Matin

Matin

écharpe de brumes

dans la nuit en zigzag

la rose éclose

33 réflexions sur « Matin »

  1. Bonsoir à vous,
    Un emploi du temps surchargé et pas toujours devant mon ordinateur d’ou mon absence de réaction à vos gentils coucous depuis quelques notes. Je pense aux indéfectibles Annick, Monique, Thierry, JoS, Funambule, Brigetoun, Pierre b, Jeandler alias Pierre, à Dominique, Regard, à Leila et Aspe de retour avec leurs belles plumes, Elie, May, Mathilde, Marie, à Lou à qui je transmets mes pensées chaleureuses pour ce qu’elle a traversé, aux deux Bourraches qui ne nous oublie pas, à Christine qui vit intensément le Québec, à Allenda à qui je souhaite la bienvenue, à tous ceux qui nous lisent en silence Soyez assurés que je lis toujours vos messages et poèmes avec grand plaisir et intérêt. J’y puise beaucoup de choses et je pense qu’il en est de même pour vous. Hélas, le temps devient un luxe et la vie n’est pas toujours en ligne droite. Il faut faire avec en espérant des jours meilleurs. Bon courage à tous, ma sincère amitié ! Belle nuit!

  2. Ciel auréolé
    gloire de tous les matins
    la lumière espérée.

    Merci, Ossiane, du signe de vie. Bon courage à toi.
    C’est de prendre son temps qui devient un luxe.
    Pour ma part, je l’ai pris par les cornes et la bête se débat…
    Mais, le traître, n’en fuit pas moins.
    Bises.

  3. Il y a quelque chose de la conception
    Il y a quelque chose de la naissance
    Il y a quelque chose d’intra-utérin

    … … … dans ce halo de lumière

    c’est très beau

  4. Un superbe clair-obscur qui me donne envie d’écrire ce haïku tout en contraste également :
    _____

    Un flash lumineux
    Vision apocalyptique
    La naissance d’un jour
    _____

    Heureuse de te lire Ossiane et merci pour tout ce temps qui nous est offert en création, en lecture, en attention pour nous tous, le commentaire de Jeandler est très juste « c’est prendre son temps qui devient un luxe » son commentaire est plein d’humour.
    Cette image encore est une merveille et sans doute sera-t-elle très inspiratrice pour nous tous.

  5. Une lumière, un peu de nuages, et l’instant arrêté : nous voici respirant la beauté que notre regard seul est capable d’infuser au monde. Sans nous, il n’est ni beau ni laid, seulement nécessaire…

  6. Comme tous les matins
    Cette même question
    Qui revient sans fin
    Qu’ai – je donc fait cette nuit?
    Silence…même pas un rêve….

  7. Ô rÔse des roses… Fleurissant dans le matin…

    Tout cela est tellement beau…Merci Ôssiane …Belle journée…

  8. Devant cette rose éclose dans la lumière jaillissante de l’aube, je métamorphose cette fleur pour en faire une déesse qui sous la plume de Rilke illustre avec panache cet avènement.

    « (…)
    La chevelure d’écume de la vaste matrice
    brillait dans les premiers rayons du soleil.
    A la lisière se dressa blanche, humide et troublée
    la jeune fille.
    Telle une jeune fille qui tremble
    s’étire et doucement entr’ouvre
    ce qui fut enroulé, ainsi se déplie son corps
    dans la fraîcheur, au vent vierge du matin.
    ………
    Surgit enfin dans l’aube obscure du corps
    comme un vent du matin, le premier souffle.
    Dans l’arbre délicat des veines
    se fit un chuchotement et le sang
    se mit à bruire à travers ses lieux profonds
    et ce vent grandit, se jeta
    de plein souffle dans la neuve poitrine
    se pressant en elle et la comblant
    et comme une voile remplie du large
    emmena la jeune fille légère vers le rivage

    Ainsi toucha terre la déesse.

    Derrière elle à travers les jeunes rivages
    surgirent comme d’un baiser, tout au long du matin,
    chauds et confus des champs et des fleurs
    Et elle alla et elle courut.
    (…) »
    Extrait de la naissance de Vénus de Rainer Maria Rilke (Nouveaux Poèmes)

  9. Ossiane, ton titre associé à ton haïku et aux mots clefs -;) c’est trop tentant -;)

    « Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    l’espace d’un matin »
    F.de Malherbe dans Stances

  10. Déjà les Romains associaient la rose à vénus

    Albert Glatigny (poète, écrivain et comédien reçut à titre posthume en 1917 le prix de littérature de l’Académie Française pour l’ensemble de son oeuvre)

    La Naissance de la Rose

    À Leconte de Lisle.

    « Cypris au sein neigeux était née, et les flots
    Qui se pâment avec d’ineffables sanglots
    Sous le regard ami des étoiles flottantes,
    Adoraient de ses pieds les blancheurs éclatantes.
    Pensive, elle rêvait sur son berceau houleux ;
    L’azur était resté fixé dans ses yeux bleus,
    L’écume rougissait près d’elle, épouvantée
    Et fière en même temps de l’avoir enfantée !
    L’Aurore s’oubliait ravie au fond des cieux ;
    Elle arrêtait le char aux mobiles essieux
    Que dirige Apollon, et, tremblante, éperdue,
    Montrait au jeune dieu, dans l’humide étendue,
    L’immortelle beauté qui leur apparaissait !
    Tout bruit terrestre ou bien céleste se taisait ;
    Le parfum pénétrant et doux de l’ambroisie
    Nageait dans l’air autour de la forme choisie.
    Les Sirènes laissaient ruisseler sur leurs seins
    Leurs beaux cheveux mouillés, et de joyeux essaims
    D’enfants nus, qui tenaient des torches enflammées,
    Jouaient parmi l’odeur des tresses embaumées,
    Et la grande Vénus, debout et promenant
    Son œil impérieux sur l’Éther rayonnant
    Qui se mêlait au loin à la vague marine,
    Croisait avec douceur ses mains sur sa poitrine.

    Alors, ce fut un chant d’allégresse et d’amour
    Que les échos charmés, mille fois en ce jour,
    Répétèrent aux bois, aux grottes, aux fontaines,
    Et ceux qui pressentaient les angoisses certaines
    Et les soucis amers qui dévastent le cœur,
    Fous d’extase, mourants, s’écrièrent en chœur,
    Sachant bien qu’ils seraient les victimes promises
    A l’orgueil meurtrier des vierges insoumises :

    « O Cypris ! ô déesse invincible aux traits prompts !
    » Ange des longs tourments ! salut ! Nous t’adorons ! »

    II

    Mais, pendant que la mer et le ciel, où frissonne
    L’abondante lumière, admiraient l’amazone
    Dont les cheveux ardents, tout emperlés encor,
    Silencieusement laissaient flotter leur or,
    La Terre, pour fêter à son tour la venue
    De celle dont la grâce irrésistible et nue
    Eblouissait le monde et commandait aux Dieux,
    La Terre s’entr’ouvrit dans le jour radieux ;
    Et les petites fleurs aux blanches collerettes,
    Et le muguet des bois, les douces pâquerettes,
    Et celles qui, fuyant l’éclat, cachent leurs fronts
    Sous la mousse discrète, et les frais liserons,
    La pervenche, l’œillet, même les frêles plantes
    Dont le soleil d’été flétrit les tiges lentes,
    Pâlirent ; un frisson universel courut :
    La Rose triomphale et superbe apparut !

    Alors, sous la ramure épaisse des grands chênes,
    Le silence se fit jusqu’aux sources prochaines ;
    On crut voir osciller la cime de l’Œta,
    Et, triste, dans la nuit, le rossignol chanta ! »

    Albert Glatigny

  11. Nuit amant se lève le désir puissant de voir le jour poindre
    passer la main ou la rendre et déchirer le voile
    pas de fermeture éclair ni de point brisé
    juste la complaisante rosée
    qui nous communique le force de la terre
    écartons de la main le jute de la toile
    et écoutons sonner au loin le tocsin
    tandis que se développent les volutes voluptueuses
    qui nous cachent encore le regain du jour

  12. La nuit est close, le jour s’avance
    rien qui ne bruisse dans cet écran
    tout s’atténue que je ne devance

  13. Elle verse le lait
    Dans les deux tasses de thé
    Nuages de rose

    Leurs yeux s’y perdant
    Il tourne la cuillère
    Loin dans le vide

  14. comme c’est beau tout cela!

    l’image, le haïku, merci pour tes mots, Ossiane,

    et puis vos bels écrits, vos partages de plumes,

    comme c’est joli,

    comme il est beau ce bateau de vie de doux équipage!

    belle journée!

  15. Et elle ouvre ses yeux
    Le sommeil est derrière
    Une neuve journée
    Pour de qui pour de quoi
    Et c’est déjà pour elle
    Elle ne peut plus souffrir
    Il faut battre des ailes
    Se poudrer le bout du nez
    Un peu de rose sur ses lèvres
    Un léger trait d’amour bleu
    Tout autour de ses yeux
    Le pull le jean vers la marche
    Ne pas rester planter
    Comme la vie peut être belle

    C’est une grâce du ciel
    Elle engrange ses larmes
    Met un bel ruban blanc
    C’est son trésor précieux
    Que sa malle d’amours
    Ses purs, ses états d’aises
    De malaises aussi

    Cela reste difficile
    De se réveiller son jour
    Car la nuit elle apaise

    Mais cela reste vivant
    De le serrer son jour
    De se donner de vie
    En amour dans ses mots

    Alors sa plume ses ailes
    Gambadent la feulle blanche
    Elle en a vu sa vue
    Alors fermer les yeux
    Se laisser emmener
    Par le meilleur se vivre
    Se souvenir d’amour
    Encore et en corps

    L’amour c’est une jolie fleur
    Prête pour parfumer
    Les chagrins les plus lourds

    Aimer aimer aimer
    Pas s’arrêter d’aimer
    Quand on aime simplement
    De bela mour vivant

    Et que c’est ainsi qu’on vit
    De ses amours dedans
    Précieux leurs perles rares

    Je vous aime les aimés
    Je t’aime ma vie me vivre
    Emène moi non jour
    Pour que je le donne
    A ma plume dans son encre son bleu

  16. Sortant de la nuit noire
    Et d’un ciel encore gris
    Au travers d’ombres terrifiantes
    Le matin se réveille
    Dans la blancheur insolente
    D’un éclat de lumière
    Repoussant d’un geste ample
    Les draps encore tièdes
    D’une longue nuit d’insomnie
    Je laisse aller mon âme
    Planer quelques secondes encore
    Sur l’aile blanche d’un ange

  17. Obscurité n’est orbe de sécurité et on a beau scruter
    notre vue vient trop souvent encore buter
    sur l’inaccompli de laudes à complies
    les louanges s’accomplissent
    tandis que les yeux encore de plissent
    A cette pointe là qui désigne plus que décille
    on voudrait se lever forcené, manque une béquille
    mais voilà en tapinois que se meuvent les ombres
    ébauchant des arabesques frustes
    avant que nous n’enfilions nos frusques
    alors que percent les premiers rayons
    et que notre tonneau s’éclaire
    notre tombeau passe par notre pommeau
    la déchirure laiteuse ouvre un ventre allègre
    ou s’épanouissent des coroles brumeuses
    y a t il un corollaire à ce qui s’engage
    si ce n’est la transition cotonneuse
    qui ne demande nulle permission

  18. échappée belle en tête
    la nuée encore ardente se dilacère
    aux pics incestueux
    les oreillers du ciel
    développent en flocons
    de nouvelles formes alitées
    d’où s’échappent des rêves
    car il n’y a point de trêve
    la nuit et le jour se suivent
    la lumière est blanchâtre
    qui châtre à point nommé
    la nuit roidement évacuée

  19. Chic orée au pays du matin calme
    pas de calamité c’est assez
    la confusion des pics
    et pas celle des peines
    un ciel duveteux
    et des pics épines pas nets

  20. Il y a des matins qui chantent,
    qui portent et qui enfantent
    déjà loin les témoins des songes
    sont, que la peur ne ronge
    le doute se dissipe avec l’obscurité
    et tandis que des traits s’affermissent
    se précisent les formes, en guise de prémices
    il n’y a point d’avenir radieux
    sans éminence et abords chaleureux
    alors ces pics annoncent à l’avance
    le retour du jour et ses figures d’amour

  21. Merci Ossiane , belle journée à toi, à tous.  Superbe photo. 

    Un coup de tonnerre 
    Secoue le ciel les monts
    Et au dessus des arbres
    La musique des nuages
    Qu’il allume en passant
    Me  plonge dans le tableau 
    Je revois son sourire
    Je repense à ses blagues 
    Au matin qui chavire
    Au jour tronqué 
    La brume
    Sur mes joues  
    Quelques  notes tombent encore

  22. Matutinal n’oriente pas seulement le point cardinal
    il tisse une liasse pour une liesse et tient ses promesses
    que cristalliseront donc incidemment les moiteurs qui suivent
    que la froideur de la nuit s’est condensée en ennui
    que le vague du songe va se dissiper dans le ciel
    que la lune laisse son halo blafard pour d’autres prunelles
    alors que se couvre le col sans cacher ses hésitations
    on avance pas à pas vers une nouvelle révélation

  23. Ma tin
    il y a à hisser les couleurs au mat
    le ciel se teint comme un drapeau qui flotte
    dans les plissures à peine défroisser
    à la commissure des lèvres de la nuit
    déferle une nuée troublante
    qui convie le regard et fait converger
    une nouvelle journée est née
    ainé est le droit d’en profiter

  24. Délicatesse,
    en devenir, promesse
    d’un bel amour partagé.

    Belle journée à tous.
    Merci Ossiane pour ces photos si , trop…..

  25. Sorties des entrailles des monts
    Flammes lumineuses de pétales de rose
    Eblouissant le ciel d’une lueur sauvage
    Surgissant par magie dans leur splendeur
    Sont-elles fées, fleurs ou déesses ?
    Ou filles de la nymphe Mémoire*
    Muses et patronnes des poètes ?
    Furtives apparitions au ciel de l’aube
    Eclairs jaillissant des profondeurs
    Hallucinations au monde des anges
    L’irrationnel peuple le ciel
    D’étrangetés et de merveilleux
    De fantastique, de féerique
    Consumant mes heures d’insomnies
    En rêves fantasmagoriques
    Surgissant du feu maculé d’un volcan.

    • Dans son roman les quatre morts de Jean de Dieu Andrée Chedid fait allusion à ces muses fille de la nymphe Mémoire, Euterpe, Erato et Calliope qui « devinrent patronnes des poètes »

  26. Au petit jour, le soleil sera venu cueillir cette rose magicienne sortie du ventre de la terre pour l’offrir portée par le vent aux regards d’un nouveau jour dans une contrée lointaine.

  27. C’est un jour comme un autre et pourtant du côté du soleil levant une grande lueur semble être l’annonce d’un évènement grandiose
    ___

    L’aube en robe blanche
    En un grand cérémonial
    Reçoit le matin
    ___

    Il y avait ce jour là un poète du nom d’Ossiane qui contemplait le ciel, à son regard plein d’admiration, le soleil lui offrit une rose qu’elle s’empressa de saisir afin d’en partager avec nous la beauté, ce n’était donc pas un jour comme les autres vous en conviendrez.
    « Il nous faut regarder ce qu’il y a de beau…. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *