Indolence

Indolence

les heures chaudes

le cercle des attentes

abandon

32 réflexions sur « Indolence »

  1. Un bon début de semaine à vous dans le cercle des passagers !
    Un clin d’oeil chaleureux à Leila et ses belles citations, à Rachel et son retour inopiné et remarqué, à Jean et son poème en tic tac, à la petite ‘hirondelle du Brésil et ses ding dong, à arletteart et sa vie en tourbillon et bien sûr aux indéfectibles de ce pont!

  2. S’abandonner à soi
    M’abandonner à toi
    Dans les plis du silence
    Qui murmurent rayons
    Dans le laisser aller
    D’un bel pas son ensemble
    C’est bon de respirer
    Dans les bras de l’aimé
    Oreilles en chuchotis
    De paix belle amoureuse

  3. en marcel
    et fine robe à bretelles
    un homme une femme
    regards tournés vers la gauche
    les accoudés du banc à lattes

    l’autre banc
    capte le soleil
    en attente d’une assise de passage
    où se poser serait une offrande pathétique
    faite au ronronnement du canot à moteur

  4. Toute souffrance repoussée
    une mise à l’ombre de la sensibilité
    un retour en force de l’oisiveté

    un renouveau plus apathique
    on peinerai à être empathique
    même si ce serai plus pratique

    une posture qui n’appelle pas le mouvement
    ne peut on céder à la douceur de l’instant
    puisqu’il s’agit de passer un bon moment

    toute doléance bannie

    toute béance abandonnée
    une soif qui est comblée
    un retour vers l’éternité

    garder en tête un point fixe
    qui justifie l’unicité du suffixe
    dans ce calme pas de rixe

    nonchalant et décontracté

  5. S’accorder un temps nécessaire
    S’autoriser une halte refuge
    Loin des tracas quotidiens
    C’est vouloir s’arrêter de courir
    De dévaler la vie à grande allure
    De passer beaucoup trop vite
    A côté du bonheur sans le voir
    C’est prendre le temps de vivre
    Paradoxe semble-t-il pour certains
    Mais l’inaction c’est se donner le temps d’être
    Sans se disperser dans l’agitation
    Faisant bon usage des facultés
    Qui nous sont données
    De ressentir, de goûter, d’admirer
    Et c’est la où la vie prend son sens
    En ce qu’elle est cette recherche de bien être
    Je n’ai pas usé de métaphores ni d’élégance de style
    Peut-être me suis-je assise là tout simplement
    Et comme nos amis, sur le banc d’à côté
    Me suis-je laissée aller au farniente
    A la douce sensation d’être heureuse
    Par une délectation de la beauté qui m’entoure.

  6. S’étirer de se retirer
    Si doux pélerinage
    En communion de la Nature
    C’est beau c’est bon
    L’oeil se sourit la force est là
    Là au plus profond…Là
    Périple deux heures son être

    En plein dedans
    Son coeur il bat

    De belle vie loin des tracas
    La distance aide à oublier
    Si bon d’aimer la vie sa belle

  7. Tandis que je m’éloigne, mes pensées cheminent aussi…

    Douceur de l’ombre
    A l’intérieur du cercle
    Le monde est à eux

  8. Harmonie

    Les fourmis contournaient une aire de battage
    ronde où en deux mille cercles, l’âne
    suivait le lent paysan chanteur,
    joyeuse était la pie sur l’olivier.

    Toute blanche, parmi des sauterelles
    et des grillons, dans l’été indolent,
    en guirlande d’épis, et grottes gonflées
    de racines, marchait la déesse Cérès.
    Le chevrier jouait de la cornemuse qui ivre
    reparcourait le cristal de roche et les pentes,
    les aiguilles des tailleurs résonnaient
    d’ardeur, le poisson était assoupi dans les abîmes.

    Sur les tuiles brisées en cramoisi et fils d’or,
    le maçon coiffait des gouttières ;
    auprès du torrent Xanthos au lit rouge,
    Achille dormait sous la forteresse de Troie.

    Un coq chanta vers le noble règne de Cambay,
    le potier travaillait de jaunes argiles selon les règles
    de l’art, depuis un noyer, d’une voix mélodieuse,
    la voix du pic rejetait des pièces d’argent

    Giuseppe Bonaviri, extrait de L’incominciamento, traduction de Philippe di Meo publiée dans l’un des deux numéros spéciaux de la revue Po&sie, consacrés à la poésie italienne, « 30 ans de poésie italienne ″

    Source :http://poezibao.typepad.com/

  9. dans la transparence
    des monts et des merveilles
    la grâce de l’instant

    à l’heure du midi
    sous l’arbre épanouit
    s’absorber

    être ne plus être
    attendre sans attendre
    l’ouvert juste la

  10. dans la transparence
    des monts et des merveilles
    la grâce de l’instant

    à l’heure du midi
    sous l’arbre épanouit
    s’absorber

    être ne plus être
    attendre sans attendre
    l’ouvert juste la

  11. tiempo del reposo
    fuera el pero asceroso
    salidas calientes
    no hay mas fuentes
    hay que cumplir el deseo
    eso no vale un beso

  12. Un dos lance un cri
    il ne peut s’assagir
    il ne fait que gémir
    il a trop supporté
    et sue à grosses gouttes
    sans connaître l’issue
    il est dans le doute
    il est dans la peine
    il croyait l’ombre reine
    il n’est plus que son ombre
    lentement il sombre

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