Café

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

Chaises encore vides, rendez-vous en terrasse, grille de mots croisés.

Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.

Chaises encore vides
rendez-vous en terrasse
grille de mots croisés

Dans les rues de L’Ile Rousse en Haute Corse. Voir la Carte de Corse

Petit clin d’oeil à Bourrache et Annick pour notre rendez-vous nocturne au bistrot de L’Oeil Ouvert;-)

Douceur de vivre, saveurs d’un café en terrasse sous les platanes, rendez-vous heureux ou brisés, évocations tendres, souvenirs nostalgiques d’un temps passé conjugué au présent grâce aux belles plumes de Claudie, Maria-D, Kirikino, amichel et Nigra.

Bistrot en éveil
Arôme café crème
Senteur de la vie

Claudie

Diabolo menthe
Terrasses des entre cours
Souvenirs tendres

Maria-D

Chaises canissées
Bien alignées, ordonnées
Heure matinale

La terrasse d’un café
Au sol, trois feuilles mortes

A midi sonné
Vient l’heure d’affluence
Chaises occupées

Les paroles échangées
Au sol, dix feuilles mortes.

Kirikino (son blog)

Sur l’esplanade ensoleillée
Les chaises attendent alignées
Et les pigeons surveillent
Que le café enfin s’éveille
Que la foule oisive prenne place
Pour déguster un verre ou une glace
La terrasse se remplit et s’anime
On s’y donne des rendez-vous intimes
On commande des bocks ou bien des grenadines
Les hommes sont joyeux et les femmes mutines
Les garçons ont les yeux qui brillent
Sous leurs lazzis on voit rougir les filles
Dans l’air doux on entend quelques rires
Les plus timides font semblant de lire
Les serveurs qui prennent les commandes
Entre les tables semble danser la sarabande
A l’ombre des platanes placés en sentinelles
Les amoureux embrassent aussi leurs belles
Et chacun sirote ce doux et paisible bonheur
Dans la douceur gratuite d’un cocktail de couleurs

amichel

Au passé un rendez-vous
Sens en passion
Au présent un lapin posé
Promesses brisées
Au futur une engueulade
Pardon en rémission

Nigra

Platane

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

L'Ile Rousse

Place assise, conversation dans l'ombre, cornet de glace.

Lecture du Haïku Calligramme: centre, gauche, bas.

Place assise
conversation dans l’ombre
cornet de glace

Le Marché couvert aux 21 colonnes (1ère photo) fut construit vers 1850, à l’emplacement de la porte sud de la ville. On y trouve tous les produits locaux. Tout près, la Place Paoli où l’on peut se reposer ou jouer à la pétanque à l’ombre des platanes centenaires. Voir la Carte de Corse

Quand je prépare mes photos pour la publication, je me demande souvent si mes visiteurs vont les voir comme je les vois. Les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs sont souvent hélas très mal réglés en sortie d’usine. Ces réglages, surtout sur les écrans plats, privilégient les très forts contrastes et éliminent les nuances intermédiaires. Il est regrettable que cette tendance habituent l’oeil à ne voir que des choses clinquantes et sans subtilité. Si vous désirez vérifier votre écran à partir d’une mire, vous pouvez dorénavant cliquer sur le lien Calibrez votre écran situé sous ma photo.

L’ombre, la lumière, le soleil, la chaleur, des chuchotis, de belles rencontres inattendues et un blues grâce à Maria-D, Monique, Pierre b, Olivier, Marc et Yves.

Les mots chuchotent
Dans les bras du platane
Au coeur de l’ombre

Maria-D

Chuchotons dans l’ombre
Je m’invite à votre table
Douce compagnie

Dans la chaleur accablante
A l’ombre des platanes
Nostalgie de l’été

Monique

Elle On se donne rendez vous ou…?
Lui Place Paoli si tu veux
Elle Oui mais..plus précisément..
Lui Je ne sais pas..Sur le banc…tu sais celui qui est près du cornet de glace..
Elle Oui..je vois ..mais lequel ?
Lui Quoi ..lequel..
Elle Quel cornet de glace..quel parfum..?
Lui Celui qui converse dans l’ombre…pour ne pas trop fondre..il a pourtant la saveur du soleil…la douceur de tes lèvres..tu te rappelles ?
Elle Oui…je me souviens..on était tous les deux sous un platane..C’était un soir d’orage…Tout frissonnait…moi..les feuilles..le temps…tes mains..
Lui Sourire..larmes et perles de pluie..nos mots emmêlés..ton regard noyé..j’étais maladroit…sous le charme..
Elle Vraiment..? sourire…sous le charme ..?
Lui Oui …Sous le charme et sous un platane…
Elle Tu te rappelles ?
Lui Quoi ?
Elle Ce que tu avais glissé au creux de l’oreille du platane…euh..du charme..
Lui Oui…je me souviens…des mots simples…vrais…Que je t’aimais..
Elle Oui ..mais encore…
Lui Je ne peux pas..pas ici…on n’est pas seul.. tout à l’heure…

Pierre b

Place Paoli, chaude journée,
Les jupes s’envolaient,
Aux hommes les torses bombés,
Tous la peau satinée,
Alléchant ces jeunes femmes presque dénudées,
Non, je l’ai pas rêvé,
Et elles sont passées, mon émoi bouleversé…

Olivier (son blog)

Attablé seul à la terrasse d’un café
De la place Paoli, la place du marché
Je souriais béat, l’œil brillant de lueur
L’ombre du platane, m’apportait la fraîcheur

Mon cœur haletant, soulevait ma poitrine
Le souffle chaud du vent, me caressait le cou
Je t’attendais là, toi ma douce Sandrine
Impatient, souriant à ce rêve doux.

Je t’aperçus au loin, dans ta robe légère
La peau brunie par le soleil, rayonnante
Les mains moites, le cœur à l’envers
Mes mains se joignirent aux tiennes

Emerveillé, sous le charme de tes atours
le monde autour, disparu instantanément
Les bruits se transformèrent en instruments
Jouant, harmonieusement , notre tendre amour

Marc

la place en silence
le ciel livre un blues pastel
j’ai les pieds glacés

Yves (son blog)

Fuite

Fuite

A la queue leu leu, sur le gazon de mousse, la débandade

Lecture du Haïku Calligramme: centre, gauche, bas.

A la queue leu leu
Sur le gazon de mousse
La débandade

Ombre et lumière, fuite du temps, deux visions différentes avec le poème de amichel à la richesse universelle et l’évocation tendre et perlée de Pierre b.

Quatre pas de lumière….la courbe de l’ombre et du soleil…Trois perles de rosée qui roulent sur le sol….les pensées qui s’envolent…Deux mains..deux joues … la douceur du temps qui s’affole..Un baiser sur un carré de mousse ….le temps qui s’abandonne..Deux fugitifs…pour un voyage qu’ils affectionnent..Mouvements tendres et furtifs…une perle de rosée…à l’ombre de ses paupières…la courbe d’un soleil… .

Pierre-b

L’ombre ne passera pas
La garde de pierre
En ordre de bataille
La défie de toute éternité
La lumière vaincra
Le chant vert sera notre
Le doute est aux bosquets
La fuite aux nuages
En débandade dans le ciel
Mais solides au poste
Nous ne faiblirons pas
Nous sommes les points mis
Au bout d’une phrase arrêtée
Sur la mousse du temps
Nous sommes la force tranquille
De l’épopée solaire
Les oiseaux déploient nos drapeaux
Des tambours obstinés
Battent dans le silence
Nous sommes les pierres du gué
Pour traverser les marécages
Le repos des hommes fatigués
Des enfants le château imprenable
Nous regardons la peur en face
Tapie dans les carrés de buis
Menaçant dans leur sombre armure
Qu’importe
L’ombre ne passera pas
Et la nuit son alliée
Au soleil devra céder le pas

amichel

Photo prise dans un jardin de Côme.

Banc public

N’oubliez pas de cliquer sur la photo pour agrandir le champ
Banc public

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Banc public

Fraîcheur limpide sous l'ombre dévorante, les doutes noyés

Lecture du Haïku Calligramme: bas, haut, centre.

Fraîcheur limpide
Sous l’ombre dévorante
Les doutes noyés

Une pensée affectueuse à Anne-Marie qui a appris la triste nouvelle hier. A la mémoire de son amie Michelinee disparue brutalement il y a plusieurs années. Anne-Marie souhaite mettre en garde sur le pouvoir des mots qui peut être à la fois précieux et destructeur.

Je dépose ce soir ces quelques tristes vers en mémoire d’une amie dont j’apprends le suicide. Je les dépose aux pieds de ces passants qui sans doute n’ont rien vu, n’y sont pour rien. Personne n’y a rien vu, personne n’y est pour rien, mais chacun aurait pu, s’il avait su. Nul ne saura la goutte de mot qui a fait déborder le vase, peut-être même pas celui ou celle qui l’a prononcé. Nul ne saura la douleur qui fait sauter par la fenêtre. Que nul n’oublie jamais combien l’humain est fragile, ni avec quelle précaution il faut le manier. Je dépose ce cri sur un site ami, dont je connais la résonnance. Je les dépose, je vous les offre, je les lui offre.

E pericoloso sporgesi

Elle a aimé la vie
Sans détour, tendrement,
Elle voulait de la vie
De l’amour, follement…
Quand la vie la trompait
Elle savait le pardon,
Quand l’amour lui manquait
Elle fuyait ses démons.
Un jour sans le savoir
Un amour, un ami
Porteur de ses espoirs
L’a vaincue, l’a trahie.
Par la fenêtre ouverte
La mort l’a appelée;
Lugubre pirouette,
Une femme a sauté.
Les mots sont assassins
Quand ils sont malheureux
Et jamais ne prévient
Le grand saut de l’adieu.
Prenons garde à nos dits
Au mal qu’ils peuvent faire
Et à certains non-dits
Tueurs involontaires.

Anne-Marie

Photos prises à Côme (Lombardie).

Torpeur

Jardins de la Villa Olmo à Côme

Les bancs somnolent, un pigeon impassible, c'est l'heure des rêveurs

Lecture du Haïku Calligramme: de gauche à droite, haut.

Les bancs somnolent
Un pigeon impassible
C’est l’heure des rêveurs

Ce jour-là, une chaleur écrasante, un silence et un soleil de plomb. Les poèmes d’Annie-Claude, Fugitive et Pierre (2) se font l’écho de mes sensations.

Pigeon aux aguets
Invitation chuchotée
Sieste programmée.

Annie-Claude

Silence calciné
Dans la noire touffeur des ailes
Le désir suffoque

Fugitive

C’est l’heure grise
Qui me grise

Au loin la brume agonise
Pas même un brin de brise
Le lac avec le vent pactise

C’est l’heure grise
Qui me grise

Seule la rêverie est permise
Immobile sans balise
Sur le banc poétise

C’est l’heure grise
Qui m’enlise

Pierre (2)

Photos prises dans les jardins de la Villa Olmo à Côme.

Solitaire

Bancs

Banc

Bancs

Clapot dans le noir, la Dordogne secrète, un banc assoupi

Lecture du Haïku Calligramme: Arrière-plan, avant-plan.

Clapot dans le noir
La Dordogne secrète
Un banc assoupi

Petit coup de projecteur sur deux poèmes très différents; le banc vivant de Nath qui accueille des promeneurs de tous âges et le banc de Maria-D qui permet une rencontre émouvante avec la solitude.

Sur le banc

Sur le banc
En attendant
Le souffle du printemps

Sur le banc
Un vieillard souriant
Au regard des enfants

Sur le banc
Deux pigeons s’apprivoisent
Deux regards se croisent

Sur le banc
Feuilles qui tourbillonnent
Et la cloche sonne

Sous le banc
Des feuilles sont tombées
Couleurs abandonnées

Sur le banc
Un enfant entend
Le murmure du vent

Sur le banc
L’enfant s’éprend et prend
Des feuilles de printemps

Sur le banc
Un couple d’amants
Un instant.

Nath

La solitude

Je l’ai rencontrée
Sur un banc du parc
Un soir d’errance
Une nuit d’émoi

Elle m’a regardée
De ses yeux cernés
M’a dit je suis là
Et je t’attendais

Tout à ses côtés
Je me suis assise
Elle s’est rapprochée
Je l’ai regardée

A posé sa frêle main
Sur mon bras glacé
M’a dit n’aie pas peur
Petite sœur tu es

Dans ce parc de nuit
Pas une âme ne vit
Je me suis blottie
Au creux de son lit

Elle m’a recouverte
De son fin linceul
De ses lèvres suaves
Elle m’a embrassée

De sa claire voix
Elle m’a bercée
En me fredonnant
Une douce mélodie

Un soir d’errance
Une nuit d’émoi
Sur un banc du parc
Je l’ai rencontrée

Maria-D

Photos d’une place de Libourne située au confluent de L’Isle et de la Dordogne.