IncOgnitO

titre

Rideaux de velours, inconnue de passage, l'ombre d'un regard

Lecture du Haïku Calligramme: gauche, droite, bas, gauche, droite

Rideaux de velours
inconnue de passage
l’ombre d’un regard

Atmosphères du Château de Villandry.

114 réflexions sur « IncOgnitO »

  1. IncOgnitO OssiANE / tes photos sont simplement « magiques », en plus d’être magnifiques et de transmettre tant de sensations et pour moi de désirs « d’écritudes »…, encore merci, et que cela dure toujours…
    même si le « cadre est diffèrent » j’ai pensé immédiatement à ce poème de Baudelaire sur lequel j’étais tombé (oh ma joie intérieure) au bac de français, c’était, c’était en …,il y a déjà…j’avais oublié…

    ………BAUDELAIRE…..
    ———« A une passante »

    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d’une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

    Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

  2. sous le charme
    incertain
    je passe
    si lointain
    laissant
    dans l’ombre
    soudain
    ce regard
    accroché
    à nos mémoires
    « partage »

  3. Non, madame, une brillance pareille ne s’obtient pas en frottant à la main !
    Utilisez la cireuse dufoy ! La cireuse Dufoy on y croit !!

  4. théâtre oui, mais princier
    et les beaux plis lourds des tentures et rideaux
    teintent de miel et de caramel onctueux,
    l’air de la pièce,
    le long chemin de parquet
    menant à toi, petit schéma noir
    encore inconnu
    et à la trouée de lumière blanche.
    Ecarter les plis,
    entrer à lents pas silencieux dans cette douceur,
    yeux fixés sur toi
    jusqu’à ce que tu te révèles

  5. Calmement en ce lieu
    nous nous étreignons
    Dans un monde que nos paroles
    parviennent à éclairer
    Cependant terribles sont
    les ténèbres informulées.
    Nous déchirent ce qui est possible
    et ce qui ne l’est pas.

    Ce qui nous étouffe,
    nous fait perdre haleine
    Ce sont ces mots doux
    qui meurent avant d’être nés.
    Leurs fantômes omniprésents
    nous entraînent dans l’errance
    Dans l’aire libre et splendide
    d’un amour désordonné.

  6. Le regard se pose sur les choses et s’envole.
    Voir impose une recherche et une pose.
    Belle inconnue qui fuit
    telle une ombre en ce cadre
    les rideaux de velours cramoisis
    sont lourds du poids de l’histoire
    que l’on soupçonne et ne voit point.

  7. CLAIRE ET PIMPANTE

    Une inconnue passe sans souci dans les palais vénitiens, décorant de tentures à la peau veloutée les marées de rêves qui emportent l’imaginaire sur des chemins de fortune. D’un focus délicat, elle tire de frêles tsunamis, d’incroyables alizés ou d’instantanées arabesques qui enluminent les congères du bord des mondes. Féeries et sortilèges à la demande, rien n’est hors de portée de son talent d’esthéticienne qui ne se révèle pourtant que dans les bras de l’amour, cette forme de logique qui échappe à toute préhension et qui inonde de son parfum les terres ravagées par l’absence de songe autre qu’une eau-forte dévergondée. Débarrassées des bronzes et des platres, les statuaires de la folie trépignent de joie dans le bal qui les anime comme une escouade champêtre aromatisée aux champignons atomiques, magique étincelle qui n’existe qu’au sein du sourire émondé, volcan immobile dont la pluie de sucre d’orge transmute l’organique et fait jaillir des saucières le parfum de réverbération des glaces à la framboise et des espars du jasmin.

  8. Ossiane

    Aujourd’hui, tu nous offres un décor de théâtre..de somptueuses photos aux couleurs..qui ne passent pas incognito..

    Incognito

    Silhouette étrange
    Etrangère de passage
    Ombre fugace
    Etes-vous un songe
    Ou une réalité ?
    Personnage de l’ombre
    Ou de l’éternité ?
    J’aimerais tant vous rejoindre
    Dans une fusion charnelle
    Etes-vous l’héroïne
    D’une pièce de théâtre
    En quête de son bien-aimé ?
    Les rideaux de velours
    Rouge sang,
    Rouge baiser d’un amant
    Qui enlacent votre silhouette
    Portent ma flamme au firmament
    Et me laissent pantelant
    Aux ornières du temps
    Tentacules du néant.
    Pour toujours, vous serez,
    Silhouette épurée
    Rêve éperdu
    Dans un reflet miroitant
    Au soleil couchant
    L’ombre d’un regard
    A peine entrevu
    L’épilogue d’une histoire
    Aux contours si ténus
    Que l’espoir en vain divague
    J’imagine une fin dérisoire
    Vous n’êtes, silhouette
    Qu’un rêve ébréché
    Un rêve inachevé..

    Belle journée à tous

  9. il est magnifique de beautés, ton poème, Claudie,
    et je te recite…

    J’aimerais tant vous rejoindre
    Dans une fusion charnelle….

    Rouge sang,
    Rouge baiser d’un amant
    Qui enlacent votre silhouette….

  10. Bonjour Ossiane (mon coucou du matin …presque midi/pause déjeuner!)

    il fait beau
    Le rideau s’enfle
    D’une brise légère
    A peine l’écho
    D’une musique ancienne
    Le froissement d’une robe
    Et ce regard qui vient toucher
    Tes lèvres…

    Belle journée à tous

  11. ___

    Oeil inquisiteur
    Intimité profanée
    Ombre et pénombre
    _

    Avec un peu de retard (et pas sur la bonne page), je tiens à vous remercier toutes et tous qui d’un mot, d’un voeu, d’un gâteau m’avez aidée à enterrer ma 51ème année … en toute beauté.
    _

    Météo : ca-tas-tro-phi-que !
    Temps de canard, temps de bouée … me reste plus qu’à ramer.

    Biz et, si de votre côté, y’a un brin de soleil, un coin de clarté, croyez-moi : profitez-en !!!

    La neurasthénie me guette …
    ___

  12. Dans la perspective,
    Les carreaux ne sont plus tout à fait plans…
    Léger tangage de l’invitée
    Que l’ombre voile.
    Une ambiance pourpre
    Comble les failles.
    Parfaite illusion

    Bonjour Ossiane, un peu vertigineuse en se moment, le tangage est partout ! C’est bien.
    Merci pour tes images, tes mots et ta générosité
    🙂

  13. Bonjour,
    Ossiane tu nous places aux premières loges, je retiens ma respiration,me fonds dans le décor, regarde inc0gnit0. L’instant. Histoire courte.

    ___
    Lever du rideau
    Rayon de lumière
    Silence de velours
    Une silhouette
    Le temps suspendu
    Juste saisir l’ image
    Beauté de l’éphémère
    Décor de théâtre
    Instant d’émotion
    Qu’un geste, juste un geste
    Renverra au néant

  14. La petite fille a grandi
    il en reste la somnambule
    pas de mains pour la retenir
    elle passait par votre peau
    tout lui pèse elle continue
    son voyage à n’en plus finir

  15. Elle dit non à ce qu’elle aime
    on croyait la perdre elle est là
    elle sanglote au fond de jouir
    elle rit comme une affamée
    la chagrin qui l’a mise en route
    est plus obscur à chaque pas

  16. nous n’avions eu des nombreux échanges
    par mail et par teléphone.
    nous nous étions donnés rendez vous dans ce chateau
    cela me paraissais très romantique pour un premier contact.
    j’étais arrivé depuis un moment lorsque je l’apercu dans la galerie des portraits.
    j’avais le coeur serré.
    j’attendais ce moment depuis si longtemps
    et comme un enfant maintenant,
    derrière ma timidité, je me cache. la face d’un rouge de honte, me fondant comme un caméléon derrrière le rideau rouge soutenu.
    je l’observe en contre jour
    rêvant d’être contre ses joues
    je sens son parfum flotter dans l’air..

    je prend mon courage à deux mains
    et me lance tel un acteur
    devant un public nombreux
    mais je ne sais pas mon texte..
    j’improvise
    je sorts de derrière le rideau de velour…
    et me précipite d’un pas assuré.
    et hop…
    je glisse sur le carrelage
    qui viens tout juste d’être ciré
    et me retrouve soudain dans un position des plus inconfortable
    ce qui fais rire mon inconnue.
    je crois que c’est un bon moyen pour entamer la conversation…

  17. On la retrouve elle s’endort
    on s’endort elle se relève
    elle tremble en vous souriant
    elle tremble en vous caressant
    c’est sa façon de repartir
    immobile elle bouge encore

  18. Ombre chinoise
    Silhouette sombre
    Nimbée de clarté
    Dans un rai de lumière
    Se profile
    Immobile
    Avant de disparaître
    Enrobée de velours
    Douceur et volupté
    D’un théâtre d’amour
    Tout juste entr’ouvert
    Sur la tiédeur du jour

    Biseeeeees voluptueuseeeeeeeees !

  19. Mais que revoilà Bourrache !
    Un an de plus et….
    tu m’as même pas encore rattrapée !
    Jeunette !

    Et pour te consoler,
    Saches que ce matin
    Les Pyrénées
    Brillantes et étincelantes
    se détachaient très nettes
    dans le lointain !!!!
    T’en envoie un morceau
    en collissimo !

    Bises
    Christineeeeeeeeeeeeeeee

  20. Elle se tient à votre cou
    exigeant toute la douceur
    quand une espèce de musique
    dont elle seule entend la voix
    soudain vous l’arrache elle sort
    d’aujourd’hui comme d’une chambre

  21. >Annick

    Avec un peu de retard, merci…

    Et, à toi, Bourrache, je t’envoie des rayons de soleil vermeils…du Midi….pour te faire oublier …ta neurasthénie…et joyeux anniversaire, je suis ton aînée de quelques années..

    Bises à tous

  22. coucou Bourrache,je t envoie du ciel bleu de mon nouveau lieu, avec des tits moutons blancs…BISES.

    QUE DIRE? juste que je vous lis avec grande émotion, elle est superbement émouvante cete age, je suis éblouie et syncopée, j aime l amour en désir à fleur de peau, et cette page fort belle cristalline…

    Et pour poursuivre Marc…

    Sa longue jupe se danse
    Tandis qu’elle s’avance
    En guise de baise main
    Elle lui tend la main
    Il s’agrippe et elle rit
    Mon tendre vous voilà enfin
    Et elle rit et elle se silence
    Puis comme il se relève
    Elle tombe elle aussi
    Dans ses bras tous de lui
    Et les drapés de rouge
    Se nichent un bien bel lit

  23. Haddon, tes poèmes des petites gouttes de merveilles…

    mmmmhhhh, alix…mais vous me divaguez de vague l ‘âme si délicate.. bises.

    je vais prendre le soleil….il fait si bel dehors…

    Et comme son soleil
    Derrière les velours rouges
    Elle avance son pied délicat
    Et son visage la devance
    Il vaporise son printemps
    Et dedans elle s’élance
    Confiante en lui
    Folle amoureuse
    En vérité de vie

  24. Elle était la petite fille
    dormant debout sous la chemise
    qui venue jusqu’au bord du lit
    sans rien dire attendait têtue
    qu’on la prenne entre père et mère
    pour que cesse le tremblement

  25. Lors de la Première
    ___
    Le rideau est tombé
    Le public retient son souffle
    La pièce peut commencer

    L’Oeil dans les coulisses
    Le profil du comédien
    Partage du trac

    Les gestes et les mots
    Sur le devant de la scène
    l’acteur fait ses preuves

    Essais d’acoustique
    Le passage d’émotion
    L’instant théâtral

    Verdict de l’Audit
    La parole est au public
    Le rideau se ferme

    Des moments intenses
    De peur, de bonheur, d’angoisse
    Atteindre le coeur.

    Vient l’instant suprême
    L’enthousiasme se fait entendre
    le partage a eu lieu

  26. Inc0gnitO

    Chaque fourmi a-t-elle un nom ? qui passe en mon jardin, respirer les fleurs,
    IncOgnitO, yeux grands Ouverts, elle hume la violette et sur le paillasson de mousse promène ses pas.
    Chaque visiteur a-t-il un nom ? qui passe en ce site, gouter l’elixir de l’Oeil Ouvert
    IncOgnitO, coeur grand ouvert, il s’abreuve de beauté et sur les mots et les images s’épanche en poésie.

  27. Bourrache avec bcp de retard mais ce n’ est pas grave tu es bien en vie je viens te souhaiter « un tres ,tres bon anniversaire  » 51 ans et alors tu ne vas pas nous faire ta petite déprime. Si tu étais libre je t’ emmenerais faire une virée mémorable on le feterais ton 51eme .Cet apres midi il fait beau je t’ envoie le plaisir d’ un petit rayon de soleil et quelques phrases musicale d’ une musique aimée.Je t’ embrasse et encore une fois bon anniversaire.Noisette.

  28. je ne m’attendais pas à te voir,
    et pourtant tu étais là,
    assis,
    derriere ce rideau de velour,
    toi qui n’est plus vraiment un inconnu,
    te revoir,a nouveau,
    le temps d’un instant trop court,
    me fit chavirer le coeur….

  29. >Aspe :
    Merci aspe, c’est gentil de penser tout cela 😉 Ca m’encourage à continuer.
    Ce poème de Baudelaire est magnifique. Fulgurante apparition !
    Merci également pour ton beau poème fait de sensations diffuses sur le passage. Je voulais faire sentir cela aussi. Bien à toi, bonne fin d’après-midi.

    >bonbonze :
    Tu me fais rire, bonbonze ;-)) Tu es une vraie perle du logis 😉 Avis à la population !

    >Brigetoun :
    C’est beau, doux, flou et mystérieux, Brigitte. Intimité d’un beau décor feutré avec une inconnue à la clé. Merci pour ta belle plume acérée.

    >Thierry :
    Ce monde t’ouvre les bras, Thierry 😉

    >MioModus :
    Splendide poème MioModus ! J’aime tout particulièrement la deuxième strophe avec ces mots fantôme à couper le souffle. Ton tout dernier poème est plein de sens profond. L’errance peut être lumineuse, je le crois aussi. Bises au poète.

    >Pierre :
    Très beau Pierre ! Toi aussi tu mets l’accent sur le passage, la légèreté de l’éphémère dans ce cadre très lourd. Tes deux derniers poèmes sont légers et pleins de grâce.
    Merci beaucoup, je t’embrasse.

    >Bruno :
    Merci pour ta belle phrase qui m’interpelle. Bises.

    >Annick :
    J’aime beaucoup ton premier poème bien senti. Bises vers ta Loire.

    >Claudie :
    La photo a fait tilt ! Ton poème est somptueux, fougueux, vibrant, passionné. Le final est fort émouvant. Un grand bravo à toi !

    >Alix :
    Coucou Alix, Tes mots sont pleins de grâce et de sensualité. Quelle jolie vision tu nous offres ! Merci à toi.

    >Bourrache :
    On peut le voir comme cela Bourrache. C’est un bien curieux endroit plongé dans la pénombre, entouré de lourdes draperies chinoises, de tableaux, de costumes et d’élairages diffus. Clin de grand soleil pour toi ! Il va falloir que tu déménages vers le sud 😉

    >Johal :
    Je n’avais pas du tout pensé à ces carreaux pas plans 😉 Ils donnent encore plus comme tu le soulignes si joliment cette impression de flou et de tangage. Merci pour ton beau poème qui fait rêver 😉 Laissons nous tanguer 😉

    >Monique :
    Je ne t’entends plus Monique 😉 Tu te prêtes bien au jeu du spectacle 😉 Spectacle en solo ou en public qui rend ta plume fébrile et alerte. Bravo pour toutes ces belles approches poétiques et vive les fourmis 😉 Je t’embrasse.

    >Haddon :
    Une touchante continuation de la série sur les petites filles qui sont devenues adultes. Et pourquoi pas, je n’y avais pas pensé 😉 Comme ton écriture est sensible, profonde et douloureuse aussi. Merci pour ce tryptique poétique émouvant. Bravo à toi, grande poétesse.

    >Marc :
    Marc, tu te projettes complètement dans les poèmes que tu écris 😉 Ton écriture est audacieuse, sincère, émouvante et aussi pleine d’humour. Je ne m’attendais pas du tout au coup du carrelage ciré 😉 Bravo aussi à toi !

    >Christine :
    C’est superbe et bien senti Christine ! Un beau mélange d’intimité sensuelle en ombre chinoise. Tes mots coulent. Bises …. A deviner… 😉

    >feu roméo :
    Alors je te propose de te faire embaucher par Bonbonze ;-))

    >Corinne :
    Que de belles choses écrites sur cette note qu’il n’est pas si facile de s’approprier puisque tout est de l’ordre de sensations plus ou moins diffuses. Belle opposition entre ombre et lumière, visible et invisible ! Ton écriture est douce, claire et fluide. On comprend tout tout de suite 😉 Bises vers toi.

    >Sabine :
    Ecriture bouleversante, tes mots viennent du plus profond de toi. C’est beau. Un grand merci, Sabine.

  30. le rideau baissé
    le bruit monte adagio
    le trac couvre mes oripeaux
    la foule s’installe doucement
    je regarde discrètement…

    le rideau se lève
    la clameur s’élève
    j’invente chaque soir ma vie
    au gré de mes fantaisies
    un jour ecclésiastique
    le lendemain neurasténique
    bandit crève coeur
    généreux ou voleur
    jeune ou vieux
    riche ou envieux
    homme ou femme
    comédie ou drame

    le rideau se baisse
    incognito
    je reprends ma vie
    inconu de tous
    inconnu à moi même..

    jouant mon propre rôle..

    peut être le plus difficile..

  31. C’est incognito
    Que j’écris ces mots
    Bien plus rigolo
    En étant zorro

    Si tu veux savoir
    Et ne pas être poire
    Je serai ce soir
    Au fond du couloir

  32. Dans la galerie des passagers
    Elle n’a pas encore suspendu
    Son portrait d’elle
    Son modeste passage du temps
    Elle patiente encore
    De trouver le temps juste
    Pour peindre sa toile d’ailes
    Et la signer tout tranquillement
    Dans la galerie des passagers
    Du temps qui passe
    Comme passent et repassent
    Les pas de ceux qu’elle aime
    Croiser et embrasser serrer
    Dans cette jolie galerie
    Offerte par l’oeil ouvert
    D’Ossiane gardienne du temps

  33. en ce lieux,
    rien ne présager notre rencontre.
    Nous aurions pu,
    nous aurions du,
    ne rester que de simple inconnu,
    l’un pour l’autre.
    mais le désir étant là,
    impossible d’y resister,
    tu ma pris par la main,
    et le temps d’une escapade,
    toi et moi,
    deux parfaits inconnus,
    sans aucunes retenues,
    nous avons fait l’amour…..

  34. Dans l’allée de lumière
    le pavé mosaïque reluit
    le vestibule où déambule
    à contre jour la silhouette
    semble interminable
    pourtant la visiteuse
    derrière les lourds rideaux
    de brocard cramoisi
    arpente patiemment
    les lieux chargés d’histoire

  35. je ne te connais pas,
    je ne sais qui tu es,
    je ne sais rien de tes envies,
    je ne sais ni tes qualités, ni tes défauts,
    je ne sais rien de ton passé,
    je ne sais rien de tes projets avenir,
    mais je sais une chose,
    je te trouve irréssitible,
    toi l’inconnu,
    qui ne fait que passer …….

  36. …ainsi on voit ici, droites et torses,
    rapides et lentes, changeant d’aspect,
    les poussières des corps, longues et courtes,
    se mouvoir à travers le rayon qu raie l’ombre,
    que parfois, pour se protéger,
    l’homme installe avec art et sagesse.

    Dante (Paradiso) trad Jacqueline Risset

  37. merçi rachel, car je suis loin d’être une pro de l’écriture, et encore plus de l’ortographe, encore beaucoup de lacune à combler, vraiment sympa ton pt message. Mais ce site et tellement superbe que je ne peut resiter, tous les jours j’y fait un pt tour, juste pour le plaisir de lire tous le monde,
    (et y en des trés bons!!!) et tant pis pour les fautes, défois, j’ose, simplement dire ce que resens, au jour le jour, la vie et trop courte, osons… toutes les folies….

  38. derriere les rideaux,
    là ,juste derriere,
    les rideaux de velours ,
    une jeune fille se cache,
    mais pourqoui se cache t’elle?
    vous n’allez pas le croire,
    mais, si, ellle mange, plutôt elle gloutonne, elle s’empifre, de chocolat,
    elle ne sait y resister, depuis toujours c’est son péché mignon,
    noir, blanc, au lait, avec ou sans eclats de noissettes, fourés a la praline ou pas, peu importe elle les aiments tous depuis sa plus tendre enfance, avec il faut le dire une préference pour les chocolats suisse. mais le chocolat pouvant être
    sa source principale de nourriture, alors ses proches, le medecin, s’en mêlent, et a son plus grand regret, le lui rationne, alors elle doit se contenter d’une simple mousse au chocolat, d’un simple bol de lait-chocolat, juste pour essayer de freiner petit a petit ses pulsions chocolats….

    rien à voir avec le sujet, mais c’est tellement dur de ne pas craquer, de ne pas sauter sur la tablette, que je me suis dit que peut-être les mots, ce soir, pourrait m’aider.

  39. Derriere le rideau
    l’inconnu se cache
    il écrit des mots
    mais jamais ne lache
    une parole de trop
    des fois qu’elle ne sache
    que le roseau plie
    mais jamais ne casse

  40. Histoire courte

    A peine se voir
    Se croiser et se sourire
    Etrange rencontre

    Vouloir se parler
    N’avoir pas les mots pour dire
    Rester inconnus

    Un simple regard
    Un éclair dans les yeux
    Etincelle d’amour

    Puis se retourner
    -« Merci pour votre sourire
    Je voulais vous dire….. »

    Mais l’inconnu est déjà loin

  41. >marc :
    Et nous voilà dans les coulisses 😉 Belle idée de partir sur cette invention de la vie qu’on s’attribue en interprétant des rôles. Ton imagination est foisonnante ; toujours à explorer des sentiers de traverse. Merci beaucoup, je t’embrasse.

    >rachel et sabine :
    Vous êtes les bienvenues ici 😉 Vos inconus sont magnifiques. Vos deux voies si personnelles apportent de la richesse, de la fraîcheur poétique à cet espace. Merci pour vos deux belles plumes inventives et pleines de légèreté.

    Terrible le péché mignon du chocolat 😉 Tu as l’air vraiment accro, Sabine 🙂 A part, ne plus en acheter, je ne vois pas comment t’aider 😉 Bonne soirée à toutes deux.

    >Annick :
    Bon œil, Annick, tu l’as donc reconnue et tu as osé d’y aventurer;-) Bises de la gardienne 😉

    >Thierry :
    Oui un beau lieu chargé d’histoire et d’histoires aussi sans doute 😉 Merci à toi.

    >jjd :
    Bonsoir jjd, un grand merci pour ce beau passage de Dante qui oscille entre ombre et lumière. Bonne fin de soirée.

    >Monique :
    C’est vraiment joli toutes ces histoires d’inconnu(e)s. Des histoires qui peubent commencer dans l’instant ou se détruire complètement. Merci pour ce poème sensible, la bise du soir.

    >Anne V :
    Coucou Anne, merci. S’il y a équilibre, je pense que c’est dû à la symérie des deux pans de rideau avec la fuite centrale du corridor. Bonne fin de soirée.

  42. Pour Sabine !
    Ma tablette de chocolat noir 70 % fourrée coulis d’orange…
    Il ne m’en reste que deux gros carrés…
    Hummmm !

  43. chut,
    ne dites rien,
    c’est incognito que je suis là,
    ma mission,
    te seduire, encore et toujours te seduire……

  44. y a t’il seulement quelqu’un pour repondre?
    pourquoi ?
    pourqoi l’inconnu,
    inévitablement nous attire t’il?

  45. Sabine…
    chut,
    ne dites rien,
    c’est incognito que je suis là,
    ma mission,
    te séduire, encore et toujours te séduire……

    …INCOGNITO,
    quel imbroglio…
    l’on ne m’y reprendra pas de si tôt
    je me suis perdu dans ce château
    …mais sous le charme
    de l’inconnue
    qui erre
    au fond de cette vaste galerie…

  46. Au bal masqué
    deux inconnus
    se sont rencontrés…
    Incognito
    se sont aimés !

    hé hé hé !!!

  47. Les passantes / Antoine Pol / mis en musique G. Brassens

    Je veux dédier ce poème
    A toutes les femmes qu’on aime
    Pendant quelques instants secrets
    A celles qu’on connait à peine
    Qu’un destin différent entraîne
    Et qu’on ne retrouve jamais

    A celle qu’on voit apparaître
    Une seconde à sa fenêtre
    Et qui, preste, s’évanouit
    Mais dont la svelte silhouette
    Est si gracieuse et fluette
    Qu’on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage
    Dont les yeux, charmant paysage
    Font paraître court le chemin
    Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
    Et qu’on laisse pourtant descendre
    Sans avoir effleuré sa main

    A la fine et souple valseuse
    Qui vous sembla triste et nerveuse
    Par une nuit de carnaval
    Qui voulu rester inconnue
    Et qui n’est jamais revenue
    Tournoyer dans un autre bal

    A celles qui sont déjà prises
    Et qui, vivant des heures grises
    Près d’un être trop différent
    Vous ont, inutile folie,
    Laissé voir la mélancolie
    D’un avenir désespérant

    Chères images aperçues
    Espérances d’un jour déçues
    Vous serez dans l’oubli demain
    Pour peu que le bonheur survienne
    Il est rare qu’on se souvienne
    Des épisodes du chemin

    Mais si l’on a manqué sa vie
    On songe avec un peu d’envie
    A tous ces bonheurs entrevus
    Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
    Aux cœurs qui doivent vous attendre
    Aux yeux qu’on n’a jamais revus

    Alors, aux soirs de lassitude
    Tout en peuplant sa solitude
    Des fantômes du souvenir
    On pleure les lêvres absentes
    De toutes ces belles passantes
    Que l’on n’a pas su retenir

  48. Derriere le rideau,
    L’autre vit sa vie.
    Derrière le rideau,
    L’autre vit sa solitude.
    Le rideau est rouge,
    La vie est rouge,
    La solitude est rouge.
    Il y a plusieurs rouges ;
    Rouge spectacle
    Rouge énergie
    Rouge blessure.
    Derrière le rideau
    L’autre vit.
    Inconnu de mes yeux,
    Passager de mon regard,
    Je le vois rouge
    Comme le désir d’une rencontre,
    Comme le souffle du renouveau.
    Je le vois rouge
    Comme le sang de la vie
    Un autre qui coulerait dans mes veines
    Et qui lèverait les rideaux
    De tout ce que je ne sais pas voir.

  49. Sabine,
    y a t’il seulement quelqu’un pour répondre?
    pourquoi ?
    pourquoi l’inconnu,
    inévitablement nous attire t’il?

    … peut-être tout simplement
    parce qu’il a un goût « chocolat »
    au lait
    au riz
    à l’orange
    aux pistaches
    blanc
    noisettes
    noix
    amandes douces
    citrons
    ananas
    pulpeux
    framboises
    fraises des bois
    myrtilles des vallons sauvages et escarpés
    cassis
    oeuf de bambou laqué au chocolat
    en poudre
    d’amande pour les pistaches autant que pour les chocolats
    du soir
    et du matin
    pour Banania
    saveurs suaves
    des savanes
    ou tropiques
    des forêts
    Brésilienne
    fèves
    aux chaînes
    des monsieur CACAO
    dans les galères
    des négriers
    rompt
    tes racines
    et lève l’ancre
    rêve
    aux belles inconnues
    de chez LENOTRE
    cachées
    au fond d’une tablette
    …plus qu’un carré,
    …a croquer…
    d’un couloir a traverser…
    désir de plaisir
    désir
    d’aller derrière les rideaux
    pour « une passante » (voir au tout début d’INCOGNITO)

  50. Dans la galerie des passagers
    la lourde tenture en son velours grenat
    promeut le contre-jour
    par delà les glissades lumineuses
    d’un sol lustré par l’imaginaire des célébrants

    le sphinx en son immobilité propitiatoire
    sorte de passage obligé
    vers la résolution de l’énigme
    pose alors les trois questions

    – quelle pensée pourrait ouvrir le deuxième battant de la fenêtre pour que la liberté advienne ?
    – en ton coeur quel est le sentiment juste qui doit alors accompagner ta démarche en conscience ?
    – en ton corps, par tes sens, pourrais-tu ressentir physiquement l’Etre-là de ces lieux ?

  51. et un grand merci pour la magnifique chanson de Georges Brassens
    que je vois alors chantée en cette galerie des passantes

  52. « Rideaux » aurait dit le machiniste
    voulant rompre le cadre intimiste
    croyant que la scène est tournée

  53. Il y a deux choses, il y a le prélude de la première suite pour violoncelle seul de JSB et il y a « Les Passantes » : Maria-D & Ossiane, à chaque fois que j’entends cette chanson, à chaque fois, à chaque fois… C’est un torrent qui me submerge ; un torrent contenant bien plus de volume d’émotion que les Yang-tse-kiang, Amazone, Mississipi et Nil réunis ne contiennent de volume d’eau…

    Merci à toutes les 2, merci du fond du coeur, merci Ossiane d’avoir mis le lien « dailymotion » pour que tous les amis de notre blog voient et entendent Georges

  54. Ossiane voici le texte sans les fautes
    si tu peux retirer l’autre merci

    Mesdames et messieurs applaudissez !
    Le rideau va bientôt se baisser
    Je vais tirer ma révérence.
    C’est si court une existence !
    Un labyrinthe de la vie à la mort
    Mais ne pleurez pas je vous l’implore
    La vie est une divine comédie
    Qui en son temps se finit !
    Des pleurs ! des rires ! et le silence !
    L’ombre du rideau s’étend et s’avance.

    Les costumes ; un masque d’apparence
    Qui nous donne une certaine confiance.
    Les textes; ils viennent de mon éducation,
    Ensuite tout n’est qu’improvisation.
    La musique ; parfois une belle symphonie,
    Souvent une impressionnante cacophonie ;
    Les décors ; on ne peut rêver mieux,
    Que ce monde féérique et prestigieux
    La lumière ; l’aube une enfant capricieuse,
    La nuit ; une vieille dame ensorceleuse

    Mesdames et messieurs, elle m’appelle
    Partez maintenant c’est sans appel !
    J’ai presque fini le dialogue !
    Mes soliloques ! Mon monologue !
    Gardez de moi un doux souvenir,
    Sortez en souriant vers l’avenir.

  55. Chapeau bas les amis d’Ossiane devant la poésie de Marc !

    Ce sont des mots de fer, de cristal, de pétales de roses et de sang…

    Souffle pur !

    Bravo et merci Marc, oui bravo et merci…

    Avant que le rideau se baisse, je vous en conjure -toutes affaires cessantes- voyez les 3 films suivants (on les trouve en DVD):

    KOYAANISQATSI, POWAQQATSI et NAQOYQATSI de Godfrey Reggio

    je ne peux rien vous en dire, voyez-les, et votre regard et votre vie seront radicalement transformés…

  56. en passant, tres rapidement, pause dejeuner, trop courte pour m’attarder,
    merçi aspe pour ton goût chocolat….. marc une existence et parfois si courte, aussi il faut croquer la vie à pleine dents……. on ne vie qu’une fois!!!!
    bonne journée à vous tous.

  57. coucou à chacun,
    mon dernier carré de chocolat d’un des paquets finis, hier soir…je tente de résister avec vous, sabine et christineeeeee….sourire!
    car faut encore rentrer sa taille de guêpe dans la ruche pleine de miel….pour buller doré avec les abeilles cet été.. sourire…

    mmmmhhh…Marc, je t ai lu ce matin sans voir les fautes, je m attache qu au fond des choses, et j ai relu ensuite.. puis je viens de te relire et rerelire..C’est fort…si fort de beau.

    J ai envie d’écrire ceci, alors je l’écris…Je remercie si vivement chacun, d’accueillir ma petite frimousse, et déjà une perle me goutte, je suis émue de tant et si bien avec vous de chacun…. BISES. Cet aprem je m en vais me couper les cheveux en ouest, c’est une première à oser….sourire.

    BISES Ossiane, et j’embrasse bellement ton superbe album plein de vie dedans, de la vie dans tous ses états, et c’est bel de vie, comme ça!

  58. Beaucoup d’émotions aujourd’hui encore, c’est important de sentir vibrer son coeur, c’est preuve que nous ne sommes pas des morts vivants et que La Poésie , cette grande Dame a beaucoup à nous apprendre sur la vie,, elle se cache là où on ne l’attend pas, parmi toutes ces passantes inconnues, au bout d’un couloir, sur une plage, dans la voix de Georges, dans un regard, dans trois mots qui ressemblent à des cris, dans une suite pour violoncelle, dans une chanson, dans une fleur offerte, dans la main tendue de l’autre, dans le sourire d’un enfant, dans le chant d’un oiseau, dans un nuage perdu au milieu du ciel bleu, dans un petit coquillage balloté par les vagues, sur le bloc de pierre devenue silhouette de l’amour, sur le bleu, le gris, le noir et blanc de la toile, elle passe incognito la Poésie mais ce qu’elle nous dit est immense, elle devient la force qui nous fait vivre et nous ouvre les yeux sur le bonheur à portée de notre coeur.

  59. >Catherine :
    Un poème profond à mi-chemin entre mélancolie et espoir. Rideaux rouges… séparation. Couleur rouge à multiples facettes dont tu te fais l’écho avec sensibilité. Je sais que tu aimes le rouge et surtout celui de la vie. C’ets ce qui ressort de ta belle évocation. Je t’embrasse Catherine et te remercie.

    >aspe :
    Ton inconuu est riche en saveurs, parfums, gourmandises. Bravo pour la subtilité de tes mots riches en couleurs. Bel après-midi !

    >regard :
    Tu as transformé ce passge en un lieu presque mystique 😉 Et ces questions sur l’âme et le corps auxquelles je ne sais répondre 😉 En glissade lumineuse, je crie abrarcadabra 🙂

    >Thierry :
    Attraction irrésistible vers la lumière Thierry 😉

    >max :
    Bonjour max, je pensais que tu nous avais quitté 😉 Oui, ces deux références sont incontournables. Merci pour ces références cinéma que je ne connais pas.
    Pour te submerger une deuxième fois :
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/bach/video/x1tw31_rostropovitch-prelude-de-bach_events

    >marc :
    Clap, clap, clap ! On peut dire que tu t’éclates complètement en poésie tous ces derniers jours 😉 Alors j’applaudis à nouveau comme les autres amis du blog 😉

    >annick :
    Merci annick pour ton joli poème, une nouvelle voie s’ouvre à toi maintenant 😉
    Attention toutefois aux ciseaux trop impétueux des coiffeurs 😉 Bises vers toi.

    >Monique :
    Belle rêverie passionnée ! Je suis d’accord avec tout ce que tu dis. La poésie est là où on ne l’attend pas. Je m’en rends compte sur chacune des notes que je publie. C’est en partie grace à vous aussi. Bises ensoleillées !

  60. C’est joli ce que tu as écris, Monique.

    La poésie dans chaque jour d’une vie
    Quand on veut la saisir ainsi
    Dans toute la force de la vie
    La vie quoi
    En force vive
    Dans l’amour le plus pur
    La poésie fait vivre bel
    Ailant de mouvements d’âme si bels
    Le plus douloureux parfois
    La poésie en vivre

  61. Inconstant et fidèle
    Sensible et détaché
    Soumis ou bien rebelle
    Cœur lourd ou si léger

    Si près de toi un jour
    Ou si lointain demain
    Sincère dans mon amour
    Que je renie demain

    Acteur à tout heure
    Mais en tout temps moi même
    Je suis cet imposteur
    Je suis ce comédien

  62. C’est joli ce que tu as écrit, Monique.

    avec un t c’est tellement mieux plus rapproché ….EXCUSEZ MOI pour mes étourderies, mes fautes de frappe ou mes vraies fautes….

  63. CADEAU…

    Concentration totale
    Sur la deuxième photo…
    Prendre un peu de recul
    Cligner des yeux,
    Ne se concentrer que
    Sur le blanc bleu…

    Alors apparaît…
    « IncOgnitO »

    Dans son écrin de Velours
    Flacon d’huiles essentielles
    Eau de lavande
    Au bleu intense
    Flagrance pour le jour
    Parfum de minuit
    Mes sens en éveil…
    Langueur de la nuit
    Au senteurs éternelles !

    Biseeeees parfuméeeeeees

  64. au théatre
    de notre histoire singulière
    la vie se joue
    derrière ou devant
    un rideau rouge sang
    sur scène
    et en coulisses

    on se prépare au départ
    sans savoir ni le jour
    ni l’heure
    et chacun invente ses réparties
    quand s’ouvre
    le grand rideau rouge
    sur notre pauvre
    commedia del arte

    dans les couloirs du temps
    voyageurs sans bagages
    nous allons
    suivant la destinée
    jusqu’à ce qu’in fine
    s’éteigne les lumières
    et tombe
    le rideau rouge
    à la fin du voyage

  65. Annick :
    As tu réussi à voir la bouteille ?
    C’est rigolo, maintenant je ne vois plus que ça !!!
    Christineeeeee

  66. Annick :
    Attention ! C’est un parfum, ça se sent ! ça ne se boit pas encore !
    Tu m’as l’air très bien partie !

  67. et si ont joueaient tout simplement à cache-cache? devant,derriere les rideaux de velours, courir, trébucher, s’envellopper dans la douceur du velour, juste pour s’amuser et rigoler un peu…..

  68. annick, j’aime beaucoup l’idée de la ruche, des abeilles, et encore plus celle de buller au soleil…… le soleil de la côte d’azur, les plages, le sable fin, mon quotidien, mon petit paradis…..

  69. Trois coups déjà
    doubles rideaux
    faiblement ouverts
    rouges saturés
    dont les moirures
    ressortent à la longue
    pavage sans age
    mais qui fait
    des ravages
    et ce fol espoir
    qui entraîne
    dans une ronde
    pleine d’allant
    à la rencontre de…
    à la découverte de…
    en quête de…

    on imagine un rondeau
    une ballade, des rinceaux
    on s’attache à des coups
    de pinceau
    les minois sont charmants
    pas de bras ballants
    mais des regards de galants
    les fraises sont farcies
    et largement enjabotées
    les justaucorps ajustés
    et les vertugadins chamarrés
    comme des gradins
    les corps s’inclinent
    le jour décline
    l’offre amoureuse
    et dans la moue boudeuse
    on trouve raison
    d’espérer au lendemain
    pourtant sous les loups
    les regards épient
    la nuit sera longue
    elle est déjà prometteuse

  70. à travers les rideaux,j’entrevois une silhouette,
    la silouhette d’un homme
    la silouhette d’une femme,
    je ne sais pas.
    Cette silouhette mais totalement inconnue,
    elle m’intrique, m’attire,
    dois je m’avancer vers elle, ou pas?
    dois je prendre le risque de la faire fuir?
    dois je lui tendre la main?
    que faire, je ne sais pas…..

  71. miroir du temps jadis
    montre nous le chemin
    l’occasion est propice
    pour nous donner la main

    et derrière le rideau
    laissons nous alanguir
    Rien n’est jamais si beau
    que deux ames qui vont jouir

    Je toucherai ta peau
    Tu baiseras mes lèvres
    en murmurant des mots
    qui font monter la fièvre

    Et le moment venu
    enlacés et sereins
    nos corps calmes et repus
    d’un désir si soudain

    Nous nous séparerons
    Troublés presque gênes
    et nous nous vouvoireons
    en nous serrant la main

  72. IncOgnitO
    au fond du couloir
    derrière le velours des tentures
    belle inconnue
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »« pourchassant «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »des vertiges » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »j’aspire aux illusions » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »des passions… » » » » » » » » » » »
    chocolats
    au miel
    des désirs
    pour nous glisser
    dans ce fourreau
    de cire

  73. Merci Annick, merci Ossiane, Catherine , Christineeee, Sabine, Marc , Thierry et tous ceux qui sont montés sur la scène aujourd’hui, partager leurs émotions
    ___

    Voir sans être vue
    Pour ne pas la déranger
    Juste incognito

    Pas d’indiscrétion
    Sauvegarder le silence
    Goûter un plaisir

    Alors qu’as-tu vu?
    Une femme dans un couloir
    Immobile et seule

    Et que faisait-elle?
    Elle regardait un tableau
    Très contemplative

    Un peu comme moi
    Dans l’ombre, derrière les rideaux
    Le temps d’un cliché

    Et toi ? Qu’écris-tu ?
    Ce petit instant de vie
    Simplement tranquille.
    ___

  74. IncOgnitO
    au fond du couloir
    derrière le velours des tentures
    belle inconnue
    « pourchassant
    des vertiges
    j’aspire aux illusions
    des passions… »
    chocolats
    au miel
    des désirs
    pour te glisser
    dans ce fourreau
    de cire

  75. incognito
    je me cogne aux mots
    qui résonnent
    dans mon cœur
    et je trouve un écho
    en vous qui souvent m’étonne
    je ne sais que dire
    si ce n’est que
    tous ceci serait impossible
    sans cette inconnue
    qui nous ouvre le rideau
    avec une ponctualité et bienveillance …
    et surtout son art inégalable
    qui nous invite à la rêverie
    à la poésie…
    Ossiane merci

  76. Le rideau bouge un peu
    Et ton oeil me frissonne
    Tu es si près de moi
    Ton souffle me caresse
    Et je frissonne encore
    D’aises te rapprocher
    En douceurs te serrer
    T’embrasser délicate
    Te donner mon meilleur

  77. Cette page se frissonne et sent le goût de noisette, d’un baiser tout calin tendre, d’une chaleur dans la main, d’un bel jour envolé dans le frisson de l’instant si tendre d’un regard en silence qui se rapproche, et avance, doux froissements des plis du rideau qui timide devient rouge, devant cette présence si tendre de l’instant d’aimer..aimer.

  78. Côté cœur, côté chagrin

    Le cœur gros, elle arpentait
    La lumière de son chagrin,
    Déclinant mille pensées,
    Mille rêves clandestins.
    Le rideau se refermait
    Sur son amour au déclin,
    Et ses larmes scintillaient
    Sur le velours de sa main.

  79. Il me vient des mots si beaux, que même de les écrire j’ai peur de les user,
    Il me vient des mots si forts, que mes doigts tremblent sous la plume,
    Il me vient des mots si vrais, que je voudrais pouvoir les crier au monde entier,
    Il me vient des mots si doux, que des larmes d’émotion naissent dans mes yeux

    Dites-moi qu’un jour , je pourrais les écrire, , je pourrais les crier,
    Dites-moi qu’un jour, j’aurais la certitude qu’ils ont un sens,
    Dites-moi qu’un jour, je serais sûre qu’ils ne sont pas qu’illusion
    Dites-moi qu’un jour, …mais j’ai tellement peur qu’il soit trop tard.

    Un rideau que l’on frôle, un mot qu’on ose dire, l’ombre d’un rêve, est-ce possible qu’il n’y ait rien d’autre ?

  80. lunette de soleil sur le nez,
    les cheveux au vent,
    au volant de ton cabriolet,
    a toute vitesse,
    tu a déboulé dans les ruelles de mon village,
    mais qui et tu donc ?
    dans le village, personne ne ta jamais vu,
    d’ou vient tu donc?
    et tu simplement un play boy ?
    et tu simplement un prince charmant?
    comment le savoir?
    tu n’est qu’un inconnu ,
    qui c’est certainement perdu…..

  81. Penser que tu dis vrai Annick, quel réconfort pour avancer sur le chemin de la vie, il y a ce « possible », oui, peut-être, sans doute, il faut l’atteindre, le mériter, le vouloir surtout.

  82. au fond du couloir,
    derriere le velours des tentures,
    la belle inconnue ,
    se sait pourchasser,
    par un inconnu,
    mais le vertige des illusions, des passions,
    suffiras t’il à l’entrainer dans son sillon….

  83. IncOgnito…
    le jour progressivement
    prend place
    et pose
    sur le paysage
    sa lueur ensoleillée
    es-tu réelle
    ou bien rêvée
    …je tire un trait
    la ligne que trace André MASSON
    sur la toile
    vient rejoindre
    au fond
    du couloir
    son geste étudié
    et arbitraire
    inconnue
    où es-tu
    sous les velours des rideaux
    tu es la chance
    du regard
    le peintre s’envole et marche
    dans la contre-allée
    de la rigueur
    ses traits ont le goût exquis
    d’une figue mûre
    et sucrée
    parfumée de soleil
    de miel
    et de chocolat

  84. Incognito ne resterons tant les « alerte » ! du monde.fr incite à la dénonciation.
    Pour suivre le débat off de l’autre jour, note sur fugues & fougue ce vendredi.
    A diffuser sans modération.
    Cordialement.

  85. Pas le temps. La poésie l’écriture tout ça pas le temps. Plus d’Eléonore et Gisèle qui est allé voir sa sœur pas loin d’Azay-le-Ferron, tout ça, et la boîte qui m’envoie à Barcelone. Heureusement il y a l’avion. Je n’aime pas la poésie, le théâtre, le roman, ça m’a rien rapporté rien coûté que de l’argent. Je ne serai plus jamais poète et plus jamais des rideaux ne se lèveront sur des pièces écrites par le type que tu vois, tu vois la fille dans le bureau de tabac, le type derrière de dos, c’est Dilgo, plus jamais. Je suis pas rêveur ni poète et je vis tout à la trace. Je suis Biscornet, le ferronnier qui a fait les portes de Notre Dame. Et aujourd’hui, Barcelone, quelle vie de luxe, les Ramblas! Je n’ai pas envie de sortir, au diable Christophe Colomb et la Place de Catalogne, rideau, je bosse, je gagne de l’argent.

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