Brouillard / Fog

Brouillard

muraille blanche

falaise de l’ombre

nuit de glace

 

• • • •

 

white wall

cliff of darkness

ice night

 

47 commentaires sur « Brouillard / Fog »

  1. Dans un brouillard sans nom
    Il parcourait la plage, pieds nus
    Les algues marines s’écrasaient sous ses pieds
    Dans un chuintement visqueux.
    Ses mains s’accrochaient aux falaises
    La poudre de craie, recouvrait ses doigts,
    dans le bruit continu des vagues.
    Pourquoi en est il réduit à errer,
    Sur cette grève, du bout du monde
    dans un désespoir infini…

  2. se shuntent se dévident
    les apparitions lentes
    du frisson
    de tes pas sur le sable
    ton visage tes yeux
    tes deux enfants
    par la main
    de chaque côté
    au pied de la falaise
    montent
    la Connaissance
    descend
    la Sagesse
    en l’accord mélodieux
    du Tiphéreth
    de notre chemin

  3. Chemin…
    C’est l’œuvre des cieux, des Univers
    C’est la résonance de la Terre
    C’est la racine de l’Humain
    C’est nulle part et ses lendemains
    C’est l’Énergie de nos amours
    De Philosophe et troubadour

    C’est le diadème de la pluie
    Le sable y inscrit la mesure
    C’est ce qui coûte en pas dans l’ombre
    Vers la caresse sur la falaise

    C’est la mémoire des Galaxies
    Petite particule que je suis
    C’est ce qui coule et que je fuis
    Agitation des apparences

    Qu’est cette demeure de bleu marine
    Avec des étoiles infinies
    Cri, blé s’y mêlent indéfinis
    Rêve et réalité unis?

    La Beauté est à la laideur
    Ce que la mer est au rivage
    Tantôt c’est l’Amour qui affleure
    Tantôt la marée désunit
    Le pied de la falaise et l’eau
    La promenade en solo

    Ainsi le souffle de la vie
    Prend les sentiers de l’existence
    Entre le souvenir et l’absence
    Entre l’ici et le maintenant

    Petite particule que je suis
    Dans la voie actée par la vie
    Étoile en fuite, née d’une rencontre
    Avec les trous noirs détonants

    Le cercle est fermé dans le cœur
    L’ivresse se livre au mur du son
    Les choix se contemplent

    Complicité d’âme et de cœur
    Le brouillard s’accroche à la pierre
    Son lit de lumière frissonnant

    Complicité d’âme et de cœur
    Les voiles se balancent comme l’aurore
    Les pas sur le sable cadencés

    Les voiles se balancent comme l’aurore
    Derrière lequel es-tu caché?

  4. On disait d’elle la plus belle gazelle de Normandie.
    Aimée, vénérée : c’est ainsi qu’elle y a grandi.
    Jusqu’au jour où l’amour l’amena vers un homme.
    Il n’était pas tellement charmant, mais un homme reste un homme.
    Celui-là avait du bon boulot et une belle bagnole.
    A Paris, il enseignait l’espagnol dans une prestigieuse école.
    La femme l’avait connu sur Facebook.
    Elle croyait que sa photo était son vrai look.
    Hélas ! Il savait draguer les filles, et elle était tombée.
    Une fois amoureuse, elle ne pouvait que lui succomber.
    Au début, il lui chantait l’amour.
    Il lui apportait des fleurs tous les jours.
    Mais vite elle s’est rendue compte que ce n’était qu’un hypocrite.
    Mais c’était trop tard : elle ne pouvait plus penser à la fuite !
    L’homme, lui, se sentait si bien. Il ne se souciait de rien.
    Peu à peu, il se mit à gronder comme un chien.
    Les voisins l’entendaient. « C’est une femme méchante ! » disait-il.
    Mais on vous dira que c’était la femme la plus docile de toute la ville !
    Avec ce mari-là, elle a failli devenir folle.
    Imaginez qu’elle mangeait du pain et faisait bouillir des œufs dans une casserole.
    Alors que lui, il mangeait avec les copains au Quartier Latin.
    Il y broutait tout : du couscous, des pizzas, des gratins.
    En plus, il la battait, la pauvre. Il la traitait de nulle.
    Il lui disait : « Tu n’es bonne que pour le sexe, espèce de mule ! »
    Sur son jeune visage elle voyait déjà des rides.
    Et elle commençait à penser au suicide.

    Et comme dans un conte de fée, elle rencontra une jeune italienne.
    Celle-ci était infirmière dans la région parisienne.
    Stupéfaite, elle lui dit: « Pourquoi es-tu aussi rouge qu’une écrevisse? »
    Ah, si elle était au courant de son supplice!
    Elle voulait parler, mais elle s’éffondrit en larmes.
    Et comme dans un conte de fée, l’italienne resta calme.
    Elle écouta la pauvre, la caressa, lui dit des mots doux.
    Elle lui dit: « Cet homme-là est certainement fou!
    Tu n’aurais pas dû donner de la confiture aux cochons!
    Mais c’est vrai, nous ne trouvons pas toujours ce que nous cherchons.
    En fait, aucun mariage n’est fait au moule.
    Ce n’est pas évident de tomber sur un mari cool.
    Mais ça va aller, chérie. Ça va aller!
    Calme-toi, et prends la vie comme elle est! »
    « Non! » s’écria la pauvre. « Je le jure, je ne fréquenterai jamais un homme! »
    « Non, ne dis pas ça! Une pomme n’est pas faite pour une pomme.
    Une femme est faite pour un homme. Un homme est fait pour une femme.
    Tu trouveras un autre homme, et tu l’aimeras de toute ton âme! »

  5. Bôôô, Leila !!!

    J’aime :

    « La Beauté est à la laideur
    Ce que la mer est au rivage
    Tantôt c’est l’Amour qui affleure
    Tantôt la marée désunit
    Le pied de la falaise et l’eau
    La promenade en solo »

    Bon dimanche à tous.

  6. Il y a un mur fait de roche et de brouillard
    Puis la lumière qui s’y cogne
    Se fond, s’écrase se dilue dans la brume
    Et sur la grève souillée de l’océan
    Un tapis de cailloux, de vase et d’algues
    Et puis il y a le regard étonné
    Qui avale ce paysage diabolique
    Dans le silence inquiétant du matin
    Désordre, hécatombe au pied de la falaise
    Chaos sous les dessous cachés des eaux qui se retirent
    Atmosphère d’une scène apocalyptique éphémère
    Miroir introspectif d’une explosion intérieure
    Dans ce flot imaginaire qui coule en soi.

  7. ce qui brouille ma vue ne me montre pas les vraies perspectives
    pourtant sur cette rive je sens bien mes sens qui s’avivent
    avant je croyais inconsidérément à la vertu des dérives

  8. gradins dégradés et vue pas dégagée
    il y a ces attaques qui festonnent et détonnent
    ces arches de compassion et la voute qui s’étend
    rongés sont les fondements et s’échelonnent
    alors les coulées qui résonnent et pourtant!
    on sent la cavité qui monte quand la mer se démonte
    ce n’est pas la razzia sur les calcaires entablés
    mais les carriers en feraient tout leur profit

  9. il avançait sans cesse et pourtant le mur reculait
    il estimait indistinctement les distances
    il aurait tant voulu pouvoir être fixé
    mais c’était dit son futur se dérobait
    autant que sa vue qui était fuyante
    et dans ce manque de contraste
    il ne pouvait que regretter
    les circonstances présentes
    avancer dans se conditions
    tenait presque du miracle
    enfin ce n’était peut être
    qu’un moment de répit
    et bientôt le rideau se lèverait
    il pourrait distinguer la côte
    d’ici là il était condamné
    à errer ou à attendre

  10. le désordre succède à l’ordre
    il faut moins de temps
    pour mettre à bas ce mastodonte
    qu’il n’en a fallu patiemment
    pour qu’il s’élabore

  11. Inspirée par le « clin d’oeil »!

    Un naufrage,
    tragédie légendaire,
    peut être par vent ou froid,
    avarie humaine,
    ou vague scélérate!

  12. L’origine du crash boursier.

    Gérald releva le col de sa gabardine dégoûté de devoir affronter le fog et la pluie londonienne. Enfin c’était de saison en ce mois d’août et il fallait bien sortir pour faire pisser le chien.
    Il tira sur la laisse du basset, le pauvre animal dérapa sur les pavés luisants. Un cadeau de la belle-mère pour sa femme Petra. Qu’elle idée avait-il eu de s’éprendre de cette blonde scandinave, elle était froide comme un fjord, loin des pulpeuses créatures qui peuplaient les films danois de son adolescence. Pétra était reparti en Suède pour les vacances lui laissant l’animal comme chaperon.
    – Apollo au pied ! maugréa t-il
    Il s’enfonça dans une ruelle obscure. Les casseurs avaient fait du zèle, tout l’éclairage public était hors service. Il s’avança vers le pub dont le halo rouge miroitait sur le macadam. A l’angle se tenait un réverbère bien arrosé, le préféré d’Apollo.
    Une pluie cinglante battait les pavés ainsi qu’une brune incendiaire abritée sous un parapluie orné de kitty roses.
    Gérald lâcha la laisse du chien pour le laisser satisfaire ses besoins.
    Il détailla le décolleté et les cuissardes de la gagneuse.
    – Tu montes chéri ?
    Une froggy, pas si étonnant par ce temps pensa-t’il.
    – Have a cigar ? relança t’elle
    Gérald en gentleman lui tendit son paquet de Craven A.
    – Have a light ?
    Dans la lueur du Zippo il croisa son regard et se demanda qui allumait qui.
    A ce moment il entendit un jappement.
    Apollo venait de chuter dans un trou d’égout dont la plaque était enlevée, il surnageait dans une eau grasse un mètre plus bas.
    – Shit !
    – Tenez lui dit la fille en lui tendant son parapluie
    Gérald réussit à crocher la pauvre bête par son collier et à la remonter ruisselante sur l’asphalte.
    Un égoutier muni de waders arriva sur le coup.
    – Sorry ! Avec les dégâts des derniers riots on est obligé de curer les évacuations d’eaux pluviales, c’est plein de débris. Votre chien est sauf c’est le plus important, n’est-il pas ?
    Gérald haussa les épaules. Malgré ses cuissardes cet égoutier dégouttant n’est pas très sexy se dit-il.
    – Le basset c’est le passé n’en parlons plus. Un morceau de chance que vous soyez venu à mon aide Mademoiselle, que puis faire pour vous remercier ?
    – Venez je vous offre un coup de rouge dans mon studio, c’est à deux pas. Et ce gentil toutou a besoin d’être nettoyé.
    Apollo frétilla de la queue et s’ébroua.
    – Apo couché !
    C’est ainsi que Gérald, journaliste économique au Daily Mail, passa une soirée désastreuse avec une maudite frenchy. Habituée à une clientèle de latin lovers, celle-ci, irritée par sa pâle prestation, le lourda sans ménagement avant minuit en lui disant d’aller voir chez les Grecs.
    Les bourses plombées, sans réserve de liquidité, la barre sous les 3000 points, et les poches de sa gabardine allégées d’une grosse liasse de livres sterling, Gégé furax, écrivit trois articles vengeurs qui allaient mettre à mal le système économique français. Le premier sur le plan de sauvetage, le second portait sur la dégradation de la note souveraine française et le dernier sur le plan d’aide à la Grèce.

  13. coucou Bourrache,
    clin d’oeil,
    je suis pas trop ispirée par l image,
    peut être car des mois lourds derrière,
    et que la peur est encore là, même
    si je la chasse, ou bien tente,

    Le blanc de la falaise
    Jure avec le noir tout de sol
    Et le gris du brouillard bredouille
    D’un tu me manques tu le sais bien
    Quand séparés d’un être cher
    La vie est sa moins souriante

  14. La vie se cherche en couleurs
    Pourtant souvent l’ennui
    Du noir et blanc le gris
    Elle demande tellement d’efforts
    La vie
    Quand juste s’aimer
    Est si léger

  15. Ô ma jeunesse triste
    A la brume revient
    L’ image de mes pas ,si légers et perdus
    Mes pas qui vous cherchaient
    Toi , mon soleil de feu disparu à jamais
    Et toi mon grand héros dans la folie noyé
    A la brume revient
    Cette mélancolie de vous avoir perdu
    Toute ma solitude , mes peurs et ma pâleur
    Mes machoires serrées
    Mon visage buté

  16. Oeufs brouillés ou blancs battus en neige
    cela donne des arpents bien beiges
    et dans ces dégradés piquetés
    on a du mal à détacher un bloc à la fois
    mais le sceau du temps est passé
    et il ne peut décacheté tous les plis
    en parois les remparts sont roi
    mais la reine est la mer qui culbute
    et avance sans entrave
    dans toutes les directions

  17. Faut il que de la haut s’élance un balbuzard
    pour que d’un coup s’ouvre le brouillard
    dans une plaie béante il y a le sombre qui avale
    mais les restes ont une allure bizarre
    alors point de façade que l’on ravale
    il faut rendre gorge pour nourrir les petits
    c’est que dans ces parages couvent des appétits
    et rien ni personne ne peut empêcher
    le déroulement immuable du ballet

  18. Imposante elle dérange dans son gigantisme
    Elle effraie, elle accable, elle intimide
    Et les mots semblent bien petits près d’elle
    Cherchant aux creux des phrases à s’y blottir

    Emergeante elle s’impose dans sa beauté
    Elle resplendit, elle éblouit, elle émerveille
    Et les qualificatifs s’essaient à la définir
    Sans parvenir à lui trouver ceux qui lui conviennent

    Resplendissante au dessus de l’océan
    Elle s’impose offrant ses flancs nus
    Provoque l’écriture chez les poètes ébahis
    Répand sur la toile ses étonnantes couleurs

    La tempête, le vent rien ne l’épargne pourtant
    Et lorsque l’eau se retire à ses pieds l’on peut voir
    Les traces d’un corps à corps sans tendresse
    La violence d’un rapport de force entre elle et la mer

    Aussi colossale soit-elle elle n’en n’est pas moins fragile
    Car si d’un pas de géant elle s’avance, elle recule tout autant
    Les mots sur la falaise ne sont que palimpsestes sans cesse répétés
    Sur une roche qui s’effrite sous l’emprise du temps qui la dévore

    Entre ces mots trop timides qui ne parvenaient à la glorifier
    Et cette impression de force et de macrosomie de la falaise
    Seuls seront Indestructibles les poèmes, les toiles et les images
    Qui garderont à travers les siècles sa grandeur et sa beauté

  19. Mis à nu, mise à cru,
    mais pas château de sable
    à chaque étape on voit une table
    peut être normand il est bien gaillard
    pas de timon pour emporter loin le char
    c’est planté de roc comme d’acier qu’il est
    il a fallu la métamorphose des siècles pour passer
    de l’infime au grandiose et rien ne sert de ressasser
    on n’est pas près d’égaler avec ou sans galet en guise de poudingue
    que ce soit du côté de Braye en belle boutonnière
    et les affleurements de silex allument comme des feux
    dans les regards qui sans retard se reporte sur eux
    heureux ceux qui connurent des environs une ligne plus parfaite
    depuis les caps jusqu’aux anses ils déploient avec aisance
    la beauté des contrastes et les escarpements différenciées
    mais de vous à moi il faut s’y être essayé à main nu
    pour comme on dit au pays de galles l’avoir trouvé dur arddu

  20. la pluie, le vent et puis les marées
    ont entaillé sans répit ce bassin
    au point que sans cesse changeant
    sa morphologie tel a été son destin
    cela n’a rien de dérangeant,
    c’est naturel qu’un milieu instable
    évolue sous l’action conjuguée
    des éléments qui se sont ligués
    les carbonates sont solubles sans hâte
    et gare à qui s’approche trop près
    il est sérieux qu’il en tâte

  21. c’est très joli de vous lire, merci pour vos écrits…

    Le brouillard la touche à peine
    Il lui laisse tout son éclat
    Sa vie pour en éclairer d’autres
    Sur leurs canots de survie
    Tel un phare sa lumière
    Parfois imperceptible
    Que l’oeil cligne et se ferme
    Pour la voir
    Parfois son ébloui
    L’oeil ouvert
    Accueille les mains jointes
    Ses jours de terre en ciel

  22. Dans l’intense brouillard
    Un voile obscurcit mes yeux
    Qu’il soit de larmes ou d’eau
    Il plonge ce roc d’apparence
    Dans une atmosphère étrange
    Au cœur d’un paysage trouble
    Où se cachent les rêves
    Où les mots se sont unis
    Dans un vocable quelque peu triste
    Des joues de craie humides
    Qu’un revers de la main essuie
    Un souffle venu des abîmes
    Pour refaire surface et donner vie
    Cherchant dans le cri des oiseaux
    Les notes d’un chant
    Laissant reparaître l’éclat
    D’une nitescence nouvelle
    Sur la falaise baignée de soleil
    Pour un sourire à recouvrer.

  23. Bourrache, je t’entend d’ici te désoler sur le moral des moussaillons, après la marche funèbre de Chopin j’ai bien tenté le printemps de Vivaldi pour rester en harmonie avec le soleil d’avril mais hélas les saisons ne guident pas toujours le moral dans le sens du beau temps, pluie, brouillard, froid, vent, viennent parfois troubler la floraison des pivoines et des glycines eh oui !!! hélas !!
    Bonsoir à tous et que les mots comme les fleurs en ce printemps embellissent vos jours.

  24. Brouillard intérieur ni hanté ni rieur
    qui voile et bâche sans rabâcher
    il nous occulte à nous même
    des pans entiers de vie, de vide
    et on ne peut dévider le script
    dans ces moments troublés
    il faut savoir prendre du champs
    lever le voile, tirer la toile
    et sortir des flous anomiques
    pour retrouver des formes anatomiques
    sans découper au laser des rivages
    adopter une posture bien sage
    non c’est le souffle du temps
    qui irrémédiablement passe

  25. Dissipez vous comme un principe
    relevez vous comme une supplique
    appliquez vous comme une relique
    et faites venir la grande lumière
    pour enfin apercevoir ces détails
    qui depuis le front de taille importent
    autant qu’ils emportent nos espoirs
    ne détachez pas le regard oblique
    et sonnez du large la charge fatidique
    aboutissez au dramatique
    n’emboutissez pas entre boutisses
    déblayez les restes pas honteux
    d’un repas jamais frugal
    où la vague alarmée se cale

  26. Chaud bouillant ! la vapeur sort et sourd
    elle exprime, de prime abord, non de la peur
    on peut très bien s’embrouiller…tout seul
    quand on n’arrive pas à faire tomber le rideau
    de certitudes… ou de soupçons
    qui nous gâche la vie… la vue
    ce qui exalte n’exulte pas, pas plus que n’exclut

  27. A force d’avoir tenu
    A la force du temps
    A sueur des années
    Là vois là elle s’écroule
    La est son droit précieux
    La voilà sa fragile

    Les années se succèdent
    Ne se ressemblent pas
    Et voilà qu’un beau jour
    Son moral la malmène
    Elle si optimiste
    Si battante des ondes
    Elle se laisse aller
    Comme à son dernier souffle

    Et puis la force encore
    Lui arrive de par d’autres
    Son sourire réinvente
    Des lendemains incertains
    Dans le brouillard du jour

  28. Je regarde la falaise haute, je me tiens à ses pieds
    Il me vient une peur soudaine quant à l’heure de la marée.
    Les galets, les morceaux de roches, les algues encore humides
    Il y a là bien gardés, tous les secrets des fonds marins,
    Des planches, des bois flottés, des coquillages
    Venus de terres inconnues par la voie des eaux
    Qui s’échouent là avant que la mer ne les reprenne.
    Que faisons- nous là dans ce monde étonnant
    Rejetés, parfois terrorisés face à l’inconnu
    Abandonnés sur une plage où la vie nous propulse sans pitié
    Dans les convulsions du temps, d’une aventure imprévue
    J’entends au loin le roulis et le murmure des eaux
    L’abîme qui se creuse à chaque passage des ans
    La mémoire en proie aux dernières tourmentes
    Inséparable d’un passé qu’on ne peut oublier
    Un va et vient continu entre l’hier et l’aujourd’hui
    Quand la grande marée est peut-être pour demain
    Je tremble au pied de la falaise de peur d’être piégée
    Ma référence à la vie n’est qu’une affaire de lune
    Un nombre fini dont on ne connaîtra jamais l’ultime.

  29. Qu’est-ce qu’il y a derrière le brouillard?
    Il faut le traverser pour le savoir.
    Si tu as du peur tu restes ici sans pouvoir
    Résoudre ce misthère …
    Courage!

  30. Quel étrange brouet
    je me suis embrouillé les idées
    et j’ai la vue brouillée
    l’embrouillamini n’en finit pas
    de midi à minuit
    ces colonnes s’ornent de tadornes
    mais si la vue est mouillée
    ce n’est pas que de larmes
    la forteresse ne livre pas ses armes
    elle est combative
    même dans l’ombre
    et ne s’apprête pas à sombrer
    tous ces géants seront du nombre

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