Mise en scène

Clap

entrée en scène

plateau de cinéma

action

42 réflexions sur « Mise en scène »

  1. Cadrage sans débordements
    des volutes en avant
    et du flou en arrière
    une lampe qui ne manque pas d’air
    les vagues du pavé qui roulent
    un ferry qui nous botte
    des fleurs qui manquent à droite
    et qui a dit « coupez »

  2. pas de transport mixte
    juste des voies d’eau
    personne pour écoper
    nous voici bien servis
    personne ne s’en tape la bobine
    il faudrait être camé ras
    pour filmer au fil de l’eau

  3. on peut se forger une conviction à ces balustres
    le décor ne manque certes pas de lustre
    de là à imaginer tous les passagers illustres

  4. Un scénario pavé de bonnes intentions
    un impresario pas pressé d’aller à Rio
    un script qui manque de décantation
    bien qu’écrit manu militari
    un calme presque apparent
    pour une traversée dangereuse
    mais un éclairage soigné

  5. admise en scène la navette ne coinçait pas les mailles
    le directeur abaissait son porte voix sans écailles
    il aurait voulu lancer les acteurs avant qu’ils s’en aillent

  6. Silence on tourne
    Le décor est planté
    Le voyage peut commencer
    Expliquer, entendre, comprendre,
    Nous sommes tous les acteurs
    D’un monde qui n’est ni cinéma
    Ni pièce de théâtre et pourtant !
    Un monde fait de scènes bien réelles
    De scénarios bien trempés
    Tragiques, comiques parfois
    D’un humour difficile, voir noir
    Dans un décor qui souvent
    Ressemble davantage
    A l’envers d’un décor
    Qu’on aimerait moins sombre
    Moins hypocrite
    Vrai et beau est-ce possible ?
    Beau comme un bateau qui va sur l’eau
    Je cherche un metteur en scène
    Un vrai, un grand, un juste….
    Pour que le rêve un jour
    Frôle non pas l’idéal mais l’espoir

  7. Les rives de lac de Côme, sur fond musical: Canon in D Major scottish variations, gros plan face au lac , en premier plan: La berge ,balustrade, réverbère , fleurs; second plan un ferry traverse le lac de la gauche vers la droite, en arrière plan: les rives brumeuses
    (Début du script d’un documentaire sur le lac de Côme )

  8. Sur un écran d’ordinateur, un lac au milieu des montagnes, un bateau, un balcon, une terrasse, un lampadaire… sur le pont du bateau, au loin des touristes en croisière….. en pleine lumière….
    ___

    Un décor de fond
    Une atmosphère mise en place
    L’aura du spectacle
    ____

    ….et l’imagination suivra, il reste tout à inventer, les bruits, les odeurs, un panorama plus vaste pour devenir acteur à part entière et ne pas se contenter de rester spectateur passif quand tout vous appelle vers une nouvelle aventure qui s’annonce jouable.

  9. Contente pour toi Annick, Belle île, du rêve à portée de cœur,
    _____

    Tout se construit le bonheur y compris
    Des projets édifiés sur les remparts de la joie
    Des rochers plus beaux que des cathédrales
    Une musique des flots dans les gouffres de l’âme
    Une mise en scène en un paradis somptueux
    On se prend à chanter, à crier, rire à en pleurer
    Tout est en place, organisé, belle mise en scène
    Un bateau partira sur les côtes d’une île
    A la saison d’un été qu’on avait oublié
    Sous un soleil aux couleurs exotiques
    ____

    Et pour ceux qui ne rentreraient pas dans ce scénario, se laisser bercer par des rêves, s’inventer des voyages, si fort, qu’il vous vienne aux narines des embruns parfumés aux senteurs océanes.

  10. Hors le va et vient
    De la valse des fichiers
    Face à cet écran
    Où se mire le lac de Côme
    Peut-être irons nous un jour?
    Poésie pas éphémère
    Des réseaux et des liens
    Surgissant dans mes cases vides
    L’ énergie-pic des lointains
    Lame bleutée sur les fonds gris

  11. On dévide la pellicule comme les séquences de vie, des morceaux de choix
    des tranches parfois horreurs, des agendas remplis, des rendez vous par dessus la tête
    comme une producteur qui s’enquiert du désir du consommateur mais n’arrive pas à raccourcir
    la chaîne et puis la concurrence du petit écran et du DVD qui fait que le cinéma malgré tout son cinéma n’est plus ce paradis espéré, attendu que depuis les cimes du mime on n’est plus muet mais bavard alors qu’il suffit souvent de peu de mots, sans se payer, pour récompenser et régaler, fixer plus que l’instant dans une fuite sans suite.

  12. Séquences de vie
    Quelques scènes à retoucher
    En couper coller

    On reprend!! serait-ce possible
    Pour une nouvelle prise ?

  13. Claps, clics, clips, éclipse, éclisse, classe,

    Avant le montage de pièces de choix qui échoit à un oeil averti
    et la restitution d’une atmosphère entre plans séquences et travelling
    il y a bien des claps qui rythment et parfois du premier jet
    mais quand le déclic ne vient pas il faut y retourner
    pourtant les clips tiennent lieu de substituts
    mais le métrage est il assez court bien que vague
    pour que courent ensemble les promotions
    il y a des tournages classe avec des fauteuils nominatifs
    et puis parfois un grain de sable et une éclisse
    qui conduisent momentanément à l’éclipse d’une star
    ce n’est pas une exoplanète aussi chic soit elle
    et il n’y a pas de transit qui vaille pour l’observer

  14. Camera oscura,
    c’est dans une chambre noir que tout a commencé
    Sténopé, inversion,
    maintenant on ouvre les rideaux bien grands
    et tandis que se succèdent en cadence
    la valse enchantée des images
    comme une miroitante danse
    la vase désenchantée du bord de lac
    altère notre constance

  15. Qui projeta jamais autant de venir dans un lieu excitant
    et d’attendre qu’il se passa enfin quelque chose de troublant
    pour en saisir au vol le reflet tour à tour déprimant
    puis de manière moins explicable enthousiasmant
    en toux et en tout sur les rivages viennent les amants
    qui n’ont que faire des bancs publics mais aiment les promenades

  16. Messe en ciné mais pas du côté de Messine
    et voilà que paysage au loin se dessine
    pas de fixité mais quelques lenteurs
    c’est qu’il y aurait un climat de langueur
    pourtant le script est là et la tour nage aussi
    mais ce n’est pas un lieu d’évasion totale
    il faut se jeter à l’eau et connaître son texte
    après la gestuelle doit être étudiée de près
    le clapotis n’apporte pas un démenti au clap
    et les arabesques de la ferronnerie ne sont pas mauresques
    que quoi est ce qui laisse à espérer
    pas un démontage de scène
    ni une savante reconstitution
    on affronte crânement les éléments
    au risque de la migraine
    mais dans les esprits on sème
    le début d’une réflexion
    en germe et en graine

  17. Drôles de rames
    et rôles de dames
    tout est loin d’être plat
    et même sans lunettes
    le relief apparaît
    loin des biefs
    ce n’est pas le Casanova de Fellini
    mais l’arrière plan ondoyant
    ce ne sont pas des faux fuyants
    le chef opérateur prend la température
    tandis que la script rature
    dans l’oeilleton
    presque tout est bon
    ils nous ont à l’oeil
    on est dans la ligne de mire

  18. Le bateau est son prêt
    En route pour l’aventure
    La vie mérite bien
    De la vivre son jour
    Comme une offrande vivante
    Et quand c’est sa matière
    Qui offre des pleurs des durs
    Il faut aller fort haut
    Ou en profond chercher
    Ses sens de vie

    La vie cette Nature
    Qui fait mourir un peu
    Chaque jour un peu plus

    Alors on se fait lutte
    Sur son ring de sa terre
    Puis on se laisse aller
    Dans le courant son tendre
    Au plus quand c’est possible

  19. Bonsoir Annick, bonsoir Thierry et tous.
    ___

    Un simple coup d’oeil
    Défile la pellicule
    Pour un court métrage
    ____

    Annick, j’ose passer par le site d’Ossiane, depuis plusieurs jours je ne parviens pas à laisser de commentaires sur ton site et il y a des circonstances ou l’échange semble opportun.

  20. bonjour Monique,
    je suis désolée, je ne sais pas pourquoi les commentaires ne peuvent pas passer, je n’ai rien changer dans le mode d’accès des commentaires.

    douce journée.

  21. Comedia del arte où nous faisons tous de la figuration
    il ne faut pas avoir peur de passer de l’autre côté
    quand l’un se repait l’aitre dit « action replay »
    mais il y a des auctions où l’on se met a nu

  22. L’éclairagiste a soigné le halo central
    pas de dalots arrosés du clapot fatal
    une brève écume moirée d’histoire
    entre armoiries et promenoir
    je détaille ce lacis poissonneux
    je me vois déjà occis ou comateux
    il faut lâcher son rôle dans drôle de drame
    pour réussir celui qui plait le plus aux femmes

  23. Commentaires impossibles sur la note « Approche »

    Je m’égare ici
    Une approche solitaire
    Mots à la dérive

  24. Ironie du sort, l’approche est loin d’être facilitée
    pas question d’habileté, pas question de reproche
    c’est juste que le clic est masqué alors on fait un pas de côté

  25. On n’a pas tous la même approche de l’existence
    pour certains elle s’égrène en longues stances
    pour d’autres elle fluctue au gré des inconstances
    mais chacun est il bien dans son rôle ou veut il en changer
    qui a distribué ainsi la place qu’on doit occuper
    pourquoi nous met on dans des cases, pas toutes noires d’ailleurs
    alors que l’on pourrait avoir envie de se promener
    et de visiter les moindres recoin d’une intrigue
    quelque soit sa valeur et l’honneur que l’on brigue
    on n’est pas brigand quand on prend des gants
    alors insaisissables même pas enfouis dans la sable
    nous entamons cette course poursuite devant l’objectif
    et ne cédons en rien un pouce aux conseils avisés
    puisque nous faisons comme nous le sentons,
    sans être tous de Provence
    Puisque c’est à la providence que nous nous remettons
    et pas seulement les pendules à l’heure
    puisque nous oscillons sans cesse
    d’un pied sur l’autre

  26. faux semblant et contenance, donner le change dans l’échange
    ne pas se départir d’un flegme pas toujours britannique
    ou encore exprimer une émotion à fleur de peau
    et ces petits riens biens visibles et pas risibles
    tout ce non verbal qui signifie et lie
    pour peu qu’on ne s’attache pas qu’au texte
    car le jeu c’est bien autre chose que de simples paroles
    aussi belles soient elles
    c’est criant de vérité
    touchant de sincérité
    un don hérité
    certains naissent comédiens et le resteront toute leur vie
    mais l’engagement dans la troupe
    c’est sinon un mode de vie
    du moins un credo fort
    et pas seulement un créneau
    on peu se tromper , être extrême et épidermique
    mais quand on manie l’art de la mimique
    sans être un imitateur animalier
    on retrouve ce sentiment de liberté
    qui nous délie des conditionnements
    des leçons de maintien
    du port de tête et de toute cette retenue sociale
    qui nous éloigne de nous en nous faisant croire
    qu’elle nous rapproche des autres

  27. Clap de fin, clash de dédain, tout ça finira en eau de boudin !
    happé par la pellicule mince qui recouvre et voile tout
    englobé et répliqué sans fin avant de se voir projeté
    on aime ou pas l’écran, celui qui rapproche ou sépare
    on se lève pour applaudir des deux mains
    tout est soigné, la photo léchée comme le quai par les vagues
    le fond ne manque pas, il est diffus pour une large diffusion
    mais que retranscrit on membre à membre dans des gesticulations
    on pérégrine et on postillonne, on avance sa canne, sans festival
    on fouette sans cocher, au ras des rochers
    seul Cyrano pourrait nous embrocher

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