Toile d’automne 10 / Autumn sceneries 10

TOILE D'AUTOMNE 10 / AUTUMN SCENERIES 10

forêt d’or
ton habit de flamme
folie rousse

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golden forest
your suit of flames
red madness

184 réflexions sur « Toile d’automne 10 / Autumn sceneries 10 »

  1. La forêt ses chaleurs
    En plein coeur son Automne
    Dans ce precurux album
    Les feuilles son herbier
    A mesure que levivre
    Prive ou donne de la vie
    Un début automnal
    Si rude si éprouvant
    Il se termine plus calme
    Et encore…c est vite dit

  2. Merci de rectifier…Ossiane et chacun
    « Dans ce précieux album »

    Dans ton précieux album
    Vivent les saisons de chacun
    La forêt vit ses feuilles
    Tour à tour pleine de sève
    Ou craquantes sur le sol
    L’humus des énergies
    Pour se relever marcher
    En oser des sentiers
    Pour levivre son instant
    C’est si bon le goût de vivre
    Tout simplement que la vie

  3. ce n’est pas le grand loto de la nature uniquement
    la roue quine qui tourne et fait tousser
    les chiffres qui s’égrènent et le temps avec

  4. Quelle belle communion autour de la beauté de ces images, un petit bonheur du jour !

    Laisser monter en soi
    l’immense sensation
    d’être partie prenante
    du merveilleux mystère
    d’en jouir et de s’y fondre

  5. il n’y a plus d’hiver
    Célimène
    c’est l’hymen austère
    quand s’empilent les stères
    fort haie n’est pas domptée
    sans adages contés

  6. Saoul de bois la sève m’était monté à la tête
    mais pour me désensibiliser il y avait du boulot
    la dépendance était si fort et mordu j’étais
    la sylviculture n’est pas seulement un art
    mais une harmonie et un plaisir pas toujours partagé
    mais la sylve thérapeutique nous ramène
    aux anciens temps où la forêt était partout
    et l’homme pas forcément perdu en son sein
    savait en tirer avec respect et précaution
    le meilleur dans la senteur vermoulue
    des souches mortes comme des ramures rebelles

  7. Dans le feu de l’automne
    la forêt chantonne
    de douces mélodies
    tandis que tournoient
    les feuilles en spirales
    et dans ce hâle bas
    il n’ y a pas de combat
    vain du moins pour former
    ce doux tapis accueillant

  8. Une Belle et Heureuse Année 2020
    à tous les visiteurs de l’Œil ouvert,
    à Ossiane si généreuse,
    des petits bonheurs quotidiens tout en simplicité,
    des grands bonheurs aussi!

  9. Oui reçu 20/20 JoS sous le gui essayons d’être gais
    sans trop nous forcer toutefois et reconnaissons
    que ce lieu est béni par l’atmosphère qui s’y rencontre
    la bienveillance et l’accueil faits à tous par delà les différences
    Ossiane est une bonne fée qui malgré ses multiples occupations
    trouve t encore le temps de nous éblouir régulièrement
    même sur des séries longues qui se renouvellent sans cesse

    Alors que le cap se maintienne et que tout l’équipage soit paré à la manœuvre

    Bonne année à toutes et tous

  10. C est joli Jo.S merci

    Belle année Thierry,
    Et chacun

    Belle année chère Ossiane

    Et je cite Jo.S
    « Des petits bonheurs quotidiens
    Tout en simplicité
    Des grands bonheurs aussi  »
    Comme devrait être la vie
    Pour chaque enfant né d un adulte
    Élevé simplement en amour grand
    Pour les petits riens
    Qui construisent un être heureux
    Tout simplement en vie

    Je me suis permis d y mettre mes petites bafouilles Jo.S, merci.

  11. Je voudrai être ce Jason avec ses argonautes
    à la recherche d’une toison d’or dans cette Colchide
    endroit rêvé et mythique pas si loin de Sotchi

    Certes il a eu un longue traversée pleine de périls

    n’eut il jamais à dire may day pour un torrent de flamme
    s’étant tout de même brûlé les voiles auprès du désir ardent

  12. Jour 3 de l’an
    déjà dans les étoiles s’avance
    la quatrième nuit

    Bonne et heureuse année 2020 à Ossiane, à toutes et tous

  13. Il n’ y a plus de charbonniers et leurs loges ont disparu
    au 19éme siècle on se battait pour éviter dans certains confins
    Ariégeois notamment que le déboisement ne soit trop étendu
    on parle de ces pâtres qui emmenaient aussi les cochons
    pour la glandée comme on le pratique encore en Estrémadure
    et qui se défendirent contre les maitres de forge et la maréchaussée
    on en captura certains dont la légende prétendit qu’ils avaient
    des houppelandes (comme dans peau d’âne) et on les nomma ainsi
    « Demoiselles » car c’est par un pont qui porte encore ce nom
    qu’ils furent conduits, place du salin, au tribunal de Toulouse
    l’histoire est piquante et ne manque pas de sel car il semble en fait
    que sur ce parcours qui passe au dessus du canal du midi
    construit par le Baron Riquet de Bonrepos il y avait déjà là
    matière à repos puisque les demoiselles ne seraient en fait
    que des filles de joie
    bien des toponymes deviennent anonymes comme cette rue
    du petit musc à Paris ( des putes y mussent en réalité)

    désolé pour cette entrée en fanfare
    merci de votre patience

  14. Déjà les jours
    grignotent les heures de l’an
    que pouvons nous faire
    ….

    si ce n’est souhaiter qu’il soit meilleur pour beaucoup d’entre nous, peut-être pour vous qui lisez ce commentaire sous cette image lumineuse d’Ossiane afin qu’elle vous pénètre jusqu’au plus profond de votre cœur.

  15. Merci pour tes doux mots Monique.

    Au plus profond de la forêt
    En levant le nez vers le ciel
    La Lumière réchauffe

  16. Merci Annick , tu as raison la forêt n’est jamais noire même sous la pluie elle est radieuse, j’aime la forêt, cette forêt me manque très souvent car je lui ai confié mes cris d’enfant certes mais également mes confidences…

    quand les jours sans joie
    s’enfoncer dans la forêt
    et se rappeler
    les mots prononcés tout bas
    dans la lumière des sous bois

  17. Le temps semble s’être arrêté car déjà l’automne s’est effacé l’hiver encore présent ouvre sa porte aux premiers bourgeons du printemps il y a de l’embrouille dans les saisons….

    Souvenirs d’hier
    reflets d’une toison d’or
    aujourd’hui n’est plus
    …………………………………………
    Passent les ans, les saisons
    donnant aux temps leurs couleurs

  18. Votre gentillesse me touche Annick et Jo.s

    Les forêts sont des cathédrales
    vitraux grands ouverts sur le ciel
    les arbres de leurs bras tendus
    nous appellent dans leur hémicycle
    écouter le chant du silence
    pour nous permettre un lâcher prise
    donner à l’âme force de vivre

    Savoir s’évader…la nature, la beauté apportent beaucoup de solutions et ce, sur l’instant, c’est bien car nous sommes pressés, c’est court une vie d’homme au regard du Temps…

  19. Bonne année à chacun et à notre chère ossiane.

    Lumiére ou ombre
    L’ impossible choix
    Je vie dans la pénombre

  20. Au début de l’automne dans le cadre des vallons de Rustrel près de Roussillon qu’Ossiane connaît , j’ai eu ce bonheur de rencontrer toutes ces couleurs que terres, arbres et roches offrent aux promeneurs ; peu de temps après, c’était dans les forêts de Sologne, aujourd’hui ce sont parfois au moment des crépuscules flamboyants où nous pouvons admirer cette féerie de teintes… la nature n’est pas avare de splendeurs, quant à cet hiver où quelque fois la grisaille occupe l’espace j’y vois une beauté faite d’ombres et de lumières, de brumes et de contrastes et je ressens autant d’intenses sensations, elles sont seulement différentes.

    D’or d’ocre et de sang
    palette haute en couleurs
    la beauté du monde
    dans la brume ou le soleil
    coups de pinceau du hasard

  21. Jolis jolis tes mots Monique.

    J espère pour chacun sue le mois de Janvier, ses vécus de réel, font grossir des espoirs à vivre en vrai.

    Comme c est joli l hiver
    Ses arbres se montrent nus
    Et l oeil danse le tronc
    Bientôt les petits bourgeons
    Tous gonflés d esperances
    Se donneront à voir
    Et sans rien à attendre
    Le froid cela fait fu bien
    Quand la chance d un toit
    De vêtements chauds de mets
    Chacun rêve d être heureux

  22. d’orée à la feuille finement martelée
    malléable et flexible en couches minces
    frappé de stupeur entre ses pinces

  23. Avant que la forêt s’endorme
    que les sols soient couverts sans bornes
    il est encore temps de secouer la pelisse
    sans pouvoir aplanir et rendre lisse
    ce trésor à je ne sais combien de carats
    qui est plus qu’un lieu d’apparat
    il se pourrait qu’on glisse
    si le sous bois est mouilleux
    ça ne ne rendra pas acrimonieux
    bien que nous préférerions plus moelleux

  24. La Belle imagine
    perdue dans cet abîme
    pouvoir s’endormir…

    sur un lit de drap vermeil
    les grands arbres dans les bois veillent

  25. Bonne semaine aux passagers à l’orée de ce bois

    Dans son habit d’or
    au charme par trop éphémère
    une apothéose

  26. Belle semaine de charmes pour ceux qui passent par ici, anciens et nouveaux.

    La forêt tendre
    Se fait la mue
    Plus délicate encore

  27. Jour d’hiver… temps gris, sombre et triste mais les mots comme des bûches jetées dans l’âtre éclairent et réchauffent le cœur… Bonjour à tous….

    Halo de beauté
    dans cette luminescente
    aura de silence
    œil ouvert sur notre écran
    l’immortel spectacle d’or

  28. « Ils (les arbres) sont mélomanes, ils grincent, chuintent, bruissent. Leurs feuillages murmurent des secrets, leurs troncs se plaignent de souffrance. Entrer dans la forêt c’est s’installer sous l’orchestre. »
    Sylvain Tesson dans : Une très légère oscillation.
    Et le lieu revêt le décor qui lui est dû en ces photos magistrales qui nous laissent bouche bée d’admiration !

    Le son du silence
    en des mots non prononcés
    savoir écouter
    le non-dit le non-écrit
    la musique des arbres

    bonne semaine à tous

  29. C est tres joli partage, Monique

    Je vis beaucoup
    Me nourtit de silences
    Dans les parenthèses
    Ressourçant tellement
    Sur un parcours d’une famille
    Pas ordinaire
    Je prends conscience avec le temps
    Comme il passe et m’apprend
    Que ce parcours si extraordinaire
    Dans mes amours hors du commun
    De l’amour pur comme ça
    C’est pas facike toujours
    Tellement éprouvante
    La vérité d’aimer au au-delà
    Là au plus profond
    Où ça fait mal d’aimer
    Quand on aime vraiment

    Je vous embrasse cher équipage
    Une petite intervention m avait mise un peu hors circuit terrestre….dans mes songes.

    Belle soirée ou journée Ossiane.

    C est vraiment délicieux, Monique.
    Demain je prends en photo l arbre près de la maison. Je l aime ce chêne magique si paisible et sage…quoique…

  30. L’énergie c’est vital
    On en connaît son or
    Bien plus en vieillissant
    Tellement plus de temps
    Pour se récupérer
    S’évader d’ inutiles
    Se serrer en douceurs
    L’extraction d’une dent
    De sagesse en tout bas
    Reste un choc physique

  31. Oiseaux et bourgeons
    au ciel azuré de mars
    Les fleurs du printemps
    narguent les chênes marcescents
    tournent la page de l’hiver

    Bonne semaine à tous et guettez avec espoir et courage tout retour à la beauté du printemps

  32. Comme c est jolie saison
    Que les cuicuis leurs sons
    Les pétales donnent à voir
    Leurs coeurs émois miroirs
    Mais comme c’est joli
    Leurs instants de folies
    Chorégraphies couleurs
    Qui donnent tant de bonheurs
    Une prise de sang de vie
    Le foie revient à lui

    Belle semaine pour vous tous avec la santé surtout…c est une énorme chance que la chance d’être en vie qui peu à peu guérit…

  33. Les forêts bourgeonnent et la vie reprend….

    Quelques frou-frou d’ailes
    de pies et de tourterelles
    petites querelles
    Un territoire à défendre
    des nids à entreprendre

    j’aime regarder, écouter, suivre les oiseaux dans leurs quêtes continuelles pour vivre et survivre mais le moment que je préfère c’est le matin, au lever, quand tout est encore silencieux entendre leurs chants comme un appel à la bonne humeur, à l’espérance

  34. Ouvrir la fenêtre aux cuicuis
    Se frissonner de vie
    Mais comme c est joli
    De connaître la chance
    Des doux reveils de nuit

    Beaux tes mots Monique…mon premier travail du matin c est d ouvrir la fenêtre et les entendre chanter…

    Belle journée

  35. Comme une balade matinale au milieu de la forêt, dans la simplicité des mots, bain de forêt diront certains, bain de beauté quand l’ombre devient trop dense.
    Hier j’écoutais Jean Ferrat et ouvert ce matin un livre de Paul Eluard la beauté demeure quoiqu’il en soit ! et en lisant tes mots Annick je me suis dit qu’il est bon de partager j’ai donc eu envie d’écrire ces quelques mots

    Parler de la nature et s’en émerveiller
    c’est mettre du soleil dans nos cœurs
    c’est regarder loin au-delà de ce qui est
    sans rien oublier, c’est se faire du bien

    la beauté du ciel et les couleurs de l’aube
    la naissance des bourgeons sur les branches
    le chant des oiseaux à l’orée du jour
    autant de remèdes aux maux du temps

    s’ouvrir aux merveilles du printemps
    sortir de l’ombre des incontournables
    que sont la misère et les angoisses
    regarder au plus près la beauté , vivre.

    Et si l’actualité donne envie de pleurer
    sécher nos larmes à la brise du vent
    s’éloigner un instant des terreurs
    prendre le temps de reprendre son souffle.

  36. Oui, Monique, merci pour tes mots
    C est joli frais de vie, comme une ordonnance pour aller bien.

    Une ballade en plein champs
    Le chant du vent ceux des oiseaux
    Le pas s allège comme il se bouge
    Une tête belle revient à ailes
    C est beau la vie comme c est bon
    Offrir à d autres quelques images
    Sans perdre son temps
    Reprendre ses souffles par les beautés
    La main caresse des petits petales
    Si doux frissons que l air du temps
    Qui aime la vie tout simplement

    Et plus encore dans ces temps douloureux ouvrez le bon oeil la Nature est si belle quand c est le Printemps.

    Encore merci, Monique.

  37. La Nature si belle aide
    A garder l oeil ouvert
    Devant un monde bouleversé
    Tant de drames humains par tout
    L enfant son innocence gaspillée
    Il y aura un antivirus il faut du temps
    Mais déjà la pensée basculée

    Il y avait la vie avant le virus
    Il y a déjà la vie avec le virus
    Il y aura la vie après le virus

    La force n etant pas l argent
    Mais la puissance de l entraide
    Entre continents, pays, regions, quartiers

    C est bon d y croire
    Si seulement la naissance d un nouveau monde
    Où l oeil ouvert peut vivre tout simplement
    Chaque essentiel des bontés de la beauté

  38. Je crains que l’espoir ne se construise pas sur le malheur et qu’il serait utopique d’y croire, mais un proverbe dit répète trois fois la même chose et cela deviendra une vérité, alors oui Annick je pense et je voudrais comme toi, que ce que nous vivons permette de réfléchir sur certaines valeurs trop souvent oubliées, en toute chose se trouve le négatif et le positif, Hawking expliquait très bien cela, il prédisait aussi en tant que scientifique la probabilité de ce fléau des épidémies comme le monde en a connu dans l’histoire avec peut-être des virus encore plus costauds qu’on ne peut l’imaginer pour des raisons à définir…

    Fermer la porte au virus
    ouvrir son cœur aux hommes
    soutenir les soignants
    rien n’est plus cher au monde
    que la santé et le bien-être de  » tous » (nous en sommes loin, très loin !)

    Un commentaire qui n’oublie pas la beauté des sous-bois mais la vie a ses revers et nous les subissons de plein fouet ! la gravité n’exclue pas l’espoir …

  39. Un petit message pour toi Ossiane, j’espère que tu vas bien, ton silence est j’espère dû à de bonnes raisons mais sache que tu nous manques et comme à tous et à chacun prenez soin de vous et des autres.

  40. Merci pour tes mots Monique

    Je pense idem…..

    Ah oui qu on en esr loin de l Humanité ds ce monde materialiste.. tant de belles valeurs de vie,perdues….

    J espere aussi que tu vas bien Ossiane.

    Protegez vous max bel equipage, chacun dans son hamac à 2m de distance…

    Belle journee avec le positif soleil les beaux petales, les chaînes de solidarité qui se creent.

    Clin d oeil hein Bourrache.

  41. Tous les chemins ne sont pas permis
    dans ces temps où la liberté se flétrit
    mais il y a ceux de la pensée qui nous unit

  42. Dans le calme comme jamais on n’avait osé l’imaginer
    à demeure nous sommes pour garder la bonne distance
    éloigner la menace et nous protéger les uns les autres
    pas les uns des autres en tant de calamité et de suspicion
    mais parce que la discipline collective n’est pas usurpation
    mais légitime devoir pour limiter au minimum la contagion

  43. Je vous espère tous dans la meilleure forme possible
    notre hôtesse capitaine et puis ses valeureux matelots
    les précautions ne s’avèrent jamais vaine pour cette cause
    le verbe est un peu spécieux « distanciation sociale »
    ça fait drôle de lire ça, soyez prudent gardez vos distances
    me semblerait suffisant et moins connoté , il n’ y a pas
    d’entre soi qui tienne , nous sommes tous exposés au danger
    il y a seulement certaines personnes qui sont bien plus fragiles
    prisons, sdf et tant d’autres, les vieillards isolés dans les ephad
    quel souci de la psychologie humaine sans les réseaux sociaux
    et le maintien de liens distants mais pas distendus ce serait
    encore bien moins supportable et certains nous prédisent
    à gogo des conséquences en chaine qui font froid ans le dos

  44. Merci Thierry pout ces realites.

    Ici c est de la folie de la vie ses virus ce monde materialiste bete.

    Confinement c est evident obligatoire vital.

    Ici c est de la folie de la vie, quand dans une marche alentour maison, d un chemin, on voit nous 3, son foyer d hebergement à notre fils autiste, son foyer actuel sa maison de famille depuis sa semaine de vacances du 29 Fevrier.
    Ici c est de la folie de la vie, son foyer à 1km de la maison, son Esat à 1km500…on avait pensé si plus de gazoil, si nous âgés etc…et voilà qu un virus inommable fracture des vies, le monde.

    Cette vie sociale si précieuse car c est si difficile voir impossible ou peu possible la vie sociale d un autiste…

    L’avenir parlera…1 jour à la fois.

    Bon courage capitaine et matelots.

    Prenez soin de vos énergies en santés. Mes energies reviennent…

  45. Le monde s’enflamme dans l’air pestilentiel
    il faut justement aller vers l’essentiel
    et laisser tout ce qui est accessoire

  46. Une pensée pour tous les visiteurs
    Une pensée pour Eliane
    S’échanger des messages de sympathie à distance
    Penser aux autres plutôt qu’à soi
    Prenez soin de vous

  47. La symphonie du nouveau Monde

    On nous a annoncé la fin du vieux monde pas comme une apocalypse mais comme une fatalité, un soulagement presque «que meurt le vieux monde et qu’advienne un nouveau!».

    Était ce surjoué, fantasmé, et surtout porté par une espérance déraisonnable, l’avenir devait parler et de fait il s’est chargé de nous instruire sur cette façon de voir qui au delà du jeu de chamboule tout, ce n’est pas la fête foraine, en a déboussolé plus d’un.

    De vieux oripeaux, de vieilles méthodes, de vieux mots tout cela allait voler en éclat et nous ferions tabula rasa d’un passé encombrant, gênant, honni ; oui mais voilà c’est loin d’être aussi simple de se débarrasser des spectres du passé qui vous collent aux basques.

    Les coups de balai se transforment parfois en boomerang et la poussière vous saute à la figure vous faisant tousser de plus belle.

    Justice, harmonie, équité devaient guider les pas de cette marche en avant, encore fallait il assurer ses arrières , car les pionniers à l’avant garde ne savent pas ce qu’ils vont découvrir, une Pocahontas ou une brassée de honte.

    Les sirènes avaient beau nous chanter le doux message d’un voyage collectif vers la modernité sur le mode inclusif nous avons vu les laissés pour compte dans un télescopage d’image.

    La soit disant rénovation de l’autorité devait aller de paire avec un libéralisme débridé, tout pour l’entrepreneur mais quoi pour le citoyen ?

    Descartes a t il mal été assimilé dans un discours de la méthode musclée et raide pétrie de certitudes de détenir la vérité et d’autoritarisme pour faire appliquer une doxa remastérisée ?

    Face à des images qui s’empilent et sature nos mémoires sans suturer la société dont les fractures ne sont pas seulement annonciatrices de factures à payer, il y a le souci du lendemain pour les nouvelles générations.

    Le nouveau monde sera t il fait de transformation écologique, de développement durable, d’économie circulaire ou bien le principe de réalité va t il a nouveau montrer les limites des espoirs et de la vitesse de transformation.

    Comment passer du temps politique au temps écologico-climatique qui demande plus de détermination et de mesures fortes, à travers des Davos plus musclés sur l’affectation des profits à de vraies priorités pour l’humanité face à son destin et à la montée inexorable de périls pas tous cernés; tous concernés mais à des degrés divers puisque manipulés, plus ou moins bien informés.

    Anton Dvorak savait bien que la baguette ne fait pas tout, qu’il faut de la complicité, de la cohésion et l’assentiment d’un orchestre pour que les notes tombent justes. La nostalgie n’exclut pas la bohème et ses errances, la pureté cristalline des gemmes résonne en nous, et le chant de Hiawatha avec qui donne toute sa force épique à l’œuvre.

  48. Thierry bonjour, un commentaire riche en réflexion plus existentialiste que poétique mais le monde est ainsi complexe et ta référence à Dvorak donne le ton. Trouver l’harmonie en ce monde il va falloir jouer sur tous les fronts et nos enfants et petits enfants n’ont pas la meilleure part du gâteau, il va falloir accorder les instruments et s’entendre sur les partitions, le choix risque d’être compliqué. Une symphonie du Nouveau Monde qui reste à revoir dans les grandes lignes et demande méditation !
    Prenez tous soin de vous et de tous, l’attitude de chacun se joue sur des accords à respecter pour minimiser ce qui peut l’être encore.

  49. Merci Monique et si je peux me permettre des accords pas mineurs qu’il ne faut pas détourner de leurs objectifs, nous pensions trop vite et avions oublié ces grands fléaux, la vaccination prendra un coup de boost, à condition d’avoir des vaccins et une politique plus coercitive en la matière. La fiction sur Pasteur et Koch hier soir sur Arte était la bienvenue pour travailler le champs de la mémoire, montrer qu »il faut baller au charbon et que la recherche a besoin de moyens à la hauteur des enjeux de santé publique d’abord et secondairement économiques. Nul doute que cela n’influence tôt ou tard la marche du monde.

    La poèsie est un peu tétanisée chez moi en ce moment (pas par abus de Ricard) mais parce qu’il est délicat de concilier des sujets multiples d’inquiétude personnelle.

    Pour l’instant tout va bien mais…

  50. Je vous lis Thierry et Monique. Merci.

    Oui c est difficile de poetiser respirer ces dernieres semaines.
    Des temps qui semblent de science-fiction et c est que réel,
    Des temps terribles pour des gens innocents….

    Si seulement le monde prenne le chemin de belle Humanité et oublie la mondialisation materialiste.

    Chaque jour se vit au jour le jour.

  51. je reviens ce matin vers le blog
    Je lis avec plaisir vos commentaires, je partage la difficulté à poétiser.
    Je me lis et oups… erreur, j’envoyais bien sûr mes pensées à Ossiane!
    Prenez soin de vous!

  52. Ce Printemps impossible à poetiser
    Quand tant de gens en souffrances
    On sait le virus chez des proches
    Il est peut-être déjà ici
    On sait si peu parfois bien trop
    Mais c’est qu il tue des innocents
    L envie de pleurer tout n est pas prêt
    Pour le laisser seul notre fils autiste
    On espère qu une santé forte
    Gagne le combat de l invisible
    Le confinement tant de pensées

    Oui, Thierry, je vous cite
     » pour l instant tout va bien , mais… »

  53. À l’heure des cerisiers en fleurs
    Dans ce printemps hors du commun
    Où le temps perd tous ses repères
    dans chaque demeure règne la peur
    À quand la fin de cette terreur ?
    Pourra-t-elle seulement permettre
    une prise de conscience durable
    de certaines valeurs humaines
    Oui, les mots ont du mal à s’inscrire
    dans ce silence au goût étrange
    Seuls innocents les oiseaux chantent
    ils nous rappellent la belle saison
    Celle où les jardins s’illuminent
    celle où les arbres bourgeonnent
    ils nous disent face à ce fléau
    plus encore aujourd’hui
    toute l’importance d’une vie.

    Nous devons rester vigilants, reconnaissants envers ceux, je les admire, qui se mettent en danger pour sauver des vies

  54. Tres jolis tes mots, Monique.

    La vie a ce parfum étrange
    Dans ces temps douloureux
    Les grand parents et petits enfants se manquent
    Les copains de crèches écoles facs aussi
    Le travail en maison avec enfants
    La solitude pour beaucoup
    Les toucher renifler interdits
    La vie n a plus la même odeur
    Elle a pris un nouveau chemin
    Débroussailler prendra du temps

  55. Surtout rester chez nous…rejoindre la nature en dormance…classer les photos de son enfance…retenir son souffle dans l’attente du soleil…
    Vivre avec son imaginaire… le chant des oiseaux…le silence sur terre…Voyager …de distance sociale à relations épistolaires…
    Penser à eux..à elles..caissières..médecins…infirmières..soignants..et tous les acteurs de la chaîne alimentaire…Penser à eux en restant solidaires…
    Je ne vous embrasse pas mais mon cœur aimerait…je l’ai trouvé flottant dans la forêt d’hier….sur les terrasses riantes
    et les marchés couverts..dans Paris et ses artères…sur les rives de la Brière…
    Le soleil brille toujours derrière les nuages….
    Prenez soin de vous….
    pierre.b

  56. « Le soleil brille toujours derrière les nuages… »
    Merci pierre.b pour ce texte si plein d’humanité.
    Prendre soin de ceux qu’on aime, laisse libre cours à sa créativité.
    Apprécier les signes du printemps qui est de retour à son heure.
    Rester chez soi, prendre des nouvelles des autres.
    Je vous embrasse de loin, très loin.

  57. C est tres joli de vous lire pierre.b et jo.s

    Merci pour vos textes si bons à lire.

    Il y a la crise mondiale
    Si préoccupante
    Et cet enfermement
    Des soignants et des malades
    Au fond de soi
    On craint chacun pour des proches
    Au front

    Alors quand une crise clastique
    Ce matin en bulle en autisme
    C est lourd sur le coup faut dépasser
    Mais ce n est rien
    Tant qu on se leve vivant le matin

    On se calfeutre depuis le 9 Mars déjà
    Plus encore depuis le 13 Mars
    Tous ses repères changés
    Cela se passe pas trop mal
    Parfois on souffre fort vite
    Parfois on éclate de rires
    A trois c est quand même lourd
    Depuis déjà un mois

    Je vous embrasse chacun
    On vit un truc inctoyable
    Mais tant qu on est en vie
    C est le Printemps à vivre

  58. « Le soleil brille toujours derrière les nuages » vous avez oh combien raison Pierre b. de rappeler cette citation en ces circonstances actuelles., et c’est agréable de vous lire tous à la fenêtre de vos claviers, j’entends des mots de solidarité et d’encouragements et ça fait du bien, ça rapproche en cette période d’isolement et d’inquiétude. Nous avons peur tous et quoi de plus normal mais il est bon de regarder dehors et d’y voir si ce n’est le soleil au moins un ciel clair et les fleurs qui nous disent la vie est là, fragile ! prenons soin de nous et de chacun, lisons, aérons nos esprits en ce moment constamment agressés par ce fléau, suivons Hölderlin « habitons en poètes sur la terre » autant qu’il est possible ayons confiance et remercions tous ceux qui, dans tous les domaines en ces moments difficiles, nous aident à supporter ce mal cruel et s’exposent pour sauver des vies. J’ai une pensée toute particulière pour tous ceux qui plus douloureusement touchés que d’autres souffrent de ce malheur dans leur chair.

    Les mots tremblent parfois
    en voulant peindre la beauté
    sans pouvoir l’atteindre

  59. Merci Monique

    J embrasse ceux qui ont un proche malade ou sont en deuil.
    Le monde vit des tant catastrophiques.

  60. Caissières formez vos bataillons, pas des carrés de Cumberland

    Grande distribution… de baffes en perspective, même sans Uderzo, le zoo continue et face à la bête les esprits s’échauffent et les contempteurs contemplateurs s’époumonent.

    Mais il n’ y a pas de guerre de tranchée, des retranchés pas volontaires, enfin pas tous, et des planqués malgré eux mais des escouades qui parcourent les lignes et montent au feu vers la première, exposées et souvent sans les moyens appropriés de se protéger, à leur corps défendant.

    Ça nous brise le cœur mais peu de mouvements hormis les syndicats montre l’anomalie de ces grande plate forme car il y a les arrière boutiques des rayonnages souvent dévalisés et ces soutiers devenus forçats, coute que coute, entre les horaires la réquisition , les vacances et les RTT qui y passe.

    La grande réhabilitation débilitante de travail manuel pendant que les cadres sont au chaud confinés at home en télétravail, ça c’est une différence essentielle qui saute aux yeux et les probabilités de chopper la saloperie qui rode et traine est évidemment nettement (pour ne pas dire incommensurablement) plus grande pour notamment ces auxiliaires de la chaine logistique qui ne doivent pas rompre la chaine de l’approvisionnement , notamment du pop corn pour passer le temps devant la télé.

    Bien sûr ce n’est pas un panégyrique mais tout de même ils méritent eux aussi des bravos des concerts de casseroles, puisque nous les remplissons grâce à eux, il n’ y a pas que des œufs dans les cabas et tandis que le fléau abat aveuglément, le vin des postillons n’est plus consommé depuis longtemps pas plus que celui des archers, tandis que les Parques criblent de leurs flèches empoisonnées tout ce qui passe à portée…de la main.

    La main ce meilleur allié des civilités et de l’intelligence en temps normal dans une société qui favorise les relations à satiété, devient en période de pandémie ce pire ennemi dont il faut se défier.

    Les soignants, eux, sont héroïques et chargent encore plus et ce n’est pas la brigade légère mais une guerre de moyens, Napoléon disait « l’intendance suivra » mais le train logistique pour ce qui est, non du phlogistique, mais des impedimenta des légions de personnels médicaux et para médicaux (ne les oublions pas non plus ceux là ) laisse à désirer et il y aura lieu de s’interroger comme le font déjà ouvertement certains sur le pourquoi d’une telle situation et des difficultés constatées, terribles parfois, criminelles pour certains.

    Camus avait tout prévu sauf le décalage de 60 ans ans de civilisation confite dans le confort pas prêt à entendre le confiteor et à passer si vite de la théorie à la pratique.

  61. Super texte Thierry.
    On craint tant pr ceux qui ne peuvent pas se protéger. Injustice de vie devant l oril ouvert plus encore.

  62. Je ne savais pas que les mots simples…certains décrivant un phénomène naturel à consonance ésotérique et spirituelle et porteur d’espoir…pouvaient..devaient avoir leur carte d’identité…
    J’utilise l’expression  » le soleil brille toujours au dessus (ou derrière) des nuages » depuis mon adolescence sans savoir qu’elle avait père et mère 🙂 Je ne savais pas non plus que des écrivains pour certains contemporains revendiquaient la « paternité » de ces mots dans des sites de citations…
    Et puis ..quand j’ai lu que lorsque l’église du IVe siècle était assombrie de querelles théologiques St Athanase faisait remarquer avec le sourire que  » le soleil brille toujours au dessus des nuages » j’ai senti le poids des siècles sur les épaules..Je n’étais donc pas né au 20e siècle mais 1500 ans auparavant !
    J’ai donc connu St Athanase l’un des pères de l’église antique…Quel choc…quelle révélation ! Le ciel est tombé sur ma tête..
    Oups …! j’ai oublié les guillemets…Mais est ce une expression ? une citation ? ou le titre d’une bande dessinée des regrettés Uderzo et Goscinny ? 🙂
    pierre.b

  63. Pierre b continuez à nous faire du bien avec ces mots qui résonnent si juste en chacun de nous et soyez tranquille ils sont tellement les bien venus dans la mesure où leur sens apporte un plus dans nos vie où la poesie est souvent si absente. Merci Pierre b pour vos mots réconfortants. Merci à tous par votre présence ici sur ce blog où la chaleur humaine a toute son importance

  64. Certains scientifiques disent que nous sommes montés sur les épaules de géants, ils parlent bien sûr de cette origine et de cette filiation avec les couches successives de savoir accumulées strates après strates et qui nous rend humbles nous les fils de nos pères qui ont souvent tant accompli avant d’être remisés dans les réserves de l’histoire mais que l’on retrouve, redécouvre au travers de propos croisés tant la diversité est richesse pour les citations comme pour le reste.

  65. les feuilles tombent comme les hommes
    et ne se relèvent pas
    il en reste des traces dans la lumière des vies

  66. En te lisant Thierry dans ces trois dernières petites lignes j’ai pensé à ces mots de Saint-Éxupéry :
    « Il tomba doucement comme tombe un arbre » du coup j’ai relu « le Petit Prince pour la n.ième fois… l’histoire des baobabs, de la rose, du businessman, du géologue, du géomètre, de l’allumeur de réverbère, du mouton, du renard et j’ai trouvé que pendant ce confinement c’était peut-être plus encore, le bon moment de lire ou de relire ce livre, il y là toute une école de vie saisissante d’actualité mettant l’accent sur les vraies valeurs.

    J’ai le cœur qui bat
    et les larmes au bord des yeux
    de tant de douleurs

    C’est pourquoi il est important de trouver pendant cette période une autre façon de voir le monde où la beauté, l’espoir, l’amour, l’amitié, la sagesse, la sérénité, le partage, la générosité, le courage…. ne peuvent pas être QUE des mots vides de sens , non et non et non !!! On sens tellement impuissant devant l’ampleur des souffrances que cela génère.

  67. Merci Monique c’est un très beau souvenir que tu laisse affleurer là

    cette mise au repos forcé, à demeure, n’est pas une assignation à résidence mais à résistance

    on y puisera selon mais il y a matière à réfléchir puis à agir

    ce lieu sacré nous permet de déposer ce qui autrement serait ineffable

  68. Mes mots ont disparu…

    tes mots sont fort justes, Monique
    Merci aussi Thierry.

    Une petite clairière
    A la bougie une feuille
    Manuscrit des tendresses

  69. MioModus
    Bonjour, tout va bien ici ? J’aimerais pouvoir dire oui mais qu’en sait-on ? … oui les publications datent du temps où l’on se souhaitait la bonne année, nos souhaits n’ont pas eu gain de cause ! Ossiane n’a pas donné de ses nouvelles depuis longtemps « passent les jours et passent les semaines… » passent les saisons …. j’espère que nous en aurons bientôt en cette période si douloureuse pour le monde entier, on se fait du soucis pour tous. Les matelots essaient de garder au mieux le navire de notre Capitaine -:))

    Apprendre la patience
    pour connaître la sagesse
    la vie vaut bien ça !

  70. Pour PierreB
    Personne ne peut revendiquer la paternité des mots qui naturellement nous habitent, j’ai mis beaucoup de temps et contente, j’ai retrouvé un tout petit tanka que j’avais écrit il y a longtemps et qui rejoint si bien la raison de nos échanges, je n’ai pas été jusqu’au dieu « Soleil » mais le ciel bleu ! c’est déjà pas mal et dans le même état d’esprit …il est aujourd’hui bien bleu et « c’est bon pour le moral » -:))

    Regarde le ciel
    Il contient nos espérances
    Il suffit d’y croire
    car derrière les nuages
    Il y a le grand ciel bleu

  71. Quelle joie de lire vos mots Mio Modus.

    Et je te lis toujours avec grande joie, Monique

    On se leve le matin
    En espérant que c est un cauchemar
    De suite se sentir vivant
    Fait valoir que tout est bien réel
    Il y a des souffrances par tout
    Le monde est en douleurs
    Tous les pays souffrent
    Et du virus, et de la faim,
    Et d Inhumanité
    Et devant tout cela
    L oeil ouvert impuissant
    Cherche la Beauté
    Pour pas mourir de chagrins
    Rester en vie pour ses proches

    Alors le regarder le ciel
    Appeler les bougies de l espoir
    Pour eclairer le monde en deuils

  72. Patience au sel d’une évidence
    Que faire d’autre ?
    L’espoir est mon essence !

    Je vous salue tous mes amis – les mots sont des remèdes pour avancer…

    Prenez soin de vous.

  73. Le pas se sort de sa clairière
    Marche ses foux son petit chemin
    La main s élance chorégraphie
    Pour les cueillir les fleurs des champs
    Et de leurs bleus, le jaune sourit
    Des mauves, des blanches
    Ballet orchestré dans un verre

  74. Et comme je me relis

    Marche ses doux son petit chemin
    Ou
    Marche ses fous son petit chemin

    C est comme chacun souhaite lire….

    Prenez soin de vous équipage au long cours…
    Comme vous je souhaite que notre capitaine aille bien. Mes tendres pensées Ossiane.

  75. Matin de printemps,
    Ces trois notes répétées,
    tourterelle grise.

    pensées vers l’équipage et son capitaine.
    Prenez soin de vous!

  76. Joli et merci Jo.S pour le chant des tourterelles

    Trois notes comme un S.O.S
    Sur les branches du platane
    En échos sur le tilleul

    Beaucoup de prudence et de patience, restons chez nous et gardons espoir. Les mots que l’on envoie sont des petits liens qui ont leur importance, merci à tous

  77. Chaque jour on espère que cela va pour chacun…
    On aimerait tant que des milliards de gens vivent en paix.

    Prenez bien soin de vous
    Je t embrasse Ossiane.

  78. Des temps déchirants
    Que ce virus qui tue
    Le monde
    On continue à vivre
    Mais la tête déportée
    Souvent vers des malheurs
    Et quand un ami cher
    Son père en état grave
    Le coeur est bouleversé
    Tout ça pour un virus
    Qui détruit des aimés
    Tant de gens dévastés
    On a envie d’aider

  79. L’enfermement au temps des échos vides, des poubelles vidées, des nouvelles arrivées

    Quatrième semaine mais pas de quatrains ni de sonnets (des trains bien plus rares) pour accompagner le désert des lieux publics, l’Agora désertée mais pas désertifiée (on ne sait plus à qui se fier) sauf pour quelques fiers à bras qui criaient déjà à bas la police et qui se font courser (pas trousser) par des patrouilles et qui pourtant n’avaient pas la trouille de sortir et de tomber sur les représentants de l’ordre (juste ou pas, c’est comme ça).

    Plus d’Agora en tout cas en groupe dans la communion du collectif, léger correctif apportée par ordonnances pour soigner de la grégarité fléau des temps présents et faire renoncer à trop s’avancer dans le domaine public au bénéfice non du doute mais d’une certaine protection conférée par les murs et l’isolement.

    L’Angor va ou ce qui en tient lieu pour certains tétanisés (pas que du côté de Marseille) ou au contraire sur stimulés par ce huis clos pesant qui libère bien des démons à peine assoupis à l’heure de la soupière comme du petit déjeuner, irrépressible colère contre la situation qui trouve comme exutoire des punching ball bien pratiques (là où il faudrait du collutoire).

    Ce renfermement contraint et forcé sur soi ou un noyau restreint met en jeux des forces obscures et de noirs desseins, oui il faudrait peindre pour donner des couleurs au quotidien répétitif qui nous hérisse les tifs (en fin c’est selon) et d’abord il nous amène à une réflexion à laquelle nous ne sommes peut être pas préparé ni outillé et qui nous trahit (l’enfer me ment) mais si les pâte son encore al dente il n’est pas sur que Dante nous soit si familier.

    Traque t on ou craque t on et puis quoi d’abord ? Un sens caché qui progressivement nous serait révélé par une forme de métamorphose de l’animal social (sociable?) au travers d’épreuves non éliminatoires mais surprenantes, inattendues et qui nous conduisent par le confinement à plus finement prendre le temps de faire le point sur nos vies et d’analyser les situations telles qu’elles nous apparaissent.

    Pas de paresse, une paraison de saison avec une resuscitation (on convie bien des auteurs) et un éclat sans nom qui fait le pendant à des tristes images dont la planète média entend nous gaver comme pour nous graver sur le front le terrible affront de la nature qui se venge aveuglément, mécaniquement, durablement.

    Chacun diffracte via son propre prisme ce qu’il vit et voit ou imagine, c’est un arc en ciel qui se profile après l’orage grondant qui a fait rentrer aux abris tous les bambins mais pas les forçats de l’éther qui soignent dans des ambiances délétères .

    L’anomie de la situation n’échappe à personne, après la boulimie, la mesure et le retrait, pour tracer le grand trait qui margera au moment du jugement dernier, des grands comptes ou émargeront les noms des disparus.

    Épreuve collective, sélective, olfactive qui au delà de cette distanciation que j’aimerai plus sociétale que sociale (à cause des classes et de la casse) ne réserve pas à tous des conditions identiques pour favoriser la patience, l’attente et le calme.

    Et dans la chape de plomb du silence obligé et partagé (si l’on veut) la mise à distance des maux par les mots pour échapper à la morosité.

  80. Épopée critique
    imprévue, inconcevable
    apocalyptique
    l’instinct de survie à vif
    suffira-t-il pour survivre

    pas pour tous hélas !

    petits et grands penseurs assis à la même table où toutes les données sont utiles émanant du bon sens et de la science, où tous les moyens doivent être donnés pour œuvrer dans l’urgence… et puis bien sûr, des mots pour consoler, épauler, rassurer, aider, lorsque les bras et l’expérience ne sont pas à même de s’offrir…. l’heure est grave, l’homme saura-t-il par son intelligence, son expérience, son savoir, son ingéniosité, sa patience, sa générosité vaincre le mal ?
    L’heure semble ne plus être à la poésie : erreur elle fait partie intégrante de ce dont l’homme a besoin inconsciemment ou non pour garder en lui les forces nécessaires, beauté, douceur et vérités gardent leur place indispensable au cœur de chacun pour générer, force et courage.

  81. Merci Monique

    L heure est à la poesie plus en corps
    Elle sauve tellemenr des pires
    Par ses douceurs, ses beaux
    Usons lessivons nos yeux
    Dès que possible
    En mangeant des goûts bons
    En caressant le calme
    En dansant l instant libre
    Le temps si grave pour chacun
    Alors nos forces
    ENSEMBLE
    Pour trouver le courage
    Sur ce chemin pas choisi

    Allez youps chacun dans son hamac ..à 5m les uns des autres…la poesie postillonne si fort ses mots quand elle s s’égosille…..dans ce drame mondial.

    Je vous embrasse, chacun.
    Belle fin de journée.

  82. On continue à vivre
    Clop’in clop’an son arbre
    On serre la Nature
    Ou c’est elle qui fusionne
    Elle rentre Là en là
    Et comme çà fait du bien
    De se sentir vivant
    C’est un miracle vraiment
    Que de vivre en santés
    Enfermé dans sa bulle
    Qui chuchote poésies

  83. Merci Annick tes chuchotements font du bien car nous ne sommes pas tous égaux là encore devant ce spectre impromptu. Je pense au désastre qu’il occasionne dans beaucoup de familles mais ce n’est pas sacrilège de vouloir se ressourcer quelque peu auprès des mots et notamment ceux qui nous permettent de résister et combattre en passant par la beauté de ce qui nous entoure si merveilleusement non seulement celle de la nature mais de tous ceux qui se dévouent corps et âme.

    À l’appel de la forêt
    répondre en fermant les yeux
    à l’orée de nos espoirs
    à l’ombre de ses sous-bois

    Réinventer la forêt
    y retrouver en mémoire
    ses senteurs et son mystère
    sous l’aura des grands arbres

    Puisque aujourd’hui nous prive
    faisons place à l’ambition
    de retrouver les allées
    qu’hier nous avons chéries

  84. Pour tout l’or du monde
    il n’est plus question de ronde
    à trop longtemps rester enfermé
    il pourrait s’agir d’une fronde
    pourtant la terre continue de tourner
    mais des hommes ces grandes fournées
    happées au hasard ou par témérité
    nous remplissent d’effroi
    et si certains chez eux sont à l’étroit
    on comprend combien joue le facteur temps
    il faut l’occuper, le meubler, le dessiner
    prendre la nature comme modèle
    quand cela est encore possible
    on ne peut rester impassible
    le danger partout rode
    mais ce repliement
    ne durera pas éternellement
    et si la confiance dans les institutions s’érode
    c’est vers plus d’engagement
    qu’il faudrait alors aller
    comme des acteurs de bonne foi
    pas de marivaudage
    mais faire vire le bel adage
    de la solidarité incarnée en actes
    et du contrat social retisser un nouveau pacte

  85. Merci pour vos beaux mots justes, Monique et Thierry.

    Injustice qui frappe encore
    De pleine face certains
    Personne n’est à l’abri
    Alors on se confine
    Et la tête pense à l après
    Car si on reste vivant
    C’est pas la peine d’être malade
    Quand les sorties permises
    Comme au temps de la guerre
    Pensees vers ceux morts
    Quand l armistice signée

    Prenez soin de vous

  86. Tous les mots qui me viennent
    ont un goût amer
    je cherche résonance
    mais l’âme est triste
    Pourquoi tant de mal
    à trouver l’apaisement
    parce que sans doute
    les mots sont impuissants
    Parler de joie aujourd’hui
    me semble incohérence
    Il y a la peur et la douleur
    la solitude et la tristesse
    je ne peux pas toujours
    faire semblant d’être fort
    non pleurer n’est pas lâche
    c’est simplement être inquiet
    et quand le rire devient reflex
    c’est pour contrer les mots
    que je n’ose pas dire
    parce qu’ayant trop mal
    je ne sais me réjouir
    devant tant de morts
    tant de souffrances.
    J’ai parfaitement conscience
    de ce que nous sommes :
    des êtres bien faibles
    « on est bien peu de choses*  »
    On se croit intelligents
    prévoyant, instruits,
    savants, invincibles,
    nous sommes des êtres fragiles
    dépendants, égoïstes, inconscients
    et sans doute trop confiants
    Les petites joies ne viendront pas
    combler le désarroi
    dans lequel nous sommes
    et pardon si j’ai voulu
    écrire ce qui au fond
    n’est que faible partie
    de ce que je cache
    ………………………………..
    Quand je souris
    ………………………………

    pour ne pas rajouter
    du malheur au malheur
    il y a des moments
    Où l’on ne peut pas
    Tricher avec les mots

  87. ce n’est pas pour autant nier tout ce qui est beau autour de nous,notamment parmi les hommes, nous en avons des preuves indéniables, ce n’est pas non plus fermer les yeux sur ce qui nous entoure en ce printemps où tout s’éveille et ne demande qu’à être beauté ….

  88. Avec Foi Esperance Charité
    Le Monde serait beau
    Y’en aurait pour chacun
    A penser pour ceux qui naissent
    Un jour

  89. et je te relis Annick

    peut-être demain
    nous donnerons-nous la main
    ou après demain…..

    avec une autre façon de voir le monde en ayant pris conscience de sa fragilité, où et qui que nous soyons…..
    Je m’interroge beaucoup à propos de toi Ossiane, et n’ose te demander un petit signe de toi.

  90. Ah j aimerais te donner la main, Monique

    Comme j aimerais revoir mes petits enfants…depuis 2 mous..et jussu à quand?

    Ce virus nous vole notre vie de chacun….et c est terrible…

    Et puis quand des aimes ont des proches touches de plein fouet par ce virus…c est atroce…

    Je vous embrasse chacun.

  91. C’est commencer à contempler
    La beauté qui nous entoure…

    Regarder l’arbuste
    Et ses belles couleurs
    Au loin la plaine
    Et ses petits carrés de bonheur

    Juste à côté de chacun
    Résident de sublimes merveilles
    L’œil ouvert et tout s’éclaire
    A pas lents dans l’instant

    Et si devant nous attendaient nos meilleurs moments ?
    Juste là patiemment depuis plus de mille ans…

    Un nouveau départ
    Pour nulle part
    Un nouveau départ
    Pour profiter de notre chance

    Respirer ces effluves de vie
    La fin des raccourcis
    Des profits écœurants
    Qui enterrent fatalement notre existence

    Les oiseaux sont de retour
    Ils pépient gaiement, il y avait longtemps…

  92. Toute cette nature ne demande qu’à vivre et vivre bien et c’est bien là aussi notre souhait à tous, à condition que nous le voulions, que nous prenions soin ensemble de ce que la vie nous a si généreusement donné et ce dans la joie, la sagesse et le respect de tous, « les oiseaux sont de retour » nous dit MioModus c’est vrai, ils chantent pour nous et portent ce peu de joie dont nous avons besoin. Je me souviens d’un petit livre de François Cheng sur la joie justement, je vous en transmets un petit passage :

    « La joie n’est pas réservée aux seules circonstances exceptionnelles . La vie quotidienne est remplie de ces signes pourvu qu’on sache les déchiffrer : un rayon de soleil qui s’attarde sur un vieil ustensile, un sourire accordé au milieu des grisailles. Il n’est pas jusqu’à la fleur anonyme perçant le bitume qui ne puisse convaincre du miracle qu’est l’avènement de la vie… »
    François Cheng

    Prenons ce temps pour trouver chaque jour ces petits instants de joie, pour moi aujourd’hui c’est une nouvelle rose ce matin sur mon rosier, hier le courrier d’une amie… Je vous souhaite de découvrir ces petites joies simples qui embellissent notre vie.

  93. Je vous lis avec ravissements, MioModus et Monique, c est tellement la vie, comme elle devrait être pr chacun…

    Des vaches passent
    Deux boutons de roses
    Le coucou, un coq
    Des sourires francs
    De notre fils autiste
    Des baumes au coeur
    Pour donner forces
    Pour des moments plus durs

  94. Merci pour ces mots réconfortants MioModus, Monique, Annick.
    Le pouvoir des mots est plus grand qu’on ne l’imagine.
    Savoir apprécier les petits riens du quotidien.
    Merci pour ce partage.

  95. Aujourd’hui

    le soleil est chaud
    j’ai un parterre de coquelicots
    cadeau des oiseaux

    petites joies du printemps!

  96. Le tour du jardin
    Guettent tranquillement
    Les boutons des coquelicots
    Fermés leurs écrins verts
    Veillent sur les rubis

  97. Regarde les mouvances du ciel et rêve dit le sage
    ………………………………………………………………………….
    Là-haut tout là-haut les nuages
    de vents de pluies et d’orages
    c’est un ciel en voyage
    qui t’ invite sur ses rivages
    t’invente des paysages
    ……………………………………………………………………………..
    Regarde et attend que la nuit referme ce livre d’images
    De volcans, de montagnes, de mers et de plages
    et laisse s’inscrire calme et douceur sur ton visage

    « L’homme a levé les yeux. Il est allé d’un coup chercher son destin dans le ciel, il a peuplé les forêts impénétrables, les mers infranchissables d’esprits créés à l’image du sien. (…) Sans doute , le poète n’est pas le seul créateur d’images. Il n’est pas le seul homme qui parle, et, comme le langage est image, tous les hommes sont dans une certaine mesure créateurs d’images, sans s’en douter – mais le poète est précisément celui qui s’en doute et qui veut, par l’image, exprimer.(…) La poésie semble donc bien devoir rester le seul point de hauteur d’où l’homme puisse encore, et pour la suprême consolation de ses misères, contempler un horizon plus clair, plus ouvert qui lui permette de ne pas complètement désespérer ».

    (Pierre REVERDY dans Cette émotion appelée poésie.)

  98. Merci Annick, la poésie c’est chercher dans la foule des mots qui se croisent ceux qui sont capables de dire, de nous émouvoir et d’offrir une embellie dans ce monde qui sombre et se disloque mais la poésie ne parvient pas toujours à orchestrer tous ces mots qui viennent mourir au creux de notre cœur. La musique y parvient-elle davantage ? Je le pense, qui de quelques notes nous transporte dans cet état de sérénité si indispensable pour endurer et vivre la vie comme elle vient….

  99. Tu dis juste, Monique…

    La musique c est le régal des sens….

    C est ce qui me pèse le plus
    Dans ce confinement
    Avec notre fils autiste en bulle
    Depuis deux mois
    Il aime que le silence
    Alors pas de musique
    Et ça manque
    Mais comme c’est ainsi fait
    J’écoute les chants d oiseaux
    Car ceux-là il les aime

    Je t embrasse Monique
    C est terrible cette distance sociale obligée…pour les autistes, pour la petite-fille de mon neveu qui va naître debut Mai, pour la fille d un an de ma nièce, et puis nos petits enfants juste en whattsapp….pour toutes les personnes humaines de ce monde devenu tel…
    Le virus non seulement il tue mais il bouffe des vies en devenir….

    Comment voir l emotion sur les lèvres si on porte un masque….
    Quel pétrin que ces mois…

    Mes souhaits de bonnes santé, de bons établissements si certains malades ….
    Comment vas tu Ossiane ? Affectueusement
    Annick

  100. Le temps fait grise mine
    l’aube était claire ce matin
    le temps d’un sourire
    pour réveiller les oiseaux
    et s’épanouir les roses

  101. L’apercevoir c’est l’avoir
    Chaque signe est une lueur
    Tout acte a son importance
    Dans le miroir des ciels

    Avoir conscience
    De l’inconscience
    De l’être humain
    A la bonne étoile

    Au bout du compte
    Des lignes d’existence
    A hautes tensions
    De la lave en fusion

    Une main
    Deux mains
    L’une dans l’autre
    Et puis plus rien

    Tout se distance
    Vivre loin de l’autre
    La bonne étoile
    Faut apprendre à l’aimer

    A la désirer
    Dans le flux
    Et le reflux
    De nos pensées

  102. Quel beau ressenti MioModus à travers ce poème. « Le flux et le reflux de nos pensées » épisode de notre vie qui met à rude épreuve notre façon d’être et de réagir. J’ai lu et relu plusieurs fois car j’ai aimé cette approche à la fois dure et tendre dans ce combat sans armes que nous menons tous ensemble.
    « Une main
    Deux mains
    L’une dans l’autre
    Et puis plus rien » Très émouvant !
    Merci MioModus pour votre belle écriture.

  103. MioModus nous touche toujours très fort par sa jolie écriture de ressentis….hein Monique? Merci MioModus.

    Tes mots me touchent beaucoup aussi, Monique, oui c est très émouvant….

    Ahhhhh quand les flux et les reflux de la pensée….

    J espère que les nouvelles de vos proches sont bonnes.

    Je vous embrasse.

  104. Tu as raison Annick et les mots bien souvent sont un réconfort, parfois ils vont très loin, tout dépend comme ils sont interprétés et selon l’histoire de chacun, c’est là toute la richesse de la poésie qui laisse libre cours à la pensée. Je t’embrasse Annick et te remercie d’être là toujours attentive et chaleureuse.

  105. Merci Monique, je te remercie également pour ta belle presence, tes partages riches, et les beaux extraits de textes.

    Merci Ossiane pour ton album.

    Je vous embrasse matelots et la capitaine.

  106. Et je relis les mots de Miomodus….
    Je suis très émue ….c est splendide….

    Ce qui le manque le plus
    Dans ce confinement
    A trois en vécu en autisme
    C est ma vraie liberté
    Ma soif d’écrire, de partager
    Impossible
    Quand reviendra le temps
    Où vivre a tout son sens

  107. Et toi ?
    Tu me vois ?
    Dans ce tourbillon à la lune des sens ?
    Dans cette poussière de mes amis les anges ?

    Je vole de lunes en ciels
    Au vent des nuits
    Avec mon astrolabe
    Sur le fil des frissons

    Rien n’est déréglé
    On peut avancer
    Faut un peu s’exercer
    Avant de planer

    Quelques chutes
    Des blessures
    Soignées par les fées de l’éternité
    Le vol peut recommencer

  108. C est joli Miomodus, oui je vous vois…

    Et toi tu me vois dis?
    Quand la liberté d’écrire
    A la fin de la journée
    La fatigue est tassée
    Les mots s’envolent le ciel
    Pour notre pas de danse

  109. Du temps, des lumières
    à la dérive
    Chant des nuits
    Résonnent les ombres
    Des rides, des visages
    un quart de lune
    Hymne à la vie
    Sourient les anges
    L’être de toute sa puissance,
    liquide en un sens.

  110. Qui pouvait deviner
    Ces trois mois et demi
    A trois confinés
    Et ce moi et demi
    Fort certain encore ici
    Milieu protégé pour un autiste
    Que sa famille à lui
    Car si il est malade
    Car si son parent contaminé

    On a tant ri ce matin
    La vie ses hauts ses bas
    Le courage en panier
    En patience à connaître
    Et quand le coeur content
    D’entendre son humour
    Merci merci la vie
    D’être simplement en vies

  111. Hihi…

    Et ce mois et demi….

    Et pourquoi pas..et ce moi et demi
    Tant de temps à dépasser ses limites

  112. Toujours un lieu
    Pour se rappeler
    Du temps, de toi
    De tout

    De la couleur des bolides
    Qui nous ont emmenés
    Vers ces étés
    Chauds et ensoleillés

    Des musiques écoutées
    C’était « Bye the way »
    Les redécouvrir
    C’est revivre ces moments

    Nos looks improbables
    Mon vieux skate
    Ces sons qui crachent sur la bande
    Ces paysages qui défilent

    Cette liberté, cette éternité
    Paris qui ne s’endormait jamais
    Nous de temps en temps
    Pour graver les instants

    Et les rêver plus tard forcement
    Les sentir à présent brutalement
    Dans le parfum de nos soupirs
    On aimerait en rire et respirer

    Un air moins vicié
    Moins trafiqué
    Bas les masques
    Vers cette vie qu’on veut nous enlever !

  113. Dans le ciel des ciel
    Mais comme c est joli
    De se donner la main
    A l infini

    Bon jour pour chacun.

  114. … bonjour et merci … courage à tous…

    Sous une pluie incessante
    bien des arbres ont des troncs noirs
    un coin de forêt en deuil
    pourtant la vie continue
    malgré les incertitudes
    il faut franchir les étapes
    les branches se balancent
    s’effleurent et se frôlent
    s’enlacent et s’embrassent
    les caresses du printemps
    le vol des papillons
    la besogne des abeilles
    le doux nectar des fleurs
    « c’est humain trop humain »
    et pourtant il pleut encore
    sur les chemins désertés
    entre les arbres qui pleurent
    et qui regardent passer
    les escargots de Prévert

    « Si l’on est intelligent, la seule chose dont on ait à s’occuper est d’avoir la joie au cœur.
    – Hélas, ajoutait quelqu’un, si l’on est intelligent, le mieux que l’on puisse faire est d’être sage. » Nietzsche dans humain trop humain

  115. Ciel gris, ombres sombres sur le jardin
    quelques oiseaux de passage à l’horizon
    le silence omniprésent presque rassurant
    pas un souffle de vent à peine le tremblement
    sur les feuilles du tilleul et du noisetier
    l’esprit voyage dans ce calme inhabituel
    c’est un matin de printemps sans couleurs
    l’est est clair, l’ouest noir de pluies à venir
    un temps en suspension dans l’incertain….

    Bonne journée à tous avec ou sans soleil …

  116. Joli Monique

    Le nez fleure bon le sous bois
    Intensemment
    Il chausse son sac à dos
    Pour marcher sur la mer
    Cela faisait longtemps
    Les clapotis manquaient
    Mais le parfum différent
    Comme une overdose
    On revient de si loin
    Tout est tant incertain
    Il en faut du courage
    Pour traverser tout cela

  117. https://image.freepik.com/photos-gratuite/belle-image-oiseau-corbeau-corbeau-dans-nature-automne-corvus-frugilegus_1161-731.jpg

    [Ô notre funèbre oiseau noir !

    Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
    Mât perdu dans le soir charmé,
    Laissez les fauvettes de mai
    Pour ceux qu’au fond du bois enchaîne,
    Dans l’herbe d’où l’on ne peut fuir,
    La défaite sans avenir.]

    C’est vrai, j’étais cet oiseau noir!
    Quand survint le renard…

    [« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. « ]

    https://www.peintures-tableaux.com/pic/Oil%20Painting%20Styles%20on%20Canvas/Animals/bird/7-phoenix-Persian-Miniatures-
    birds.jpg

    A dire vrai, je suis et l’un, et l’autre. Et toi, es-tu l’une, et l’autre!

    Si j’emprunte ta plume,
    Celle que tu me prêtes,
    Simorgh,
    C’est pour l’écrire,
    Avant que feu ne me consume:

    Que tu renais

    Simplement

    De nos cendres …

    Et, « Quand vient l’automne »

    [lorsque les arbres
    trempés de pourpre
    liassent tomber
    leurs derniers oripeaux :

    ces feuilles mortes séchées,
    ces grimoires improvisés
    où j’inscris mes souvenirs d’été,
    mes rêves et mes joies
    rabotées de mes peines
    dans la pénombre de mes pas.]

    L’Oiseau a dit:

    « Que sais-tu du chemin que toi, tu devras suivre ? »

  118. Dans le rêve
    Ils volent
    Des visages, des sourires
    Des êtres familiers

    Au manque des jours
    Complète la lune
    Conseils dans l’inconscient
    Bourrasque des vides

    Chaque pore vibre
    Le corps exulte ses douleurs
    Aux cris de la nuit
    Répond le matin apaisé

  119. Convaincue que l’écriture n’est jamais vaine, que la lecture est un support, je ne désarme pas des mots et merci à tous de donner sur ce site la preuve de leur efficacité.

    Les mots ne seront jamais
    les remparts de l’évidence
    le mal et la peur sont là
    Les mots pourtant nous diront
    que la confiance et l’espoir
    nous donnent la force de poursuivre
    le combat dans la recherche
    d’une victoire possible
    par les chemins du savoir
    L’homme est fragile, dépendant
    mais courageux et sensé.
    La vie, un immense trésor
    qu’il nous appartient de sauver.
    Les mots ont leur importance
    tous, messagers et porteurs
    du meilleur et du pire
    destructeurs et bâtisseurs
    c’est alors à nous de choisir
    quels sont les mots qui seront
    nos armes pour s’en sortir.
    J’ai choisi la connaissance,
    le courage, la volonté
    et le support indéniable
    de la poésie et de la beauté.

  120. Ils sont beaux tes mots, Monique.

    J aime tes mots et je les cite…

     » j ai choisi la connaissance
    Le courage, la volonté
    Et le support indéniable
    De la poésie et de la beauté  »

    C est très profond et fort ce que tu écris .

    J y ajoute
     » avec l espoir que la connaissance sache
    Que les énergies suffisantes pour courage et volonté
    Que la poésie et la beauté habitent le coeur encore et en corps
    C’est une tragédie ce virus
    Bien plus encore quand une personne autiste a un besoin vital d Humanité
    Encore bien plus quand l’entourage doit rester en capacités pour prendre soin

    Dans cette tragédie c est tant prendre soin de la personne vulnérable
    Sans s’oublier de vivre soi
    Dès que c’est possible
    Quand c’est son choix de vivre en vie
    Pour les aimés et pour soi qui s’aime aussi
    C’est tellement bon de s’aimer fort
    D’aimer si fort la vie en vie
    Parée de ses atouts délices
    Ode à la vie
    Mort au virus

    J’espère qu Ossiane tu vas bien.
    Et comme c’est émouvant de voir tes pages vivantes de respirations d’Humains

  121. Mon coeur
    Une forêt des je t’aime
    On s’asseoit son bord de feuille
    Coucou coucou coucou
    Mon amour

  122. Une forêt
    Ses chuchotis
    La vie
    Au plus près
    Dans le creux de l oreille
    Ce virus a fracassé des vies
    Pourtant elle continue la vie
    Une telle traversée
    Que ces trois derniers mois
    Une vie basculée
    Dans tellement de projets

  123. Hier j’ai rencontré une danseuse et elle m’a inspiré ce « Ballet céleste » qu’il me semblait important de semer ici au cœur de l’océan…

    Sur le devant
    Des ruines
    Un ciel noir
    Empli de l’encre des âmes

    Instantané furtif
    Telle une image oblique
    Renvoyant le tragique
    Des moments

    L’obscur des instants
    Tout m’éloigne
    Du tout contre toi
    Irréversiblement

    La danseuse des ciels
    Virevolte pourtant
    Son reflet habille l’océan
    Mais le vent joue contre moi.

    MioModus.

  124. La poésie sublime l’instant…
    et toute délicatesse
    au bord des lèvres s’entend
    Les mots se sont envolés
    dans le souffle du vent
    bien au-delà des vagues
    au crépuscule d’un soir…
    ils dansent sur les flots
    dans le chant des sirènes…
    et voyagent avec nous.

    Merci MioModus pour ce poème sur une belle inspiration.

  125. Merci chers poètes Miomodus et Monique….

    Ah si seulement
    Le monde avide de poésie
    Au lieu d’aimer les ors
    Le monde serait joli
    Des bonheurs de partout
    Levivre pour chacun
    Dans la délicatesse
    D’instants purs luminures
    Pour les petits enfants
    Leurs arrières grands parents
    Conception transmission
    De l’origine du monde

  126. Oh comme tu as raison Annick et sincèrement j’ose y croire car c’est dans les moments difficiles que les hommes retrouvent leur bon sens avec un élan de solidarité et éprouvent le besoin d’entendre des mots qui rassurent et de la musique qui apaise, c’est aussi cela la poésie un réconfort, un encouragement, une façon d’aborder les problèmes avec intelligence et espoir, réfléchir, aller plus loin que la peur en se soutenant mutuellement chacun à sa manière selon ce qu’il peut.
    Bien sûr il n’y a pas que les mots mais je suis persuadée que la poésie a sa place dans ce monde en souffrance. Je le pense vraiment.

  127. Moi aussi je le pense…

    D ailleurs ne sens tu pas Monique comme depuis debut Mars tant a changé en soi…tant a bougé…et déjà tellement encore plus du vrai temps dès que c est possible…pour partager du bout des doigts des beautés des bontes….et aussi parfois le plein de reel in vivo pour transmettre les vérités du vivre pour tel ou tel..

    Tous ensemble
    On pese plus lourd
    Pour faire tourner
    Le monde
    Plus rond

    Je vs embrasse jolie équipe sur les même bateau…

  128. La forêt habillée
    Des chants d’oiseaux
    Danse les fougères
    Avec grâces
    Joli saison
    Ce mois de Mai
    Sans gel ni masque
    Parmi les arbres

  129. Merci au messager de Mozart pour ce sublime adagio.

    De la musique au silence
    en mélodies suspendues
    dans nos rêves entendues
    il n’est plus douces errances

  130. Ces mots « De la musique au silence » pour rester dans ce temps précédant le sommeil où nous emmène notre messager sont également les mots d’un titre de livre de ce grand philosophe que j’aime particulièrement Vladimir Jankélevitch également musicien.

  131. Merci Monique

    Et c est joli comme la musique
    Peut habiller de bel habit de dimanche
    Toute proprette cette élégante
    Avant de trouver le sommeil
    Ces trois mois parfois tant prisonniers
    A double tours voir à trois tours
    Vivre en autisme c est vivre pour lui
    En confinés c est limité
    Et quand le père là qu avec peurs
    Faut s évader aussi Tenir
    Etre ce pilier qui stabilise
    La mosaïque d autisme

    En regardant bien en arrière
    Ces mois vécus ainsi soient ils
    J en reviens pas

    La Force d Aimer
    D un je vous Aime
    Poésie de Vie

  132. Vous vous réveillez, par ce matin printanier! Levez vous, marchez doucement, pas à pas vers la fenêtre… Ouvrez là sur le ciel! Buvez à petites gorgées cette lumière nouvelle, oubliez cet automne doré qui reviendra! Et écoutez le chant des oiseaux , le chant des violons qui se répondent, gardez les dans votre cœur, ce jour vous appartient!

    https://www.youtube.com/watch?v=aFHPRi0ZeXE

  133. Joli Antonio

    Si bon de cueillir le volet resté ouvert
    Pour l accueillir au plus vite
    Le jour sa seconde inédite
    Son chapelet de sons
    Danses à l infini
    Le petit coeur remercie
    D en être arrivée Là

  134. Musicien à bord de l’oeil ouvert
    âme qui si discrètement nous offre
    ces instants de pure poésie
    merci pour cet au-delà des mots
    Chaque prénoms de ces grands maîtres
    résonnent comme un appel à la joie
    en ces moment où le temps s’arrête
    parce qu’il se passe quelque chose en nous
    d’incroyablement merveilleux
    le mystère de l’extase musicale

    Joë Bousquet disait que « la poésie traduit le silence » Je dirais : – qui mieux que la musique transcende le silence en un jardin de fleurs et de beauté aujourd’hui à l’heure du printemps ?

  135. « La beauté est cause de joie pour toujours a écrit John Keats, elle nous introduit aux ravissements de l’existence, nous aide à supporter le trop-plein insupportable de la réalité ; les émerveillements que nous y puisons nous donnent l’énergie d’affronter la cruauté du monde . »
    Edgar Morin dans « Sur l’esthétique »

  136. Ce coronavirus maltraite tant de vies
    Qui souhaitent juste vivre
    Et puis il tue les plus fragiles
    C’est d’une injustice totale
    Encore une fois
    Une grande peine pour un ami
    Son père décédé
    La vie peut être si belle
    Comme elle peut faire si mal
    Lumière éclaire plus nos vies
    C’est tellement difficile
    Que ces trois derniers mois

  137. Annick la vie en elle-même est injuste tu le sais et je le sais aussi et chaque fois que quelqu’un meurt il laisse avec la douleur et la peine ce sentiment d’injustice et en chacun de nous ce : « pourquoi ? » qui fait mal parce que sans réponse si ce n’est – la mort parce que la vie ! différente pour chacun ! Le Coronavirus fait partie de ces indésirables qui viennent aggraver notre fragilité sur terre ! et montrer encore une fois notre impuissance face à la mort et notre inégalité face à la vie.

  138. Merci Monique pour tes mots.

    Et je te cite…

     » le Coronavirus fait partie de ces indesirables qui viennent aggraver notre fragilité sur terre! Et montrer encore une fois notre impuissance face à la mort et notre inégalité face à la vie  »

    J aime beaucoup tes mots justes

    Ici, debut Mars fut une bombe, ne plus sortir ou la peur au ventre pr les courses..par peur de MOURIR et laisser notre fils autiste orphelin. Aucune structure ne peut donner de l AMOUR.
    Le pere voyait une reprise en esat, foyer dans 2 ans….mais je serai morte avant…des hauts des tres bas…cela épuise et prive de libertés.

    Idem pour les Ehpads, tant sont là pour le fric.

    Et puis ce confinement pr ceux dans 4m2 sans confort, sans rien….

    OUI la vie est injuste …hier soir je la pleurais cette injustice.

    Bien à toi Monique.
    Protège toi, le virus est là. Sans psychose mais en sage prudence. Cela doit être l épouvante de vivre la reanimation. Nul n est à l abri.
    L ami du fils d une amie des Vosges…41 ans..mort en 4 jours du Coronavirus…aucun souci de santé connu..des enfants orphelins.

    Je t embrasse Monique.

  139. Retour fragile à la vie sereine
    s’approcher mais veiller
    sachant que quelque part encore
    les démons rôdent à note porte

    Le printemps lui-même ne sait plus
    et le vent et le froid nous taquinent
    les roses pleurent leurs pétales
    les genêts simulent le soleil absent

    L’incertitude de lendemains meilleurs
    est suspendue à nos espérances
    Nous grappillons les mots d’espoir

  140. C est tres bezu ce sue tu as ecrit, Monique

    C est tellement tout cela
    En émotions à vivre
    En période inédite
    On les serre ses espoirs
    Qui peu à peu reviennent
    On en a de la chance
    Quand un toit, un plat chaud
    Des beautés alentour
    Une couette sa chaude
    La santé au fond de soi
    Des partages de coeurs
    D’âmes belles à serrer

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