d’été
    La lune était clair et partout l’on chantait.

  23. L’ennui ne peut se prolonger
    j’ai tout fait pour changer
    j’étouffais à proprement parler
    le bleuissement des ombres
    a généré le ravissement
    mais c’est sur les décombres
    d’une vie redéployée
    qu’il y eut envahissement
    les derniers rais de lumière
    sur la ria s’étendent
    s’abaisse alors le dais
    c’est le découronnement
    auquel s’ajoute le découragement
    parfois

  24. Merci de votre patience à tous, de vos beaux poèmes ainsi que de vos gentilles pensées qui me touchent ! Merci également à Haslo que je salue de vive voix et bienvenue à oxo66 !

    Oui je commence à récupérer, moins de fatigue et davantage de mobilité avec mon bras ce qui me permet de retrouver des gestes de base du quotidien qui me faisaient totalement défaut. Je peux de nouveau taper au clavier également. Soulagement de cette nouvelle liberté et de cette rééducation fructueuse. Je perçois tous les jours de nouveaux progrès, ça encourage. L’avant-bras a repris le dessus, reste le travail douloureux sur l’épaule qui va prendre des semaines pour que je puisse tendre le bras totalement vers le haut.

    Je vous souhaite un bon week-end entre les gouttes ! BIses.

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