RéVérence

Révérence

Danseuse gitane, arabesque de flammes, voltige sur le fil

Lecture du Haïku Calligramme: de gauche à droite puis de bas en haut

Danseuse gitane
arabesque de flammes
voltige sur le fil

78 réflexions sur « RéVérence »

  1. Je viens souvent me promener sur votre espace
    Quel beau travail
    Bravo….
    je reviendrai
    Passez un bon week-end

  2. La feuille s’épanche
    La danseuse se déhanche
    Voltige en cadence

    Un coucou à Pierre…et bises, Ossiane

    Un beau week-end à tous

  3. A pas feutrés, j’ai entrebâillé la porte de notre chambre. Tu dormais si bien que je n’ai pas osé te réveiller. Je t’ai murmuré des mots d’amour, des mots qui, je l’espère, te tiendront chaud dans les jours à venir. J’ai respiré à plein poumons l’odeur de la maison, car je savais que je n’y reviendrais jamais plus. Je suis parvenu à retenir mes larmes dans un effort surhumain car c’était la dernière preuve d’amour que je pouvais te donner. Partir avant que mon corps ne me trahisse et ne révèle l’ampleur de la maladie. J’ai glissé une lettre sur la bibliothèque puis je suis sorti sans me retourner.

    J’ai tiré ma révérence quelques semaines plus tard. Tu étais à mes côtés car tu avais remué ciel et terre pour me retrouver. Je crois que je t’ai fait beaucoup de mal ce jour là moi qui voulait au contraire te préserver. Mais notre amour est parfois égoïste. Peut être est-ce moi que je voulais protéger.
    Je suis parti discrètement comme je l’aurais voulu. Tu es sortie quelques instants pour marcher dans les couloirs. Lorsque tu es revenue la vie m’avait quitté. Le reste ne m’appartient plus.

  4. Rêve errance, comme fulgurance onirique
    douce fragrance, côté organo leptique
    talons plantés,
    chignons hérissés
    façon flamenco,
    flamme en écho
    réverbération
    la tige du vol
    se pousser du col
    et avoir du bol
    le carmin me monte aux joues
    je tremble des genoux
    comme le vertige…est doux

  5. Maria se dressait,
    Lumineuse, moqueuse,
    Fière de sa beauté
    De danseuse impétueuse.
    L’onde de son fourreau
    Rouge comme le diable
    Rythmait le flamenco
    Qu’elle dansait sur le sable.
    Pedro son amoureux
    Penché sur sa guitare
    Jouait devant le feu,
    La couvant du regard…

  6. Comme le vertige est doux
    Au bord des lèvres exquises
    Sur lesquels goutte de miel
    Les miennes viennent s’abreuver
    Les yeux clos, funambule
    Au bord du précipice.

    Ton amour est abysses
    De cerceaux de lumières
    La nuit y glisse, étoiles
    Et roulement de tonnerre
    Mes arabesques de mots
    Tracées à l’encre des yeux
    Frémissement des lèvres
    Respiration, vent frais.

    Je penche vers tes abîmes
    Mon coeur en révérence
    Tu y mets la distance
    Et la tendresse qu’il faut
    Pour devenir amis.
    .

  7. Superbe Ossiane,
    Thierry, je reprends tes mots, ils sont si jolis, joli aussi Annemarie !

    La danseuse s’incline et la branche imagine
    Qu’elle est fil du ciel rêve errance en chemin
    Les couleurs se répondent du vert au rouge carmin
    Et la feuille glisse encore sur une tige orpheline
    Sur un air de musique que les clochettes émettent
    elle donne au mouvement la grâce qui lui est dûe
    Et son port souple imprime sur la tige suspendue
    Le souvenir des temps où comme une allumette
    Elle enflammait les coeurs au rythme de son corps

  8. Le voilà fantaisie, mon amour andalou
    Derrière ses yeux, merveille,
    Les couleurs caracolent
    Mes mains claquent amoureuses
    De caresser ton cou, mon corps vibre
    Et je chante au fond de ton regard
    Quand tu danses Maria,
    Claquent les castagnettes
    Dans Triana je trace de mon corps, arabesques
    Sur le sable de la place où la foule réunie
    Met en effervescence, mon coeur épris de toi
    Qui glisse à trébucher sur la corde céleste
    De ton regard muet.

  9. A ta santé aussi Lou! Parfois, il faut s’accrocher aux tiges pour suivre le fil de vos textes si touchants et beaux.Et ne pas perdre celui-ci pour tisser une suite ou un imaginaire dans le sens de la trame.
    C’est si convivial ici, manque plus qu’un repas champêtre pour se croiser.Notre hôtesse est dans la cuisine, elle prépare à manger.Régulièrement, elle passe son visage jovial par la fenêtre fleurie et nous lance: « J’arrive! C’est bientôt prêt! »
    Nous continuons nos palabres à propos de ses oeuvres, on lui fait signe que tout va bien, nous continuons notre manège poétique et de fil en révérence,de haïkus en proses nous tissons des sympathies, des sourires, des souvenirs assis sous la glycine, le soleil illumine les coeurs.Ossiane arrive avec une ENORME PAËLLA, Maria cesse sa danse elle vient se joindre à nous, tant pis pour la ligne! :)))

  10. Il faut regarder plus loin
    derrière ce que l’on voit
    vers l’infini caché
    deviner le visage d’un homme
    et les seins lourd d’une femme
    et ces êtres obscurs
    qui l’embrassent , qui l’enlacent
    pendant que le soleil sanguin
    éclaire la nature dragonne
    sous le vent des ténèbres
    image subliminale d’une révérence
    ou folie de l’imaginaire.

    bonne soirée à tous

  11. Quand une image atteint un tel niveau de splendeur, Ossiane, j’applaudis et te félicite, tes mots dansent et embellissent notre quotidien, nous ne te remercierons jamais assez, je te souhaite du calme et du repos ce week-end.

    __

    Splendeur linéaire
    Volupté et élégance
    Le charme floral

    __

    La nature offre parfois aux regards avisés et aux photographes de talent des compositions architecturales splendides aux couleurs sublîmes, la feuille est d’or, les fleurs de rubis, la nature se fait joallière.

  12. .
    —————————————————————————————————–
    .
    Un petit bonsoir à vous;-)
    Tout le monde sur le pont
    à peine la note publiée;-)
    jolis petits pas de danse
    esquissés par vos plumes
    petits poèmes au début
    pour se mettre en jambe
    puis rachel donne le « la »
    les mots se gonflent
    s’alignent, caracolent
    en cascades généreuses
    la note est partie
    sur sa belle lancée
    la chorégraphie
    de L’Oeil Ouvert
    a pris son envol
    Bienvenue à MicheLLe à qui je dis à bientôt;-)
    OK pour la paella Leila;-) Tu amèneras le dessert;-) Bien sucré de préférence;-)
    Tu es gentille Monique.
    J’ai bien aimé les lignes de cette fleur dont je ne connais pas le nom…
    En ce moment, je suis très dubitative sur ma capacité à publier quelque chose d’intéressant tant je suis déconcentrée. Pas de repos prévu ce week-end! Et la semaine prochaine sera terrible;-)
    Je vais partir en Champagne pour le travail toute la semaine.Je vais publier une note dimanche soir et rien d’autre ensuite. En revanche, je pourrai vous lire car je pourrai me connecter. J’essaierai de vous faire un peiti coucou dans la mesure de mes moyens. Je vous avais bien dit que septembre serait particulièrement difficile;-)
    Bonne fin de soirée à tous !
    Bises chaleureuses!
    .
    Ossiane
    .
    —————————————————————————————————
    .

  13. Que tu aies du temps ou pas, tu nous fais toujours de si jolies pages…
    Merci chère Ossiane. Ne t’en fais pas pour le bateau, on ouvre l’oeil !!
    Surtout prends le temps de respirer.
    Love

  14. Comptine du samedi matin à chanter sur l’air de « Il court, il court, le furet »

    Elle court, elle court, Ossiane
    De haïkus tendres en Champagne.

    Elle caracole Ossiane
    De voltige en caligrammes.

    Elle est partie par ici
    Elle repassera par là.

    Elle court, elle court, Ossiane
    A l’Oeil ouvert reviendra
    Des bulles d’amour plein les bras!
    Voilà!

  15. Lorsque la fleur sera gitane
    et que la flamme sera vague
    en arabesque qui voltige et s’enroule
    autour de la lune
    qui tombera dans les plumes………!!
    Alors seulement je t’oublirai
    Mon aimé
    AA

  16. Grande Révérence
    Devant cette belle et somptueuse image qui me donne envie de reprendre les pinceaux
    abstraction colorée où l’âme s’exalte en sensations
    infiniment
    merci Belle Ossiane
    AA

  17. Lorsque le ciel aura bruni
    La terre mis ses couleurs au ciel
    Que le soleil aura jauni
    Tous les barreaux des geôles sombres;

    Lorsque la danseuse que je vois
    Glisser sur la tige pieds nus
    Et tournoyer sans se lasser,
    Aura cessé d’être chimère;

    Lorsque la plume qui me sied bien
    Comme avatar, comme émotion
    Aura des perles en barbillons
    Des spirales de bulles dans son tube;

    Lorsque les mots tendres alignés
    Les mots d’amour désordonnés
    Auront cessé d’être poèmes
    Même écrits par l’homme sans culture,

    Lorsque le jeune adolescent
    N’aura plus de chagrins puissants
    A croire que le monde s’arrê^te;

    Lorsque les yeux seront rêveurs
    Heureux d’un amour inconstant
    D’un amour qui assèche les pleurs

    Alors enfin, enfin peut être
    Alors seulement,
    Amour, je t’oublierai.

  18. Aspiré pas par des spirées,
    foi de papillon
    inspiré par un visage inusité,
    pas de carillon
    pas polarisé par les arabesques
    volutes tourbillonnantes
    pas derviche et pourtant pensant à Mahmoud
    j’oscille au gré du vent
    qui souffle le chaud et l’effroi
    sur mon pédoncule étroit
    je pense à la fragilité
    qui m’ébranle
    mais la fertilité
    qui me courbe
    fait courir un frisson
    je m’échine à l’unisson
    pour m’ancrer de certitudes
    je manque encore d’amplitude
    je devine la fortitude 😉
    je ne vais pas me défiler
    ni m’envoler…en fumée
    qui suis je donc
    avec ma feuille trilobée
    profondément découpée
    impatiente et frémissante
    jamais cassante
    car si souple
    énigme je reste
    votre sagacité je teste

    Merci Ossiane
    nous ne bullons pas avec toi 😉
    bonne excursion dans le pays des grandes foires
    plaines remplies d’histoire
    champs catalauniques, pas cataleptiques
    déjà les hongrois s’y illustrérent
    là où ils passent l’herbes ne repousse pas

    bonne journée grissonantes et frissonantes à tous

  19. au bord du respect
    avec quelque retenue
    sans changer d’aspect
    éviter la bévue
    j’évoquais ma crainte
    elle n’était pas feinte

    éprouvant quelque inclination
    sans donner dans la courbette
    comme quelconque soubrette
    choississant plutôt l’incarnation

    cambrer sans fléchir
    repousser le moment
    ne pas baisser les yeux
    ouverts tout en grand

    désolé pour la rafale
    aléas métorologiques obligent
    il est des matins qui affligent
    et trop encore en infligent

    pas indigent dans l’indigo
    j’ai choisi de ne pas favoriser le lumbago
    les jeux de cour
    sont à la récréation
    de tels objets de délectation
    quand serviles
    se courbent
    les plus fourbes
    pouvoir immanent
    qui s’appesanti sur les manants

    ah vivre et mourir debout, pauvre Surcouf !

  20. ___

    Oh, mon Capitaine !
    Des mots-desserts parfumés
    Coulis aux fraises
    _

    W.E.- parapluie en vue.
    De plus, sortez lestés !

    Biz à tous.
    ___

  21. j ai le même ressenti, arletteart, pour moi l’envie de prendre les pinceaux par encore pris, ou des crayons d’aquarelles et regarder se poser un tracé tendre et doux, et le croiser velours avec son trait d’amour, deux bels traces d’aimés qui s’aiment volupté…

    belle semaine, Ossiane, mmmmhh la champagne…

  22. Coucou !

    Sous la pluie aujourd’hui !
    Tu vois Bourrache, t’es pas toute seule !

    V v v v v v v v v v v v vv v v v v v v v v

    L’équilibre sur un fil
    Est toujours bien difficile
    A atteindre…

    Les danseuses sur le fil
    En arabesque sur les pointes
    Défient la loi des équilibres

    Je vais pousser le « l » du f i l !!!!
    Petites lettres, comme dominos,
    En cascade bientôt voltigeront

    Munie d’un filet mignon
    Vous pourrez les rattraper
    Avec pour mission…

    DE TOUTES LES REPLACER !

    V v v v v v v v v v v v vv v v v v v v v v

    (On se croirait à Ford Boyard !)

    Biseeeeeees de Christineeeeeee

  23. Merci bourrache
    on ne juge pas que sur la mine
    mais les lobes sont bien visibles
    nous voici enfin informés

  24. Née de rien la danseuse de flamenco
    marche sur la fêlure des sentiments
    quand elle vient nimbée de fables

    Comme une idole sans paroles
    autour du cœur lentement
    chercher le brasier d’une étreinte

    Le temps nous rêve et nous construit
    avec des rimes au bord de l’âme
    des caresses attentives sur les lignes de la main
    ____________
    Courage Ossiane , il faut tenir ( sourires )

  25. on oublie jamais .. Leila c’est ça ta force de transcendance (aie un peu pompeux)

    Même si Musset a dit « A défaut de pardon ,laisse venir l’oubli »
    Bof !!
    Tu sais Annick tes mots dessinent pour toi c’est tj beau ce que écris
    J’adore  » le végétal graphique » de François….
    voilà une esquisse
    Belle journée amis , ici soleil lourd vite un peu de pluie ; pluie d’amitié
    AA

  26. Mina lobata s’est dit dévoilée
    Mais c’est un mystère que de dessiner
    Maria sur ses vrilles, Pedro à vélo
    Glissant sans tomber dans l’herbe de haut
    Etamines offertes en câlin au coeur
    Tourmenté hier, souriant autant
    Qu’il peut le faire.

  27. Bonjour à vous 😉
    Lou, Leila, Arletteart, thierry, Bourrache, François, Annick Christine, Perline, merci pour vos petits mots gentils et vos encouragements 😉 Je cours beaucoup en ce moment, c’est vrai Leila 😉 J’aurai sans doute l’occasion de boire un peu de champagne à votre santé. Je m’en vais dans les vignobles au moment des vendanges pour prendre des photos pour des clients. J’espère que la météo ne sera pas trop défavorable….
    Du vent, Bourrache, j’en ai plein dans les voiles du côté de chez moi, il faut bien s’accrocher 😉
    Bravo pour ta trouvaille, Bourrache, tu as dû beaucoup chercher pour trouver le nom de cette fleur. Mina lobata, un joli nom pour notre gitane…. Serais-tu botaniste 😉 Même François le jardinier n’a pas trouvé et pourtant c’est un spécialiste 😉
    Coucou François, bon retour dans la blogosphère 😉 Comment se porte le sud de la Corse ?
    Et toujours vos plumes si légères et vagabondes qui arpentent la page du blog. Les beaux restes d’un été qui s’enfuit à toute vitesse sous la pluie.
    Bon appétit à tous et bel après-midi !
    .

  28. >François:
    OK, je vais faire un petit saut chez toi pendant ma pause thé 😉
    Je vais un peu partout, vallée de la Marne (secteur de Château-Thierry), Montagne de Reims (Merfy) et la Côte des blancs (Avize) Je commence à bien connaître ces endroits là 😉 Tous ces côteaux de vignes sont très beaux à cette sasion là. La Champagne ne manque pas de charme; je sais que tu la connais toi aussi;-) Bon week-enf SG, je t’embrasse.

  29. Et dans un élan tout de bel
    Il lui donne un baiser velours
    La voilà qui frémit goût de miel
    Chorégraphie du genre Humain
    Tout innocent si bel désir
    Le voilà qui saisit sa main

  30. Mina Lobata, petite fille,
    Détestait son nom de famille
    Qui la mettait fort en colère.
    Elle le trouvait commun, vulgaire,
    Dédaignait les surnoms moqueurs,
    Plumes d’indien ou Firecracker.
    Elle rêvait d’autres patronymes
    De plus exotique origine.
    L’Amérique du Sud, pourquoi pas?
    S’appeler Ipomoea
    Versicolor, nom si joli
    Que c’est celui qu’elle choisit.

  31. Il se penche un bouquet
    En se cambrant s’approche
    Dans une jolie étreinte
    Qui n’appartient qu’à eux
    Leurs cils se lient si fort
    Que la pénombre est belle
    Si précieuse tamisée
    Dans l’intime de leurs êtres

  32. Dans la vitre…c’est un air…pas de bruit…similaire….aucun titre….transparence…..Dans la glace….immobile….aucune ride…pas de deux…élégance….Une flamme….pas de fausse note…la rumeur….elle s’agite…tendre invite….pour une danse…Sur un fil….invisible….la couleur…pas ici…mais encore….pour toujours…elle s’enfuit…révérence….

  33. Combien de pétales pour dire je t’aime ?
    Peu importe, il suffit d’un.
    T’offrir la fleur en son entier
    C’est beaucoup mieux
    Pour elle, pour toi, pour nous
    Ensuite,
    Comme elle, au vent, danser

  34. La soirée bientôt se termine et je dépose trois mots doucement avant d’aller dormir en signe de bonsoir Je souhaite à Ossiane quelques rayons de soleil là où elle s’envole.
    ___

    A peine vêtue d’une corolle légère
    Aux couleurs d’or et Carmin
    Mona Lobata
    Tend aux vents ses longues ramures
    D’étamines aux doigts de fée
    Sa silhouette élégante
    Ondule, se tord, glisse
    Se courbe, et se penche
    Lentement se vrille
    Se faufile et s’avance
    En une révérence ample et voluptueuse
    Avant de s’effacer dans l’ombre
    Comme un ange dans la nuit.
    ___

    Bonne nuit e pourquoi pas, jolis rêves dans un ballet de nymphes aux noms de Mona Lobata, et cela grâce à Ossiane mais aussi à Bourrache.

  35. « L’état poétique porte en lui la participation au mystère du monde, Il porte en lui l’expérience du sacré et de l’adoration non dans le culte d’un dieu, mais dans l’amour de l’éphémère beauté » Edgar Morin dans Ethique

  36. Bonjour et petite révérence en passant, en allumeur de réverbère, au retour de promenade matinale

    ___
    Dans le matin de fraîcheur
    Mes pas sur l’herbe mouillée
    Avancent dans l’éclat de l’humide
    Tout est propre et luisant
    Le ciel habillé de bleu
    Reçoit les premiers rayons du jour
    Et le silence qui m’entoure
    M’enveloppe d’une aura de bien être
    La journée s’annonce calme
    Incitatrice de promenade
    Propice aux rendez-vous champêtres
    Les escargots sont de sortie
    Les araignées retissent leur toile
    Les lézards flegmatiques cherchent le soleil
    Les oiseaux préparent leur concert
    Les abeilles sont déjà à l’oeuvre
    Les papillons voltigent avec grâce
    Les couleurs se font précises
    Et le lac tremble en surface
    Quelques poissons sautent
    A l’approche du moindre insecte
    Et retombent en faisant des ronds dans l’eau
    Les nénuphars jaunes s’ouvrent
    En couronne d’or autour de l’étang
    Avoisinent les joncs fleuris
    Et se mirent dans le miroir de l’eau
    C’est un beau départ de journée
    Où la nature se repose
    Des orages de la semaine
    Et de la lumière grise des nuages
    Mina lobata pourra reprendre son ballet
    En toute sérénité.

  37. “L’état poétique porte en lui la participation au mystère du monde, Il porte en lui l’expérience du sacré et de l’adoration non dans le culte d’un dieu, mais dans l’amour de l’éphémère beauté” Edgar Morin dans Ethique

    Le poète est ailleurs, son corps se meut ici
    Ses mots sont un présent, présents quand il les pense
    La poésie défile, déjà dans son esprit
    Avant m^me qu’il écrive, la trame se déroule
    Avec des mots bizarres qu’il traduit sur l’écorce
    Pour que l’autre les lise, qu’il se retrouve dedans
    Ou voyage vers les terres du poète, chenille
    Devenue papillon… éphémère.Leïla

  38. Vos mots dans cette lumière renforcée du matin
    me cueillent au saut du lit
    m’accueillent si pleins de vie
    me donnent encore tant d’envie

    Merci à annemarie
    de compléter si bien le tableau
    et de nous donner de la belle
    à travers ses attributs d’indiens
    une description pleine de nuance
    parée de tant de subtile élégance
    prête à nous plonger dans la transe.

    Sa tige si fine lui donnait il si mauvaise mine
    qu’elle dompta le mouvement à coup d’étamine ? 😉

    Quand commençons nous le poh woh ?

    On pense aussi à Ipanema
    et celà prend des airs de samba.

    Coiffe ou collier, on lui trouve
    tout de l’ornement, altière
    elle est à la frontière
    entre le végétal et l’animal
    versatile et aussi gracile
    ébauche t elle
    l’arpentage
    en procession
    elle est la reine
    de la cession.

    Alors
    Plus chenille,
    pas encore papillon
    il pleut à verse
    des notes de couleur
    pas le rythme des pleurs
    juste
    un enchaînement

  39. Bonjour la Cie !

    RéVérence…
    Rêves d’errance….

    Pour notre chère Ossiane évadée
    Vers la très belle champagne
    Et ses vignes bien alignées
    Bonne semaine annoncée
    A très bien travailler
    Forme assurée
    Pour retour
    Tout plein
    D’idées !
    §
    §
    §
    OOOOOOOOOOO
    OOOOOOOOO
    OOOOOOO
    OOOOO
    OOO
    O
    0
    °
    °

    Grappeeeeee de biseeeeeeeees évadéeeeeeees

  40. Il est vrai qu’en regardant cette image aux ligne si pures, il nous vient des envies de peindre ou de dessiner, mais il est agréable « …de peindre avec les mots et de donner le la couleur aux pensées… »

    ___

    Harmonie, souplesse
    Une allure de libellule
    La belle ipomée

    Dans son élégance
    Drapées des couleurs de l’automne
    Geste ondulatoire

    Mouvements gracieux
    De l’oiseau aux ailes d’or
    le pinceau du maître
    ___

  41. Elle s’habille de feuilles,
    de fleurs et de branches.
    La lumière a sur elle
    les plus beaux des reflets
    et au coeur de l’étant
    resplendit sa nature.

  42. Délicat son je t’aime
    Le penche si bel tendre
    Elle se cambre un peu
    Ondule de se rosir
    Et attend calmement
    Qu’il la serre tous deux contre
    Les voici frissonnant
    Sur leurs tiges de vie
    Qui les effeuillent doux
    Le temps grand de l’amour

  43. En parcourant les allées des cimetières, je me suis fréquemment arrêtée, sur les tombes d’inconnus.
    Certains ont tiré leur révérence si jeune que leur corps repose seul. Nul ne sait si quelqu’un les rejoindra un jour?
    Dans la multitude de tombes où les couples reposent, combien étaient encore un couple ?
    Combien auraient véritablement souhaité être enseveli ensemble ! Que savons nous des amours, des pensées secrètes de tous ces gens qui nous ont quitté.
    Rien.
    Nous connaissons nos morts et encore les connaissons nous partiellement car chacun a sa part d’ombre et de secret.
    Je me suis souvent surprise à imaginer des dialogues impossibles entre des amoureux que la mort a écarté.
    S’ils n’avaient pas été connus qu’aurions nous su des amours de Sand avec Musset ou Chopin, d’Edith avec Marcel et bien d’autres encore !
    Les morts emportent leurs secrets aux inconnus qui passent. Pour toujours.

  44. l’abscence
    quand l’autre tire sa réverence
    et laisse nos rêves en déshérence
    nos âmes sous les assauts des jours
    cederont pour n’être plus que ruines.
    pourtant la nature humaine résiste
    et s’insinue dans les interstice du temps.
    chaque nouvelle aurore effacera traces visibles
    chaque crépuscule sèchera les larmes amères
    et les rêves dans leurs cocons se feront chrysalides
    puis dans le petit matin clair
    s’envoleront comme des papillons.
    alors une autres rencontre peut être se fera.
    mais héritera de ce passé inquietant comme d’une manoir
    ou rôde d’ invisibles et indestructibles fantômes.

    belle soirée à vous

  45. Le ciel est déjà noir, c’est l’heure où les belles histoires entraînent les enfants dans leur sommeil….
    ___

    La demoiselle a fleuri sur une branche
    Elle s’étire et se prélasse
    Aux derniers flamboiements du jour
    Les épaules nues sur son corps de déesse
    Rougissent sous les flammes du soleil
    Les yeux voilés du rose crépusculaire
    Se fermeront dans la tiédeur du soir
    Et son corps devenu émanation d’amour
    Ne sera plus bientôt que l’ombre d’un souvenir.
    __

    Bonne soirée Marc et à vous tous , Courage à toi Ossiane pour la semaine qui vient.

  46. Révérer ou réverbérer,
    marquer le respect et vider les lieux
    renvoyer la lumière et cligner des yeux

    habiller de déférence une remarque
    ne pas singer l’indifférence
    quand la marque d’estime
    au coeur intime
    le doux balancier
    talons claqués
    mains en cornets
    et ces mouvements de poignets
    pas une mèche rebelle
    un regard brûlant
    un tempo haletant
    castagnettes débridées
    yeux exorbités
    parquet enflammé
    et ce chant qui monte
    lancinant et pleurant
    lamento désespérant
    tenir la distance
    jusqu’au final éclaboussant
    un génial embrasement
    coeurs à l’unisson

  47. Coeurs à l’unisson
    Pour un dernier frisson
    Avant la révérence…
    La rose de Provins
    La rose thé de Chine
    Et l’églantier sauvage
    Enfantèrent des hybrides
    Aux frêles pétales de soie
    Flamboyantes ou timides
    Parfumées, sublimées
    Qu’admire le châtelain.

    Roseraie du chagrin
    Fleurs de la châtelaine
    Morte en Aquitaine
    Près de son souverain.

    Le temps passe sur toute pierre
    Où armoiries et fleurs
    Gravées sur les façades
    Restent immuables et fades.

    Cependant tous les pleurs
    Se figent en la demeure
    L’amoureux en silence
    Le mari triste pense.

    Eloïse était assise
    Tous les matins de fatigue
    Dans sa chaise qui tranquillise
    Les douleurs de la Marquise
    Enveloppée de dentelles
    Sur sa robe un châle douillet
    Couleur d’opale.

    Bleu d’opale
    Azur des yeux
    Au sourire délicieux
    Même quand ton regard usé
    Exprimait lassitude et maux
    Tu discutais à demi-mots
    Avec moi à ton chevet.

    Bel ange ma châtelaine
    Vous aurez chaud près des tisons
    Je mettrai sur vos épaules une laine.
    Voulez-vous que je vous promène?

    Sir, mon retour n’est pas certain
    Faut-il que la mort festoie
    Qu’elle veuille s’amuser de moi?
    De mes joues satinées, fera
    Une peau de marbre qui pâlira.

    Si mes yeux s’en vont déposer
    Toute la lumière au tombeau
    Mettez en ma destre la rose
    En ma senestre du jasmin
    ça embaumera mon linceul
    Quand la parole devra se taire
    Et qu’à jamais je serai seule.

    Votre dame ne veut pas de pleurs
    En cascade ou au coin de l’oeil
    Je ne vous veux pas malheureux
    Mais vous dois un baiser d’adieu
    De mes lèvres frêles je le veux.

    Coiffez-moi un peu les cheveux
    Que je discoure à mon miroir
    Avant mon heure de départ.

    Avancez chevalier de coeur
    Votre colombe va s’envoler
    A la haine ne soyez pas soumis
    Vos armes mettez-les à profit
    Et chevauchez votre destrier
    Pour sauver les hymnes à la paix.

    Si vous m’aimez, je vous conjure
    Prenez dame à marier
    Sans jamais nos amours
    Oublier.
    Sniff:))

  48. .
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    .
    Petit coucou du dimanche soir avant de m’envoler demain matin 😉
    Je tâcherai de faire de petits signes dans la semaine à venir mais je ne promets rien 😉
    Je compte sur vous pour veiller au grain et accueillir les nouveaux venus.

    Merci Monique, la météo ne s’annonce pas trop mauvaise en début de semaine 😉 Séance photo dans les vignes demain après-midi jusqu’à la tombée de la nuit 😉

    Belle citation d’Edgar Morin, lui aussi à la recherche de la beauté comme François Cheng.

    Et puis bien sûr tous vos beaux poèmes qui s’égrènent en sérénité, tranquilité, silence et grâce. Mina Lobata et Ipomea ont bien fait de passer par là. C’est absoument splendide ! Un grand bravo à vos plumes agiles et délicates. La nuit sera pleine de senteurs et de sonorités.

    Je n’oublie pas non plus d’adresser un petit mot de bienvenue à Pierre Gagné et de lui dire merci pour ces jolis premiers mots de poésie.

    Coucou à Maria qui revient de vacances en forme apparemment 😉

    La bise à vous, tous, amis du blog ! A tout bientôt !

    Ossiane
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  49. La vigne s’endort;
    Dans le moût, le vin s’ébauche
    Dans le vignoble des coeurs
    Dans le coeur du vignoble
    En cépages différents.

    Sur les grappes veille content
    Monsieur Eiderbouchon
    C’est mon épouvantail
    Aux senteurs de raisin
    De roses, de mie de pain!)))

    Monsieur Eiderbouchon a trempé son bec jaune
    Dans un nectar violet encore en formation
    Sacrilège! mon canard, le premier verre se doit
    D’être aimé de mes lèvres! à toi de l’huile d’olive
    Dans une cuillère dorée!

    ZOUOOOOOOOOOOOOOOOO au lit!

  50. Les raisins frétillent le cep
    Ils savent qu’Ossiane vient
    Alors ce soir ils se font beaux
    En dormant de bels rêves
    A se hicker bien à l’avance
    De boire aux lèvres d’Ossiane
    Au click de ses jolies photos

    cela doit être chouette de photographier les vignes, belle semaine..BISES.

  51. .
    >A tous!
    .
    Je n’arrive pas à publier ce soir; la plateforme du Monde semble avoir un problème.
    Je réessaierai demain matin. Allez zou au lit comme dirait leila;-) Bonne nuit à tous!
    .
    Ossiane
    .

  52. sisi;j’y vais, ahhhhprès car dans le noir de bel tout clair, les mots se trémoussent comme j’aime…BISES.

  53. un texte ecrit voilà près de trois ans
    en l’honneur de Dominique mon meilleur ami

    L’amour et la mort

    La mort s’est invitée dans ton lit
    Prenant l’attrait soyeux de l’amour
    Dans cette funeste union, sans retour
    L’amour et la mort t’ont asservies

    A l’instar d’un vil tortionnaire,
    L’invisible dansait débonnaire ;
    Dans les ténèbres elle t’emmenait
    t’affaiblissait et te torturait

    courageux, Tu résistais au complot
    Mais le combat paraissait arrangé
    Et la mort s’est mis à te dévorer
    Ton corps réduit par ses Cros

    encore et encore, Tu te battais
    Ton âme et ta volonté si fortes
    repoussaient cette vile cohorte
    Qui de l’intérieur te dévorait

    Nous étions sans cesse à cotés,
    Mais Impuissants devant ce démon
    Accompagné de l’amour nous luttions
    Mais déjà l’heure dernière sonnait

    Elles avaient bien trop de force;
    Tu as lutté de ton âme, de ton corps
    Dernier soupir, Dernier effort !
    Elle est devenue si féroce ;

    Ta gaieté, ton humour, ta force
    N’ont rien pu contre l’atroce
    La vie et la mort se sont unies
    Et maintenant te laisse sans vie.

    L’amour et la mort se sont unis
    Toi mon cher et sincère ami
    Je m’incline et te tire ma révérence
    Tu accompagne toujours mon existence

  54. Tout simplement sublime celui-ci, j’admire vos oeuvres en général mais celle-ci me touche plus que les autres, il y a une telle harmonie, une telle douceur… Magnifique !

    Excellente semaine à vous

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