Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Eventail

Lames, plumes et vagues sur tes ailes de sable, quelques pattes d'oiseau

Lecture du Haïku Calligramme: de gauche à droite

Lames, plumes et vagues
sur tes ailes de sable
quelques pattes d’oiseau

 Belle rencontre cette semaine avec une grande photographe de l’argentique et du numérique que je vous invite à aller visiter… autoportraits magnifiques… elle s’appelle Sylvaine Vaucher… Pour en voir davantage ….

66 réflexions sur « Eventail »

  1. Ossiane, c’est sublime… Mille mercis pour autant d’émotions sur les beautés cachées du monde…
    ********************************************

    Quelle main céleste
    ecrit sur le sable
    l’alphabet des ailes

  2. Aux frontières entrouvertes entre le jour et la nuit
    Mon corps de sable fin repose sur la rive
    Avant de m’envoler pour plonger dans le vide
    Je retrace sur le lit de grains encore humides
    les ailes qui porteront mes rêves dans la danse
    Je les ouvre et perçois le concert des silences
    J’attends dans la souffrance que la solitude passe
    Je rhabille le rivage de mes pas d’oiseau fou
    Les plages que je traverse que je couds et recouds
    Murmurent en langue d’or que le soleil condense
    Qu’il est temps que je parte mais mes ailes sont coupées
    Et les signes laissés là sont une vide espérance

  3. Les photos doivent être bien belle à lire vos commentaires. Dommage que je n’arrive pas à les voir. Je n’ai que vos écrits. Suis-je la seule à connaître ce problème ou est-ce général ?

    M’en vais travailler et reviendrai ce soir.

    Pour Lou : c’est vrai qu’on est bien tous atteints dans Topaze (sourire) mais on s’était bien amusé je crois.

  4. Coquillage

    Nos lignes, représentant les vagues de l’océan
    divinement sculptées écrites pour vous plaire
    attirent surtout les femmes avides de concerts
    Abritent aussi les perles nourries comme des enfants

    Alain

  5. Eventail

    Le mot très doux de l’eau qui trouble le bassin
    Comme un rai de lumière fait chanter le vitrail
    Le souffle de la vie qui soulève le sein
    Font penser à la main qui remue l’éventail

    Alain

  6. Entre dessins d’ocelles et flûtes de feuilles,
    Mes mains hésitent où caresser la silice.
    Ton regard suit en moi leurs ondulations lentes.

  7. estran vives eaux
    ondulent et scintillent
    étoile des mers

    aux bras de mer nus
    nos corps à marée basse
    larmes de bruine

    hâlés sur le sable
    crabes verts et berniques
    château goémon

    et les vents taillent
    des tuiles Bakélite
    aux vers marins

  8. Et dépliant son éventail d’or
    Elle échappe au regard des miasmes du courant
    Pour s’envoler
    Enfin
    griffures en pattes d’oiseaux
    est sa signature

  9. merci rachel, j’ai relu Topaze du 28 Mai 2008,
    une grande page, des grands moments, mais tant tant, de trop, qui peuvent noyer d’émotions pures, c’est bon aussi de se retrouver en soi, en solitude, de pas mourir sous le flot de trop d’émotions belles.
    un poète peut être bien trop, et il s’en excuse d’être….

  10. Quand il passe le temps
    Il remue son éventail
    Pour rendre l’air plus respirable
    Elle est souvent bien trop la vie
    Et c’est bon d’aérer sa face
    De dépoussierer les cendres
    Y faire tomber quelques étoiles
    Mais pas trop
    Juste quelques unes
    Pour ne pas se mourir de rêver
    Mais de bel de rêve se rêver
    En douces réalités

  11. Le temps se fige
    une rien l’arrête
    éventail de plumes
    art de l’instant
    aussitôt effacé
    que recomposé
    en un fragile équilibre

    * Le site de Sylvaine Vaucher est superbe. Merci pour la découverte.

    La mer se retirant révèle des trésors, paillettes posées sur le sable de l’estran.


  12. L’eau des mots se retire
    Façonne peau de Vie
    Creuse sillons, stries

    Imprime rides, ridules

    Et forge écailles-carapace.

    A tout jamais.

    Vous, Spectateurs, qui contemplez
    L’éventail d’une histoire
    – celle de l’oiseau aux ailes brisées –

    Ayez pitié.

  13. Décoller dans le lit de l’oued
    Qui prend ses larmes au Tahar
    Virer sur l’aile loin du Hoggar
    Au Sud survoler le grand erg
    Voir dans les méandres de sable
    Et de vent comme l’esquisse
    Des ailes géantes d’un phénix
    Sur les dunes rêver une fable
    Elles s’avancent en troupeau
    Il me plait j’y dessine l’agneau

  14. Emmanuel, j’ai beaucoup aimé ton très beau haïku
    ****************************************************

    L’Aile géante
    en frises ondulantes
    oiseau de mer et de feu

  15. Poussière d’or
    pour une aile géante
    déployée comme en plein vol
    embarquement immédiat
    sur un éventail volant
    survoler soucis et compromis

  16. éventail de soie!
    ultime coqueterie
    d’or et de lumière

    pudibonderie ou pudeur !
    elle voile son visage d’un éventail
    mais ne saurait dissimuler son coeur

  17. il ressent tout dans son coeur
    les vibrations de la mer
    les soupirs murmurés du vent

    symbiose des plus étrange
    il vibre et murmure à l’unisson

  18. Rachel, et ses moussaillons !!!
    Non non, je ne suis pas vraiment au repos… beaucoup de travail , peu de temps, mais je suis là… même si parfois j’ai un peu retard sur les notes, je n’en perds pas une, et c’est toujours avec autant de plaisir que je parcours dés que possible vos écrits.
    Amitiés à tous …

  19. Je vois des plumes dorées et je rêve d’un grand oiseau d’or, un oiseau de bronze doré comme celuide Brancusi, j’y vois le conte de l’oiseau d’or, l’oiseau est toujours l’image qui élève l’âme vers le spirituel et la volupté, j’aurais aimé être un oiseau, mais ça je vous l’avais déjà dit.
    ________

    L’oiseau géant à la tombée du jour
    Déployant son épouvantail de plumes d’or
    Recouvrit le monde de ses grandes ailes
    Le temps d’un repos loin du bruit des villes
    Un instant de silence et de recueillement
    Les yeux fermés, l’esprit détendu
    Un simulacre de paix et de chaleur
    Berçant le monde l’espace d’une nuit
    Dans un cocon doré à l’abri des hostilités
    _____

    « Le corps de l’oiseau est fait de l’air qui l’entoure, sa vie est faite du mouvement qui l’emporte » Gaston Bachelard

  20. Que de belles photos !

    Dame nature trace des merveilles, des rides à l’infini, des chemins parallèles, des routes qui se croisent. Et ainsi va la vie faite de rencontres brisées, éphémères ou profondes.
    Et sur le front de ses lèvres sablées, j’empreinte la conquête des rythmes de ma lyre. Malheur si elle me leurre de méprises trop salées, à salir l’éventail de mes désirs et délires affolés.

  21. Merci aspe. Je viens de découvrir Robert de Souza , inconnu pour moi et de lire « modulation sur la mer et la nuit », c’est très beau, beaucoup de tendresse dans ce long poème. On le dit théoricien du vers  » librisme », j’ai cherché la signification dans Encyclopaedia Universalis et cela signifie propriétés de la poésie qui emploie le vers libre tout simplement, je ne connaissais pas ce terme, j’imaginais bien qu’il avait ce sens.

  22. J’ai failli mettre « aspire » pour aspe 😉 l’heure tardive joue parfois de mauvais tour, mais de Souza joue beaucoup de ce mot, voilà le pourquoi du pourquoi !
    Pour une fois j’ai relu avant d’envoyer !

  23. Beaucoup aimé certaines images de Sylvaine Vaucher, en beauté expressive et tout particulièrement la série de fractales.

  24. BRAVE MARIN

    Brave marin revient de guerre
    Tout doux …
    Brave marin revient de guerre
    Tout doux …
    Tout mal chaussé tout mal vêtu,
    Brave marin, d’ou reviens-tu ?
    Tout doux…

    Madame je reviens de guerre,
    Tout doux…
    Madame je reviens de guerre,
    Tout doux…
    Apportez vite du vin blanc.
    Que le marin boive en passant,
    Tout doux…

    Brave marin se met à boire,
    Tout doux…
    Brave marin se met à boire,
    Tout doux…
    Se met à boire et à chanter,
    La belle hotesse soupirait
    Tout doux…

    Ah ! dites-moi la belle hotesse,
    Tout doux…
    Ah ! dites-moi la belle hotesse,
    Tout doux…
    Regrettez-vous votre vin blanc
    Que le marin boit en passant ?
    Tout doux…

    C’n’est pas mon vin que je regrette,
    Tout doux…
    C’n’est pas mon vin que je regrette,
    Tout doux…
    Mais c’est la mort de mon mari,
    Monsieur, vous ressemblez à lui.
    Tout doux…

    Ah ! Dites-moi la belle hôtesse,
    Tout doux…
    Ah ! Dites-moi la belle hôtesse,
    Tout doux…
    Vous aviez de lui trois enfants,
    Et j’en vois quatre maintenant,
    Tout doux…

    On m’a écrit de ses nouvelles,
    Tout doux…
    On m’a écrit de ses nouvelles,
    Tout doux…
    Qu’il était mort et enterré,
    Que je me suis remariée,
    Tout doux…

    Brave marin vide son verre,
    Tout doux…
    Brave marin vide son verre,
    Tout doux…
    Sans remercier tout en pleurant,
    S’en retourne à son bâtiment,
    Tout doux…

    Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots.
    Mallarmé

  25. Hello capitaine et hello l’équipage,

    Les écailles et les plumes de l’oiseau géant font penser au corbeau d’une légende, celle des Haida (aigles de l’aurore ) .
    la sculpture « The raven and the first men » par Bill Reid en est inspirée:

    http://www.bearne.com/index.php?option=com_gallery2&Itemid=27&g2_itemId=837

    Voici les grandes lignes de cette légende d’une tribu d’Amérique de l’ouest et que l’on raconte en Colombie britanique:
    Ayant volé la lumière, Le corbeau se délassait sur la plage calme et déserte. Il s’ennuyait et parcourait le rivage de long en large lorsqu’il entendit des murmures sous ses pattes. Il creusa ici et là et trouva un énorme coquillage enterré dans le sable, il sépara les deux valves et laissa sortir au jour les humains qui y étaient enfermés, c’était les premiers hommes …

    Beau week-end à vous tous!

  26. L’enfant s’envole
    Ses ailes en éventail
    Au dessus de la vague
    Qui a bu l’océan.

    L’enfant a plume d’encre de soie
    Et des ailes qu’il déploie
    Au dessus des mirages
    Il ondule cerf-volant
    Comme ondule la marée
    Qui épouse l’univers sous un rayon de lune.

    L’enfant s’envole sous la poussière dorée
    Des étoiles qui murmurent
    Au coucher du soleil la berceuse de la mer

    Oiseau de liberté envole-toi vers la lumière
    Dans l’éventail du sable humide
    Tu as déposé l’eau de pluie, la tempête, le vent devenu
    Caresse du crépuscule
    L’Enfant s’envole au dessus de la mer
    Dansent ses rêves comme la vague amoureuse…du ciel.

    Bonjour à tous écrivains de l’Oeil ouvert.Mes Amitiés.

  27. Non, pas le hasard
    Jamais de hasard

    Tes traces sur le sable
    Eventerai-je ton secret ?
    Pour toi, je le peux

  28. La vague a gravé en or pur
    Les mots que ton coeur attendait
    Et le sable en a fait un oiseau……………

    Monique j’aime beaucoup de lire , Lou et ses histoires , Jean de retour de son lointain , Bonjour Leila à tous et chacun comme dit souvent Marc
    Belle journée d’or et d’amitiés

  29. ils sont jolis vos textes partagés,

    Le sable ouvre son coeur
    Et il déploie ses ailes
    Les a lissées son temps
    Souffflé ses petits duvets
    Il s’envole son ciel
    Son sourire est vivant

  30. Merci aspe. pour ce poème de Robert de Souza
    je ne connaissais pas non plus

    je lui trouve toute sa place
    et ai envi de le mettre en lecture directe

    Modulations sur la mer et la nuit
    (1899)

    Image agrandie (359 ko)

    Au Poète Charles Van Lerberghe

    I

    C’est l’eau qui pleure dans le mur :
    Entends une âme dans la nuit…

    Avant que le jour n’éveille tous les bruits
    Qui se confondent,
    Entends une âme dans la nuit.

    Avant qu’elle ne crève d’un cri
    La patience de son murmure,
    C‘est l’eau qui pleure dans la nuit
    Avant que le mur ne tombe…

    II

    Infiniment, le ciel déverse ses étoiles dans la mer,
    Et les vagues qui se brisent en une pâle écume de lumière
    Les rejettent sans doute, bientôt éteintes, à nos pieds ;
    Attends là, que je plonge, avant que la vante n’ait brisé
    Contre la nuit des sables le feu d’une des perles stellaires,
    Et que toute brasillante, je la rapporte pour ta beauté,
    Femme, qui infiniment tends vers les astres ta prière, –
    Et qui rêves à ton cou l’étoile des mages & des bergers…

    III

    La nuit est claire : on sent qu’elle porte le jour…
    Les jaillissantes étoiles dont s’aiguillonnent ses seins
    Voilées bientôt d’un lait de lumière maternelle
    Attendriront nos yeux sur la naissance du matin…

    O tressaillante & pâle comme la nuit, ô celle
    Qui porte en elle l’amour,
    Mais qui dort, sans qu’un pli de sa chair nous révèle
    La joie ou la douleur qu’elle fera du matin.

    IV

    Vapeurs au loin : union des airs…

    Le ciel plus humble épouse la tendresse de la terre
    Qui le presse contre les vagues battantes de ses mers,
    Innombrables comme les déroulantes mamelles de la Déesse
    Sous la nacre des gazes légères.

    Vapeurs douces. Enveloutantes, nuptiales…

    L’homme désenlacé regarde :
    Mais le mystère ne se dévoile
    D’entre les vapeurs douces qui se détachent des cieux.

    V

    La petite ville oscille de mâts & de cheminées
    Comme un navire au port.

    Les mâts s’oriflamment des fumées.
    Les pignons s’aigrelettent des flambées
    Dont les drapeaux éclairent la brume du soir, versicolores.

    Des oiseaux appareillent ; il monte & flotte des chants…

    Sous les pavois du ciel & du ponant
    La petite ville oscille au port.

    VI

    Vapeurs, au loin, de crinières confuses
    D’où s’échappent les galops distants des vagues & des nuages,
    Des jeunes cavales folles, des henisseuses jaunes & blanches,
    Des hongres aux flancs noirs, qui chargent…

    Vapeurs, union de tant de mélées confuses
    D’où les tempêtes chevauchent contre ta force, ô sage !
    Des croupes bondissent avec des ruades qui fulgurent,
    Des immenses foulées ouvrent des fosses mouvantes
    Qui rejettent à ta face des écumes de sable.
    Mais ta face est sereine sans que ton front se penche,
    Et de toutes ces fureurs obscures
    Tu recueilles à tes tempes un peu d’eau douce coulante.
    Un peu de sel à tes lèvres plus pures.

    VII

    Toute clignotante de soleil,
    A petits pas de soie & de pierreries,
    La mer glisse plus qu’elle ne danse
    Dans un azur doux d’écharpes de ciel.
    Elle se balance, elle sourit,
    Elle fait à peine un léger bruit de jupe
    D’un pas berceur qui se retire,
    Et des miroirs que les joyaux sèment de sa jupe
    Le sables où elle passe lui renvoient son sourire.

    Dans un azur doux d’écharpes de ciel,
    La mer glisse plus qu’elle ne danse ;
    Tranquille, la mer se balance, & sourit, sans voir
    Qu’une ombre comme un remords est là, qui chancelle,
    Et qui voile son sourire des flottements d’un voile noir,
    Où le vent des âmes se lève…

    VIII

    L’air câline, comme un bras parfumé
    S’enroule autour du cou qu’il frôle à peine
    D’une caresse qui a le lointain d’une haleine
    Dont l’odeur de fruit mûr vous annonce l’approche d’un baiser.

    L’air est comme un savon frise, si léger,
    Si tendre comme un baume qui rassérène…
    Viens ! ne laissons point le vent des orages se lever,
    Et confions à l’amour – la mer est douce – nos peines.

    IX

    Balance un peu sur l’horizon déteint
    La longue tige odorante qui monte de tes doigts,
    Et aspire… tu vois :
    Ce n’est plus la brume, déjà aux lointains, légère,
    La mer morne qui grisonne aux rides de ses sables
    Sans une image dit ciel qui la console des peines ;
    Aspire, aspire, & tout s’éclaire :
    Voici la mer céruléenne
    Qui roule des arbouses sur les sables,
    Des olives dans des touffes de thym,
    De l’or, de l’or qui fume en poussière de lumière….
    Aspire la pénétrante fragrance lumineuse :
    Tout s’enchante qui s’embaume, sur la dune misérable,
    Et voici les rocs rouges sous l’ombre haute des pins
    Qui se penchent sur la mer radieuse, inépuisable
    Aux Yeux qui lui dérobent les soirs & les matins
    Voluptueux – aspire – de l’effluve des terres.

    X

    La dune est haute comme la butte sur la ville :

    Les lames luisent, glissent de faîtes en pentes
    Des petits toits de feux & d’ombres écailleuses
    Qui ruissellent, & sous la coque soulevée des coupoles d’or, se creusent.
    Des flèches, comme des vigies prises de sommeil, oscillent
    Dans les remous des fumées de l’air & des ondes.
    Et la vague, là-bas, est la cathédrale mugisante,
    Dressée d’entre les moutonnements des maisons qui se tassent, s’étendent,
    Défilent, & doucement, aux confins des siècles, s’entombent…

    XI

    Nuits d’astres ! face aux regards séculaires,
    Tu aimantes éperdument nos yeux
    De tous les mêmes espoirs dont par myriades nos aïeux,
    Face captieuse, à toujours s’éteindre, te fixèrent…

    T’appelant de toute leur confiance en gaîté,
    Les enfants jouent à te regarder derrière leurs doigts,
    Comme ils coulent en jouant entre leurs petits doigts
    Le sable des grèves constellées.

    Les vierges pour te mieux voir renversent leur gorge de colombes
    D’un geste de langueur qui ploie
    Sur le sein des amants qui disent l’éternité ;
    Et les yeux dans les yeux, ils se cachent tes mondes
    D’un infini d’amour qu’ils découvrent par toi.
    Mais courbés d’un sourire vers les simples fleurs de la terre,
    Les vieux, les pauvres vieux,
    Ne redressent plus vers toi leur foi.
    Car ils savent sans doute que tes regards par milliers,
    Face captieuse aux regards séculaires,
    Se troublent, & qu’ils périssent comme en la nuit vraie des paupières,
    O nuit d’astres qui nous aveugles
    D’un peu de poudre d’or sur les yeux !

    XII

    Doucement les pentes lunaires de la dune,
    Tous deux, nous avaient menés ait bord des eaux…

    L’ombre pesait à peine, & la bonté large de la lune
    Nous déroulait un chemin d’argent sur les eaux.

    – « Enfin voici la route… viens, me dit-elle,
    Nous désespérions de la jamais connaître, & voici
    Le chemin de lumière que cherche notre amour vers le ciel
    Qui, là-bas, trace l’indicible ligne de l’infini…

    « Viens.. la route est comme ta foi, éblouissante,
    O compagnon, qui fis de ton amour le charme
    Qui m’élevas de l’aurore à l’extase de cette nuit ! » –

    … Mais je retirai de son étreinte ma main tremblante,
    Et fondis à ses genoux, confus, & dans les larmes.

    XIII

    Voyages qui étendent nos jours au loin, loin par les mers…

    Le creux des vagues balance les heures une à une,
    Berceau avec de si blancs flottements de langes
    Qu’on y cherche le sommeil en fleur de l’espérance
    Souriant à ses rêves d’ange d’éternel nouveau-né,
    Le creux des vagues balance les heures une à une
    Sans que l’une, éveillée jamais d’entre l’éternité,
    N’arrête le bercement ni le voyage des mers.

    XIV

    La lumière au large de notre vie décline.
    Et sur nous le ciel meurt comme une turquoise qui souffre
    Au doigt d’une main toute pâle d’avoir été trahie ;
    La lumière nous retire son aide divine :
    Les bêtes taisent leur détresse & se replient,
    Les fleurs l’exaltent d’un dernier souffle,
    Et lentement défaillants aux vertiges du goufre
    Qui montent avec les âmes des choses évanouies,
    Nous tenons clos nos yeux pour ne point voir la nuit.

    Côtes de Flandre – Été 1898.

    coucou vers leila et chacun

  31. .
    Hello ! je vous envoie un grand soleil !
    Et comme d’habitude, que du bon à se mettre sous les yeux, un grand merci à vous !

    >Bonjour de très bon matin, jacline 😉 Merci, je ne suis pas mécontente de ces dernières séries 😉 J’aime ton alphabet !

    >Bonjour Emmanuel, ça faisait si longtemps 😉 J’espère que tu vas bien. Tu démarres très fort pour ce retour. Magnifique haîku !

    >brigitte, j’en reste baba ! Ca semble couler si facilement là aussi…

    >lou, sublime oiseau fou! Je vous balance des idées pas faciles et vous entrez en écriture tout de suite de si belle façon !

    >rachel, curieux problème de photos tu as ! Essaie de vider ton cache et dis-moi si ça marche.

    >Ta plume est si sereine et légère, Alain !

    >Superbe sophie, tes visions sont particulièrement originales !

    >fred, bravo aussi, tu as un vrai style, je te reconnais sans signature !

    >arletteart, magnifique poème bien à ton image ! Ton écriture est très visuelle

    >Bel si bel de belle poésie, Annick 🙂

    >Oui Pierre, belle photo argentique que devrait venir voir Bruno 😉
    Merci pour le poème tableau recomposé, il est superbe ! Magie des mots.

    >Double bourrache, émouvant poème avec cet oiseau aux ailes brisées ! Belle plume tu as !

    >Sylvaine, touchée que vous déposiez la poussière d’or de vos mots sur cette plage 😉 Œil complice 😉

    >salade, tu me fais rire 😉

    >dans un magnifique voyage aérien, tu nous entraînes, jean 😉 Je n’avais pas pensé à cette approche. Merci pour le beau Mallarmé !

    >jacline, beau souffle de tes mots !

    >JoS, on embarque tous sur ton aile géante ; on nage en plein rêve 😉

    >Merci François 😉

    >marc, friselis du vent et de lumière dans tes magnifiques poèmes, bravo à toi !

    >thierry, un beau millefeuilles de sonorités et d’images 😉

    >hello sabine in the dark and the silence 😉

    >J’adore ton image de l’oiseau de Brancusi, Monique aux ailes d’or ! Silence recueilli devant ton beau poème et la superbe citation de Bachelard ! Je suis trop gâtée 😉

    >nath, très très beau ce que tu as écrit autour de ces traces et rythmes sur le sable ; ça mériterait une lecture audio si c’était plus long 😉

    >aspe, grande découverte pour moi aussi que Robert de Souza !
    Splendide évocation pleine de souffle à la Aspe à la plume bondissante elle aussi 😉

    >Merci pour cette très belle légende, lou! En revanche, je ne parviens pas à trouver la statue…

    >Hi, poétesse leila, ravie de te retrouver en magnifique envol de mots iodés vivifiés;-)

    >phil, jolie approche originale qui aiguise ma curiosité 😉

    >arletteart, ta plume a gravé très beau et très fort sur ma plage, belle toile en devenir !

    Bonne fin d’après-midi !

    Ossiane

    .

  32. Glacis, lacis, entrelacs
    or poudré jamais je n’en suis désamouré
    orfèvre ou ornithologue
    viendrais je à tremper ma plume sans trembler
    que les douces et molles ondulations de sabline
    me donneraient plus de force encore
    Géométrie, motifs, répétitions
    dans les allers et retours du flot
    s’organisent les moindres contours
    pas de prémices sans sacrifice
    pas de rémiges pour qui rédige
    le déploiement sans artifices

  33. Poissons ou oiseaux … écailles ou plumes d’or … c’est SUBLIME… et je reste sans voix… quelle artiste tu es !!!

  34. Le sable parle d’amour
    C’est son si bel discours
    De sa voix de velours
    Quand il chuchote son jour
    Et le serre son amour

  35. Event tail, l’événement est dans la queue
    mais si la lumière allume des trainées d’or
    c’est toutes plumes dehors que se pare…

  36. entre le jour et la nuit
    la mer à déposée son offrande si belle
    que le sable en a fait un habit de rêve

    bonne nuit à chacun

  37. >aspe, grande découverte pour moi aussi que Robert de Souza !
    Splendide évocation pleine de souffle à la Aspe à la plume bondissante elle aussi 😉

    «  »Ossiane » » je ne sais pas si la plume est « bondissante », quand le coeur est à la mer…mot à mot…à la mer profonde, profondément…profond dément l’âme à mer…là ma mère…trompète triomphale d’Apollinaire…
    un air parfait sur l’éventail des vents océan …
    bondissant
    comme la vague
    dans l’espace
    et le temps des goèlants
    passe-passe virgule dans un vertige d’écumes
    et de fracas
    sur les eaux
    oubliées
    des fuites en avant
    quand gronde l’azur bleu gris doré du large
    plage
    paisible
    des amours tumultueux
    l’âme amère de trop aimer l’être adoré…
    bondissant…des vagues d’une mer apaisée…

  38. Bon dimanche à l’équipage !

    Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    Le dieu ailé assyrien
    Fatigué de voler
    S’est reposé un moment sur la plage
    A laissé la marque de son passage
    Et sur le sable d’or
    Reste la signature
    De ses plumes légères
    En bas-relief éphémère
    Que la marée va emporter
    Et faire disparaître
    A tout jamais….

    http://expo.bcbg-france.com/italie/images/angeassyrie.jpg

    Heureusement qu’Ossiane était là
    Pour les sauver de l’oubli éternel !

    Biseeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeee

    PS / Quel bonheur d’admirer pareils bas-reliefs sableux !
    J’imagine le plaisir de les avoir sous les yeux, et de ne plus savoir où donner de la tête devant pareil spectacle ! J’imagine….

  39. Montparnasse

    Le cœur serré des sacs gonflés comme des voiles
    C’est une marée humaine qui déferle sur les quais
    A l’ouverture des portes les hommes se précipitent
    Les pas martèlent le sol comme quand la pluie crépite

    Certains les yeux au ciel espère trouver la voie
    ils tombent sous le charme des chiffres qui s’affichent
    Les hommes s’y côtoient avec indifférence
    ils écoutent les voix qui viennent du haut parleur

    Ils ne viennent pas ici comme on va au musée
    Pour rire des création de l’art contemporain
    Ni parler de lumière en termes mesurés

    Il n’y a pas la place ici pour s’amuser
    ce que tous cherchent ici c’est à prendre le train
    Des trains couleurs de sable et de ciel azuré

    Alain

  40. C’est beau un sable de plage
    Une page de vie
    Un bâton pour écrire
    Ou juste un coquillage posé
    Par la main délicieuse
    Et le regard se pose
    Apprécie cette vie
    Qui se donne à se vivre
    De belle intimité
    Ecritures silencieuses
    De l’orteil enfoncé
    Ou le petit doigt complice

  41. De Babylone à Bab el oued
    de Byblos à Tamanrasset
    le sable enregistre
    les couleurs scintillent
    le poisson frétille
    point de vétille
    dans la grande courbe du temps
    battent les ailes du plaisir
    voguent les vagues du désir
    à nous toucher, à nous saisir

  42. je brise le silence
    non pas que l’inspiration me vienne
    mais juste pour vous saluer
    après cette journée grise

    bonne soirée à chacun
    en attendant les merveilleuses photo d’Ossiane


  43. … je brise les nuages
    afin que l’espoir en demain vienne
    et juste pour vous souhaiter
    une bonne, douce et tendre nuit….

    Chûûûûûttttttt…

    Biz Ossiane et vous tous.

  44. Je reviens vers cette plage dorée
    Baigner à nouveau mes yeux
    Dans ces vagues de miel
    Respirer l’odeur du sable mouillé
    M’enivrer de cette terre de lumière
    Suivre du regard ces ondulations qui s’estompent
    Et qu’une marée bientôt emportera
    Je reviens parce que ces images sont admirables
    Dans leur perfection, leur raffinement
    Elles font naître rêves et contes
    Atmosphère incroyable,à l’approche de la nuit
    Je me demande ce que demain nous offrira
    Pour encore nous émerveiller
    Insatiables que nous sommes
    Devant ces œuvres féériques
    D’un pinceau magique sur les plages de l’océan
    Je veux simplement rester là,
    Regarder, ne plus penser, me taire
    Parce que c’est beau, très beau
    Me lover sous les ailes de l’oiseau,
    De l’oiseau aux plumes d’or.
    ____

    Bonne fin de soirée


  45. Monique :

    Belle nuit
    Dans ton nid
    D’or.

    Dors.

    Sous plumes-magie-féerie…

  46. Bourrache

    J’y vais première porte à gauche en haut de l’escalier,je dors d’ores et déjà !

    t’embrasse bonne nuit

  47. Se coucher sur la dune
    Abrité de la brise
    Regarder sous la lune
    La vague qui se frise
    Et s’endormir comme un enfant
    A la berceuse de l’océan

  48. C’est beau, c’est doux, de bien jolis mots paisibles , belles rimes, petite poésie romantique, bien agréable avant d’aller dormir. Merci Jean


  49. Jean : ça c’est un joli rêve…
    mais fait trop frais chez moi.

    Donc ce sera
    en haut de l’escalier
    première porte
    à droite.

    M’en vais dormir sous … toit … !

  50. .

    Bonsoir à vous,

    Des plumes bondissantes, je confirme aspe, ont continué de déposer une coulée de merveilleux sur cette plage pendant le week-end et je vous en remercie. Honorée et touchée de voir ces photos embellies avec vos mots choisis et généreux.

    J’ai vu lou, merci;-)
    Heureuse de servir à quelque chose, christineeee;-)

    Je vous envoie du beau soleil du soir.
    Je monte une marche vers l’éllipse;-)

    Ossiane

    .

  51. Un bisous de passage,…je suis caraibeenne et adore… la réponse sur http://lescaraibes.free.fr

    Petit apperçu :

    FEMME RESISTANCE

    Femme tant que les étoiles brilleront, il va falloir lutter
    Prendre sur soi pour briser cette solitude qui nous fait perdre espoir
    Se lever, marcher pour gagner notre liberté
    S’armer de courage, de connaissances pour exprimer nos revendications.

    Oui femme, comme la fleur a besoin d’eau
    Tu as besoin de vivre, d’aimer, de rire de reconnaissance
    Tenace, réaliste patiente tu revendiques le droit à l’égalité
    Volontaire et combative sans relâche, tu continues à te battre.

    Femme, ta patience t’a permis de gagner des batailles
    Tolérante, tu as su comprendre autrui sans préjugé
    Car intelligente, responsable, solide, tu ne cesses d’avancer
    Pour vaincre la maladie, l’exclusion et la méchanceté.

    Oui femme du monde, ta sensibilité apportera la paix
    Ta parole, ton endurance face aux difficultés
    Montrent ta résistance et ton envie d’exister
    Envers et contre tous en développant ta confiance en toi.

    Béatrice COMAN

  52. Viens de faire un détour par les caraïbes sur le site de Béatrice, le temps de m’imprégner d’images de rêves qui côtoient la vie bien réelle et peut-être pas toujours aussi idyllique qu’il y paraît. J’aimerais comme vous, que toutes les femmes avec leur sensibilité si grande, aient cet esprit « combattif » pour parvenir à ce que tous les êtres humains hommes ou femmes soit égaux devant la vie. Je mets « combattif » entre guillemet car c’est plutôt faire avancer les mentalités sans agressivité vers plus d’humanité, et dans ce monde tel qu’il est, préserver comme vous le faites, sa part de poésie, rien ne peut se faire sans elle.

  53. >Merci de votre passage et de votre beau poème, Béatrice! Vous êtes la bienvenue. Belle aventure avec votre livre. Amicalement!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *