32 commentaires sur « Lande »

  1. Bonjour Ossiane,
    Ta série en noir est blanc est bien maîtrisée , on plonge dans un monde nouveau , sur une autre planète avec le minéral et l’eau omniprésents. Les contrastes sont durs et parfois même austères mais on s’y abandonne et on s’y prête à oublier le temps. Il y a toujours dans tes images un message que chacun doit découvrir.
    Bonne journée Eric

  2. Tous les deux seuls,
    oubliés du monde,
    vivant des heures pleines,
    dans ces contrées inhospitalières.
    face à la mer,
    face à la vie…

  3. Aurais-tu aimé ce soir prendre ma main
    Marcher le long de la falaise entre le rêve et la réalité
    Les yeux tournés vers l’horizon qui s’efface doucement
    Ensemble regarder le ciel lentement s’obscurcir
    Suivre le vol d’un oiseau, messager du crépuscule
    Ecouter les vagues de la mer danser sur les rochers
    Sentir l’odeur des herbes mouillées balayées par le vent
    Se serrer l’un contre l’autre, s’embrasser tendrement
    Laisser la nuit nous prendre et nous envelopper
    Chuchoter ou se taire d’un silence plus beau que les mots ?

    Mais la mer est si loin et le ciel est déjà noir, il nous reste les rêves
    Une pensée qui s’égare sur la falaise au bout du monde
    Qu’aucun chemin de nos destins ne saurait retrouver.

  4. Qui es-tu sans la belle, misérable en guenille
    Traînant corps et bleus d’âmes par les rues de la ville
    Lorsqu’elle t’attend là-bas et son coeur dégraffé
    Comme corsage attendant que ta main glisse sur elle,
    Tu l’entendras te dire, qui vient en cœur tendre, habile,glisser en moi?
    Moi lande de Cythère à l’Amour parfumée.

    Et tu lui répondras » Cupidon et ses flèches acérées comme étrilles
    Je danserais en toi au râle de nos sueurs
    Et au mont m’en irais folâtrer comme fou
    Y cueillerais la rose, en ferais un festin
    Et tous les chants du monde dans ton souffle m’aimant
    Le silence de la lande m’offrit quelque repos…

  5. Extrait du pin des Landes de Théophile Gauthier

    « ….Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
    Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.
    Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde
    Pour épancher ses vers, divines larmes d’or ! »

    Il faisait si beau, il faisait si doux qu’une promenade dans les Landes au bord de la mer aurait été d’une jouissance extrême, le vent, la mer , les oiseaux, il n’en aurait pas fallu plus pour que naisse la plus belle mélodie accompagnant mes pas sur le chemin au bord de la falaise, toujours cette même musique qui nous parle du grand large qui emporte l’âme aux confins du bonheur, voyage dans la beauté, les parfums et les couleurs.
    La mer devait être belle ce soir à l’heure où le soleil se couche, je sais le spectacle qu’il offre, immensément beau, pictural et envoûtant. Mes mots ne sauraient traduire ce désir de voir la force du rêve m’emmener tout là bas, loin des affres de la vie, goûter seulement un instant la beauté du soir sur la Lande, moi qui suis là derrière les vitres de cette chambre à regarder passer les quelques petits nuages dans le ciel encore bleu.

  6. Parcourir la lande et nos heures de vie
    nous marchons seuls ainsi le pas plein d’espérance
    le ventre gonflé des vagues enfante sans un cri
    d’autres vagues encore
    les oiseaux contemplés font étreindre le jour
    et reculer la nuit
    l’histoire de ces champs bleus
    dans nos yeux éblouis remplissent toute parole
    des clameurs du silence
    mais mes champs de bataille
    secouent les herbes folles des rochers endormis

  7. C’est un très joli blog que je découvre seulement maintenant malgré ses années d’existence. Il incite au rêve, à l’évasion, au repos et cela fait beaucoup de bien. Merci pour ces moments d’oubli du quotidien et très belle continuation à vous.

  8. pas d’Atalante à ta lande
    pas de lande art dans cette nature revèche et réche
    mais des guirlandes qui jamais de guerre lasse nous enlacent
    et pour le marquis d’Arlande une montgolfière qui dépasse
    à Landivisiau faut il diviser, parceller ou deviser et celer
    à ce pays sauvage et peu propice à de grandes cultures
    se rattache l’expression la plus épurée et la plus basique du sol
    mais quand le pluriel lui vient on pense aux marais et aux milieux
    semi aquatiques chargés de moustiques et aussi aux pins maritimes
    pour retenir l’avancée des dunes et le recul du littoral
    ah lande chérie tu est première et pionnière
    trouble aujourd’hui et tourbière
    tu est flou et confusion
    tu es mère de vie rude
    ne convient pas aux prudes
    mais les preux (ces prudes hommes) peuvent encore
    accepter tout cet ancestral qui les relie

  9. De la lande ne vient pas tout le Pomerol
    mais c’est nectar en bouche
    qui nous affute papilles et trouble le vol
    d’une escadrille d’ortolan

  10. Sur la lande épatante je n’ai pas donné de la bande
    je me serais bien roulé mais c’est que les genêts
    aux entournures m’auraient évidemment géné
    Une étendue qui marque le relief et épouse les formes
    de son substratum sans en cacher les aspérités
    une nature sauvage et jamais totalement domestiquée
    rebelle et rétive bien qu’à l’occasion festive
    voilà qu’elle vient à moi et s’offre toute entière
    mais je n’en veut pas pour moi seul
    c’est affaire de partage dans ces parages
    aussi faut il convoquer les amis pour entamer
    ces folles danses à l’unisson des herbes folles
    pour oublier malchances et dols
    et s’étourdir de cris dans une communion
    qui resitue plus exactement nos passions
    sauvage et endiablée, ainsi a t elle été souvent dépeinte
    parce qu’à trop résister aux projets des hommes
    elles constituait une entrave, un mystère
    mais qui c’est soucié de savoir combien le démembrement
    ôtant aux rares haies le bonheur d’abriter
    des vents dominants aux vapeurs salées portées
    ne permettait plus de constituer des havres de repos
    et brûlait à tout va la surface des pacages
    repoussant les animaux et faisant des troupeaux clairsemés
    aussi impropre soit elle dans ces conditions là
    il lui reste ce bohneur de zone tampon
    ce no mans’land là qui n’accueille et ne repousse
    puisqu’ici u delà des apparences la douceur est trompeuse.

  11. Au chemin de la lande
    Sphinx, Cuivrés,
    Hespéries, Azurées
    Volètent dans l’air tendre

    Sylvains, Nymphales,
    Égaillent la campagne
    Vanesses, Écailles
    Souvent les accompagnent

    Apollons, Satyres, Porte-queues
    Rodent dans l’herbe bleue

    Mars et Géomètres
    Noctuelles et Damiers
    Processionnaires
    Survolent le sentier

  12. MEURTRIERE

    Ma terre n’est pas Terre
    Elle est le sourire de ce pauvre inconnu
    Cet enfant qui tend le bras
    Offrant ces pleurs d’enfant affamé par la guerre

    Ma terre n’est pas humaine
    L’humanité se roule la boue
    Se complaît dans sa propre déchéance
    Ma terre est le silence de souffrance
    Hurlant aux quatre coins de cet organe
    Qui palpite et nous tient debout

    Sur Terre nous sommes
    Où demeure la dignité
    Ou se meurt nos propres frères
    Le sang coule sur le sable
    Le sang coule sur nos mains
    Notre regard fait la sourde oreille
    Ce sont des milliers de bombes qui pètent dans nos cœurs
    Ma terre est meurtrie
    Par l’humanité meurtrière.

  13. Après relecture, je vous soumets mon texte sans faute

    MEURTRIERE

    Ma terre n’est pas Terre
    Elle est le sourire de ce pauvre inconnu
    Cet enfant qui tend le bras
    Offrant ces pleurs d’enfant affamé par la guerre

    Ma terre n’est pas humaine
    L’humanité se roule dans la boue
    Se complaît dans sa propre déchéance
    Ma terre est le silence de souffrance
    Hurlant aux quatre coins de cet organe
    Qui palpite et nous tient debout

    Sur Terre nous sommes
    Où demeure la dignité
    Où se meurent nos propres frères
    Le sang coule sur le sable
    Le sang coule sur nos mains
    Notre regard fait la sourde oreille
    Ce sont des milliers de bombes qui pètent dans nos cœurs
    Ma terre est meurtrie
    Par l’humanité meurtrière.

  14. Bravo Karine
    ça c’est de la poèsie engagée
    pas dégagée des soucis
    pas désagrégée des contingences
    de la poèsie de combat
    car la lutte est sans fin
    mais pas sans but
    il faut savoir nommer les ennemis
    et leurs suppots

    et la lande parfois malgré le côté naturaliste
    et pourquoi pas naturiste (avec de bonne serviettes épaisses)
    ça commence d’abord par foutre les (g)landes
    ce n’est pas que cuit cuit les petits oiseaux
    c’est sauvage et presque immature
    c’est naufrage et pourtant armature
    c’est volage et ça respire la mature

    alors bravo et merci
    on en redemande
    de l’allant dans la lande
    sans houppelande ni guirlandes
    puisque à ce milieu basique
    mais extrême
    la simplicité va si bien
    et la cécité si mal

  15. D »Antrim à Donegal, de Cork à Belfast
    L’ire n’est pas Landes
    lire n’est pas qu’anglais
    même à trinity College
    et Dublin est D’origine danoise
    Saint Patrick a bien évangéliser
    mais sur ces rudes patûres
    et ces côtes découpées
    il fallait apprendre à chalouper
    pécher le Morse et le requin,
    ne pas faire le marsouin
    sans tagada mais pas sans taxi mauve
    au pays des murets et des castillets
    défenses démantelées par l’Anglais
    le pari de Lindon n’était pas celui de Kennedy
    la file ou la fille dans la prairie
    rares sont ceux qui accédent à la pairie
    Gloire aux vaillants combattants
    libérateurs qui ont chassé en parti
    un occupant puant qui prenait tout
    à son aise et les laissaient dans le malaise
    quelques grandes figures disparues
    de grandes forfaitures
    et un Eamon de Valera
    Mais leurs rythmes endiablés
    peuvent ils venir d’ailleurs
    derrière les haies
    leur sang chaud
    répond aux envahisseurs
    des drakkars aux yeomen
    ils n’ont eu de cesse
    mais le dragon celtique
    un peu apathique
    depuis que le Channel
    n’est plus la voie d’office
    et que Shannon s’étiole

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