Froid

Froid

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le lit des herbes blondes

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12 commentaires sur « Froid »

  1. Dis-moi, c’est quoi l’hiver ?
    La démence du vent
    Le luxe des tapis de neige
    Des dentelles aux fontaines
    Des sculptures sur la glace
    Un soleil en perte de pouvoirs
    Mais non pas sans éclat
    Une brise qui se métamorphose en tempête
    Le froid qui s’incruste partout sans gêne
    C’est le chat derrière la vitre
    Privé de ses jeux dans le jardin
    Des oiseaux qui mendient aux fenêtres
    C’est l’absence des cris des enfants sur la pelouse
    Des arbres aux allures de squelettes qui déchirent le ciel
    Des buissons sans fleurs, des jardins sans couleurs
    C’est sur les chemins, l’absence des promeneurs
    Dans les rues des automates emmitouflés
    Desquels on ne voit que des yeux mi clos
    C’est la glace dans les caniveaux
    Les portes et les fenêtres des maisons fermées
    La vie au ralenti, des rues désertes
    Une foule de marmottes qui s’ignorent
    Et puis pourtant au bord d’une allée
    Des perce-neige, fleurs à contre courant des saisons
    Des pervenches qui courent au pied d’un mur
    Trois roses vermillon égarées qui dansent dans le vent
    Des jonquilles en boutons, des narcisses qui s’éveillent
    Des violettes timides sous leurs feuilles givrées
    Et puis il y a le lac, rendez-vous des oiseaux de passage
    Une scène vaste et déserte dans un décor étrange
    Où le vent impétueux ondule la surface de l’eau
    Où les roseaux ploient jusqu’à embrasser la rive
    L’hiver est beauté, l’hiver est déconcertant
    Paradoxe de calme et d’agressivité
    Qu’un froid invincible transforme en ennemi indomptable
    Car derrière cette apparence de guipures de givre
    De paysages enneigés resplendissant au soleil
    De feux de cheminée qui crépitent dans l’âtre
    Il y a le froid, ce froid terrible, ce froid qui tue
    Mais dont l’hiver n’est pas assurément l’unique responsable !

  2. refrige sans rémiges et exige du duvet le plus doux
    courir sans être apprêté c’est une histoire de fou
    mais au milieu du blanc sais tu éparpiller tes cheveux roux

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