Visite

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Prélude à la nuit, une petite fugue à deux voix, ballet des ombres

Lecture du Haïku Calligramme: de gauche à droite.

Prélude à la nuit
Une petite fugue à deux voix
Ballet des ombres

 Petite mise en avant de quatre voix différentes qui font vibrer la lumière; celles de Brigetoun, L’oeil vagabond, Franck et Neyde.

solides, campés,
au royaume des ombres,
ils portent la lumière,
sur leurs bras levés

Brigetoun (son blog)

Conversation
En clair de lune
A chacun sa chacune
Au pays passion

L’Oeil Vagabond (son blog)

Deux arbres,
Deux lumières
Qui s’apellent
Qui s’approchent

Franck (son site)

Forêt enchantée
En sucre candi taillée
Un conte de fées

Neyde

42 commentaires sur « Visite »

  1. Les arbres vivants
    Absorbent la lumière
    De la nuit ambrée
    ___

    Bonne nuit lumineuse et magique
    Les arbres chantent
    C’est beau Ossiane

  2. Au Théatre Colonnes

    Dimanche en matinée

    Sur une Petite Musique de Nuit

    « Platanes en feux »

    Un pas de deux

    Qui vous laissera sans voix

    (Décors originaux [sans « S »] d’une Artiste qui ne manque pas d’R)

  3. Nuit mystérieuse
    Où les arbres se croyant seuls
    Sortent leurs racines de la terre
    Pour aller danser au clair-de-lune!

  4. Merci Ossiane, pour les précisions, à mon prochain séjour dans l autre département, branchée internet sur mon portable, je regarderai les boutons pour régler les couleurs…
    car entre ce que j ai vu Ailleurs, et ce que je vois Ici… rien à voir!
    ou pluôt une vue si différente, et c’est pourtant la même photo ‘réflexion’…

    il est très joli ton dernier calligramme…

    Réverbères en clairière
    Le ciel se nage dedans
    Cette lumière verte
    Qui inonde la sève
    Des vies précieuses

  5. Prudents
    comme les vièrges
    de l’Évangile,
    les arbres de cristal,
    fragiles, portent
    chacun sa lumière
    pour traverser la nuit.

  6. La visite

    Vers le milieu de la nuit
    Au souffle de l’air acidulé
    Les arbres de la forêt
    Se mirent à chanter
    Leur chant disait
    « Espérance »
    Leurs voix montaient
    En chants liturgiques
    Et les passants muets
    N’osaient croire
    Pareille visite
    Une cantate de Bach
    Venue pour la veillée
    Tout autour était silence
    Seul se répandaient les voix
    Jusqu’à leur épuisement
    La lumière baignait les âmes
    D’une lueur suave d’ambre
    La musique gagnait les cœurs
    De tous les voyageurs d’un soir
    Il était bon de s’emplir le cœur
    De cette incantation inopinée
    Réveillant les douces pensées
    D’un auditoire attentionné
    Toutes les joies oubliées
    Revenaient en notes légères
    Se saluaient les unes les autres
    Et repartaient dans la nuit d’ambre
    Nous laissant le goût sucré
    De l’espoir retrouvé

  7. >Maria-D :
    Toujours ta très belle écriture inspirée au travers de tes trois poèmes. J’ai hésité avec toi, je dois dire. Beauté de ce chant lithurgique des arbres que tu as très bien mis en scène. Merci beaucoup pour ta grande implication sur le blog. Bonne soirée.

    >Bernard :
    Superbe poème en hommage à la musique et bourré de petits clins d’œil à mon haïku. Bien vu Bernard, tu as fait partie de mes hésitations. Pourquoi « sans S » ? Bises.

    >Brigetoun, L’œil vagabond, Franck, Neyde :
    Contente de vous avoir mis dans mon épuisette. Merci pour vos quatre beaux regards sur cette place déserte. Amitié.

    >Cristina :
    C’est le monde à l’envers Cristina 😉 Et pourquoi pas cette fête des arbres après tout… Ils ont bien le droit de prendre l’air. Bises.

    >feu roméo :
    Amusant ce petit dialogue entre oiseaux. Merci.

    >Annick :
    Jolis petits poèmes entre ombre et lumière. Bonne soirée.

    >Neyde :
    Après le sucre candi, le cristal, belle image forte, Neyde. Je t’embrasse.

  8. A travers l’arbre…

    dans ses branches je dormirai
    et les voiles opaques des rêves
    le long de mon corps glisseront…

    dans son feuillage je m’éveillerai
    et à travers le jour qui me portera
    mon âme en transparence je verrai…

  9. Au petit matin
    l’encre desséchée
    assèchera les mots

    l’ombre s’en ira
    rejoindre sa nuit
    il ne restera au jour

    qu’un souvenir complice

  10. >Sven:
    Coucou, j’espère que tu as passé un beau week-end au soleil.
    Beau parallèle avec la transparence, les voiles et l’état de l’âme. De quoi passer une bonne nuit dans les arbres au mileu du feuillage.
    On dirait que ton deuxième poème prend la suite de ta précédente évocation. Les rêves s’évaporent dans la lumière tout en laissant des traces. Merci pour tes rêveries paisbles et sereines. Je t’embrasse.

    >fred:
    Belle transposition ces trois références à la Chine. Magie de la poésie et de ton imagination de nous emmener si loin. Merci Fred, bonne nuit.

  11. Illusion de soleils nocturnes.

    Concert de lumières diffuses frémissantes.

    Les âmes des arbres sont là et chantent silencieusement.

    Superbe série de photos mystérieuses et touchantes.

  12. Beau vibrato à quatre voix
    Bravo à vous quatre
    ___

    Parmi les arbres
    Le requiem de Mozart
    « Jour plein de larmes »

  13. même dans la plus grande des solitudes,
    quelqun nous observe en secret.

    du haut de tes cimes
    assise au vent du soir
    la rivière dans son lit
    mon coeur dans un mouchoir.

  14. >Michel (2):
    Bonjour Michel, j’espère que tu as passé un bon week-end. Tu nous offres un joli concert de mots, de lumières et d’impressions. J’aime beaucoup tes soleils nocturnes; c’est une belle image. Merci pour cette sensibilité que tu as fait passer dans ton commentaire. Belle journée.

    >Maria-D:
    Cette note est très musicale; beaucoup de poèmes autour de ce thème. Ci-dessous les paroles de ce célèbre requiem. Bonne journée!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Requiem_(Mozart)

    >Fanou:
    Bonjour Fanou;-) Belle idée d’avoir imaginé cette observation secrète. C’est un poème émouvant. J’aime ton expression « mon coeur dans un mouchoir. Merci à toi, je t’embrasse.

  15. Merci Ossiane
    Oui, j’aime beaucoup ce Requiem et le connais bien, tout particulièrement le « Lacrimosa » que j’aime énormément.

  16. Torchères imaginaires
    Les images se créent
    Jaillissent de nos Êtres,
    Etroites cheminées:
    En lettres amarantes
    En signes safranés
    Les mots en éruptions
    Se font et se défont.
    Tel un fleuve de lave
    Chaleur d’or me brûle
    Un froid grenat me prend.
    Ainsi naquit de l’ombre, ce que fuit et poursuit,
    En vapeurs de pensées, fumerolles de vies
    Notre envie de danser
    Un instant volatils
    Toi ou Moi, Vous et Ils

  17. Sur la place
    Où les ombres cheminent
    Dans la douce clarté
    Des arbres échevelés de lumière
    J’attends
    Au rendez-vous
    La cape de la nuit
    Me dérobe
    A la lune curieuse
    J’attends
    Que ton pas léger
    Fasse crisser
    Le sable de l’allée
    J’attends
    Et j’écoute
    La musique du vent
    Prélude
    D’un opéra nocturne
    J’attends
    Et dans tes yeux
    Au soleil de la nuit
    S’ouvriront
    Les petites fleurs blanches et bleues
    Des étoiles
    J’attends
    Tu viendras

  18. « ………et…..je viendrai… »

    c’est tellement beau amichel,
    fort sensibilisée aussi Fanou par ces petits mots,

    et je m émerveille encore par les jolis écrits qui se trouvent sous les images, comme à la précédente aussi,
    pffffffff, si délicate potion magique d’images, d’haiku, de jolis écits, et ensuite de commentaires d’écrits ou de réactions..
    un bel livre, où tant est à manger et à boire délicatement du bout des lèvres, du bout des doigts, pour ressortir bien, si bien..

    MERCI OSSIANE!

  19. >>>>Tout le monde est de retour après ce long week-end 😉

    >Bernard :
    Superbe ! Belle imagination ces torchères pour symboliser ce désir de vie. Merci pour la beauté des tes images et de tes mots. Bonne nuit.

    >MTO :
    Bien vu aussi ces vitraux de cathédrale. Dommage que je n’ai pas pu te mettre plus tôt dans mon épuisette à poèmes 😉 Merci beaucoup.

    >Annick :
    Coucou Annick, parmi ces visages, il y a certainement le tien 😉 Bises du soir.

    >Amichel :
    Coucou Michel, tu es de retour 😉 Quel beau rendez-vous ! Attente pleine de délicatesse dans la brise du soir. Ton final est magnifique. Bravo à toi.

    >Léah :
    Bonosir Léah, il me semble que c’est la première fois que tu t’exprimes ici. Merci pour ce joli ballet à l’envers. L’air de la nuit rend fou 😉 Au plaisir de lire à nouveau. Amitié.

    >Maria-D :
    Bel haïku ! Toujours la musique 😉 Bien vu le quintet plus ta belle plume derière tout ça et le tour est joué ! Bises.

    >Nigra :
    Bonsoir Nigra, tu as choisi le silence et l’ambiguité pour illustrer cette photo. J’admire aussi 😉 A nous d’imaginer la suite… Merci à toi et bonne nuit.

    >Bén :
    Je t’aurais reconnue sans que tu signes 😉 Un beau défilé. Merci, Bén, je t’embrasse.

  20. Tes photos m’inspire ce petite texte:

     » Dans le prélude de la nuit les lumières nous éclairent.
    Les feuilles des arbres absorbent et reflètent ses douces lueurs qui nous éclairent un soir dans les pars de la ville qui dort.
    Le promeneur marche et regarde sans un mot. »

  21. >Osmanthe:
    Bonsoir, sois la bienvenue sur le blog;-) Merci beaucoup pour cette belle évocation poétique. C’est exactement ce que j’ai fait sur cette place déserte tant c’était beau;-) Bien amicalement à toi.

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