Fêlures

Fêlures

Fêlures

Fêlures

Une pluie d'orage, de la buée sur les carreaux, mon miroir brisé

Lecture du Haïku Calligramme: de gauche à droite.

Une pluie d’orage
de la buée sur les carreaux
mon miroir brisé

Le très beau poème d’amichel à l’honneur aujourd’hui. Il embrasse tous les champs; les sillons initiés dans les notes précédentes, les fêlures de la vie, la référence à ‘Il pleut dans mon coeur » de Paul Verlaine et ces éclairs d’espoir et de désir.

La pluie sur la vitre glacée
Perles d’eau et résilles de givre
Traces et lignes enlacées
Sillons de la douleur de vivre
Signes que l’on voudrait effacer
Chagrins dont on ne se délivre

Fêlures du miroir du temps
Où les jours sont rayures
Durs souvenirs mouvants
Grinçantes meurtrissures
Regrets vains des printemps
Quand l’automne perdure

« Il pleure dans mon cœur »
« Comme il pleut sur la ville »
On a cette triste langueur
Quand les nuages bas défilent
Réveillant de noires douleurs
Acres poisons d’amère bile

Ah ! Qu’un éclair enfin déchire
Ce ciel gris qui nous emprisonne
Que de l’été la lumière et les rires
Chassent les nuées monotones
Que la joie avec l’air se respire
Que le goût du désir nous étonne

amichel

77 commentaires sur « Fêlures »

  1. La pluie sur la vitre glacée
    Perles d’eau et résilles de givre
    Traces et lignes enlacées
    Sillons de la douleur de vivre
    Signes que l’on voudrait effacer
    Chagrins dont on ne se délivre

    Fêlures du miroir du temps
    Où les jours sont rayures
    Durs souvenirs mouvants
    Grinçantes meurtrissures
    Regrets vains des printemps
    Quand l’automne perdure

    « Il pleure dans mon cœur »
    « Comme il pleut sur la ville »
    On a cette triste langueur
    Quand les nuages bas défilent
    Réveillant de noires douleurs
    Acres poisons d’amère bile

    Ah ! Qu’un éclair enfin déchire
    Ce ciel gris qui nous emprisonne
    Que de l’été la lumière et les rires
    Chassent les nuées monotones
    Que la joie avec l’air se respire
    Que le goût du désir nous étonne

  2. Bonjour Osiiane, et à tous les amis poètes,

    Me revoilà,
    Rentrée,
    Pleine de « saudades »
    De ce Charmant Jardin
    Parsemé de fleurs
    Tout en poèsies.

    Je n’ai pas eu encore eu le temps
    De lire toutes les belles notes,
    Pendant mon absence,
    Mais, elles iront m’aider
    À écarter le rideau de la tristesse
    Que laisse tojours la rentrée.

  3. Bonjour Bonjour
    Comme tout cela est beau
    Oui amichel, moi aussi me sont venus ces vers de Verlaine

    Des craquelures
    Dans mon âme embuée
    La mélancolie

    Vitre se brise
    La transparence fêlée
    Blues à l’âme

  4. Fêlures gerçures
    Parure du verre
    Réseau ramures
    Murmures derrière la vitre
    Des gouttes suintent
    Le verre pleure
    Le miroir brisé
    Image ternie
    Jeunesse envolée
    La belle s’inquiète

  5. À la fenêtre de mes souvenirs
    Je tends un regard vide
    Dehors, il pleut et il gèle
    Pour l’éternité.

    Je me retourne et j’expire
    D’un souffle limpide
    Dedans, il reste une étincelle
    Pour exister.

  6. Fêlure de l’âme
    Souffle coupé
    Délogique du sens
    En rhizome des plis

    Perce pensées
    Que mon moi affaibli
    l’art à tous prit
    Sauvera l’esprit

  7. Derrière la grille,
    il y avait l’Autre aperçu au travers des cellules de vent.
    Cellules,
    petits mondes peuplés d’air,
    dévorés par l’illusion d’exister
    seuls et exsangues,
    fausses prisons d’infini,
    à peine vêtues d’un fil de vieil esprit.
    Mais,
    grimpant furieusement sur ces obliques
    d’enfermement et de dogme,
    fusait l’Autre et son au-delà tempétueux et irisé.
    L’inconnu à la porte
    portant à bout de bras
    un émoi liquide
    traversant
    écoulant
    annihilant les efforts de l’espace
    pour se contenir.
    Pourquoi pleurer ?
    Dans la lueur acide d’un soleil étranger
    les barrières s’estompent
    et l’on retrouve l’Autre
    au creux de son intime.

    🙂

  8. L’orage explose le ciel
    Puis la douceur du vivre
    Les couleurs de l’arc en ciel
    Dans le plus profond de soi
    Réaniment et consolent

  9. Tout au fil des années
    La petite âme au fond de soi
    A ses vitres si bonnes
    Remplies de chants d’oiseaux
    De beaux pétales de fleurs
    Et de jolies rencontres
    Et la petite âme se rit
    Sans nul besoin de reconnaissance
    Dans la juste vérité de sa belle conscience
    Alors quand l’orage gronde
    L’âme se frotte les yeux
    Et attend que cela passe
    Pour chanter les rayons de miel
    Et danser les bulles d’air tendre

  10. Un soir,
    rue de Rivoli.

    Je regarde par la vitre.

    Mes souvenirs y déposent leur buée.
    De mon doigt, sans bruit, irradient des fêlures…

    Je sais que,
    dans son rétroviseur,
    le chauffeur glisse un oeil
    vers moi.

  11. Brume craquelée
    Sur la pelure de l’âme
    Les mots coulent bleus

    Nervures cristal
    Sur la feuille de verre
    Sueyr l’inonde

    Carreau en sursis
    La vie ne tient qu’à un fil
    Les maux la rongent

  12. Plus la petite âme
    Se vit tout simplement
    Juste de sa grâce pure
    Plus il lui est facile
    De se glisser entre les mailles
    Aussi serrées soient elles
    Par un fracas mille morceaux
    Et se vole en ciel bleu

  13. Étrange filet
    qui m’attache
    sans pitié

    Étrange filet
    lancée en silence
    pour ton regard

    Étrange filet
    misterieuse,
    invisible séductrice

    Étrange filet
    douce résistance
    aux essais de fuite

  14. Plus je vous lis vous tous plus je me dis « jamais »
    Peut ête est ce le plaisir de la lecture qui l’ emporteet sans aucun doute je suis douée pour admirer.Cela est tres agréable.
    Je reprend desforces et me sent pousser des ailes n’ ayer point peur je vais bien ,ce n’ est pas du délire ,mais du plaisir Amitiéde Noisette.

  15. >amichel :
    J’ai beaucoup aimé ton poème d’une grande richesse de thèmes et d’émotions. Merci, je t’embrasse.

    Ci-dessous le lien vers le poème de Paul Verlaine
    http://verlaineexplique.free.fr/romances/ilpleure.html

    >Cristina M :
    Hello Cristina, contente de te revoir 😉 J’espère que ce séjour en France a apporté ses promesses de joie et d’émotion. Je comprends ton état d’esprit. Tu habites si loin ; difficile de revenir plus souvent. Notre petite tribu va te réchauffer le cœur 😉 Je t’embrasse bien fort.

    >Fred :
    Bonne approche ! Des sillons de vie, tu passes aux grilles des prisons et aux passages obligés et formatés de la vie. Nos pensées permettent de faire exploser ces cloisonnements et notamment par la poésie 😉 Bises du lundi, merci.

    >brigetoun :
    hé hé la vitre calligraphe ! Toujours résister, ne pas se laisser submerger par les averses. Merci Brigitte.

    >Maria-D :
    J’espère que je n’ai pas donné le blues à tout le monde avec cette note 😉 Beaux haïkus sensibles, Maria ! Belle journée.

    >Pierre (2) :
    Multiples approches ! Beaucoup d’inspiration en ce lundi avec l’air de Paris 😉 Tristesse, nostalgie mais aussi des éclats de joie. Tout n’est pas fichu 😉 J’aime tout particulièrement l’avant dernier poème. Bises.

    >Shinook :
    Bonjour, contente de te revoir par ici 😉 J’aime beaucoup ton poème d’une grande simplicité mais tellement fort ! Accepterais-tu de participer à la sélection des poèmes que je fais sur chaque note pour mettre en avant des textes et des auteurs ?

    >Bruno :
    C’est un thème qui t’est cher et ça se sent dans tes mots. L’art pour survivre et échapper au réel. C’est beau ce sens en rhizome de plis. Merci à toi, bise de France.

    >Johal :
    Tu as fait partie de mes hésitations. Ton poème est superbe, très original, profond, émouvant. Je me demande où tu vas chercher tout ce souffle. Très belles images que ces celulles de vent et cette rencontre avec l’Autre. Bonne fin de journée et merci.

    >Annick :
    Après l’orage et la pluie, le retour à la vie et à ses petits bonheurs minuscules qui donnent du baume au coeur. Tu n’as pas ton pareil pour les décrire avec tendresse et sincérité. Ah Annick, si on ne t’avait pas 😉 Bises.

    >Shaggoo :
    Bonjour Shaggoo, contente de te voir revenir dans mes verts pâturages 😉 Voici un beau poème sensible. Ca me fait penser à l’ouverture d’un film de Claude Sautet 😉 Même proposition qu’à Shinnook, accepterais-tu de participer à la sélection des poèmes que je fais sur chaque note pour mettre en avant des textes et des auteurs ?

    >Maria-D :
    Tu n’es pas à cours d’inspiration ; le matin porte conseil 😉 Tes mots sont forts et profonds. Merci, je t’embrasse.

    >Neyde :
    Neyde, tu t’es laissée complètement ensorcelée par les mailles de ce filet 😉 Toujours l’amour, n’est-ce pas ? Merci pour tes mots si forts, belle poétesse.

    >Noisette :
    Bonjour, pourquoi jamais, Noisette ? Jamais plus écrire ? J’espère bien que non 😉 C’est très agréable d’entendre tes réactions suite aux écrits des uns et des autres. La lecture des poèmes est une des activités favorites des visiteurs de ce lieu. C’est une autre façon de bien s’immerger dans les mots. Je suis contente d’apprendre que le moral et les forces sont de retour. Si plaisir il y a, c’est que c’est bon signe. On va t’y aider. Mes pensées affectueuses vers toi.

  16. Fêlures sur notre miroir
    De cet orage d’hier soir
    Le grand vent nous a balayé
    Et nos espérances se sont envolées !

    Le tsunami avec sa vague fracassante
    Balayant nos maisons, à quand les tentes ?
    Mon voisin d’en bas, un respectueux ancien
    M’a dit ce matin : Il ne vous restera plus rien !

    Chris

  17. Un jour de pluie…

    Etrange et solitaire
    la goutte d’eau
    qui glisse sur la vitre
    un jour de pluie…

    Elle trace son chemin
    mais rien
    rien ne peut l’empêcher
    de tomber…

    Et moi,
    où va mon destin ?

    Etange et solitaire
    il glisse entre mes mains
    mais rien
    rien ne peut l’empêcher
    lentement de glisser
    vers sa fin…

  18. Vous avez le choix…la première est esthétique mais pas vraiment hermétique..les deux suivantes sont translucides..elles ont l’avantage de contenir tout liquide…Tout dépend de votre recherche ..de vos désirs..de cette pluie d’orage qui vient battre à votre porte..Non pas vraiment de délais..c’est du sur mesure..le travail est unique…
    Vous voulez quelque chose de plus aérien..de moins visible..de plus original..? Savez vous que vous êtes difficile…Il ne s’agit que d’une paroi…elle doit surtout être fonctionnelle…préserver votre intimité..Elle doit être pratique…Vous ne voulez rien de tout cela ? Mais alors pourquoi avoir fait appel à moi…Je ne suis qu’un artisan..un simple poseur de douches..J’installe des lieux au fil de l’eau et du temps..pour les gouttes d’eau..à l’abri des regards..pour des pommes d’arrosoir…pour des gens sans histoires..La buée..les larmes..la fuite…vous ne pourrez pas les éviter..vous devez rester…fermer les yeux et vous laisser emporter…Ne soyez pas aussi mitigé…Le froid et le chaud..vous n’avez qu’à les ignorer..Imaginez un torrent glaçé..les versants d’une colline à vos côtés…le bleu d’un glacier…la chaleur de l’été…Vous y êtes..? Vous avez choisi…? Plus de paroi à escalader…juste un espace de liberté…pour rêver …? Vraiment…vous divaguez…

  19. Dans chacune de ces fêlures
    Comme celles de nos armures,
    Dans chacune de ces larmes de pluie
    Comme celles de nos vies,

    La lumière du ciel se reflète.

  20. You splintered my heart
    The day we split
    Oh spleen

    Bisous de l’est
    Judith ( pas spleen du tout !!! )

  21. Nous
    C’est nos grands éclats de rire
    Qui giclent sur les vitres de notre douche
    Vite rejointes pas les gouttes de l’eau
    Qu’on s’éclabousse car on est heureux
    Nous

  22. >Chris :
    Bonsoir Chris, quel poème ! C’est curieux, on croirait que tu viens tout juste de vivre cet évènement 😉 Il est bien pessimiste ce voisin 🙂 Il ne faut pas se laisser envahir par ce tsunami. Merci à toi, je t’embrasse.

    >Sven :
    Bonjour Sven, j’étais sûre que tu écrirais quelque chose de fort sur un tel thème. Une simple goutte d’eau qui veut dire tant de choses et reflète à ce point le désarroi humain. Très émouvant de l’associer ainsi à ce destin qui file inéluctablement. Merci d’être là avec ton cœur et tes émotions. Je t’embrasse.

    >pierre b :
    Bonsoir Pierre, ravie de te retrouver 😉 On peut dire que tu es sorti des sentiers battus avec cette évocation de poseur de douches 😉 Il fallait y penser ! Comme d’habitude, c’est frais, délicat, aérien, amusant. On voit que tu as étudié la question sur ce petit espace à rêver 😉 Je vais voir ma cabine de douche d’un autre œil maintenant 😉 Merci pour tous ces bons mots qui redonnent un peu d’altidude au moral, je t’embrasse.

    >Daniel :
    Bonsoir Daniel, c’est le soir des retours, on dirait 😉 Ton poème est vraiment lumineux ! Ce dernier vers tout simple est porteur d’espoir même dans les pires situations. Merci de ton passage et de tes mots éclairés. La bise.

    >Judith :
    Bonsoir Judith ! Voilà que tu apportes une autre interprétation judicieuse avec cette rupture amoureuse en mille morceaux. Merci à toi, bises de l’ouest (pas spleen du tout non plus !!!)

    >Annick :
    C’est super Annick, tu es vraiment rayonnante sur cette note pendant que tout le monde pleure 😉 La douche de Pierre n’est pas innocente ; l’eau et les rires fusent de partout. Ta semaine poétique démarrre en beauté 😉 Merci à toi, je t’embrasse.

  23. Fils emmêlés
    entremêlés et démêlés
    Fils croisés
    entrecroisés et décroisés
    Fils tissés
    sur le revers de ma pensée
    Fils tramés
    comme une toile d’araignée
    Fils de l’eau
    Sur la surface de la peau
    Fils filés
    sur les filets des océans
    Fils de l’âme
    une fêlure, une gerçure,
    une fissure, une coupure,
    une rainure, une craquelure,
    une déchirure…
    une brûlure sur l’épiderme de la raison
    une cassure…une éraflure
    Mélancolie… mélancolie
    Tes larmes pleuvent
    sur les voilages de mon lit
    Tes gouttes pleurent
    en draps de brume
    Ton chagrin ruisselle
    sur la citadelle de verre
    Mélancolie… mélancolie
    Une ancolie de mon jardin
    Une mélodie matin mouillé
    Mon parapluie pour l’abriter
    Mélancolie… mélancolie
    Mais l’ancolie… est si jolie

  24. Neyde j’aime beaucoup tes mots
    Ta belle histoire…
    Tes belles histoires…
    Toujours jolies
    comme celle des peupliers chez Pierre
    Bise à toi

  25. >Maria-D:
    Ton poème est absolument somptueux. C’est ce qui s’appelle aller au bout d’une idée, celle de la mélancolie dont tu déroules le fil de l’extérieur vers l’intérieur de l’âme, tout en subtilité et beauté. Comme on s’y retrouve dans ces moments de mélancolie qui vous tombent dessus sans crier gare. L’association avec la délicate ancolie est délicieuse. Quelle plume, je me suis laissée complètement envahir par tes mots. Je t’embrasse.

  26. oui, pierreb, merci j aime saisir l ouverture de vie dès que c’est possible, ma vie est courte et je préfère la vivre, je suis ainsi, et j’aime buller de rires, même si parfois des trucs hyper durs de vie en parallèle, en plein dedans, m’évader pour me vivre, me libérer, mempêchent d’être coupée de mes vivres…
    tu as l oeil, Ossiane, jete souhaite une bonne soirée.

  27. oui, c’est somptueux maria et neyde,

    et la mélancolie
    quand elle se niche,
    elle se niche
    elle se tapit
    tisse son nid
    enserre serre
    verse des larmes
    pleure tant et tant
    elle se souvient
    mélancolie
    doux souvenir
    tendre moment
    si vrai si fort
    de toute beauté
    d’ailleurs
    mélancolie
    se verse encore une larme
    ceci dit en passant

  28. >Pierre (2):
    Contrastes. Belle idée cette association de destruction et de naissance de mirages. Merci Pierre, je t’embrasse.

    >Annick:
    Oui Annick, j’ai l’oeil et bien ouvert;-) C’est beau la mélancolie à travers tes mots.

  29. >Sylvie:
    Bonsoir et bienvenue sur le blog;-) La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Touchée que vous ressentiez si fort ces sentiments. Au plaisir de vous revoir.

  30. Maria-D
    tes mots m’ont touché le coeur.
    Tu est mon amie, c’est ça.
    Douce poètesse tes vers, tes poèmes sont merveilleux.

  31. Annick
    être a côté de Maria-D dans ton éloge
    c’est le plus grand honneur pour moi.
    Merci chère anie.

  32. Une jolie soirée…enfance retrouvée…dîner dans notre café…perdu de vue à nos côtés…rires et souvenirs échangés…des heures à bavarder..à Paris devant notre lycée…Raspail ..Montparnasse..Jean Paul Sartre..souvent rencontrés..et puis…………
    Un pare brise étoilé…une voiture fracassée..les objets dispersés…et se croyant abrité…dans le coffre…mon porte documents… volé…
    Le coeur choqué…recherche dans les fourrés…la rue du cimetière arpenté…des heures écoulées…pour ne rien trouver..
    Fêlure……
    Il y avait tous mes papiers…un trousseau de clé… mes dossiers.. Mais tout cela n’a pas d’importance..il suffit de plus travailler…d’augmenter la cadence…de dépasser les journées…Mais il y avait…dans une poche…fermeture éclair glissée…une annexe..une sorte de cabinet de curiosité..avec des souvenirs entassés…ce que le coeur ne peut pas porter..De la souffrance…de l’amour…de la passion..de l’amitié..sur de simples papiers déposés..Des photos…des morceaux de vie égarés..ici retrouvés…
    Michèle…Nicolas…Guillaume…Monique…Celine…Christine…Marie…Ossiane….et d’autres…Certains se connaissaient…d’autres pas…Près de moi ils….elles..chuchotaient…Et puis…quand le brouhaha..était trop important..ils..elles s’invitaient…Dans les regards et les mots on plongeait..
    Miroir brisé…
    Vite ..oublier…heureusement le coeur….c’est notre sauveguarde…
    Samedi…Place d’Italie…le matin..un inconnu m’a appelé…Il avait trouvé des papiers..il avait..dit il.. pris le plus important…
    Je l’ai retrouvé..lui..mes papiers et mon trousseau de clé..mais pas mes talismans…Je l’ai remercié…pour sa gentillesse et son acte de probité..Policier à Palerme il était…
    Moralité…ne pas s’attacher..à des objets…Je ne suivrai pas ce conseil..les mots des êtres que j’aime…près de moi..j’aime les conserver..

  33. Maria, c’est très beau, imagé et émouvant … « Brume craquelée sur la pelure de l’âme les mots coulent bleus… » sous la surface glacée, la source de la vie… merci pour ces mots bleus…

  34. ce matin, je relis doucement les superbes mots de amichel,
    puis je lis les commentaires, je relis aussi tes mots neyde et ceux de maria,

    et déjà des autres mots biens beaux,
    ma tête tourne, c’est si fort et profond.

    pierreb , c est splendide d’émotions belles.

    MERCI à chacun. bises de bonne journée.

  35. oui, tu as raison c’est un thème qui me tient fort à coeur. l’art pour survivre, l’art où s’exprimer, l’art de Platon, Hegel…

    Je t’embrasse

  36. Coup de tête
    Trop-plein de douleur
    Arrête

    Coup de fil
    Toile de prison
    Arrache

    Coup de pied
    Mur de glace
    Brise

    Coup de tonnerre
    Larmes de pluie
    Accepte

    Coup de vie
    Voies multiples
    Choisis

    Coup de tout
    Volonté de marbre
    Reviens

  37. >>>>>Beaucoup de chaleur humaine et de tendresse échangées entre vous sur le blog ce matin 😉 De quoi se réchauffer le cœur.

    >pierre b :
    Pierre, ces fêlures ne t’arrêtent plus 😉 Cette fois, les fêlures d’un pare-brise, les fêlures d’un cœur qui a perdu ses talismans les plus précieux, mais aussi les fêlures de la nostalgie d’un Paris perdu des années 60 comme si on y était avec des noms de lieux, de personnes réelles et imaginaires;-). Tu écris un vrai scénario de film. Tu élargis le champ de la caméra au maximum puis petit à petit, tu resserres tes plans pour pénétrer au plus près de l’intimité d’un porte-feuille devenu cabinet de curiosité. Bravo pour ce morceau d’écriture qui parle sans aucun doute à chacun de nous. Je t’embrasse.

    >Maria-D :
    C’est vous qui transfigurez mon Beau en d’autres nouveaux Beaux encore plus beaux et je vous en suis très reconnaissante. Belle après-midi à toi.

    >pierre (2) :
    Joli poème tout en suggestion avec cette mantille résille ! Je pensais également au filet qu’on met autour d’un chignon pour retenir les cheveux. Merci Pierre pour toutes ces belles interventions. Bises.

    >bruno :
    Tu vois que je commence à bien te connaître 😉 Je pense comme toi mais aussi à l’art en général. Bises vers Bruxelles.

    >bonbonze :
    Tiens un revenant sans fêlure et avec le sourire;-) Bonjour bonbonze, contente de te retrouver et que tu détendes l’atmosphère 😉 Bises.

    >l’œil vagabond :
    Un poème plein d’optimisme ! J’aime ! Des fêlures surgit la lumière. C’est un peu comme avec les échecs, il faut savoir en retirer les aspects positifs. Je t’embrasse Chris de Dordogne.

    >nigra :
    Coucou Nigra, contente de te retrouver aussi 😉 Comme j’aime tes poèmes épurés mais chargés de sens dans un face à face avec l’Autre. C’est simple et fort! C’est un beau coup de cœur 😉 Je t’embrasse et te remercie.

  38. Sous la glace, la haute mer…

    La haute mer…

    qui rugit sous la glace
    nous pousse à la dérive
    comme blocs de banquise
    comme laminaires
    comme lames de fond
    remue en nous
    ce qu’il y a de plus profond

    Par-delà les pilotis dressés
    du fond des âges
    où se heurte l’imagination
    d’un éternel voyage
    au-delà les détroits interdits

    la haute mer…

    nous emporte dans le pays
    des grands orages
    des grandes pluies
    Sur tous les vitraux brisés
    dans les galeries de glace
    au fond des grands miroirs

    la haute mer…

    nous emporte
    vers quelque chose de plus grand
    que ma propre vie
    que la vie de l’Homme aussi…

  39. Larmes…

    Les larmes, sont de l’eau.

    Salée.
    Sans sucre aucun,
    ajouté.

    Juste de l’eau,

    Salée.

    Elles font parti,
    du sel,
    de la vie.

    Elles sont parties,..
    Celles,
    De ma vie.

    Alors, j’arme,
    Ma peau.

    Fermée.
    Pont levis relevé.
    Sans rêve ajouté.

    Juste…

    Attendre.
    Une ondée.

    Fraiche,
    Non salée

    Une larme sans sel, une larme sans elle,
    Me désarmant,

    Glissante…sur ma peau,
    Peau de chagrin.

    Mais, sans sel, sans elle,
    Réhydratant,
    Ce qui me peut rester de rêves,
    Même les plus fous.

    D’autres moissons,
    Pour le coeur,
    Pour le corps.

    Les larmes sont de l’eau,
    Salée.
    Sans espoir ajouté.

    Mais le sel, de la vie,
    Reprendra, en ton endroit,
    de plein droit ,
    sa place , indéflectible.

    Comme,
    Ce sel, de la vie,

    Surgissant,
    Au fond, du fond des temps,

    Des déserts les plus absolus.

  40. Sven
    Un jour de pluie…
    Très beau poème.
    On ne peut arrêter le destin.
    Heureuse de te revoir parmi nous.
    Je t’embrasse.

    amichel
    tu est un poète hors concours.
    J’aime te lire.

  41. le couteau dans la plaie

    mille coups de scalpel
    des entailles comme arêtes vives
    sonores comme lames de métal
    mille incisions à l’arme blanche

    et les parois se gercent
    un voile descend sur les images
    les mots étouffés s’estompent
    le brouillard cerne le regard

    mille larmes en bataille
    des rayures sur la pupille
    grains de sel comme grains de sable
    mille cristaux de glace

    et les parois s’écaillent
    l’acidité est sur le ciel
    l’émail des morsures se fendille
    les griffures creusent le miroir

    mille coups de grâce
    l’épaisseur de la grisaille
    brisures de la vie en partage
    mille blessures au coeur

  42. Larme et sel
    Délicieux
    Sans doute aucun

    L’eau purifie
    Le sel hydrate
    Le désert est riche

    Vie et bulle
    Abaisse ce pont
    Pour que ça pétille

    Vie et rêve
    Acte les
    Jusqu’au bout du temps

    Va la chercher
    Sucrée, salée
    Qu’importe …

  43. >Sven :
    Bonsoir Sven, merci pour ce superbe poème plein d’élan qui engloutit hommes et pensées. Tu as brisé la glace en beauté pour mieux aller à la recherche de soi et abolir les frontières. J’entends craquer la glace et mugir l’océan. C’est un monde imaginaire fait d’eau qui ouvre ses portes vers quelque chose d’inconnu, d’infini mais qu’on devine très fort. Bonne soirée à toi, je t’embrasse.

    >Franck :
    Bonsoir Franck, contente de te retrouver ici avec ce très beau poème;-) L’eau sous toutes ses formes, les larmes, la pluie, le sel sans sucre ajouté, quelle belle idée d’associer ces éléments pour décrire ce chagrin intérieur. Attente douloureuse de la femme aimée face à la vie qui doit reprendre son cours. Le sel des larmes et le sel de la vie. Tu as utilisé de très belles associations de mots, d’images, de sonorités pour exprimer tout cela, assorties de la note positive de la fin qui montre qu’il est possible de surmonter ces fêlures. Merci pour ces mots émouvants, je t’embrasse.

    >Bouldegom :
    Beaucoup de poèmes forts ce soir. Le tien est à la fois incisif et sensible avec ces références au scalpel, aux entailles mais aussi aux larmes, aux morsures de douleur. Tu as particulièrement travaillé le choix de tes mots. Je vois quantité de mots qui expriment ce qui est minéral , ce qui griffe, ce qui fait mal, même très mal. Souffrance enfouie qui retrouve la lumière sous ta plume. C’est magnifique et émouvant. Merci beaucoup pour ce beau partage.

    >Nigra :
    Un beau rebond poétique sur les mots de Franck qui a ouvert d’autres voies d’écriture avec ces larmes de sel ! Ton poème tire le meilleur à prendre de ces éléments. Tu insufles vie, espoir, élan dans cette quête de soi toujours avec très peu de mots mais si bien choisis. Merci Nigra pour ta présence désormais indispensable pour notre nourriture quotidienne 😉 Bonne soirée.

  44. Ce n’ est pas plus jamais ,mais cela est bien de voire le monde;On se proméne de l’un à l’ autre à l’ occasion un mot quand il est un brin utileDepuis un quart de siécle j’ ai tout laissé et j’ ai adopté le pays des Taiseux ce n’ est pas mal je m’ y sent bien et quand les têmpetes font rages nous sommes bien dans cette maison aimée comme on aime un parent ,un ami ,la maison avec son histoire et nous voila en pleine geurres bien avant celle de cent ans .Voyez il m’ est possible d’ être bavarde mais j’ aime écouter les autres C’ est moi .Amitiée pour tousNoisette.

  45. Juste :

    Merci Ossiane, je suis toujours surpris, de me jeter dans cette joyeuse mêlée…toujours de façon impromptue, mais au moment ou je le fais, si nécessaire…
    Tu sais ouvrir les gens à d’autres modes d’expressions que ceux habituellement, par eux, usités.
    Râre.
    Bravo pour ces jolies notes, que je suit toujours, même silencieux.

    Merci Nigra, j’ai déja dit, dans le blog, je crois, que ce que tu écrivais me touchait particulièrement.
    Alors, je radôte….
    Bonne soirée à toutes et à tous.

  46. Je cherche une fêlure, une fêlure pour être brisé.
    [Georges Bataille] Extrait de L’expérience intérieure

    J’aime jouer des personnages qui ont des fêlures… c’est par là qu’entre la lumière.
    [Gérard Lanvin] Extrait d’une interview dans Studio Magazine – Avril 2000

  47. >Noisette :
    Bonsoir Noisette, j’ai vu en effet que vous commencez à vous promener de ci de là et à vous faire des amis. Pas si taiseuse que ça, vous avez écrit sept lignes sur mon blog. Ce n’est pas si mal 😉 Mais la capacité d’écoute est une belle qualité également. Bonne nuit à vous et faites comme vous le sentez. A demain.

    >Franck :
    Jette-toi dans la mêlée à ta convenance.
    En ce qui concerne ta remarque, j’essaie simplement d’explorer le plus possible de facettes différentes d’un thème mais les poètes en découvrent toujours de nouvelles et souvent inattendues. D’où l’intérêt de notre petit cercle poétique. On n’en a jamais fait le tour.
    Merci pour ton attachement au blog et que Bea entende ton appel ! Bonne nuit.

    >Nath :
    Merci pour ces deux citations si différentes mais qui sont un peu complémentaires quelque part. Si tout le monde pouvait penser comme G Lanvin… on pourrait assister à de nombreuses rédemptions. Je t’embrasse Nath.

    >chief gardener :
    Bonsoir et bienvenue sur le blog 😉 C’est la première fois qu’on me pose cette question sur ces photos. Ce n’est pas un puzzle transparent 😉 Je préfère réserver ma réponse pour la suite car je ne voudrais pas que ça influence les poètes dans leurs écrits. Je préfère qu’ils se lancent sans filet et sans a priori 😉 Beau travail que ton bassin et cet art pour l’agencer et le faire vivre. J’invite tout le monde à aller faire trempette avec tes grenouilles sur ce lien 😉 Amitiés.
    http://bassin.zeblog.com

  48. Fêlures, brisures ; Enchantement, ravissement
    Qui se fend, qui se prend ; se désirer, se pardonner
    S’écouter, savoir aimer ; trop de passion, trop de pulsions
    A deux sur notre pont, quelquefois fragiles nous marchons !

    Savoir me pendre c’est savoir te rendre
    Ce que tu m’as donné car je t’en ai jamais parlé
    Tu attendais certainement un signe que je t’aimais passionnément
    Je suis vraiment sincère, je te l’écris c’est mieux que paroles en l’air !

    Chris

  49. >Chris:
    Beau poème, Chris! Voilà des fêlures magiciennes avec des allers et retours entre écouter, donner, prendre, aimer. Un jeu de sentiments à deux fort poétique et troublant. Merci pour ta belle plume, bonne soirée.

  50. Fêlure
    Brisure
    Miroir attristé
    Tes yeux embués
    Perlés
    De gris
    Visage contrit
    La pluie tombe sur toi
    Et moi, je te prends dans mes bras
    Ma douce
    Ne pleure pas
    La pluie dégouline
    Et ton spleen
    Mélancolie
    Sublime mes envies
    Ton visage s’attendrit
    Et la pluie
    Se mue en goutellettes
    Rosée de mon être
    Coeur en SOS
    Cherche sa bouée
    Pour éclore en beauté
    Son paradis froufrouté

  51. >Claudie :
    Tu passes à un tout autre registre tout aussi émouvant. Cette note a fait couler beaucoup de larmes. Merci pour ces mots sensibles.

  52. ….

    Ils dirent :
    « pourquoi cet air triste ?  »
    Elle: « je crois qu’une fois encore des évènements dont le dénouement s’avère moins certain que les circonstances qui les ont provoqués m’ont frappés si fortement que je me trouve tout entière dans un grand désarroi ».

    … fêlures de l’âme …

  53. >Sylvie:
    Un petit retour en arrière dans les archives et sur une note qui en dit long. Ton commentaire m’interpelle. j’espère que tu ne vas pas trop mal au moins? Bises chaleureuses vers toi.

  54. Chère Ossiane,

    Rien d’autre que les tourments dont je t’ai parlé …

    … en attendant de te donner des nouvelles d’un changement espéré vers d’autres horizons professionnels … peut-être … j’espère …

    je t’embrasse,
    affectueusement

  55. >Sylvie:
    Mes meilleures pensées vers toi, Sylvie. La possibilité d’aller vers d’autres horizons serait sans doute la meilleure solution. Ce que tu vis est inadmissible. Honte à eux! Tâche de rester forte malgré tout en attendant qu’une opportunité se dessine. Je t’embrasse chaleureusement.

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