* Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.
Le jour s’achève
Le soleil te rattrape
Dans les ténèbres
* Jardins de la Villa del Balbianello sur le lac de Côme.
L'Oeil Ouvert : photo et poésie
Haïkus et calligrammes, rêverie sur le monde… le voyage imaginaire d'Ossiane
* Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.
Le jour s’achève
Le soleil te rattrape
Dans les ténèbres
* Jardins de la Villa del Balbianello sur le lac de Côme.
Déesse en chasse
Diane ,Artemis
Figure de proue
Sur un balcon de pierre
Tu gardes l’horizon
Quand au couchant
Apollon ton frère
S’endort
Déesse de la lune
Divine chasseresse
Amazone de la nuit
De ton arc d’or
Tu décoches
Les flèches de ton carquois
Sur les ombres sauvages
Qui fuient haletantes
Au flanc de la montagne
Ainsi qu’Actéon
Déchiré par tes chiens
Pour t’avoir surprise
Nue
Et pourtant
La biche de l’aube
Près de toi
Se repose
va-telle plonger
ou tirer une flèche
dans ce grand plan bleu
Comme sur la proue d’un navire
Telle la Victoire de Samothrace
Elle capte les derniers rayons du soleil.
Ce n’est pas grave.
Je connais la saveur des tenèbres.
Un mélange du rêve et de la peur.
c’est bon comme goût.
Qui donc croqua la pomme?
Indomptable nature
Tendre guerrière
Gardienne de la vie
Et Dieu créa la femme
Sur l’outremer profond
L’entrelac raffiné de la pierre
Exhausse l’aura de Diane chasseresse
Et l’ombre avance, avance
Alors quand elle la sent là
Elle se retourne et doucement dit
Ombre jolie ombre bien nécessaire
Laisse moi juste un petit filet de lumière
Il y a quelqu’un en moi,
de plus grand que moi…
et c’est lui,
qui me rend heureux.
sven
>Amichel :
Belle idée Michel d’avoir opposé la belle Diane, déesse de la lune à son frère Apollon, dieu du soleil. Face à face entre le jour et la nuit.. Seule, Diane l’amazone fait front face aux ombres et aux regards indiscrets. Très bien aussi d’avoir replacé cette biche de l’aube. Bravo à toi,. je t’embrasse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Diane_(mythologie)
>brigetoun :
That is the question, Brigitte 😉 Merci!
>François:
Tu t’essaies à la poésie et c’est réussi, François 😉 Cette ballustrade au-dessus de l’eau évoque en effet une proue de vaisseau avec cette statue même si on ne voit pas les ailes. Un instant lumineux fugitif à ne pas rater. Bises à toi !
http://www.insecula.com/oeuvre/O0001815.html
>sounya :
Comme cet univers mystérieux des ténèbres correspond bien à ton travail, Sounya. Merci d’être venue. Je t’embrasse.
>feu roméo :
Superbe évocation Roméo 😉 Je ne pensais pas que cette statue nous emmènerait si loin 😉 Bien à toi et merci pour ta belle plume que je retrouve avc plaisir.
>MTO :
Diane est dans tous les esprits 😉 Tu l’abordes avec ta passion pour les tissus. Jolie poésie de dentelle. On n’a plus peur du tout avec le bleu outremer. Merci à toi et bonne promenade sur tes deux jambes 😉 Bises.
>Annick :
C’est vrai qu’on a envie de parler à cette ombre rampante pour lire de nous épargner. Tu y serais sans doute arrivée avec ton pouvoir des mots. Bon après-midi et merci !
>Sven :
Ce poème est très beau et je ne sais plus quoi dire tant il peut vouloir dire de choses. A chacun d’y trouver ce qu’il cherche. Bravo aussi pour le pouvoir de tes mots. Je t’embrasse.
que de jolis écrits encore..et aussi..
sven, je suis sous le charme, c’est magnifique..et c’est si bon de vivre avec quelqu un de plus grand que soi en soi… c’est tout doux, et chaleureux, et rassurant, et fort et profond…et cela rend immensemment heureux….
C’est un angle de vie fiché dans mon coeur..Elle , dans sa tour d’ivoire…moi au creux de l’océan..C’est le silence qui effleure les vagues..et résonne dans mon âme …à n’en plus finir…C’est le bleu de la nuit…dans un coin de lumière..C’est le soleil qui achève le jour…C’est une statue de pierre.
Le jour s’achève
Le soleil te rattrape
Dans les ténèbres…Et…
J’adopte une psychanalyse de la mélancolie
Du trou noir, expulse la lumière
Du troublant crache misère
En hydrogène
Bulle d’oxygène
Je suis en résonance
Avec l’assonance
De la révolte de mes gênes
Hérédité du mélange
J’écoute mes silences
Apologie de la violence
Dans la fumée de l’insouciance
De ce monde décapsuler de la réalité
Je décompose celle-ci
En mille morceaux de forme étoilée
Pour me fondre dans le vents des poussières
Afin de mieux ressusciter
Dans la nature humaine.
Afin de la comprendre
Dans ma névrose psychose
Pourquoi la haine se dessine au verbe présent
Rejetons le dans le passé, pour vivre au futur
Dans la contemplation redessinée au pastel nature.
Je suis désolé , j’ai un peu effrité ton haïku mais avec ténèbre , avoue, tu m’as tendu une perche lol je ne pouvais m’en empecher de me « lacher « ;-))) tu me connais.
Tu peux m ‘en dire plus sur les sculptures, c’est des dieux ?…
je t’emmrasse
j’en ai oublié mon B … rire
>pierre b:
Cette note est vraiment faite pour toi vu le prénom que tu as;-) Ce morceau de prose poétique est vraiment très beau. Ta première phrase est un vrai petit bonheur à lire avec cette image qui résume la photo. Ensuite, cette idée d’opposer le « elle » et le « moi » dans le silence et l’obscurité puis de rebondir sur la statue de pierre, est du plus bel effet. Tu as un sacré coup de plume et de belles idées. Bien à toi. Très contente que tu continues à venir;-) Je t’embrasse.
>Bruno:
:-)) Tu m’amuses Bruno;-)) J’espère que tu ne t’es pas fait mal en sortant après avoir oublié le « b » 😉 Merci pour ta générosité, ton entrain et enfin ton talent que tu nous fais partager. C’est fou ce qui a pu sortir de ton cerveau après le mot de « ténèbres » que j’ai lâché;-) Quelle ébullition intérieure. Ca déprose et décapsule de partout pour se fondre dans le vent des poussières et retourner à la contemplation. Un grand merci, JE T’EM-B-RASSE.
>Bruno:
A propos de ta question sur l’identité de ces statues, je n’ai quasiment pas d’éléments historiques sur ce jardin. Peut-être que Amichel qui écrit souvent des poèmes sur la mythologie pourrait nous en dire plus… amichel, tu m’entends?
je peux me tromper mais je pense au vue de la photo qu’il s’agit de la déesse Diane (carquois en bandouillère,animal à ses pieds),statue préférée des jardins en marge du monde sauvage et des pierres du jour . ?????
mille et une nuits
qui a érigé cette statue de sable
au plus haut de cette dune d’or
dans la nuit le vent froid du désert
défait un à un les grains de lumière
les tours de babel sont éphémères
viendra l’instant où ce peu de soleil
retournera au coeur de la terre
le vent fou poursuivra sa route
ailleurs le sable s’amoncellera
une autre sculpture verra le jour
>amichel:
Merci Michel d’être intervenu si rapidement;-) J’ai beaucoup de mal à trouver une documentation historique précise sur ce jardin et la provenance de ces statues. Tu parles de Diane à cause du carquois mais lorsque je regarde d’autres photos que j’ai faites de cette statue, il me semble que c’est un homme;-) Si ça t’intéresse, tu me le dis et peut-être que tu l’identifieras mieux que moi. Bises et merci.
>boulegom:
Waouh! Nous voilà partis très loin du lac de Côme;-) Nous sommes en plein désert face à une statue de sable. Ta description de ces grains de lumière qui se défont pour retourner dans la terre est magnifique. De très belles images autour de la nuit et le jour. Décidément, tu sais nous faire rêver. Bravo à toi. Passe une bonne doirée.
Annick et Ossiane
en voyant cette grande statue de marbre qui contemple son image froissée à la surface de l’eau, je pense à l’homme qui au bout de la jetée, contemple sous la surface de l’eau toutes les épaves de ses rêves désséchés… aura-t-il la force encore de lever les yeux vers l’immensité… et de sentir sous ses ailes repliées le grand vent du large qui l’appel ?
Si elle se retourne
Il s’en faisait la promesse
Je vivrai pour elle
Suspendu à un instant, improbable et fébrile…
la mer a cette vertu magique
de donner vie aux rêves
de les réanimer
de les voir s’envoler
et de tout désséchés
ils deviennent beautés
à petits pas menus menus
sur la pointe des pieds
silencieuse
j avance doucement
je la chatouille la statue
elle plonge
et elle rit de tous ses éclats….
>Sven:
La réponse que tu nous fais est tout aussi belle. Face à la surface de l’eau, regarder vers le bas ou vers le haut ou les deux à la file , on a le choix. Je crois que la plupart d’entre nous peut trouver la force de s’élever dans les airs car il y a l’instinct de survie.
>Fugitive:
Formidable ce tournant de la vie qui ne tient qu’à un fil. Merci pour tes poèmes toujours très sensibles et bien sentis. Bravo!
>Annick:
C’est bien Annick, tu réponds en poésie à Sven;-) Voilà des poèmes plein de vie, de légèreté et d’espoir. Merci à toi. Je t’embrasse.
Fière Déesse
Solitaire
En pleine lumière
Erigée
Tu règnes
Exactement Ossiane, pas de réponse toute prête, on peut regarder dans toutes les directions mais il nous faut surtout, et c’est cela qui est le plus dur, quitter notre « tout d’ivoire ». Bonne journée à toi.
Tour d’ivoire
Pénélope légendaire
attend son vaisseau fantôme
Trésors riches
venus d’horizons lointains
Le temps de la longue attente.
Venir là tous les jours jusqu’à la fin de la jounée,
et regarder fixement l’horizon,
guetter le moindre indice,
attendre et attendre encore,
le bien-aimé qui est parti très loin
et qui ne revient pas.
Je ne vis plus sans toi, le sais tu ?
J’ai tourné mon regard
De toi, passant d’un soir.
Toi qui de moi n’as vu
Qu’une silhouette, qu’une statue;
Préférant l’immerger
Dans la mer et l’immensité.
Passera-t-il un jour
L’Humain porteur d’Amour ?
Qui me fera me retourner
Mon coeur de pierre tout chaviré
Lui qui, enfin, de ma poussière
Aura percé tout le mystère.
Ah… si seulement les phares ressemblaient tous à ceux là.
Les marins reviendraient plus volontiers à bon port, plutôt que de s’attarder dans les bras de sirènes exotiques. ;o)
Clin d’oeil plutôt coqUUin ce matin. ;o)
>Candide :
Merci Candide pour ton initiative qui se prête bien à ce lieu. Il y a bien d’autres statues dans ce jardin que vous n’avez pas encore vues. C’est un très beau poème sur les états de l’âme comparée à un paysage de jardin parcouru de tristesse et de joie. Bonne journée, je t’embrasse.
>l’œil vagabond :
Tu trouves toujours le ton juste dans les poèmes que tu laisses ici. Quelle sensibilité ! C’est tout à fait ça 😉 Bises d’après-midi.
>Sven :
En règle générale, quitter la tour d’voire n’est pas le plus facile.
>lilly :
J’aime bien ton idée de vaisseau fantôme riche d’aventures lointaines. Viendra-t-il par hasard ou l’attendra-t-elle éternellement… Merci d’être venue. Toutes mes pensées.
>Michel (2) :
J’aurais pu en effet intitulé cette note « Attente ». Cette photo t’a bien inspiré, Michel. C’est un très joli poème dont le thème n’a pas été beaucoup évoqué. Un grand merci à toi. Je t’embrasse et te souhaite une bonne journée.
>Daniel :
Magnifique ! Tu sais que j’ai failli commencer mon haïku par « retourne-toi » 😉 Tes mots sont très émouvants pour décrire cette attente d’amour qui fera vibrer ce cœur de pierre et retourner la statue. Ca fait longtemps que tu écris ? Merci beaucoup, je t’embrasse.
>UU :
Humeur mutine ce matin 😉 Tu as l’air d’en savoir quelque chose 😉 La bise du mardi.
Tes deux dernier Haïkus calligrammes sont vraiment très beaux : des sortes de cartes géographiques, de shémas ou de radiographies avec des zones très colorées et très découpées. Cest très visuel. Et c’est très beau (à mon avis bien sûr).
Il faudrait peut-être que tu proposes ce genre de graphisme pour voir ce que ça évoque en chacun et ne donner la photo qu’après !!! Ce serait peut-être amusant.
j ai envie de répondre à ta question Michel (2)
pour le dernier haiku calligramme, je vois un phrare le long d une côte…
pour l avant dernier, une tite rivière et puIs un petit filet d’eau libre qui serpentine, court entre les gros galets sur le côté, et cette bande libre de gouttes d’eau pure fait des bisous pleins les galets, pourchasse les insectes, court doucement, c’est une coquine, elle aime la vie…
>Michel (2):
Merci Michel pour ton avis enthousiaste. Ta suggestion me plait. Promis, dès que j’ai l’occasion dans l’agencement de ma progression, je tente le coup; on verra bien;-)Pour le premier jour, je mettrai donc le calligramme et le deuxième jour, je rajouterai la photo de départ. Pour cela, il me faut une note avec une seule photo, je crois. Bonne soirée à toi.
L’eau du lac
chante la vie
à la statue de pierre
et le soleil s’amuse
à faire des illusions.
Catherine
>Catherine:
Un poème court mais qui dit tant de choses. Deux éléments bien distincts qui se font écho avec la statue entre deux. Que choisir? La vie ou les illusions. J’aime beaucoup l’expression que tu utilises avec le jeu du soleil. Toutes mes pensées; je t’embrasse fort.
Ivoire moi non plus
****************************************************
Saut dans le vide
Chute vers l’éternité
Je ne me laisserai pas éblouir par la lumière
Ni moins encore accabler par l’obscurité
Après ma mort
Je pétrirai la vie avec mes cendres
Merci pour les infos sur les statues.
Bises
La lumière se lève sur le lac sacrée
Pèlerin de rêve au manteau de pierre
Le vertical empan fait un salut du pouce
A la barque de lune qui ramène le soleil
D’ou reviens tu vagabond solitaire
Un cristal de nuit accroché à ta poupe
Racheté au silence pour nos yeux de roche
En habit d’arlequin sur ton frêle esquif
Paons bleus ou blancs forgés à coup de ciel
Figés d’attentes par les idiomes lacustres
Devenus sourds à tous les sons des paroles terrestre
Aux dessins de sable et aux murmures des galets
…Maintenant chasse la crainte et ouvre ton oeil
…
>Tim … ou censuré:
Bonjour, je me souviens que tu es déjà venu;-) Et visiblement, tu as visité le blog en profondeur puisque tu as écrit ce même poème sur la note Vigie. Il se prête parfaitement bien à ces deux sentinelles. Pas d’autre mot; ton poème est magnifique. Mystère, richesse des images qu’il dégage mais aussi émotions qu’il provoque. Ce signe fait à la barque de lune est du plus bel effet tout comme ces références à la pierre, aux paons. Bravo à toi. C’est un grand plaisir de te lire. Au plaisir de te revoir.
>Patricio:
Contente de te revoir;-) Comme souvent, ton poème prend aux tripes et interpelle sur notre statut d’humain face à la mort. Prendre sa vie en main pour trouver sa juste place entre la lumière et l’obscurité. Très belle dernière phrase.
Sans parler de toi qui évoque souvent la mort dans tes poèmes, je sais que toutes ces photos de statues figées pour l’éternité peuvent mettre mal à l’aise et évoquer des choses sombres. Cela ne m’a pas fait cet effet-là. Celle-ci juste plantée au-dessus de l’eau fait inévitablement penser au saut dans le vide. Merci de ton retour. J’espère que tu vas bien. Je t’embrasse.
Ossiane,
C’est le carré sombre de la mer sans reflets et cette ombre qui avance inéluctablement, comme pour prendre de dos le personnage à la proue du bateau, qui m’ont projeté d’un certain côté du miroir. La mort, qui fait partie du cycle de la vie, chantée de différentes manières par les cultures précolombiennes. Serait-ce par là qui viendraient à la surface une partie de mes racines sudaméricaines ?
D’ivoire ou de sel, de marbre ou de chair, la statue en question ne peut pas échapper à cette marée des éléments qui avancent et qui reculent, qui montent et qui déclinent. Ainsi, elle finit par accepter son destin, celui de poursuivre le cycle, en reconstituant la vie (une partie d’elle, en tout cas) à l’aide de ses propres cendres (ou ce qui en restera d’elle après sa mort).
>Patricio:
Cette photo était faite pour toi et ça ne m’étonne pas que tu aies régi de cette façon dessus. Merci d’avoir éclairci ton propos; je n’avais pas tout saisi dans ton titre. En tout cas, je te remercie pour ce très beau poème. A bientôt.
Faux départ
Je ne sais ce qui s’est passé
Un grand choc
Et soudain
Cette lumière d’or
Ce ciel bleu
Et ces allées
De sable argenté
De buissons fleuris
D’arbres aux branches serpentines
Odeurs de l’herbe fraîche
Et féline du buis
Goût de sel sur la langue
J’’avançais
Aussi léger que l’air
Dans un silence de vent blanc
Solitaire
Guidé par l’appel muet
D’une grande clarté
Jusqu’aux grilles de fer
D’un promontoire
Gardé par de lourdes urnes de pierre
Au dessus d’un lac profond
Avais – je atteint l’embarcadère de Charon
Le nocher des enfers
Qui aide à passer l’Achéron ?
Mais alors !
Oh !non !non !
Pas encore
Je refuse !
Ouvrir le yeux !
J’entends une voix inconnue
Qui parle de très loin :
« Il vit encore !
Allez y doucement »
Chef d’ orchestre des flots, j’ attends que se baisse le voile pour que s’ éveillent les voix …
Elles seront d’ or et de pourpe, de rayons et de pétales et alors que ce jardin sera déserté,la proue de sel mêlée s’ offrira, solitaire le plus bel opéra dont les anges puissent rêver … Passera le pélerin solitaire et rejetant d’ un geste de main le paon craintif de sa cape, il mêlera de notes de galets sa voix aux lendemains heureux … 😉
très très beau!
>Kaïkan:
Waouh! quelle écriture, tu me fais rêver! Non seulement, tu ne te contentes pas d’évoquer la proue d’un navire que tu connais si bien mais tu mets en scène un orchestre et un choeur plein de magie et de rêve. j’adore les petites notes de galets de la part du passant. Un grand bravo pour ton imagination hors du commun.
Mandjet ou Mesektet
Elle change de nom et garde ses secrets
N’est il pas dit :
« …Pour l’homme sourd aux idiomes lacustres
Son œil inconsciemment lèchera les murs…et son
Œuvre emprisonné en sera le reflet… »
Parlerai je aux murs qui se gratte la tête
N’est il pas dit :
« …celui qui juge son frère condamne
son reflet…incapable d’accueillir il verra du mal partout et il sèmera la terreur… pour se voir souffrir à l’autre faire du mal sera son langage…le même que celui de son ennemi…car il ne peut vivre qu’avec un ennemi…ainsi il participe à la perte de l’homme…»
…Une voilure tire des bordées…
le bien et le mal
coexistent en chacun de nous
le reconnaitre est un constat
pas une condamnation
« serait il impossible de vivre debout? »
>…:
Bonjour et bienvenue;-) Je suis impressionnée par le commentaire que vous venez de déposer. Vous faites sans doute allusion à la barque solaire de la mythoplogie égyptienne. Merci beaucoup et revenez quans vous voulez. Amicalement.
>feu romeo:
Tu as raison de parler du bien et mal quand on évoque l’ombre et la lumière. Sur cette photo, ils se confrontent et se frôlent. En nous, il est juste de dire qu’ils cohabitent bon gré mal gré. C’est ce qui fait la complexité et la richesse de l’être humain. C’est un poème profond, Roméo. Un grand merci à toi d’amender ce blog. Bonne nuit.
Toute à l’avant
Le soleil la sculpte d’albâtre
L’ombre
ne l’atteindra jamais
>Léah:
Bonjour Léah, je me souviens de toi;-) J’aime ton petit poème. Tu as raison; la statue est encerclée par l’ombre mais elle semble hors de portée. Elle restera à jamais nimbée de soleil. Merci beaucoup et à bientôt. Amitié.
Souvent l’image est amante du poème !
On dirait que la statue a ce désir de sauter et qu’on est trop loin pour la retenir. Toute une histoire dans un seul cadre de couleur, quelle poésie !
Merci pour la photographie.
>Tessa:
Bonjour, sois la bienvenue ici. Voilà une belle expression. J’essaie en effet que mon propos s’harmonise le mieux possible avec la photo et le calligramme. C’est un exercice à trois composantes. J’ai beaucoup aimé faire cette photo depuis les hauteurs. Je suis arrivée tout juste au moment charnière qui fait que la lumière bascule dans les ténèbres. Je comprends que tu veux dire. On se sent impuissant à la retenir de tomber dans le noir. C’est inéluctable. Merci pour ta visite. Au plaisir de te revoir sur ces pages. Bon week-end!