Fibres

Fibres

Fibres

Fibres

filaments de soi, chevelure lumière, tendre écorce

Lecture du Haïku Calligramme: de haut en bas puis de gauche à droite

filaments de soi
chevelure lumière

tendre écorce

Le long du rivage de Corse, l’écorce d’eucalytus…

65 commentaires sur « Fibres »

  1. Fibre

    Est ce l’eau de la pluie qui ruisselle sur du verre
    l’empreinte sous l’écorce du passage d’un vers
    Quelque racine obscure enfin sortie de terre
    le visage de Méduse encore ébouriffée
    les filaments de feu d’une étoile lointaine
    Est-ce la peau scarifiée d’une race indigène
    ou la corde rompue d’un amour décédé
    que l’on range au musée des amitiés anciennes
    est ce la fibre du bois dont on tire le papier

    Alain

  2. C’est de l’eau et ses rivières…de l’argile dans un verre..ou un livre de prières..C’est une carte ou l’on se perd..des croisées d’ombre et de mystère ..les rides de la terre..La raison est entière ..le monde imaginaire..juste un voyage vers..Pas de distance…pas de ville..pas de bruit..pas de temps…Juste l’envie ..Pas de droite…pas de gauche..pas d’arrêt ..juste l’intuition..Pas d’attente.pas d’obligation…pas de pas…juste le désir ..C’est de l’eau dans un verre..une rivière d’argile..et des mots a l’envers..

  3. —> Bonjour chère Ossiane,

    Couleurs d’automne
    sous la peau rougit
    par l’été
    au plus près du coeur
    pour notre plus grand bonheur…

    Bel après-midi, bien chaleureusement, Jack

  4. Sur sa peau parfumée aux tons de terre de Sienne
    Des serpentins accrochés à son corps se faufilent ;
    Fibres d’une écorce au tissu mal tissé,
    Veines noueuses d’un géant au feuillage bleuté
    Et léger comme une pluie de cœurs et de petites larmes.
    Sur cet arbre colossal au parfum généreux,
    Je cherche le mystère d’une nature imprévisible,
    D’une écriture indéchiffrable aux signes mystérieux,
    Fantaisie, originalité du végétal ou plus peut-être,
    Chroniques d’une vie au parcours tourmenté,
    Recettes de Sagesse ou de baumes enivrants

    Eucalyptus, mon arbre, mon regret, ma déchirure,
    Qu’avais-tu gravé ? Quel était ton secret ?
    Toi, que j’ai vu tomber pour avoir trop grandi
    Et qui laisse sur le sol, encore, l’absence de ton ombre.

  5. Fibre

    la fibre du poème c’est le souffle du vent
    il fait des belles lettres un reflet du vivant
    Il donne aux mots sans âme un visage souriant
    Qui fait qu’on les admire sans même qu’on soit savant

    Alain

  6. Gravure sur cuivre
    les veines tentaculaires
    cheminements intérieurs

    Une écorce, Ossiane, vraiment?
    Désossée, décortiquée, peut-être?

  7. Nath, bonjour

    « La calligraphie est un art qui trace l’essence des choses et non le visible »

    Christine Mace (Commissaire de l’exposition de calligraphies contemporaines de Voguë en Ardèche

    Merci Nath de nous avoir signalé un lien sur la calligraphie contemporaine début juillet, je crois. De retour de vacances, j’ai fait un détour par Voguë en Ardèche où a lieu l’une de ces expositions. C’est une réelle merveille et de plus dans un lieu superbe. On peut y admirer des oeuvres de Hassan Massoudy, Abdallah Akar, Monica Dengo, Kitty Sabatier, je ne peux tous les citer.

    En introduction à un ouvrage réalisé à l’occasion de cette exposition, je trouve cette citation de François Cheng, poète, romancier et calligraphe si souvent cité sur ce blog :

    « Par son plein et son délié, son concentré et son dilué, sa poussée et son arrêt, le trait est à la fois forme et teinte, volume et rythme ; par son unité, il résout le conflit que ressent tout peintre entre le dessin et la couleur, la représentation du volume et celle du mouvement » François Cheng

    Ossiane. Je trouve que cette citation a bien sa place sur ta note du jour aux côté des mots qui s’étirent sur la feuille comme « des filaments de soi » très belle expression.

  8. Traces , scarifications qui inscrivent le trait, le pli, la faille, la cassure
    Peut-être une ligne infinie à la voracité souterraine ;))
    Très beau Ossiane

  9. Des artères de terre et… l’écorce de Corse…En osant plus…la lumière ou les filaments des amants…En lisant cette page et l’emplacement de mon message…j’aime quand l’amont est Johal et Alix l’aval.. En déraillant…comment trouver dans cet écheveau la crinière de soi.. En rêvant…………………………………………………………………………

  10. J’avais la fibre partie au tic,
    j’avais dilacéré et machouillé
    et dans cette bouillie informe
    mais pas infâme je cherchais une issue.
    Quand la fibre ose pas de sinistrose,
    mais qui peut donc avoir creusé
    de telles galeries calibrées
    qu’il n’y a plus qu’à livrer à la vue, à la bévue.
    L’écorce se cale mais ne se caline pas,
    l’écaille est là et dans ce creux se créent
    en amples crochets et si au premier abord il gène,
    il débouche nénamoins sur une solution.
    Pas de ravinement, juste du raffinement
    pas de terrier mais une ceinture irradiante
    des plis lissés, des veines gonflées
    une peau épaisse et bien collée
    et cet encollage comme tissage
    qui jamais ne confond l’échelle
    pas question de rapetissage
    dans ce couvert bien ouvert
    qui débouche et embouche
    enbaume aussi

  11. Et si tout ne tenait qu’à un cheveu

    Toujours le chemin
    Toujours ce chemin
    Souterrain aérien
    Parcours du labyrinthe
    Où parfois on s’éreinte
    A conserver le lien
    Du début à la fin
    Jusqu’à la connaissance
    Ou la reconnaissance

  12. Jeux d’ombres et de lumières
    Dans les entrelacs délicats d’un boutis
    Piqué sur fond d’écorce
    Où l’aiguille a fait place au hasard
    Et le coton à la cellulose
    La nature ingénieuse dans l’art de la couture
    Habille dans une technique des plus anciennes
    Ce corps charnu d’un ouvrage capitonné ;
    Il devient orné de grâce et de beauté
    Dans un matelassage délicatement cordé
    Où l’écorce ainsi parée
    Laisse entrevoir l’élégance
    Du monde souterrain de ses racines
    Indécence ou broderie de l’imaginaire
    Pour un effet de style
    Dans un corset de luxe
    Pour un temps dénoué.

  13. .

    Bonsoir à vous, gentils visiteurs de fibres 😉

    >Brigitte, je suis toujours impressionnée par ta façon toute personnelle dont tu appréhendes les photos 😉

    >Bienvenue Odile 😉 Merci pour le bel haïku bien senti et pour le lien vers ce livre magnifique sur les écorces que je viens tout juste d’acheter 😉 Une sacrée coincidence 😉

    >J’ai moins peur de cette fibre, je te taquine 😉 J’aime beaucoup celui sur la fibre du poème. Tu as une belle écriture, merci !

    >sophie, superbe cheminement de mots comme celui de ces filaments, bravo !

    >Coucou nath, on ne t’oublie pas, sois heureuse là où tu es 😉

    >Bien le sid, j’aime le mur d’histoires et les vers mais je ne vois pas pour le sel, explique-moi 😉

    >johal, amie de longue date, ton petit commentaire me fait bien plaisir ainsi qu’à tous les passagers, tu as laissé de belles traces; j’espère que tu vas bien;-)

    >Et voilà l’ami pierreb qui surgit de l’eau comme par hasard et en deux temps;-) Heureuse de te retrouver toi et tes points de suspension 😉

    > merci de ton passage ailé mais toujours apprécié, chère maria 😉

    >ravie de votre retour, jack 😉 Déjà l’automne sous-jacent dans ces fibres, comme c’est bien dit !

    >monique, c’est beau ; tu es grande poétesse des arbres et de la nature que tu observes si souvent 😉

    >Bien vu pierre, ça s’agite beaucoup, tu as raison 😉 Oui, j’ai vu beaucoup d’eucalyptus en Corse dont la plus grande forêt d’Europe à Porto. Dans celui-ci, sous l’écorce soulevée, il y avait un véritable jeu de pistes 😉

    >Alix, héhé les copines se retrouvent et nous aussi, Youpi;-)) Bienvenue à toi et à Johal !!! Toujours ta plume incisive qui trouve les mots justes 😉 Je n’ai rien vu bouger mais j’ai entendu 😉 Sois heureuse là où tu es et reviens quand il te plait, on n’oublie pas les amis de plume, de blog et de chevaux 😉

    >thierry, impressionnée par tes jeux de sens, de mots et de sonorités, tu es une encyclopédie vivante;-)

    >Toi aussi, tu chemines bien à travers le labyrinthe fibreux, phil, bravo à toi!

    >je t’ai reconnu Olivier et je te remercie pour tes clins d’œil et tes titres amusants 😉

    Belle nuit à tous avec hydre ou sans fibres 😉

    Ossiane
    .

  14. Un mâle scolyte a d’abord foré une vaste caverne, vous la voyez en haut de la galerie principale sur la première photo et en haut à gauche de la deuxième photo. Dans cette niche nuptiale il fut rejoint par deux femelles, la bigamie est recommandée chez les scolytes. Après l’accouplement, les femelles ont ouvertes chacune une galerie principale de part et d’autres de la chambre. Elles se sont arrêtées pour creuser à droite puis à gauche de minuscules encoches dans la paroi ou elles déposent un œuf. De là, la larve a boulotter sa galerie qui va en s’élargissant au fur et a mesure qu’elle a enflée. Puis une fois assez grasse elle a fait sa métamorphose là ou la galerie s’arrête. Bien visible sur la troisième photo en bas. Ensuite elle a creusée l’écorce pour faire enfin connaissance avec le ciel bleu et s’envoler vers l’inconnu.
    L’ips typographe

  15. Amis du soir,
    Bonsoir !

    Et je vous propose
    Pour terminer la soirée
    Un petit délire…
    Qui, je l’espère,
    Vous fera bien rigoler !

    eeeeeeeeeeeeeeeeeee

    Coucou
    C’est moi,
    L’asticot
    Qui grignote
    Qui grignote

    Coucou
    C’est moi
    L’asticot
    Qui grignote
    L’écorce
    De Corse

    Coucou
    C’est moi
    M’asticot
    Qui mastique
    Qui mastique

    Coucou
    C’est moi
    M’asticot
    Qui mastique
    Les tendres fibres

    En ressortant
    De la tendre écorce
    Le bec plein
    De bonnes fibres
    Très digestibles
    Suis devenu
    Plus gros
    Plus gros

    Suis devenu
    Gros asticot
    Pas trop chevelu
    Mais bien repus !

    http://thumbs.dreamstime.com/thumb_404/1243795285O7EtIp.jpg

    Biseeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeee

  16. Waou ! Monique, à ce jeu d’aiguille, quand le chas sourit, vous nous piquez au vif !
    Ne pas perdre le fil surtout si l’imaginaire le cède… au fantasme 🙂
    Ne montons pas la chose en épingle mais l’affaire se corse si l’accord se fait à faire qu’un corset cesse d’être lacé. A mon corps défendant, n’en serais pas lassé.

  17. Fibre

    Le vent la pluie nous offre une brillante leçon
    Toute la vie réunis ils se tiennent dos à dos
    Chacun ayant la fibre musicale joue sans façon
    Quand le vent fait la scie la pluie martèle le sol

    Alain

  18. Fibre

    Ce qu’on nomme le sublime
    C’est ce moment intime
    Ou en lisant un livre
    On en touche la fibre

    Cet instant ou tout vibre
    Ou l’on perd l’équilibre
    Quelque chose d’ultime
    Qui ressemble à un crime

    La musique d’un film
    qui revient comme la rime
    Quand penché sur l’abîme

    on voit l’âme apparaître
    pour un instant infime
    comme une femme à sa fenêtre

    Alain

  19. Maître scolyte et son acolyte,
    dessous l’écorce ont cheminé
    (merci Jean de ces précisions)
    creusant, minant, digérant
    des sciures laissant sur leur passage
    pour ne pas dire plus
    témoins de leurs amours

  20. Sur les rivages du cœur tant d’arbres étaient complices
    L’Amour sur leur papier, l’écorce gravée à vie
    Les fleurs d’eucalyptus comme duveteux plumets
    Ornaient l’ovale bleuté du feuillage juvénile.

    Quand passaient les oiseaux fêter leurs fiançailles
    Sur les branches de l’histoire s’écrivait le récit
    On entendait l’eau bruire près des buissons luisants
    L’argile comme un étau enserrant les racines
    Et dessus, frémissants, des rameaux parfumés
    Comme une leçon de choses qui laisserait rêveur
    L’enfant des profondeurs.

    Il souhaitait paraître comme musicien de fête
    Le vent et ses volants de sensualité
    Voilà qu’il tourne et chante parmi les bois dorés
    Soulevant les poussières sur les chemins arides.

    Deux Amoureux heureux, parmi les gommiers bleus
    Caressaient le feuillage, une main sur les sillons
    L’écorce d’eucalyptus offrait son mouvement
    Et l’élan de leur cœur, écheveau de chemins
    Dessus sa chevelure.

  21. Fibre

    Peu importe le métier où est tendu la chaîne
    La fibre de l’auteur dont le texte est issu
    la trame du récit auxquels les mots s’enchaînent
    C’est quand les fils se mêlent qu’apparaît le tissu

    Alain

  22. Fibre ciment et cette lignine dans la lignée
    qui sans aligner les fibres les rapproche
    dans ce tapis soyeux
    quand ces motifs chinois courrent le long
    incomparable texture enchevétrée
    chacun y va de sa torche
    bat la mèche d’amadou
    et ploie le genou
    de toutes ces galeries
    le tricotage n’est pas mineur
    qui prend en otage
    et rend inextricable
    reste à faire la navette

  23. Je me fous de la couleur de sa peau…de la forme des pages qui sont au dessus de moi…du nombre de rides qui circulent au creux de son âme…Je veux juste pouvoir poser mon visage contre son front…compter un..deux..trois..et trouver le soleil..me glisser sous l’écorce et compter les sillons..Je me fous du nom que porte cet arbre..si c’est un eucalyptus..un manguier ou un sequoia…je veux juste entendre le froissement de ses feuilles…jouer avec le vent..la mousse et les oiseaux..deviner le parfum qu’il porte et..entendre le bruit de tes talons..J’aime quand on s’enlace au pied de notre arbre..que l’on pose nos visages contre son front..que l’on se laisse bercer par le temps et nos illusions..Un..deux..trois..je t’aime..

  24. Monique

    Super que tu aies profité du lien et donc de l’expo. Dommage, je ne passerai pas par cette belle région qu’est l’ardèche …
    Bonne soirée à tous.

  25. J’ai la gorge nouée de tant de liens qui m’emprisonnent
    Quand je voudrais pouvoir fuir et m’évader
    Au delà des barrières où le coeur me guide
    Mais la raison m’amène à renoncer
    Qui dit que l’esprit est libre d’aller là où il veut

    L’arbre n’a-t-il pas des racines
    Qui le tienne prisonnier ?
    Son envie de vivre est tel
    Qu’il puise en sa sève, sa force d’être
    De sa ramée, il embrasse le ciel.

    C’est tellement vrai tout ça !

    Alors je vois les liens se briser
    Les noeuds se défaire, le coeur se libérer
    S’ouvrir le chemin jusque là interdit
    Sans culpabilité et sans remords
    Avec pour seul bagage, la force d’aimer

  26. 1) qui le tiennent prisonnier (eh oui ce sont les racines ! pardon)
    et 2) sans remord (puis qu’il n’y en a aucun!)
    Il est tant d’aller dormir, de vous dire bonsoir et à demain. Juste le temps de relire le merveilleux texte de Pierre.

  27. Textile

    Ses mots qui s’entrecroisent tissés sur le papier
    Ils font des phrases obscures ou portent des couleurs
    Quand ils sont chatoyants et couverts de motifs
    ce sont des toiles issues de l’atelier d’un peintre

    Alain

  28. Joli Rachel ton poème sur « Danger »et puis j’allais encore oublier de te remercier pour ton dernier conte: il était trop drôle. C’est pas demain la veille qu’on la fixera cette dent! Comme toujours, rire assuré ! Vous formez décidément une belle paire joyeuse, Christineeeeeeeee et toi !
    Quant à ces poèmes postés sur Fibre…My…my… Monique, Pierre B, Alain et puis tous… on ne s’en lasse pas …Et c’est vrai c’est beau.

    Fibres de soleil
    tissées de fils d’ombre
    éclairant la journée
    d’une lumineuse fraicheur
    Sur l’arbre comme dans l’air
    Les lignes s’entrelacent
    dessus dessous présage
    des destins des voyages
    sur mille chemins tracés

  29. Tisseurs de trames, tisseurs e chaînes
    A la cadence d’une machine
    L’écorce et de miel et s’affine
    Couchée sur terre comme un tapis…
    Les fils s’enlacent et s’entraînent dans une cascade de tisserand
    Qui déroule ses ondes de laine sur le canevas d’étoffe.

    Après…je n’ai plus d’idées))

  30. Odile, Comme il va bien ici, dans l’esprit de cette note ce joli mot  » linéature »
    ___

    Sur ta peau tannée
    Se dessinent les fils du temps
    Des chemins tracés

    ____

  31. Fibres

    les cheveux dans le vent comme galopent les chevaux
    Avec les fibres du langage que sont les mots
    à l’aide d’instruments puisant dans mon cerveau
    J’ai filé quatre vers pour faire cet écheveau

    Alain

  32. Si j’ai bien compris, pour bien écrire, avoir la fibre des mots, ne pas perdre le fil et démêler nos pensées, au bout du compte tisser à petits mots l’écheveau de nos rêves pour s’en faire un manteau cousu de fils blancs à défaut d’un roman!!

  33. Fibres séches à la pointe de l’émotion
    fibres rêches qui n’empêchent la démangeaison
    fibres innervantes qui dépêchent la réaction
    fibres énervantes qui collent à la peau
    fibres hydrophyles qui filent la métaphore
    fibres hydrophobes qui renvoient à tout va
    fibres cardées qui sortent du cadre
    fibres peignées qui s’admirent dans un miroir
    fibres entremêlées de l’écheveau
    fibre patriotique qui vibre si facilement
    fibre paternelle qui est presque éternelle
    fibre nerveuse qui se redresse mais rarement caresse
    fibres optiques qui prolongent la vue ou bien la voix
    fibres de verre pour fendre les airs
    fibres de kevlar pour rentrer dans le lard
    fibres de carbone pour ceux qui se bidonnent
    fibres d’amiante pour amener des rentes
    fibres feutrées et toutes dispersées
    fibres réfractaires pour faire taire
    fibres courtes pour une bonne dispersion
    fibres creuses pour aspirer l’eau
    fibres pleines pour inspirer le respect
    fibres longues pour tirer à la plus courte

    quelle collection sans fin
    la fibre arithmétique jamais ne rejoint l’encyclopédique
    mais l’art papetier nous en remontre tout les jours
    dans la manière de coucher la fibre
    puis de monter le texte
    entre encrage et ancrage la fibre c’est du lien charnel et spirituel

  34. La fibre c’est la vie …qui empêche la vie de s’enfuir …avec ce vital et rubicon liquide…quand sur la plaie…les thrombocytes à la barre… sont appelés pour conduire à bon port …et colmater …enserrant dans un filet … le précieux sérum,
    la fibre c’est structurant et parfois suturant, ça tient chaud et ça agence,
    ça enserre et ça garde de la souplesse, du respirant et parfois du déperlant

  35. Un vase Egyptien,
    des cheveux épars
    et le souvenir flou
    des dorures qui le parent
    Dans quel livre parcouru
    se cachait-il précieux
    la mémoire est brouillée
    bousculée
    silence
    déroute

  36. Il était fier, il était beau et grand
    Sa peau était douce et parfumée
    Aux cours des saisons, il changeait de robe
    Sous son écorce en lambeaux
    Il laissait entrevoir le lissé de son corps
    Toute sa vermine et parasites s’en trouvaient délogés
    Laissant sur le sol leurs labyrinthes enrubannés
    Il était tellement haut que j’ai toujours pensé
    Qu’il voulait habiter les étoiles
    Et puis un jour d’orage et de tempête
    Le vent et la pluie l’ont tué.
    Bien sur que c’est une histoire vraie
    Bien sur que j’ai eu beaucoup de peine
    Mais il n’était pas fait pour vivre dans un jardin
    Sa place était dans une forêt, protégé par ses amis.

  37. La Laine

    L’homme était dans la peine quand il quitta Eden
    Il dut chasser tout nu en bande sur la plaine
    réchauffé par des vents qui n’ont pas chaude haleine
    il demanda à Dieu qu’il connaissait à peine
    de lui donner du feu les soirs de la semaine
    et dieu qui est amour et qui ignore la haine
    lui envoya la femme aussi douce que la laine

    Alain

  38. Qu’il s’imbibe de lait ou de mercurochrome
    il passe sur la peau comme passent les nuages
    Il sert à effacer les traces de maquillages
    Et survient comme les anges pour soigner les bobos

    Alain

  39. La soie

    L’arrivée d’une femme comme la vue d’une flamme
    Apporte la chaleur d’une écharpe de soie
    Quelque chose palpite c’est ce qu’on nomme l’âme
    Comme un remuement d’aile qui met le cœur en joie

    Alain

  40. Le Lin

    Le poète est divin, vivant dans les étoiles
    Il écrit pour sa muse qui vit toujours au loin
    Il bâtit ses poèmes avec du fil de lin
    Des vers qui vêtent l’âme qu’il découpe de ses mains
    Qu’il inonde de larmes comme ferait un parfum
    Quand il lime ses rimes il semble qu’il s’amuse

    Alain

  41. .
    Petit coucou

    Je me suis installée au-dessus du lagon dans la hamac d’Alix pour lire vos écrits sur Fibres tranquillement. Je crois qu’elle vous ont bien parrlé à tous;-) Les fibres touchent l’intime et résonnent fort en nous. Je vois que certains s’en donnet à coeur joie;-) Merci à vous d’être toujours là;-)

    Bonne nuit!

    Ossiane
    .

  42. L’aiguille

    la vie vous a fait un accro
    et vous avez bobo au cœur
    Si la vie froisse votre ego
    Ne versez pas de pleurs

    Pour guérir de vos maux
    retrouver le repos
    Pas d’aiguille sous la peau
    ni de vertes pastilles

    Choisissez l’encre d’un stylo
    Muni du fil et d’une aiguille
    Partez au fil de l’eau

    Faites rouler la bille
    Tracez de belles lignes
    Sans vous piquer aux mots

    Alain

  43. la ligne
    comme un horizon
    noyaux
    des croisées
    du destin
    graminées
    féminines
    dans la route courbe des incertains

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