Théâtre

Théâtre

sous l’oeil d’apollon
quatre lions de marbre
la contemplation

… les bords du lac de Côme … dans les jardins de la villa Melzi sur la presqu’île de Bellagio …

« LA GUERRE« , un poème écrit par Alain, mis en musique et interprété par Jean-Marie Djibedjan. Merci à eux!

51 commentaires sur « Théâtre »

  1. tapi dans l’ombre
    on se plairait
    à voir passer
    Arsène Lupin
    en haut de forme
    plus un secret
    tapi dans l’ombre

  2. Théâtre

    Si le cadre est champêtre le décor est pompeux
    Entourée de verdures et d’arbres vaporeux .
    Une belle demeure à l’élégante façade
    D’une troupe d’acteurs attend les embrassades

    Deux escaliers de pierres descendent vers le lac
    Quatre lions couchés attendent au bas des marches
    Une allée de graviers entoure la villa
    C’est par là que l’on entre c’est ici que l’on marche

    sur l’esplanade ouverte qui sert d’avant scène
    Deux sculptures sont postées allégories de marbre
    L’une représente la grâce au courbes féminines

    Une autre exprime la force adossée à un arbre
    Le théâtre est l’endroit où la vie se reflète
    Sous des masques différents les mêmes maux se répètent

    Alain

  3. Bonjour aux premiers passagers clairsemés et bienvenue à Vinder et Gérard le revenant;) Et brigitte toujours là en première ligne. Merci à tous pour vos beaux écrits !

  4. homme lion

    un regard posé
    face espace

    un palier
    s’arrêter s’assoir
    sur les marches

    du temple
    contempler

    se croise
    le mouvement

    alignement

    en vie
    le théâtre

  5. Le théâtre

    Ce sont des être humains devenus des acteurs
    Qui plusieurs fois par jour et durant des semaines
    représentent sur scène et sous les projecteurs
    Afin de divertir d’éventuels spectateurs
    Des scènes de la vie des comédies de mœurs
    Ou d’affreuses tragédies où le héros se meurt
    mises en lumière avec des mots de tous les jours
    et en mesures avec des phrases qui broient le cœur

    Alain

  6. Tout est gigé
    C’est triste
    Cela manque de chair chaude
    Qui fleure de peau la vie
    En échanges partages
    L’amour comme seul bagage
    Sur cette terre cruelle
    Où l’Humain soufre tant

    Douce soirée, je vous souhaite, à chacun!

  7. Contempler sur le perron de cette villa, ces sculptures, et voir dans ce décor la lumière de l’espoir d’une pièce qui se joue au cœur même de la vie, s’en remettre aux dieux, ces mythes qui parviennent à traverser le temps
    ___

    Dans l’expectative
    Je sais au pied d’Apollon
    Le serpent d’Asklépios
    _____

    Bonsoir à tous, la beauté transcende toute peine.

  8. >Merci Dominique!

    >J’ai l’impression que mes dernières séries d’images noir et blanc vous déroutent, Annick;) Il n’y a plus grand passagers à bord;)) Je t’assure que je ne les pas du tout publiées dans un climat de tristesse:)

    >Bonsoir Anne, j’ai repris ces images du lac de Côme car je trouve que le noir et blanc leur va mieux que la couleur. Il me semble que j’arrive à faire passer davantage de choses ainsi… un brin d’irréel hors du temps, un climat de magie et de poésie propre à cet endroit. Je suis aidée par la pureté graphique des paysages et des bâtiments. J’ai beaucoup pensé aux tableaux de Paul Delvaux et aux films de Cocteau pour faire ces rendus:) Voilà vous savez tout:)

    >Je vous sens dans le jeu de l’image, JoS et Monique:) Bien à vous deux!

    Bonne fin de soirée, amitiés

  9. L’Opéra

    C spectacle tout entier porté par la musique
    Agrémenté de chants, comme un feu d’artifice
    Enchante les sens avec magnificence,
    Mêlant le rire aux larmes le drame à l’insouciance

    Puisant dans le trésor des mots les mots qui sonnent
    Dans la musique ailée les airs que tous fredonnent

    L’opéra, c’est du théâtre, avec l’esprit du vin
    Un décor des tableaux des scènes de la nature
    Qui attirent les enfants comme la confiture
    quand un génie y plante sa cuillère c’est divin

    ALain

  10. Poisson d’Avril

    Comme est née l’eau et sa musique cristalline
    Cascadant des montagnes dans un ruisseau de sons
    Comme un lointain écho de sa voix juvénile
    Des haies la vie renaît remuante comme un poisson

    Alain

  11. Crazy Horse

    Marchant sur des talons aiguilles
    Muni de dards et d’aiguillons
    Le fol essaim de jeunes filles
    volantes guêpes beaux papillons
    fait s’envoler les cotillons

    Dans leur costume très dépouillé
    le dos cambré la taille fine
    les yeux la bouche maquillés
    couvertes de plumes et de paillettes
    et les seins nus dansent les filles

    Venant des hautes altitudes
    Arrive un cheval blanc
    Montrant une fière attitude
    Dans un costume mirobolant
    Et descendant les escaliers
    Ouvrant des ailes de libellule

    ALain

  12. Très belle série , effectivement . Avec une impression d’irréalité qui nous laisse hors champ et davantage encore contemplatif .
    La dernière fois que je suis venue déposer des mots ici remonte à loin mais de temps à autre je viens poser mon regard dans votre univers presque onirique.
    Belle continuation

  13. L’escalier

    prenez le temps ne courez pas dans l’escalier
    Ce n’est pas un trottoir bordant un caniveau
    C’est une succession de marches et de paliers
    Qui exige du temps pour changer de niveau

    Pour vous aider chaque escalier possède une rampe
    Respirez et souffler pour éviter la crampe
    Comme on monte à l’échelle avec des barreaux
    Monter au pas dans l’escalier jamais au trot

    Ce n’est pas une échelle mise à la verticale
    Quand l’escalier est court il monte en ligne droite
    Quand il s’élève au ciel il tourne en spirale

    Très souvent l’escalier loge dans une cage étroite
    Pas de ces cages ou l’on enferme les animaux
    De celles ou l’on se croise pour échanger des mots

    Alain

  14. Il y a tellement de ses états d’âme, quand on regarde une vue, Ossiane,
    hier j’y voyais que du glaglagla de marbre,

    Quand une main serrée
    Sa douce câle chaleur
    Sans cours à traverser
    Sur le même banc se vivre
    C’est d’un tellement facile
    Celui qui a cette chance là
    Il en a un de ses chemins
    Qui rend heureux ma foi

  15. Je te contemple
    Toi
    Tu es là tout de Là
    Espace entre deux rives
    Qui garde fou nos mains
    Alors on se regarde
    Echanges en partages
    Aucun mur sur la terre
    Ne sera assez haut
    Pour muetter nos mots
    Nos bels actes en amour

  16. L’escalier

    Prenez le temps ne courez pas dans l’escalier
    Ce n’est pas un trottoir bordant un caniveau
    C’est une succession de marches et de paliers
    Qui exige du temps pour changer de niveau

    Pour vous aider chaque escalier possède une rampe
    Respirez et souffler pour éviter la crampe
    Comme on monte à l’échelle avec des barreaux
    Montez au pas dans l’escalier jamais au trot

    Ce n’est pas une échelle mise à la verticale
    Quand l’escalier est court il monte en ligne droite
    Quand il s’élève au ciel il tourne en spirale

    Très souvent l’escalier est une cage étroite
    Pas de ces cages où l’on enferme les animaux
    De celles où l’on se croise pour échanger des mots

    Alain

  17. Il ne restait que le décor
    Dans ce théâtre de verdure
    Toute joie, tout chant
    Avaient disparus
    Je cherchais désespérément
    Une déesse, une âme à ce tableau
    Etait-ce la scène d’une romance
    D’une comédie, d’une pantomime
    Apollon, les lions donnaient le ton
    Sous le projecteur solaire
    Venait de se jouer une terrible
    Tragédie, un drame dont les arbres
    Dans ce décor ont retenu les cris
    Et les statues de marbre
    Inscrit les mots dans les annales
    Des histoires dont on voudrait
    Oublier ou transformer le texte
    Car derrière les murs de ces demeures
    Pleurent encore dans les coulisses
    Les acteurs de ce théâtre dont le cœur bat très fort.
    Mais le temps s’est arrêté, le regard s’est figé
    Faisant place à la méditation, à la réflexion.
    Dans ce théâtre où se jouaient le drame et l’amour
    La beauté a gardé toute sa grandeur indestructible.

  18. Aux premières loges,
    lions et apollon sages,
    appellent les visiteurs,
    espèrent en secret:
    tragédies humaines,
    couples en rupture,
    passions déchirantes,
    jalousie énivrante,
    pour animer la page,
    dans ce décor apparence,
    de leur triste existence…

  19. Il happe au long cours
    les félins pas félons ont de la veine
    ça les laisse froids, ils ne se disent pas rois

    pour rien

  20. La sonate à Melzi

    Nous sommes aux pieds des Alpes au bord du lac de Côme
    Pas de salle de concert tout se joue en plein air
    Un décor romantique pour une pièce de théâtre
    Franz Liszt joue sur scène raide comme un majordome

    La musique est divine elle nous ouvre le ciel
    Il suffit de sept notes pour composer des sons
    de douces mélodies qui bercent les oreilles
    Et que chacun comprend sans prendre de leçons

    Toute une cavalcade de notes liées
    Ainsi que l’on monte en courant les escaliers
    Et que les talons hauts résonnent sur les marches
    Le piano crescendo met la musique en marche

    Alain

  21. Mêles y donc de la mélancolie
    comme au travers d’un barreau
    et regardes vers le dome

    et ce firmament d’étoiles
    comme un ferme amant
    qui ne peut détacher
    sans retard son regard

  22. « … l’art qu’on accueillera toujours le plus volontiers sur la scène, c’est celui qui ressemble à la vie et qui en ce sens extérieur, est vrai. »
    Rainer Maria Rilke
    ____

    Coup de projecteur
    Sur le théâtre du monde
    Comédie tragique
    ____

    Le rideau depuis longtemps est tombé seuls demeurent les lions, Thierry a raison les anges sont absents.

  23. Les dindes sont des créatures adorables. Les autres volailles de ma basse-cour s’approchent uniquement quand je remplis la mangeoire de grains. Les petites dindes, elles, sont curieuses et sans méfiance. Elles se laissent facilement approcher et j’ai pu tester sur elles mes connaissances en sophrologie et techniques de relaxation. Ainsi dès mon entrée dans le poulailler elles accourent vers moi et se laissent caresser sous les ailes en poussant des pouic-pouic de contentement.
    Ainsi en ce jour de Thanksgiving il me fut facile d’en attraper une. Non pour honorer ce rituel barbare du pays sans nom mais parce qu’elle était la plus grasse et à même d’honorer le festin de Noël après un passage au congélo.
    Je l’emportais en douceur bien calé sous mon bras et je refermais la porte du poulailler sous le regard jaloux de ses congénères.
    Je l’attachais par les pattes au pied du Deutzia près de ma pierre de sacrifice. Elle me regarda de son meilleur profil en clignant un œil innocent pendant que je filai un peu honteux faire bouillir de l’eau dans la cuisine.
    Je décidais de me faire un gros trois feuilles pour me donner du cœur à l’ouvrage. Depuis deux ans du bon noir afghan avait fait son apparition et cette année son tarif avait baissé de moitié. L’engagement de nos petits gars au coté des boys avaient des conséquences bien dommageable pour l’économie de notre ami le roi. Après quelques tafs alors que je me disais que ça changeait quand même du pneu coupé au henné le sifflement de la bouilloire me ramena à la réalité de l’action en cours.
    Dindounette n’a pas souffert. En bon assassin je l’estourbis d’abord d’un coup sur la tête et tel le moudjahidine dépeuple je l’égorgeai avec mon navaja en acier de Tolède en proférant la formule rituelle du sacrifice au dieu : allez au bar et mominette est son de fête !
    Une heure plus tard je la filmais dans un pose engageante et je glissais le plat au frigo. Il ne lui manquait plus qu’à se faire farcir.
    Pour me laver de mes remords je filai chez la coiffeuse me faire couper les cheveux en guise de deuil. Une shampouineuse au scalp de feu m’invita à prendre place dans un fauteuil confortable. L’eau tiède envahit bientôt ma toison en déclenchant d’agréables frissons depuis ma nuque et le long de ma colonne vertébrale. Je fermais bientôt les yeux sous le massage de ses mains expertes. L’ample cape dont j’étais affublé masquait judicieusement l’inévitable érection qui s’ensuivit. Elle semblait désireuse d’accentuer mon trouble en calant ma tête au milieu de ses deux garde-cotes qui sentaient la crème nivéa. Je sentais son téton durci et l’aréole parce que je le vaux bien. Elle me frictionna la tête et me planta en compagnie de vieilles harpies à la chevelure violette, mauve et argentée toutes absorbées dans des Jours de France.
    Bientôt une belle plante gothique arborant une tignasse de stalagmites blondes m’invita à la suivre.
    – Alors on les coupe comment ?
    – Comme vous voulez, c’est vous qui savez …avec des ciseaux.
    – Ils sont bien longs
    – Oui mon coiffeur habituel est en tôle depuis deux ans, allez-y franchement mais évitez la coupe incorpo avec les gardes-boues sur les oreilles.
    Comme les plumes de dindounettes quelques heures plus tôt mes jolies boucles brunes s’amoncelèrent sur le carreau, de quoi gagner deux mois de salaire (en roupie) auprès d’un fabriquant de perruques. Je matais ses jolies cuisses sous sa jupette écossaise. Les calédoniens n’ont rien sous leur kilt. Elle devait suivre mon regard dans le miroir car elle se pencha pour ramasser son peigne. Son ticket de métro n’était pas de ceux qui servent de filtre.
    Avant de partir elle m’offrit un calendrier au sent-bon ou elle avait griffonné son numéro.
    Il était inscrit la Raie-Création. Les coiffeuses ont toujours des noms de salons approxim’ a tif. Mais les dindes sont des créatures adorables.

  24. 2ème sonate à Melzi

    La musique est cet art qui met en vibration
    Par le biais d’instruments ou de la voix humaine
    L’âme qui comme une flamme s’agite en réaction
    Du vent qui souffle fort ou bien qui souffle à peine

    La musique est légère elle ne tient pas en place
    Sa présence passagère nous réchauffe et nous glace
    Elle voyage dans les airs abolit le langage
    et nous fait découvrir d’infinis paysages

    Alain

  25. Personne ne cria « Rideaux »
    pourtant une étrange clarté régnait sur la scène
    et les trois coups égrenaient
    une intemporelle dimension
    dans ce cadre buccolique

  26. Un contraste et un piqué
    qui en disent long sur la science d’Ossiane
    pas de souffleur pour une pose
    qui n’attend rien d’autre
    qu’une vision au belvédère
    dans le repos lascif
    et la vision de ces massifs

  27. Et Si, si.
    Si elle descendait l’escalier,
    dans sa robe légère,
    S’il accostait l’ile par bateau,
    pour la rejoindre
    dans ce théatre de verdure,
    un soir d’été
    quand la fraicheur
    se fait douceur…

  28. 3ème sonate à Melzi

    Ce qui plaît dans la voix c’est sa sonorité
    Chez l’homme le timbre est grave et chez la femme aiguë
    Si la langue est savante toute musique est vague
    Et toute langue possède sa volatilité

    L’allemande est terrienne l’italienne aérienne
    L’une s’enracine au sol et l’autre dans le ciel
    L’une évoque la grâce quand l’autre est cartésienne
    Quand même elle sérieuse elle est artificielle

    Qu’importe qu’elle soit profonde ou bien superficielle
    La musique parle au cœur de façon bien réelle

    Alain

  29. 4ème sonate à Melzi pour harpe et flûte à bec

    Depuis qu’elle met ses pieds dans les pas de Sophocle
    La poésie sur la musique a pris exemple
    Elle emploie des paroles pour toucher les gens simples
    Qu’elle met en chanson en usant de la rime

    Elle n’a rien d’un sphinx qui pose des énigmes
    Ni d’une divinité érigée en statue
    qui s’adresse à la foule sans bouger de son socle
    Elle n’essaie pas sur terre d’enseigner la vertu

    Mais de traduire en vers la beauté simple et nue
    Celle qui met en scène les quatre éléments
    Elle met l’eau et le feu entre les bras du vent

    Pour que cessent les guerres comme passent les nues
    Pour que s’aiment les hommes sur la terre en rêvant
    Tant que tourne la terre aux sons des instruments

    Alain

  30. Ce n’est pas pour toucher qui que ce soit, la poésie est un chant un cri qui au travers des mots explose avec rage bien souvent, avec fougue, avec joie aussi pour dire la beauté, la peine ou le bonheur, la vie tout simplement, pour dire autrement avec plus de force et d’intériorité.

    Tout simplement
    Parler à cœur ouvert
    Sans artifices

    Quand le théâtre de la vie joue sans figurants
    Quand les acteurs crient leur propre histoire
    Quand on ne parle plus de comédie ni de mime
    Mais que les mots et les actes puisent dans la réalité
    Qu’on attend la fin du spectacle qui tarde à venir
    Qu’entre les actes il n’y a pas de rémissions
    On espère que jamais les acteurs ne quitteront la scène
    Mais l’on se demande quand viendra le moment d’applaudir

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