47 réflexions sur « Serpentine »

  1. Les bijoux tintent

    Bracelets lacés aux chevilles
    Serpents enroulés aux poignets
    A chaque pas que font les filles
    Les bijoux tintent
    Afin de les accompagner

    Les pierres et les métaux scintillent
    Quand les corps souples se tortillent
    Quand les bras fins s’élèvent en vrilles
    Comme dans le vent danse les feuilles
    aux pieds aux bras au cou des filles
    Les bijoux tintent
    Afin de les accompagner

    Bracelets lacés aux chevilles
    Serpents enroulés aux poignets
    A chaque pas que font les filles
    Les bijoux tintent
    Afin de les accompagner

    Alain

  2. L’enfant qui regarde
    Me dit « il manque un canard ! »
    La vie est ailleurs

    Mais l’enfant ne le sait pas
    L’eau, les arbres, des mots qui chantent

  3. Une photo qui éblouit. Etre à l’écoute du moindre bruit.
    « Avant que fraîchisse le jour, que s’effacent les ombres, rebrousse chemin et sois pareil au chevreuil ou au faon des biches sur les montagnes … », extrait du Cantique des Cantiques

  4. Serpentins

    les branches chargés de feuilles des plantes volubiles
    se déplacent dans l’air ainsi que des reptiles
    comme on voit dans les bals se trémousser les filles
    on perçoit les anneaux qui tintent à leurs chevilles

    le vent joueur de flûte qui fait danser les feuilles
    et voler les cheveux et s’enrouler les robes
    sur le mode mineur rapporte les paroles
    et les conversations de ces langues bifides

    de ses serpents dressés au corps d’annélides
    les éclats métalliques l’éclair des pierreries
    des doigts chargés de bagues des dos couvert d’écailles
    des vibrants serpentins dont le ciel suit la mue

    Alain

  5. Cela me rappelle une poésie de 2007, déposée ici aussi

    L’azalée, le poisson et l’arbre

    Un cri de passion
    Le poisson frémit
    Le rouge rugit

    Il frétille des bulles
    Le rouge poisson
    Et rêve d’évasion

    Le rouge l’a séduit
    Il rêve de transformation
    Il rêve de nouvelles sensations

    Si j’étais oiseau
    Avec le vent je danserai
    Du parfum de l’azalée, je me délecterai

    Si j’étais oiseau
    Des espaces nouveaux, j’explorerai
    A l’oreille des fleurs, de savoureuses mélodies, je susurrerai

    Et l’arbre riverain
    Entend ses pensées
    Lui envoie un baiser

    Tu ne peux voler
    Je peux raconter
    Je peux partager

    Mes branches s’épanchent
    Vers des horizons si beaux
    Et puis, raconte-moi l’eau

    Et si tu t’ennuies
    Agrandis ton regard
    Exploite le hasard

    Et les différences se sont comprises
    Les mots ont jailli
    La poésie a surgi

    Sous le regard enchanté
    De l’azalée
    Emerveillée.

    Février 2007

  6. Les meilleurs chemins ne sont pas les plus courts
    comme un sarment de chenin qui le layon coure
    rampant comme une anguille qui tortille et frétille
    je pense à la dame aux serpents pour qui c’était vétille
    et dans tous ces répons il n’y a pas d’admonestation
    juste des rampants qui se fraient dans la végétation
    des virgules hirsutes et des chutes pas trop brutes
    alors faut il passer ici la serpillière face à la fourmillière
    ou traquer des ressorts les montées pas retors
    alors que de la retorte s’échappe encore
    des vapeurs brûmeuses de la nature en rut

  7. La horte n’est pas l’aorte
    mais une sève dense
    coure dans ces rameaux denses
    la horde se précipite
    et si elle évolue compacte
    ce n’est pas par manque de tact
    et quand par inclination
    au dessus du bassin
    s’entremêlent les faisceaux
    ce n’est une allure de rinceaux
    et pourtant c’est fort belle frise
    qui sur le temps assoit sa prise

  8. Jazz à Melzi

    Semblables aux ceps noueux sur une terre de rocailles
    Des arbres chevelus aux allures de bonzaï
    se penchent sur l’eau claire polie comme un miroir
    Des feuilles dentelées que le soleil chamaille
    la lumière tombe en pluie comme d’un arrosoir
    Un jazz ébouriffé que le vent fait pleuvoir

    Alain

  9. Déjà sur les chemins la couleuvre serpente
    Aux rayons de midi cherche la chaleur
    Est-ce un signe d’une saison qui s’annonce
    Entre les herbes juvéniles elle se faufile

    Le feuillage dans la tendresse du jeune âge
    Laisse passer la lumière ardente du jour
    Couvrant ce petit monde qui s’éveille
    Sous l’aile douce et légère de ses feuilles immatures

    Sous la voûte feuillue au-dessus de l’eau
    Rampent ici, voltigent là, glissent déjà
    Croassent, se dandinent mille petites bêtes
    Dans la naissance effrénée du printemps

    Le spectacle peaufine son décor
    Tout est fragile, tendre et timide
    A peine entend-on les premières notes
    De la genèse d’une nouvelle nature en éveil.

  10. Le fauteuil au premier
    A cette chance immense
    D’être assis dans un bois
    Son oeil le parcourt tendre

    Il manque le cours d’eau
    Suffit de le rêver
    Le voici qui serpente
    Ses ondes délicates

    Les oiseaux messagers
    Chantent murmures d’amour
    Le temps peut s’arrêter
    Quand il offre son âme

    doux jour pour chacun!

  11. Le nid

    c’est un endroit discret un jardin japonais
    où les âmes esseulés aiment à se promener
    le vent et le soleil y passe la journée
    et leur conversation se perd dans les allées

    Dans ce lieu de rencontre un bassin fait miroir
    Les arbres éplorés s’y penchent pour se voir
    là dans l’épais brouillard de la végétation
    un nid de baisers fous attend les amoureux

    c’est un havre de paix où l’on vient roucouler
    Où du sommet des arbres tombent des plumes bleues

    Alain

  12. L’indienne

    La lumière est une femme habillée tout de voiles
    Qui marche comme une indienne dans un sari de soie
    Dont les yeux agrandis par la grâce d’un crayon
    Vous réchauffe le cœur en lançant des rayons
    Ses pieds et ses orteils et ses mains et ses doigts
    Portent des tatouages dessinés au henné
    Des bracelets des bagues qu’elle porte sur soi

    Alain

  13. L’oeil d’argent immobilisa le temps.

    La barque glissait sous les ombrages,
    Les rires des enfants ,aux oiseaux qui sifflaient
    L’arche feuilletée tendrement s’entrouvrait,
    Les branches serpentines ,en leurs reflets dansaient.

  14. Pourquoi pas couleuvrine
    qui réussirait son coup
    une bouche à feu
    pour des mots dévorants
    une mèche et la poudre du temps
    un bruit qui fuse
    une étendue confuse

  15. L’oeuf

    Un jardin japonais est un peu comme un temple
    Un décor agencé pour que l’esprit contemple
    Et parfois dans les arbres qui bordent la rivière
    On trouve un très bel œuf enceint de la lumière

    Alain

  16. C’est un jardin de rêve
    Si beau qu’il semble irréel
    Les couleurs s’inventent
    Dans la lumière tamisée
    Du feuillage des sous-bois
    Au bord de la rivière
    Des odeurs de jasmin
    De roses ou de muguet
    Parfument le silence
    Des milliers de jardins
    Se nomment ainsi
    Car au-delà des odeurs
    De la beauté des fleurs
    C’est tout un parfum de poésie
    Qui nous entraîne soudain
    Dans un monde parfait
    Celui du rêve évidemment.

  17. la sagaie estourbit
    les gribouillis de l’âme

    houpes de bonzaï
    reflet dans l’eau

    un passage cimenté
    néanmoins

  18. d’une rive l’autre
    la romance maniérée
    la rigueur écrue

    passent
    les crispations
    de l’eau canalisée

    sous l’arche incomprise
    de l’absence
    d’un prétexte

  19. Et je fus, et je fus
    Ce que je ne serai
    Et je su et je su
    Ce que je ne verrai
    Conversation de vent
    Jardin insoupçonné
    Les ramures se regardent
    Reflets, ombres serpentines
    A la surface de l’Ooooh!

    Bonsoir à vous regard.Bonne nuit à tous.

  20. Poumon vert

    Et comme les chevaux qui courent dans la nature
    Font danser leur crinière dessus leur encolure
    Les branches qui serpentent au sein de la nature
    Ainsi que des vaisseaux irriguent les poumons
    font danser la lumière comme l’eau des rivières
    Afin que montent au ciel des bouffées de verdure

    Alain

  21. Bruissement, ruisselet, chuchotis
    ravissement, tiercelet, clapotis
    chevelures emmêlées, parures glacées
    dénouement conciliaire
    dénuement auxiliaire

  22. Pixels

    P erles de gouttes d’eau qui filtrent le soleil
    I risant le jardin de taches de couleurs
    X points lumineux qui dans le vert pétillent
    E ntourant la lumière comme d’un bas résille
    L es tableaux sont semblables aux pétales de fleurs
    S ur qui la lumière vole comme une blonde abeille

    Alain

  23. S éraphique mais pas sérigraphique
    E ntendez vous ces mots sous bois
    R épondez y dans le tempo
    P atiemment élaboré
    E nsuite sera l’écho
    N ullement interdit
    T ordue est la phrase
    I nconséquente et mélangée
    N olens volens
    E coutez enfin l’adagio

  24. Serre pantins,
    qui a dit de mettre les patins
    on veut bien laisser pendre des filins
    qui soient arachnéens

  25. Pas de lys volubile qui nous hisse
    ni de martagon qui fait jouer les gonds
    pourtant sur la berge ils sont légions

  26. y’a un couac …

    Choisir

    entre

    l’infiniment

    noir

    l’infiniment

    blanc

    (ou)

    ce gris

    qui crisse

    infiniment.

  27. L’Italienne

    Elle a ce doux sourire qu’ont toutes les madones
    Sa langue est volubile bien souvent elle résonne
    Elle chante à nos oreilles les mots que tous fredonnent
    Elle chante ti amo avec des trémolos
    Elle chante avec ses mots qui sonnent comme l’eau
    Quand elle s’adresse aux hommes on dirait qu’elle ordonne
    Comme elle prie le bon dieu le bon dieu lui pardonne

    Alain

  28. Bruissement de soie
    Voile de coton

    Soupir de dentelles
    Tulle évaporé

    Chuchotis de volants
    Légèreté de l’air

    (Quelle beauté!)

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