29 réflexions sur « Point du tout / Dot of the whole »

  1. au point du jour
    au coin de l’oeil
    au soin de l’immensité
    j’ai fait le point
    mais sans sextant
    j’ai pointé
    mon doigt
    vers l’horizon
    j’ai délié
    mon serment
    ma relation
    à l’univers
    a pris
    un autre sens

  2. A-t-il avancé dans l’onde mouvante
    La vague va-t elle le submerger
    Point d’interrogation ?
    Mystère d’une dérive

  3. Face à la mer ou face à la vie
    La même solitude, la même angoisse
    Vague sur l’océan ou vague à l’âme
    Sont-ce les prémisses d’une tempête ?
    Le grand silence assourdissant
    Au fond du cœur qui bat trop fort
    A marée basse, à marée haute
    Les questions fusent sans réponses
    L’âge de raison y fera-t-il ? Point du tout
    Chaque grain de sable est un mystère
    L’âme est comme la mer insondable
    Avec ses bouteilles à la dérive et sans message
    Elles flottent vides d’un continent à l’autre
    Les problèmes restent posés et insolubles
    Perdus dans les dédales des incertitudes

  4. Du tout je ne vois qu’un petit peu, un petit rien
    mais ce n’est pas tout et ce n’est pas rien
    dans la circonférence je sens l’inférence
    l’effet du tout ou rien pour notre bien
    mais dans cet antre deux je me sens coincé
    où que je me tourne

  5. Quand je vois l’aube poindre
    au point du jour
    se lève alors dans mon coeur
    une grande vague d’amour
    bien sûr c’est l’âme soeur
    que je cherche toujours
    et vais ici m’oindre
    car l’onction est à la jonction
    des mondes terrestres et aquatiques

  6. je me pointe à la ligne
    vers le large je fais un signe
    bien droit je suis digne

    je me visse vers l’horizon
    la tête en écrou mais sans pas

  7. Une mer qui se retire
    Le temps d’une grande marée
    Va-t-elle revenir ?

    A l‘âme de la vague
    Vivre le retournement
    Un retour à l’océan

    Espace du silence
    Espace du sans fond
    Espace du sans forme
    Peu à peu se rapproche
    Le fond de soi
    Espace océan

    L’appel du silence
    Se souvenir

    Lance la ligne
    Au point du tout

    Laisse là revenir
    Elle t’attend

    La mer

  8. le soliloque
    pour tout horizon verbal
    dressé mais pas pressé
    vertical contre horizontal
    il n’y a point de grumes
    qui se débardent
    il n’y a point de brumes
    qui s’attardent
    sans quai ni inquiet
    atterré ou acéré
    amarré ou entraîné
    dans la mouvance des lieux
    l’étude pour tout repère
    et la marque du trait
    bien loin là haut

  9. S’en va et s’en vient
    Le déroulé d’un grain de sable
    Force de l’érosion

    A la portée du souffle
    L’insondable l’immortalité
    Au-dedans de nous

    Repère la ligne
    Au point du tout
    Tout va bien

  10. Il n’est pas celui qui regarde la mer
    Il est l’homme que je vois face à la mer
    Cette mer qui semble sans frontière
    Mais qui butte là-bas à l’horizon
    Il n’est rien de ce que je vois
    Qui soit une réalité confirmée
    Juste un regard aux portes de mon âme
    Pour aller vers le rêve
    L’océan immense comme un avaloir
    Où l’imagination s’engouffre
    L’homme un point au milieu de tout
    Repère de grandeur et de distance
    Un point qu’il convient d’effacer
    Pour retrouver les dimensions de l’illusoire
    De l’immensité et de l’infini
    Obstacle à franchir pour glisser sur les vagues
    Se profiler au devant de la scène
    Embarquer sur le rafiot de l’intemporel
    Avec pour tout bagage mes rêveries
    Un point c’est tout

  11. C’est ce texte qui m’est venu à l’esprit en lisant le titre de cette page! Bonne nuit à tous.

    Une grenouille vit un boeuf
    Qui lui sembla de belle taille.
    Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
    Envieuse, s’étend, et s’enfle et se travaille,
    Pour égaler l’animal en grosseur,
    Disant: « Regardez bien, ma soeur;
    Est-ce assez? dites-moi: n’y suis-je point encore?
    Nenni- M’y voici donc? -POINT DU TOUT. M’y voilà?
    -Vous n’en approchez point. »La chétive pécore
    S’enfla si bien qu’elle creva.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
    Tout prince a des ambassadeurs,
    Tout marquis veut avoir des pages.

    Jean de La Fontaine.

  12. La mer avait-elle cette allure si calme, était-elle d’huile comme nous le montre cette image et qui illustre si joliment cet haïku si apaisant ? Point du tout en ce jour d’automne…
    ______

    Aujourd’hui j’ai regardé la mer agitée
    Entendu les vagues gronder sur les rochers
    La mer si tranquille d’ordinaire crachait
    Et déposait sur le sable sa bave écumante
    Semblable à l’océan un jour de grande marée
    Postillonnait en un bouquet de perles argentées
    Sous un ciel bleu parsemé de plumes blanches
    Constellation d’un duvet de nuages glissant dans l’azur
    Seul l’horizon restait une surface plane et lointaine
    Sable, cailloux et galets, coquillages et bois flottés
    Roulaient sur la plage au flux et reflux des vagues
    Loin des bruits de la ville, j’écoutais envoutée
    Le chant joyeux d’une danse endiablée sur les flots
    Jusqu’à ce que la nuit vienne éteindre doucement
    Le brouhaha des vagues et laisser l’eau effleurer la plage
    Voir s’estomper et disparaître l’horizon dans le noir du soir
    Comme un trait qui s’efface sous la gomme dans le jour qui s’en va.
    ____

    Bonsoir amis de passage et bon dimanche

  13. Bonsoir Monique
    j’ai pensé à toi, je suis allé à Blois
    je n’ai pas eu le temps de flâner sur les bords de la Loire

  14. mince, je souhaitais poser mes mots dans bruine,
    mais je changerai donc jamais…en distraite…attentive pourtant…émotionnée tellement par vous…

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