Gouvernail

Gouvernail

La vie qui tangue, voyage sans pilote, le coeur chaviré

Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.

La vie qui tangue
Voyage sans pilote
Le coeur chaviré

Le poème de Brigetoun est sorti en douceur de mon chapeau aujourd’hui. Un hommage à la matière noble du bois, à l’artisan et à son amour du travail bien fait qui nous invite à rêver dans notre monde de plastique et d’objets fabriqués à la chaîne.

douce, tranquille
assurance, de bois,
métal et cordes.

roue immobile,
promesse de voyage
au loin, dans le temps.

la main d’un homme
l’a façonnée, d’autre mains,
depuis, l’empoignent.

et nous partirons,
nos rêves bercés, gardés,
par les artisans.

Brigetoun (son blog)

Photo de péniche prise sur le Canal du midi.

Petit clin d’oeil amical à vous tous en ce tout premier jour du printemps.

67 réflexions sur « Gouvernail »

  1. Bonjour, Magnifique Gouvernail…j’ai tangué pendant 4 mois, le monde qui m’entourait n’était plus stable, j’ai aujourd’hui retrouvé ma stabilité, alors pour moi voyager sur un bateau n’est plus ma tasse de thé mais plutôt un passage à oublier le temps de regarder … de ce que j’ai vécu, j’ai eu beaucoup de chance car tout s’est arrêté un jour de janvier..alors j’observe cette photo et je me dis que la Vie est belle et elle vaut d’être vécue.CJM*

  2. Hors de l’abri des portails
    Sous le vent et les tempêtes
    Dans les rêves de conquête
    Perdu en mer de corail

    Mon cœur est mon gouvernail

    La vie tangue sans pilote
    Bateau ivre sous la lame
    La vague roule les âmes
    L’esprit chavire et sanglote

    Mon cœur est mon gouvernail

    La roue de la vie s’affole
    Sans haubans de la raison
    Les voiles sans horizon
    Errent dans la nuit des pôles

    Mon cœur est mon gouvernail

    Dans la barque de Charon
    Un jour finira ma course
    Dans la plus noire des sources
    Une étoile pâle au front

    Mon cœur nu au gouvernail

  3. Le coeur chavire, la vie qui tangue, le souffle s’entend, et le coeur se pose des questions. La vie ne se gouverne pas aussi facilement, mais les émotions sont là tout le temps.
    C’est un plaisir de voir et revoir toujours vos belles photos.

  4. aquarelle vive

    au delà des murs clairs
    horizons de cigales

    des montagnes de pins
    le soleil transparent
    baignade de terrasse

    table d’orientation
    la barre en roue libre
    une idée de voyage

    apparition diaphane
    d’un tapis volant

  5. l’âge du capitaine

    tant pis si je chavire

    la voie est sans âge
    le chat guette la pie

    le coeur est à gué
    la vie prend un virage

    tangage du voyage
    le lot d’une virée

    tant pis si je chavire

  6. Bonjour Ossiane
    très belle page ce matin, toute en clair-obscur et tendresse
    J’aime beaucoup ton calligramme
    et la belle poésie de amichel et bouldegom
    Belle journée et à plus tard

  7. Dernier voyage…

    Toute leur vie ils ont rêvé de pouvoir s’en aller
    voyager dans le ciel bien au-dessus des nuages
    ils rêvaient heureux la tête pleine de projets
    sur les chemins pierreux qui mènent au village…

    malgré les ans ils rêvaient encore d’un autre pays,
    de douces évasions, de voyages insensés, d’oubli,
    suivant pas à pas leur chemin sous un ciel craquelé
    dos voûté, front appuyé sur la canne de leur passé…

    tous les soirs ils viennent étancher leur soif d’ailleurs
    le long du canal regarder fatigués les péniches passer
    retrouver sous un sourire déguisé les joies, les pleurs,
    les souvenirs bien plus vivants dans leur regard troublé…

    le chemin est encore plus long ils reviendront demain…
    c’est leur dernier trajet, ils sont seuls et le savent bien…
    ils scrutent le ciel admirent tous ces bateaux et pourtant
    leur coeur au fond se sont créés des plages de sable blanc…

  8. Barre à droite…
    Barre à gauche…

    Le long du canal
    s’en va ma barque,
    parfois par gros temps,
    souvent glissant doucement.

    Oubliées les marges
    et les ports d’attache.
    L’horizon est ma seule destination

    Barre à gauche !
    Barre à droite !

  9. Le voyageur du temps
    Gouvernail en ses tant

    Une nuit se pose, et des mains d’artistes laissent de bien jolies étoiles de nuit!
    La photo est fort belle, le calligramme maginfique! les haiku beau mais triste. Je vous souhaite uen bonne journée et vous remercie pour la richesse de vos textes, ou des textes recopiés, merci Maria.D pour les écrits d’hier soir.

  10. Bonjour,

    MERCI pour toutes vos merveilles. Cela va me donner de la force pour convaince, CONQUERIR lors d’un entretien d’embauche en ce jour de PRINTEMPS.

    J’aime recevoir chaque matin une citation du site evene.fr, je le reçois comme un cadeau, et j’y aperçois de nombreux signes de ma VERITE.

    Qu’est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
    [ Johann Wolfgang von Goethe ]
    Bises

  11. Immobile
    Premier temps
    Aquarelle
    Quelques touches
    Capucine
    Jour nouveau

    Marquise
    Fleur vanille
    Batelier
    Basané
    Aventure
    Rais de coeur

    Accostage
    Bord à bord
    Destinée
    Ganche et bosse
    Epissure
    Fils tressés

    Plein de joie
    Peur du vide
    Gré du vent
    Roue des ans
    La brise du printemps, comme un parfum léger, éveille les désirs, de voyages espérés, de chants de timoniers, d’audaces inexplorées…
    Et voguent nos navires!

  12. douce, tranquille
    assurance, de bois,
    métal et cordes.

    roue immobile,
    promesse de voyage
    au loin, dans le temps.

    la main d’un homme
    l’a façonnée, d’autres mains,
    depuis, l’empoignent.

    et nous partirons,
    nos rêves bercés, gardés,
    par les artisans.

  13. Le vent se lève,
    La coque a frémi ;
    C’est la fin de la trêve
    Pour l’amarre engourdie.

    Il me faut partir,
    Oser le grand large,
    Ne pas revenir,
    Et tourner la page.

    Un départ en fanfare
    Car la peur est partie ;
    Elle qui tenait la barre
    Et gouvernait ma vie.

  14. Par-dessus le mur
    Le doux rêve d’un conte
    Un tapis volant
    ___

    Cerisiers en fleurs
    Estampe japonaise
    Nuage flottant
    ___

    Robe de printemps
    En chute de pétales
    La brise frêle
    ___

    Pluie de mille fleurs
    Parterre fleurit tendre
    Un ange passe
    ___

    Le cadran du temps
    Couleurs mouillées diffuses
    Envol suspendu

  15. Voyage, voyage ….
    A l’abri du vent
    Et des colère du temps….

    Inspiration du dernier CD, des tubs des années 80.

  16. Seules les femmes ont charivé, chavirent et chariveront mon coeur…
    Je vous aime,
    Vous ne le savez pas,
    Ou ne vous ne le comprenez pas,
    J’ai jeté un appât,
    Dix ans, il ne remonte pas,
    Je ne vous en veux,
    La vie ainsi va…

    Cher Michel, quand viendras-tu versifier chez moi ?
    Ma profonde admiration cher Ami.

    Bises chère Ossiane.
    OLIVIER

  17. « Tu es pressé d’écrire,
    Comme si tu étais en retard sur la vie.
    S’il en est ainsi, fais cortège à tes sources.
    Hâte-toi.
    Hâte-toi de transmettre
    Ta part de MERVEILLEUX de rébellion de BIENFAISANCE.
    Effectivement tu es en retard sur la vie,
    La vie inexprimable,
    La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir … »
    René CHAR Le MARTEAU SANS MAITRE, 1934

  18. Beau réa de bois,
    centre de mon essentiel,
    étoile des vents…
    Protégée, sur les flots lents
    ma vie vogue en découvertes

  19. >Catherine JM :
    Tu veux dire que tu as réellement fait ce voyage en bateau de quatre mois ? Si tu as mal vécu cette expérience, je comprends que tu préfères la stabilité de la terre ferme. Toutes sortes de symboles forts autour des bateaux. Merci pour ton témoignage.

    >amichel :
    Je retrouve dans ton poème des mots que j’ai failli utiliser pour mon haïku (roue, bateau ivre)
    Voilà un poème tourmenté au cœur d’une tempête que seul ce cœur permet d’affronter courageusement. Tes mots sont recouverts d’écume et révèlent la rage de l’océan. Une errance poétique poignante dans la solitude. Merci beaucoup pour la beauté de tes mots et images. Je t’embrasse calmement 😉
    http://w3.jura.ch/lcp/cours/mytho/charon.html

    >Poète :
    Très gentil à vous d’être revenu(e). Impossible de contrôler complètement ce tangage et heureusement, je crois. Bien à vous et merci.

    >bouldegom :
    A l’opposé de amichel, ton poème reflète la vie douce qu’on laisse couler et qu’on prend comme elle vient. J’aime bien ton image de roue libre. Ton deuxième poème est très différent puisqu’il fait référence au temps qui passe mais il dénote un appétit de découverte envers et contre tout. Peu importe l’âge du capitaine. Merci à toi.

    >Maria-D :
    Bonjour Maria, toujours ton premier coucou du matin 🙂 Tes haïkus sont de plus en plus beaux, je trouve. A nouveau une série de haïkus très légers, aériens, gais, imagés. Ca flotte ; c’est le printemps. L’esprit s’évade. Merci beaucoup, je t’embrasse.

    >Christine :
    Merci Christine de te laisser entraîner sur ce fil. Bises.

    >Sven :
    Un poème douloureux, difficile que tu as choisi d’écrire en vers pour parler de la mort. Ce dernier voyage est très émouvant avec ces rêves de voyage avortés et cette envie inextinguible d’évasion à l’heure de la fin de la vie. Très belle image que ces plages de sable blanc au fond du cœur. Merci pour ton écriture sensbible qui touche profondément. Je t’embrasse.

    >Guess Who :
    Hello matelot Tiago ! Voilà un poème plein d’allant, peu importe le temps, il faut aller de l’avant. C’est un peu ta philosophie de la vie que tu mets dans ta poésie, non ? Bises à toi et merci.

    >Annick :
    Merci Annick, bonne journée !

    >Nath :
    A l’heure où je réponds, tu as sans doute déjà passé cet entretien. Je croise les doigts pour toi. Tu sembles pleine de détermination. Belle cette définition de la poésie. Je me retrouve là-dedans. Bises printanières.

    >Bernard :
    Superbe poème très imagé. Tu laisses échapper des sensations premières qui finissent par s’assembler et prendre un sens profond. Je me pose la question si tu écris tout ça spontanément ou si c’est très construit. Le vide et le plein sont toujours là et j’y ai pensé moi aussi 😉 Merci beaucoup.

    >Brigetoun :
    J’ai bien aimé le thème que tu as développé dans ta douce poésie ainsi que les mots que tu as utilisés pour exprimer ce façonnage de la matière. Ce n’est pas souvent que tu fais des poèmes aussi longs 😉 Difficile de résister à l’appel d’un gouvernail 😉 Bises amicales.

    >feu roméo :
    Plein d’ambiguité dans cette corde… La corde au cou d’où cette possibilité de s’échapper ? Merci Roméo de me faire gamberger 😉

    >Nigra :
    C’est inhabituel de ta part d’écrire des poèmes courts 😉 Tu nous offres deux versions. Je préfère la deuxième. Merci à toi.

    >Daniel :
    En fait, daniel, tu continues le poème que tu as commencé sur la note précédente 😉 C’est bien vu d’associer cette peur à ce gouvernail qui empêche d’être soi. On peut faire tout dire à cette roue, roue de liberté ou d’entrave. Merci à toi.

    >MTO :
    Ce rêve est-il réalisable ? C’est peut-être cet auvent au-dessus du gouvernail qui t’a conduit à écrire cela… Merci à toi.

    >François :
    ;-)) C’est la grande forme ! Bises jardinières.

    >Olivier :
    Merci de ce poème chavirant, Olivier. Je me doute de ce qui te préoccupe mais il n’y a pas que les femmes qui peuvent chavirer un cœur. De multiples petites choses autour de soi peuvent faire aussi vibrer, la beauté intérieure des gens et la beauté du monde. Courage à toi. Je t’embrasse.

    >Nath :
    Beau poème, Nath dans lequel tu recherches certainement du sens. J’espère que ton entretien a bien marché.

    >Bén :
    Superbe tanka sur cette roue et tout ce qu’elle symbolise au plus profond de soi ! Bravo à toi.

  20. Gouvernail

    Bateau je suis
    Un bateau ivre
    Ivre de vie
    Sensation étrange
    Impression désopilante
    Les vagues me portent
    Ça monte et ça descend
    Creux de la vague
    Je n’ai pas peur
    J’attends la suivante
    Arrive la grande vague
    Appréhension et confiance
    Je me sens forte
    Prête à affronter la vague
    Plaisir et inquiétude
    Lorsque la vague approche
    Grand chambardement
    Peut-être un peu perdue
    Peut-être un peu retrouvée
    Le calme revenu
    Confiance en moi j’ai
    La vague surmontée

  21. c’est beau Maria.D
    j ai beaucoup de plaisir à vous lire tous ce jour, c’est tellement!
    merci pour tes mots, brigetoun.
    c’est tellement bon, des rêves bercés et gardés par des maîtres de la main précieuse et rare!

    c’est un bel printemps que je vois au gouvernail de la péniche!

  22. Bel printemps
    Invisible présent
    Inaudible musique
    Parfum de l’air du temps
    Tu poses tes odeurs
    Sur ce grand gouvernail
    Prêt à te faire confiance
    Tu as plus d’un printemps

  23. Touché Nath !… en plein dans le mil…

    Ossiane, je ne voulais pas…te dire encore , que cette image, et le haîku l’accompagnant…
    Tout cela est très fort.

    Touché, au moins deux fois ce jour…, c’est bien ! je progresse.!!

  24. >Maria-D :
    Belle évocation de la vague que l’on apprend à contourner, à surmonter, à négocier, le cœur en émoi. Merci Maria pour ces mots pleins de vie.

    >Annick :
    Tu évoques une ébauche de printemps dans ton poème; pas encore tout à fait arrivé. Bises.

    >Franck :
    Décidément, ce thème sur les péniches frappe très fort 😉 Il est vrai qu’on peut imaginer des tas de choses autour de ce gouvernail. Chacun peut y mettre un peu de soi. C’est une des grandes forces de la photo et de la poésie de créer de l’émotion pure. Bien à toi.

    >Well :
    Tempête sur le canal ! La bouée, c’est bon, je confirme. Très évocateur aussi la bouée. Merci pour ton énergie, Well et bonne nuit.

  25. Très émouvant dans ce combat intérieur cette affrontement de la vague Maria, cette sensation de ressac… dans une autre forme de mots, j’avais écrit un poème : « impression » sur toutes ses sensations qui vous prennent et vous entrainent dans un tourbillon, et pour en sortir il suffit seulement d’avoir confiance en la vague suivante… bonne journée
    amicalement.

  26. Bonjour Ossiane
    merci pour ton appréciation, ces mots : la vie qui tangue, le gouvernail sans pilote – m’ont fait penser à la fin de vie, son destin que l’on ne contrôle plus tout à fait, le bateau de la vie qu’on laisse filer…le regret de tous les rêves qu’on aurait aimés réaliser, le rapprochement et l’appréciation après coup de tous ceux qui nous ont portés dans cette vie et qui restent dans nos coeurs dans un vivant souvenir et une grande quiétude… bonne journée à toi et à bientôt.

  27. Le vieux capitaine monte à bord
    Sa démarche lente en a vu des voyages
    Sa main caresse la grande roue
    Elle connait chaque noeud, chaque nerf
    De ce bois façonné par une autre
    Et quand sa main se plait à caresser le bois
    Ce sont deux mains qui se partagent
    Ce magnifique inattendu voyage
    Sans cesse renouvelé et les saisons défilent
    Dans ce temps suspendu sur cette eau
    Que le capitaine a vu calme ou affolée
    Le temps se prend comme il se donne
    Et la casquette, la pipe, la main savourent!

  28. >Ossiane :
    Je me pose la réponse!
    Tu as très bien décrit le cheminement du poème que j’ai voulu écrire. Ma première inspiration, c’est l’image; « tes images »! Ce sont aussi celles qu’elles m’évoquent spontanément autour de mon ressenti, de mes émotions du moment. Voilà mes « sensations premières ».
    Ensuite, c’est, ce sont, un fil, des fils plus ou moins enchevêtrés, plus ou moins fins ou grossiers, plus ou moins longs, qui se déroulent… Ce n’est pas encore l’assemblage, c’est la recherche sans forcer, la cueillette, suivant l’intérêt, l’envie que j’ai, le temps que je me donne. Cela passe souvent par le langage, le plaisir d’explorer les mots, leur sens, leur étymologie, leur histoire, leurs usages. Et c’est pour moi un immense plaisir de retrouver de cette façon, sur des sujets aussi divers que les thèmes que tu proposes, le souvenir de mon apprentissage de la langue, des langues, un retour aux sources, un retour à la petite école!
    Puis, c’est « l’assemblage », déjà intuitivement ou partiellement échafaudé durant les étapes précédentes; là aussi, c’est une recherche passionnante, car je ne peux savoir à l’avance ce qui va en ressortir, qui peut faire écho autant à ta note (photos, calligramme et traitement de l’image) qu’à certains des commentaires de notes précédentes (de toi ou d’autres visiteurs) ou encore à mon besoin d’expression personnelle du moment. Cela devient ici construit ou « très construit »…
    Je n’oublie pas enfin la relecture, la dernière touche, le coup de coeur final!
    Tel a été le parcours, le voyage que je me suis offert autour de ce « Gouvernail ». Cependant, le temps imparti à cette écriture varie beaucoup d’une note à l’autre; et selon les jours, je privilégie plus l’écriture spontanée (mais pas tout à fait automatique, car elle m’éloignerait trop de l’émotion au profit de l’intellect ou de la logique du langage) ou bien la recherche, à travers dictionnaires, encyclopédies, ouvrages divers, et… expérience personnelle de la nature, de la vie.
    En tout, ce qui compte, c’est l’intensité, la présence, la conscience de l’instant, le bonheur d’être en plein, d’exister et de faire le vide pour de nouveau s’emplir. L’Expir avant l’Inspir!

    Puisque tu me l’as demandé, j’ai osé dire ici un peu plus « ce que je suis ». Mais qui ne s’y reconnaîtrait pas!
    Il y a beaucoup de textes sur la poésie; j’ai envie d’en citer trois aujourd’hui:
    « Les vers sont des expériences » (Rainer-Maria RILKE)
    « La poésie c’est l’intense » (Yves BONNEFOY)
    « la poésie est métamorphose » (Jean-Pierre SIMEON)
    Et pour faire la fête, allons faire un tour sur les bords de Seine, comme au temps des guinguettes, écouter le Messager du Printemps:
    http://chanteur.net/spectacles/20040326-PenicheOpera-Messager.htm
    Merci à toi Ossiane et à tous, visiteurs aimables! .

  29. Belle journée à vous tous amis d’écriture.

    Oui Sven , cette force de vie intérieure qui nous pousse à vaincre l’adversité, à remonter la pente, ce coup de talon donné au fond pour rebondir, ressurgir et sortir la tête de l’eau, cette force de vie qui fait que nous ne soyons pas des morts vivants, ce que certains on appelé « la résilience ».
    Confiance en soi, certes, mais toujours il y a eu quelqu’un ou quelque chose qui a fait que cette confiance puisse naître en nous.
    Merci à toi pour ta sensibilité. Belle journée, de coeur à coeur.

    Merci Ossiane pour cet espace où tu permets à chacun d’entre nous toutes ces belles pensées écrites, toutes ces rencontres.
    Belle journée à toi. Je t’embrasse

  30. Point de poème aujourd’hui, juste des réflexions par arpport à des combats …
    Pourquoi défendre l’ART : tout simplement parce-que le RYTHME de chacun est respecté et autorise l’ETRE à DEVENIR lui-même (luit-même, luit-m’aime, lui-m’aime ? Au choix , ce sont des maths !!!!!!…) dans une diversité de chemins différents.
    Les trajectoires des rencontres avec soi ET les autres, sont plus ou moins difficiles selon la singularité des histoires de chacun …Le multiple dans cette approche du sensible permet d ‘ADVENIR avec des alliances pour maintenir le cap, ne pas trop tanguer devant les multitudes d’obstacles devant les préjugés, les conventions, le conformisme, la rationalité … Proposer seulement un espace d’EXPRESSIONS sous des regards bienveillants : une trêve, un chemin de rêves plus ou moins long pour aboutir et comprendre ….

    La citation d’aujourd’hui :
    Un mot est un oiseau au milieu d’une page. C’est l’infini.
    [ Antonio Soler ] – Extrait de Le Chemin des Anglais

  31. Avant de sortir en extérieur, douces pensées vers toi Maria.D, tu exprimes fort bien.
    Et belle journée à tous!

    Le calligramme, Ossiane, avec le gouvernail, dégage une bien tendre douceur par ses couleurs, se traits,. J’aime beaucoup… et aussi vous lire tous. Merci!

  32. Ossiane,

    Poser mon regard
    Sur ces belles poèsies et photos
    Est toujours immense
    Et tout en imaginant
    Que le pilote est à bord
    Je me laisse emporter,
    Emballer doucement,
    Il fait si bon…!

  33. >Sven :
    Bonne journée, Sven et merci.
    >Annick :
    Beau poème Annick dans lequel tu as adroitement mêlé des choses picorées de ci de là. Merci à toi, bonne balade.
    >Bernard :
    Très belle surprise que tu nous offres avec ton chemin de poésie ! Je ne m’attendais pas à ce que tu rentres si en détails dans ce processus complexe de la création. J’avais en effet ressenti ces fils épars qui finissent par s’assembler pour donner en final un tissu de mots qui procure du sens et de l’émotion. Je dois dire que ton cheminement est très riche et construit malgré cette apparence spontanée. Tu pars en poésie comme pour la cueillette des champignons;-) On sent que tu aimes le langage, ses subtilités de sens et tout ce qu’il est capable d’inspirer. Je suis d’accord avec toi quand tu dis que c’est passionnant car on ne sait pas à l’avance ce que sera le résultat final. Je ressens la même chose quand je fais le calligramme. C’est un véritable chemin d’aventure qui fait voyager. Un grand merci de t’être livré ainsi. Ton parcours professionnel est-il lié à l’écriture ? Une pointe de curiosité de ma part qui n’oblige pas de réponse bien entendu 😉 Tu conclus ton commentaire en beauté avec ces citations sur la poésie et cette invitation à faire la fête sur la péniche Opéra. Merci beaucoup, c’est un plaisir de t’avoir parmi nous ; je t’embrasse.
    >Maria-D :
    Quand je lis tous vos riches interventions, je ne peux pas avoir envie de brider vos paroles 😉 Je suis contente de vous voir heureux ici. Bien à toi, Maria.
    >Nath :
    Beaucoup de réflexions de la part des uns et des autres, ce matin 😉 Pour commencer, j’aime beaucoup la citation sur ce mot-oiseau;-) Ensuite, je crois comprendre que tu te sens bien dans cet espace pour emprunter différents chemins de mots et de sens pour rêver la vie autrement. L’art, la création dans le partage permettent plus facilement d’accéder à soi-même car les fibres intimes s’enrichissent du vécu et du regard des autres. On se cherche, on explore, on écoute, on regarde, on grandit. Pour ce qui est des préjugés et du conformisme, il faut mettre tout cela de côté car ça ne fait pas avancer. La pluralité des expressions qu’elle dérange ou pas est la meilleure chose qui soit. J’espère ne pas avoir déformé tes propos. Je t’embrasse.
    >Fred de Toulouse :
    Voilà trois haïkus empreints de sérénité et de bonheur de vivre, Fred 😉 Pilote automatique, symphonie, éventail, ça flotte dans ta tête et c’est très beau. Merci pour cette paisible dérive poétique. Bises.
    >Cristian M :
    Je sais Cristina que tu es attachée à ces voyages poétiques et je te remercie de te laisser aller ainsi à nos rêveries. Le pilote est là plus ou moins invisible 😉 Merci à toi, bises vers l’Australie.

  34. Et oui Bernard, et oui Ossiane.
    Et si l’on sait bien regarder, s’écouter, tous les mots dans leur ‘nudité’ (en les explorant dans leurs pluralité de sens), nous renvoient à notre VERITE, et les mots de chacun en RESONANCE, miroirs de nous-même.
    C’est ça la BEAUTE permettre à l’autre d’atteindre son ultime VERITE …
    Bises.

  35. « L’unicité transforme chaque être en présence, laquelle, à l’image d’une fleur ou d’un arbre, n’a de cesse de tendre vers la plénitude de son éclat qui est la définition de la beauté. En tant que présence, chaque être est virtuellement habité par la capacité à la beauté, et surtout par le désir de la beauté. Oui, à première vue, l’univers n’est peuplé que d’un ensemble de figures ; en réalité, il est peuplé d’un ensemble de présences. C’est bien de cette réalité qu’à un niveau plus élevé naît la possibilité de dire « je » et « tu » ; c’est là le commencement du langage, c’est là, peut-être aussi, le commencement de l’amour. »

    Conférence de François Cheng, au Colloque de l’Association éducative dominicaine à la Colle-sur-Loup (Alpes Maritimes), le 6 mai 2005. Publié dans la Revue du Rosaire, n° 175, janvier 2006.

  36. La vie qui tangue…
    La boussole est gouvernail
    pour garder le cap

    Voyage sans pilote…
    sur le canal du Midi.
    L’amour-gouvernail

    Le cœur chaviré…
    Tu seras au rendez-vous,
    … tu es ma boussole !

  37. >Nath:
    Je me souviens de ton poème. Ton lien ne fonctionne pas; je remets le bon lien pour pouvoir aller lire Chair Infinie.
    https://blog.ossiane.photo/2005/03/09/2005_03_bleu_nuit/#comments
    Sinon, rassure-toi, tu ne tangues pas trop;-) BIses.
    >Nath et Maria-D:
    Merci pour vos regards croisés intéressants. Il me semble que ce passage sur la beauté est égallement dans les cinq méditations. Bonne soirée à vous deux.
    >Pascal:
    Belle métaphore cette étoile! Cela n’a pas été évoqué. Merci Pascal, à bientôt.
    >bouldegom:
    C’est bien d’avoir rebondi sur Pascal avec la rose des vents. Elle n’a pas l’air si terrible que ca cette galère 😉
    >Bén:
    Tu nous gâtes Bén avec ces trois beaux haïkus que tu as composés à partir de chaque vers de mon haïku;-) Ils tournent tous les trois autour de la vie et de notre boussole intérieure comme repère. La rose des vents à le vent en poupe;-) Retour en légèreté à ta passion pour les tissus dans le quatrième. Merci à toi, je t’embrasse et te souhaite une bonne soirée.

  38. C’est très intéressant Maria cette idée de présence, pas forcément palpable, pas forcément visible… je pense à cette question que m’avait posé ma fille un jour, « pourquoi crois-tu en Dieu puisqu’on ne l’a jamais vu ? » et tout simplement je lui ai dit, tu vois, c’est comme le souffle du vent, tu le sens, tu sens sa présence et sa force bien que tu ne le vois pas et que tu ne puisses le saisir… et la façon dont nous ressentons une présence dépend d’abord de la force de nos émotions, si nous sommes contrariés nous n’ entendrons pas le langage de l’autre, prisonnier de notre combat intérieur, et
    si nous laissons nos émotions nous priver de la capacité à réagir, nous sommes vidés et il ne nous reste plus de force pour nous tourner vers les autres, aimer, recevoir et donner en échange… Si nous savons être libre à l’intérieur de nous alors nous saurons voir la présence et écouter le langage sans parasite… me semble-t-il.

  39. Que d’échos dans vos motsqui en disent tellement.
    maria D le mot RESILIENCE prend seulement tout son sens pour moi en ce moment … Et merci pour le passage cité de Cheng. J’ai cherché aussi RELIANCE sur Internet et j’ai trouvé des pistes sur la site
    http://www.reliance.fr
    parce que j’aime seulemnt explorer, découvrir ….
    Auujourd’hui, une réflexion d’une personne m’a laissée bien perplexe, lorsque j’évoquais seulement quelques bribes de découvertes : ‘Il ne faut pas se poser top de questions ‘ .
    Qu’en pensez-vous ???
    Il y a seulement aussi de vraies questions à se poser ! Pourquoi font-elles tellement peur à certains ? Pourquoi certains empêchent ils le conflit d’emerger alors qu’il est simplement riche de sens si on sait le regarder ?
    Je m’arrêterai là, mais je me questionne beaucoup sur les TABOUS, ce qui doit^tre tu alors qu’il fait simpleemnt avancer !
    Bises et bonne soirée

  40. >Fugitive:
    Quelle belle plume tu as pour écrire ces haïkus. Ils sortent toujours de l’ordinaire. Immobilité, absence opposés à la mouvance du soleil. C’est superbe. Je t’embrasse et te remercie.

    >bouldegom:
    C’est fou tout ce que tu trouves à dire sur ce gouvernail 😉 Merci à toi.

    >Nath:
    Les questions font peur aux gens car elles renvoient l’être humain à la place qu’il occupe dans le monde. Peur de se remettre en cause, de reconnaître ses erreurs aussi. Pour laisser un conflit émerger, il faut prêt à recevoir de la parole. C’est la chose la plus difficile qui soit d’établir une connection à double sens entre deux personnes.

  41. >Nath:
    Tu as vraiment trouvé un bon lien pour faire comprendre toutes ces interactions. J’y retrouve ce que j’ai lu dans les cinq méditations sur la beauté de F.Cheng. Merci pour ce partage.

  42. Sven, ta réponse à ta fille est belle.
    Connais-tu le livre « Etre créateur » d’André Gence aux edt La Thune.
    Si tu as l’occasion lis-le.
    Bonne nuit

    Nath, oui, c’est le bon lien du colloque de F Cheng auquel je me suis référé, et où il aborde en grande partie le thème de son livre « les cinq méditations sur la beauté »
    Mais je suis nulle et ne sais pas envoyer des liens.
    Merci Nath, pour l’avoir fait.
    Continue à te poser des questions, c’est important.
    Bonne nuit

  43. Maria D: effacer le mot NULLE, simplement dire qu’on ne nous a pas montré, simplement qu’on ne sait pas. Peux-tu demander à qulqu’un qu’il te montre comment copier et coller (c’est très simple, mais on doit simplement montrer la ROUTE). De l’importance du mot ACCOMPAGNER.
    Bises
    La citation ce jour : La beauté est un miracle de l’instant.
    [ Hafid Aggoune ] Extrait de Quelle Nuit sommes-nous

    Qu’entendez-vous déjà dans ‘Quelle Nuit sommes-nous ?’
    L’importance du SYMBOLIQUE, dans tout ce qu’il nous renvoit sur nous-même………….

  44. Sous la voussure des arbres
    Le vaisseau serein
    Dans l’aube douce
    Se mire
    Emerveillé.

    Quelle extraordinaire photo, pleine de sensibilité….

  45. J’ai sillonné les archives de votre site, sur le canal du midi… Comme je sillonne sur le canal de toutes façons… De jolis points de vue… De jolis photos aussi sur d’autres thèmes mais je me sens plus concerné par les photos du Canal… Fermeture d’esprit sans aucun doute… Je passerai feuilleter l’album tantôt…

  46. Quand il eut levé l’ancre et hissé la grand voile
    Il a posé ses mains ainsi que deux tenailles
    sur les poignées vernies d’une roue du gouvernail
    et poursuivi sa route face tournée aux étoiles

    Alain

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