âme

Ame

Ame

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Ame

Ame

Objets inanimés sur la terre endormie, sources muettes

Lecture du Haïku Calligramme: de l »extérieur vers l’intérieur

Objets inanimés
sur la terre endormie
sources muettes

122 commentaires sur « âme »

  1. Tapis de piquants
    L’eau tarie grelotte en fer )
    Empilement d’âmes.

    Âme, un mois d’hiver
    C’est au bord du précipice
    Qu’un regard se perd.

  2. Peu me chaud
    De tourner autour du pot
    Eu-t-il une âme en terre
    Peu s’en faut
    D’un robinet hors d’eau
    Eu-t-il une âme en fer
    Plus me vaut
    De téter au goulot
    L’âme sublime du vin
    Apprécier le goût rond
    Le boisé des tannins
    L’âme ultime du chêne
    Coupé en colimaçon
    Par un bucheron en peine

    Trois galets polis par l’onde
    Marque ton passage à la ronde
    Dans mon cœur en Bretagne
    Ton cairn devient montagne

  3. Objets inanimés…
    Avez -vous donc une âme
    Qui s’attache à votre âme
    Et la force d’aimer !!!

    Au secours ces vers me tourneboulent de qui??? Lamatine ? Sully Prudhomme ?
    Souvenirs brusquement du fond de ma mémoire que ma grand- mère me récitait

    Belle journée à tous encore endormie

  4. Essence des corps abandonnés
    expression de l’oubli où se retranche la mémoire
    Le fantôme de l’inanité hante les âmes
    L’absence d’eau vole au silence ses lois
    Et de l’arbre coupé ne reste que la souche
    Gâteau de bois et de poussière
    Chapeau de magicien d’où ne sort aucune vie
    Le bois a été vendu les mots aussi
    La mort sillonne l’invisible

  5. Objets inanimés, avez-vous donc une âme
    Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?…

    C’est de Lamartine.

  6. arletteart….

    Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
    Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ;
    Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
    Comme les pas connus ou la voix d’un ami.
    Montagnes que voilait le brouillard de l’automne,
    Vallons que tapissait le givre du matin,
    Saules dont l’émondeur effeuillait la couronne,
    Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

    Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
    Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
    Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
    Et, leur urne à la main, s’entretenaient du jour,

    Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
    Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
    Objets inanimés, avez-vous donc une âme
    Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?…

    Alphonse de Lamartine

  7. C’est si beau ce grand froid… c’est si beau cet endormissement sous le givre… un enchantement de l’âme… l’âme est un anneau de lumière dans la nuit du monde….

    J’aime énormément ton avant dernière photo et ton haïku … sur cette eau qui s’est tu

    ***

    L’enterrement de Verlaine

    Le revois-tu mon âme, ce Boul’ Mich’ d’autrefois
    Et dont le plus beau jour fut un jour de beau froid :
    Dieu : s’ouvrit-il jamais une voie aussi pure
    Au convoi d’un grand mort suivi de miniatures ?

    Tous les grognards – petits – de Verlaine étaient là,
    Toussotant, Frissonnant, Glissant sur le verglas,
    Mais qui suivaient ce mort et la désespérance,
    Morte enfin, du Premier Rossignol de la France.

    Ou plutôt du second (François de Montcorbier,
    Voici belle lurette en fut le vrai premier) N’importe !
    Lélian, je vous suivrai toujours ! Premier ?
    Second ? vous seul. En ce plus froid des jours.

    Paul Fort

    http://www.deezer.com/#music/result/all/l%27enterrement%20de%20verlaine

  8. Merci Lou , Lamartine bien sûr !!! (facile maintenant)
    D’ailleurs ,je crois que ,tu viens souvent me secourir !!!!
    Marc , adorable !! de me donner le texte entier , il doit être sagement dans la bibliothèque à sourire !! en attendant .. tj un peu peur de rouvrir certains livres !!!
    me protège … du froid et du coeur
    Ossiane , chapeau ! ce calligramme perlé à retenir car il transforme le réel
    en imaginaire et une histoire à …imaginer
    Merci des Merveilles que tu nous proposes Merci àtoi ,à tous et à chacun ,comme dit souvent Marc
    AA

  9. ces images de gel me charment, me fascinent, beauté profonde, étrange, éphémère, douceur et dureté de la matière en même temps…. je crois qu’elles me ramènent aussi au songes et au monde du fantastique.

  10. Ces images me glacent un peu, elles projettent du froid, et c’est pourtant fort beau que le temps de ce givre, de ce blanc en étoiles, en paillettes sur les choses…..

  11. âme son, hameçon, qui dans le froid silence se replie
    en son for et se recroquevillant n’émet plus de notes

  12. Les objets de silence et pourtant ils rassurent , parce qu’ils portent
    en eux , souvent des souvenirs que l’on croit muets.
    .
    Très belles séries de photos Ossiane .

  13. Sous la chaleur d’ici
    je rêve poser mes pieds
    en douceur, sur la pelouse
    si belle, de givre vetue

    ******************************
    Le robinet muet
    comme un coeur
    sans l’amour

    ******************************
    Les pierres aussi ont de froid
    elles se montent ensemble
    pour « equilibrer » leurs âmes

    *******************************
    Mon âme
    Ton âme
    Une âme
    Partagée en deux

  14. Si le coeur peut parfois avoir froid, secoué par des monstruosités de tête, l’âme elle, elle reste bien toute chaude, en paix avec elle, sachant ce qu’elle a traversé, vu, entendu, et si fort en son aile, de ne plus accepter la bêtise de l’autre, sa non vue, son despotisme, ce rêgne de celui qui ne voit pas et ne sait rien.
    Et l’âme souffle sur ses petites mains, entourent le robinet et déjà le coulis de miel s’en sort et elle en boit et elle se saoûle et ses petits pieds chauffent le gazon, et ses petits doigts saisissent de bels galets pour se faire une protection, le monde est si incroyable d’Humanité souvent, il suit son idée, impose, empêche l’autre d’exister.
    Et la petite âme sereine, sifflotte son chemin en dansant sur un pied, pour rejoindre encore et encore le monde d’amour bel, c’est lui qu’elle aime, loin des calculs d’intérêts, des trucs de fric.

  15. Magnifiques saules givrés caressés par le soleil rose.
    Alourdis par leur sommeil étincelant.

    Ce matin en Wallonie, par -13°C.

  16. Coucou,
    Y’a pas trop de monde en ce moment !

    Et une petite histoire !

    Histoire d’un robinet frigorifié,
    N’ayant pas servi
    Depuis bien des journées
    Quand l’hiver est arrivé…..

    Imaginez l’eau
    Emprisonnée
    Tout au fond du tuyau
    Elle s’est laissée piéger,
    Et de colère ,
    Ne cesse de pester !

    « Je me vengerai ! »

    Voulant sortir
    Absolument,
    Elle n’a pas le choix
    Fait le gros dos
    Gonfle, s’enfle,
    Fait de la résistance !

    Le robinet tient bon !
    Pas une goutte
    Au bout de son biberon !

    Le gel et le froid
    S’en donnent à cœur joie
    Et la flotte, prisonnière
    Peste de belle manière !

    Elle grossit de plus en plus,
    Le robinet tient bon !
    Aucun glouglou audible
    Ne nous parvient du fond

    Bras de fer et statut quo,
    On attend le dégel…

    Et puis un beau jour,
    10°C annoncé
    Par une belle journée
    Après des heures passées
    A se les geler…. Brrrrrrrrrrr :

    L’eau soudain toute joyeuse
    Peut enfin s’exprimer
    Et sort du tuyau, belle renaissance,
    A la découverte du monde,
    Vive les vacances….

    Mais le robinet et son tuyau
    Ne sont plus à la fête….
    Dilatation, explosion,
    Le tout accompagné
    D’une belle inondation….

    C’est la vengeance
    Quelle malchance,
    De l’eau prisonnière
    Qu’avait échappé à la vidange !

    eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    Et c’est bien ce qui risque de nous arriver au centre équestre…
    Tuyaux gelés, abreuvoirs gelés…
    Gare au dégel…
    et aux boxes inondés !

    Biseeeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeee

  17. CAIRN ????
    je ne savais pas ce que cela voulait dire !!!!!! François- jardinier en regardant votre blog Bravo , mot irlandais??? Alors nous sommes tous Irlandais et dans le jardin , tous des poètes Merci en ce jour de givre et de froidure

  18. Quand je regarde ébloui ton âme
    Par le prisme troublé de mon âme
    J’ai l’étrange sentiment de m’y voir
    double-je, ou jeux de miroir !

    dans ce kaléidoscope, la vie
    parfois si violente, si dramatique,
    est bouleversante et féerique
    fragment de lumière et poésie

    J’aimerais verser sans fin les larmes
    De joie, sur l’échancrure de ton cœur !
    Ruisseler sans retenue, sans pudeur !
    Fébrile, attiré par ton étrange charme !

    contemplatif devant l’éternité,
    inquiet devant tant de fragilité,
    je respirerais l’essence du bonheur
    j’empilerais soigneusement les heures,

    Cairn de rêve fragile et envoûtant
    Sur l’équilibre labile des jours
    témoins muets de notre amour
    offert libre au caprice le temps.

  19. Petit apparté ,désolée Ossiane
    Au japon les pierres dans les jardins ont une grande importance selon les religions
    ou arrangement ou méditation ,la façon dont elles sont disposées …mais c’est une autre histoire
    objets inanimés??? pas toujours il suffit d’un autre regard

  20. Objets délaissés, dans un coin du jardin,
    l’hiver les a recouverts d’un voile léger.
    Abandonnés aux assauts du temps,
    Un passé tout autre, ils ont vécu.
    Du pot de terre protecteur de fleurs,
    Aux galets bercés par la mer,
    Ils attendent de sortir de l’oubli ,
    Pour reprendre vie!

  21. Un seul être vous manque
    Et c’est le gel en soi
    Et quand son meil de mots
    Les veines se coulent douces
    Et le rapprochement
    De retrouvailles grandes
    Désirées tant et temps
    A travers ces années
    Déjà le corps forci
    Put marcher sans habit
    Son coeur gorgé d’amour
    Tout de bel babillé

  22. .
    * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
    .
    Dans le silence de ces sources, je vous adresse le bonsoir.

    Un bonsoir givré bien sûr.

    Conditions difficiles de vie, de circulation avec ces températures glaciales. Après Marseille, voilà Toulouse et la Belgique qui tient le haut du pavé.

    Un hiver bien ancré qu’on avait presque oublié et qui j’espère ne fera pas trop de victimes. Après Claudie, courage à Thierry, Christine, Salade et Fugitive !

    Je survole dans le silence de mon jardin vos beaux poèmes à l’unisson de ces objets qui se sent tus pour un temps. Bravo c’est beau, chaud (hé oui;-), doux et pas facile du tout à mettre en poésie. La terre, le verre, le minéral, le métal, le bois…

    Arletteart, j’ai essayé de traduire l’âme de ces objets comme j’ai pu;-)

    Et je pense aux objets si simples que Ponge a traduits en poèmes. J’aime les gros plans sur ces choses banales qu’on ne finit par plus remarquer. Je les trouve beaux, rassurants et vivants dans leur hibernation.

    François, tu restes le roi du caïrn bien sûr;-) Je manque un peu d’audace architecturale et puis ce n’est pas si facile à faire tenir en équilibre;-)

    Bravo marc!

    Oui arletteart, tu évoques les jardins zen dépouillés avec ce sable ratissé, ces roches disposées d’une certaine façon qui font penser à des montagnes de paysages japonais existants. Jardins très symboliques très intéressants à décrypter.

    Belle plume Jos.S !

    Annick, je sens que tu te réchauffes petit à petit;-)

    Hello Johal poètesse magicienne, merci pour tes mots perlés 😉

    Coucou perline, merci pour cette magnfique image de l’âme. je découvre;-)

    Coucou à Emma, Fugitive, Hélène, à Neyde sous son parasol pendant qu’on se gèle;-)

    Et puis plein de bises à tous les passagers poètes (lou, leila, jean, marc, vincent, maria, pierre, brigetoun, qui font naviguer ce blog en beauté et amitié.

    Bonne soirée au coin du feu;-)

    Ossiane .

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    .

  23. Primere : Delectatio – Corpus
    Boire à la bouteille
    Boire au robinet
    Peut-être braver l’interdit
    Voici que le corps s’éveille
    Lors le plaisir nait
    Ainsi, tout est dit

    Deinde : Dualis – Spiritus
    Prendre le toboggan à double hélice
    Être unique et duel sur les parois lisses
    Voici la force de l’esprit
    Qui fait gagner tous les paris

    In fine : Immensus – Anima
    Symbole ternaire
    que forme les trois pierres
    Au corps se mêlent l’esprit
    Et l’âme toute entière
    Accès à l’infini
    Être là-bas et ici.

    Bon ! ça fait un peu Harry Potter
    Mais c’est comme ça que c’est sorti.
    Ai-je trop mangé de spaghetti ?
    Jarnicoton, mais quelle affaireeeeeeeeeeeeeee !

    J’hésite envoyer, ne pas envoyer ?
    Tant pis, j’appuie et… à la grâce de vous !

  24. C’est superbe Ossiane !
    Quelques citations sur l’âme …
    Bonne soirée

    Sans le mystère et l’inconnu, l’âme humaine ne pourrait pas vivre heureuse.
    [Peline Eline] Extrait de L’âme du maître d’école

    Trois opérations : Voir, opération de l’oeil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.[Emile Bernard] Extrait de Connaissance de l’art

    L’âme n’aurait pas d’arc-en-ciel, si les yeux n’avaient pas de larmes.
    [John Vance Cheney] Extrait de Larmes

    On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
    [Douglas MacArthur] Extrait de Normal Instructor & Primary Plans

    Le bonheur, c’est d’être fidèle aux aspirations de son âme. C’est d’être assez brave et assez fier pour écouter les voix qui montent de l’âme et obéir à la plus belle.
    [Réjean Ducharme] Extrait de Le Nez qui voque

    Il est faux de dire que l’amour est un sentiment ; c’est une matière, une substance, une eau fraîche qui coule aux fontaines de l’âme.
    [Christian Charrière] Extrait de Le maître d’âme

    L’âme a la couleur du regard. L’âme bleue seule porte en elle du rêve, elle a pris son azur aux flots et à l’espace.[Guy de Maupassant]

    Une âme morte est une âme complètement habituée. [Charles Péguy]

    Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? [Alphonse de Lamartine] Extrait de Harmonies poétiques et religieuses

    Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables. [Montaigne] Extrait des Essais

  25. Sont-ce les pierres du Hamas
    Qui s’entassent sur la terrasse ?
    Les faucons étranglent les gazaouis.
    Roquette hallal pas cher !
    Missile casher fatal !
    La colombe étrangle ses gazouillis…

  26. Le froid renvoie t il… au silence des atomes …que rien ne peut couper
    ou bien faut il imaginer… combien est magnanime…cette âme qui anime l’air de rien…le moindre des objets. La force est la patience… qui par delà la conscience… donne à l’habillage ordinaire… de ces receptacles creux …la puissance de la suggestion…qui appelle le gargouillis céleste.

  27. En effet Ossiane, comment ne pas penser « Au parti pris des choses » de Francis Ponge, en regardant ces belles images hétéroclites du jardin puisque comme le dit ce poète :
    « Notre âme est transitive. Il lui faut un objet qui l’affecte comme son complément direct, aussitôt »
    En voyant ce cairn de galets lui aussi fut inspiré par toute sorte d’objets disparates
    Introduction au galet
    « Je ne vois pas pourquoi je ne commencerais pas, arbitrairement, par montrer qu’à propos des choses les plus simples il est possible de faire des discours infinis entièrement composés de déclarations inédites, enfin qu’à propos de n’importe quoi non seulement tout n’est pas dit, mais à peu près tout reste à dire. » Francis Ponge
    ______

    Les promenades dans le jardin
    Sont encore celles que je préfère
    Mon âme y retrouve ses repères
    Et chaque objet l’accueille
    Et lui parle, ils se connaissent tant !
    Du billot de bois aux pots de terre
    De la coupelle des oiseaux
    Aux fagots de branches
    De la brouette à la pomme d’arrosoir
    Sur le piquet au bout de l’allée
    C’est tout un monde à demeure
    Qui respire le même air que le mien
    Je vais au devant d’eux
    Et je sais qu’ils m’attendent
    Le petit cairn abandonné
    Sous les doigts de l’enfant
    Appelle au secours
    Pour un galet que le chat a tombé
    Il n’a pas besoin de voix
    Nos regards se croisent
    Et le cairn reprend forme
    C’est tout ça le jardin
    Un jardin qui sourit sous le soleil
    Un jardin qui pleure sous la pluie
    Un jardin qui a froid sous la neige
    Ma visite le réconforte
    Dans son appartenance au monde
    Au même monde que le mien
    Avec des fleurs et des arbres
    Et de la sève qui coule dans les branches
    Comme le sang dans mes veines
    Dans la même musique du vent
    Dans le même chant des oiseaux
    Dans le même aura d’amour réciproque
    Pourquoi pas, les poètes le disent
    Ils doivent bien le savoir eux !
    ___

    Bonne nuit ou Bonjour à tous c’est selon.

  28. Froid coupant comme une lame
    dans cette déprise du temps je me pâme
    attente des petits matins calmes

    si les objets ont bien une vie
    elle est fort discréte
    et pourtant ils bruissent
    car en dedans ils enfouissent
    des sonorités complexes
    qui parlent d’eux
    mieux qu’une grande description
    et le temps peut faire son oeuvre
    qui les soumet aux éléments
    alors apparentes ou cachées
    les traces laissées
    font saigner leurs âmes brutes
    peu de choses sont inaltérables
    aux sources du savoir

  29. Une chanson de Félix Leclerc me revient en mémoire.
    « Comme un vieux rateau oublié sous la terre je vais hiverner.. »

    Hymne au printemps de Félix Leclerc

    Les blés sont mûrs et la terre est mouillée
    Les grands labours dorment sous la gelée
    L’oiseau si beau hier s’est envolé
    La porte est close sur le jardin fané…

    Comme un vieux râteau oublié
    Sous la neige je vais hiverner
    Photos d’enfants qui courent dans les champs
    Seront mes seules joies pour passer le temps
    Mes cabanes d’oiseaux sont vidées
    Le vent pleure dans ma cheminée
    Mais dans mon coeur je m’en vais composer
    L’hymne au printemps pour celle qui m’a quitté

    Quand mon amie viendra par la rivière
    Au mois de mai après un dur hiver
    Je sortirai bras nus dans la lumière
    Et lui dirai le salut de la terre…

    Vois, les fleurs ont recommencé
    Dans l’étable crient les nouveau-nés
    Viens voir la vieille barrière rouillée
    Endimanchée de toiles d’araignées
    Les bourgeons sortent de la mort
    Papillons ont des manteaux d’or
    Près du ruisseau sont alignées les fées
    Et les crapauds chantent la liberté
    Et les crapauds chantent la liberté.

  30. Tout peut nous étonner et capter notre attention
    allons nous entonner ce chant du fond des temps
    communion avec la nature dans son entièreté

    Entre utilité et ornementation quels rites secrets les habitent
    objet familiers ou détournés, détourés ou enfournés
    ils accompagnent nos vies, témoins obscurs mais patentés
    et si parfois ils ont des places privilégiés et intercédent
    c’est que leurs pouvoirs sont aussi loin des yeux

  31. Chargés d’affect, au regard, réconfortants
    pierre des secrets qui ne demande qu’à emmagaziner
    investis de magie mais aussi chargés d’énergie
    ils parlent autant au corps qu’à l’esprit
    et peuvent ramener de loin souvenirs enf(o)uis
    ils évoquent tout à loisir lieux, situations et rencontres
    et nous immergent soudain dans le passé
    pourtant dans la tension du sens
    ne faut il voir aucune deliquescence

  32. Quand notre âme est transie…est elle pour autant…moins sensitive…et de tous ces transits hivernaux…lesquels expriment les mieux nos maux

  33. Pendant que l’équipage vague auprès du feu ou somnole ou balade ou….allez savoir il y a tant à faire, bonjour à ceux qui par hasard passent par ici.
    ___

    Les objets sommeillent
    Dans le grand froid de l’hiver
    Le jardin se repose

    Transis, ils se figent
    Sous une couche de givre
    En hibernation

    Seule l’âme veille
    Le frôlement du soleil
    En douce caresse

  34. ils sont beaux, tes mots, sur le jardin, Monique. J’ai vécu en hyperalenti depuis ce matin, me respirant de plein le repos en seule. Et j’envisage encore une courte ballade, un peu plus reposée.

  35. Ame étreinte… que le rétreint éreinte …et tout cela sans feinte
    Ame défunte… qui emporte… peinte… l’empreinte…
    Ame éteinte…qui ne peut ranimer …du foyer …la teinte

  36. Z’avez vous remarqué
    La plus laide des choses
    Se transforme en beauté
    Sous l’habit du bel givre
    Le bel blanc donne lumière
    Au bois vieilli du temps
    A ce fer tout rouillé
    Aux totos en poussières
    Le gel gomme le vécu
    Etincelle de tout neuf
    Efface le plus moche
    Et lui donne bonne mine

    bel après midi à chacun.

  37. Bonjour Thierry, tout en demi teinte, tu t’éreintes en étreintes de mots teintés qui suintent de maintes feintes bravo !

    Bonjour Annick, mais tu sais je suis réellement ainsi lorsque je promène dans mon jardin et chaque recoin recèle mille choses familières que les oiseaux ou les chats connaissent autant que moi, et qui en fin de compte ne sont pas si immobiles que ça, et quand bien même, il suffit d’une pluie, d’un gel matinal, d’un rayon de soleil pour qu’elles revêtent des parures changeantes, objets coquets ont forcément une âme. La coquetterie sous entend une recherche de beauté ou un souci de plaire, de se plaire tout simplement pour être en harmonie avec soi même. Ce robinet givré est du plus bel effet, ce billot de bois en spirale se métamorphose à merveille sous les doigts d’Ossiane en un superbe chapeau de dame élégante, j’y mettrai presque un visage dessous, comme ils nous parlent tous ces objets en apparence inanimés !! et tu l’as bien ressenti toi aussi.

  38. Bonjour monique et merci de tes mots apaisants

    bonne remarque, déjà que la tinta china offre une bonne base tandis que la fine bone china dans sa translucidité kaolinesque nous offre de regarder à travers des objets et de sentir de la matière le poul battant.
    Belle vision hortale que tu nous offre là et c’est vrai que selon l’angle de vue et la lumière on débouche sur une belle variété de perspectives.

    amitiés à annick qui toujours ranime la flamme

  39. bonjour Monique thierry annick lusyamcoga et les passagers

    strass et paillettes
    révèle encore plus
    la sublime beauté

  40. .
    Petit coucou du soir!

    J’ai comme l’impression que ces objets inanimés glacent un peu votre plume. et vous plongent dans des pensées sombres…

    Pour ma part, j’y vois une simple hibernation utile et nécessaire et un symbole de paix. Ces galets viennent de mon rivage et sont disposés au bord d’un bassin zen.

    Je rejoins Monique pour ce parti pris des choses de Francis Ponge dont voici quelques textes. http://jacquesmottier.online.fr/pages/ponge.html

    Phil fait son petit rigolo en Harry Potter et met un peu d’animation;-)
    Merci pour toutes ces belles citations sur l’âme, nath.
    Tes poèmes promenade sont splendides, Monique!
    Bravo pour tous les sens que tu trouves à ces objets, Thierry!
    Plein de chaleur et de sérénité vers vous Annick, Jean, le sid, vincent et Marc!
    Attention à ne pas tomber regard;-)

    Bienvenue à francis que je remercie de sa visite.
    Coucou à lusyamcoga

    Couvrez-vous bien et passez une bonne soirée au chaud.

    Ossiane
    .

  41. coucou Thierry et Marc, et chacun, ma forme revient, heinhein….
    et je te lis, Ossiane, c’est vrai qu’à l’ouverture, cela m’a glacée un peu, à lire « âme », à voir cette photo de givre, ouille ouille ouille de mon regard, une âme quand elle a froid,
    et puis, je te lis ton regard de toi, comme quoi, mes yeux à vie limitée ou mes yeux limités de vie ou mes yeux hors limite de vie ou….et mille sens encore…sourire…et…

  42. Ses petites mains
    De chaud de dedans
    Elle
    Se tendent
    Et entourent
    Le robinet gelé
    Et déjà de la vie
    S’écoule encore encore
    Et son souffle de chaud
    Réchauffe le goulot
    Et elle la boit son eau
    Elle aime tant les oOOoO
    Son âme au profond d’elle
    Elle

  43. A coeur, al dentro et pas al dente (je sais le froid ça coupe les pattes) on peut espérer …maintenir une certaine chaleur…à condition de s’isoler.

  44. Libre propos inspiré par la mention d’hibernation qu’a fait Ossiane que je salue chaudement malgré les apparences trompeuses.

    Je ne sais si l’hibernation est le propre des mamiféres mais dans leur cycle biologique il semble que faire des réserves (pas élever des réserves) est une seconde nature.

    Un récent programme sur le loir m’a d’ailleurs interpellé et quand on sait que nos ancètres – musaraignes et autres – ont du survivre à des hivers nucléaires, ou tout comme, on s’étonnera d’autant moins de cette caractéristique, peut être parfois poussée à l’extrême.

    Les réserves donc qui consistent en stocks adipeux (parfois c’est beaucoup) permettent de tenir de longs mois et quand il sont sur la réserve (de chasse ou pas) , bref que le clignotant est mis, alors là il est temps , après avoir consommé l’essentiel d’un matelas parfois douillet, de sortir de sa torpeur , sans tort et sans peur et de reprendre ses habitudes.

  45. Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?
    Toutes ces âmes gelées reviendraient-elles à la vie avec une phrase magique ?
    Ces-âmes… dégivre-toi !

  46. Ces âmes….toutes endormies
    Ces âmes… souffle de vie
    Ces âmes… magie d’hiver
    Ces âmes ouvrent toit… d’Amour!)

  47. Miguel de Cervantès disait :
    « La plume est la langue de l’âme »
    ____

    Un tout petit mot de rien du tout
    A me faire taire
    A me faire peur
    A me troubler
    A me demander
    A me dire que peut-être
    A me remettre en cause
    A me chercher ailleurs
    A me trouver qui sait ?
    A me tourmenter
    A me respirer en poèmes
    A me faire rêver
    A me faire franchir le seuil
    Et rentrer à pas feutrés dans le domaine des émotions où Elle (mon âme) m’invite, alors seulement ma plume s’en fera une am(i)e

  48. Je regarde une image, un objet, une fleur, un nuage, la neige, ils me renvoient une impression de bonheur ; ils me sourient ; l’âme est dans ce sourire quelque part entre l’image, l’objet, la fleur, le nuage ou la neige et moi ; mais je ne saurais dire si l’âme est en moi ou si l’âme est dans l’image, l’objet, la fleur ou la neige ; elle s’est métamorphosée en sourire et ce sourire inonde mon visage tout autant que l’image, l’objet, la fleur, le nuage, la neige .

    Bonsoir à tout l’équipage et faites de beaux rêves.

  49. le temps s’est écoulé
    eau tarie, espoir enfui
    le gel fait des cristaux de ma vie

    eau tarie (otarie) est bien sûr une fine allusion au temps qu’il fait (et non qui passe)

    bonne journée

  50. Amener la froideur comme la roideur
    sans parler de laideur
    un état d’âme…de plus
    extirper le symbole au delà du role

  51. Essentiel, consubstantiel, éternel
    sans mémoire, quel regard
    sans repère, quel sens
    sans signe, quelle évidence

  52. Ame ou mânes,
    l’invocation après l’hibernation
    que ces lares nous narrent (quoi que)
    une longue et intime histoire
    qui intime receuillement
    sans pour autant transvaser
    contenance immanente
    matière intemporelle

  53. Pour MTO
    « Elle a pris son élan ,vogue celle qui vole
    Elle s’en va loin de nous
    Elle n’est plus pour la terre
    Elle va traverser des nuages
    Elle va embrasser le ciel comme un oiseau  »

    (texte des pyramides )
    Douces pensées pour vous qui avez mal
    AA

  54. MTO

    L’âme de celle qui donne la vie
    Ne peut s’effacer à jamais
    Dans le coeur d’un enfant aimant

    Pour vous, qui souffrez aujourd’hui, et pour vous accompagner dans votre chagrin..

    les paroles ou lyrics de A ma mère interprétées par Yves Duteil :

    Elle a fermé sa vie comme un livre d’images
    Sur les mots les plus doux qui se soient jamais dits
    Elle qui croyait l’amour perdu dans les nuages
    Elle l’a redécouvert au creux du dernier lit

    Et riche d’un sourire au terme du voyage
    Elle a quitté son corps comme on quitte un bateau
    En emportant la paix, gravée sur son visage
    En nous laissant au coeur un infini fardeau

    Elle souriait de loin, du coeur de la lumière
    Son âme était si claire aux franges de la nuit
    On voyait du bonheur jusque dans sa misère
    Tout l’amour de la Terre qui s’en allait sans bruit

    Comme autour d’un chagrin les voix se font plus tendres
    Un écrin de silence entourait nos regards
    Les yeux n’ont plus besoin de mots pour se comprendre
    Les mains se parlent mieux pour se dire au revoir

    Moi qui ne savais rien de la vie éternelle
    J’espérais qu’au-delà de ce monde de fous
    Ceux qui nous ont aimés nous restent encore fidèles
    Et que parfois leur souffle arrive jusqu’à nous

    Elle souriait de loin, du coeur de la lumière
    Et depuis ce jour-là je sais que dans sa nuit
    Il existe un ailleurs où l’âme est plus légère
    Et que j’aurai moins peur d’y voyager aussi

    Elle a fermé sa vie comme un livre d’images
    Sur les mots les plus doux qui se soient jamais dits
    Elle qui croyait l’amour perdu dans les nuages
    Elle l’a redécouvert au creux du dernier lit

    Et riche d’un sourire au terme du voyage
    Elle a quitté son corps comme on quitte un ami
    En emportant la paix, gravée sur son visage
    En nous laissant à l’âme une peine infinie.

    Claudie

  55. Le givre a toute gelé
    Il a fixé le temps
    Et les ojets se dorment
    Sous un gel tout de blanc
    Ils se reposent un peu
    Reprennent belle force
    Avant de se courir
    Servir le temps qui passe

  56. La nature a posé
    Sur son beau manteau blanc

    Quelques lettres liées
    Dans un secret d’antan

    Les marcheurs étonnés
    Par ce divin présent

    Se baissent pour ramasser
    Les mots liées par le temps

    Il faut pour révéler
    Ce secret de mille ans

    Son âme d’enfant garder
    Et un cœur innocent

    Ces mots juxtaposés
    Séquestrés si longtemps

    Sont toujours prisonniers
    De cet enchantement

    (Immense pensée vers toi MTO. Les mots sont difficiles à trouver dans une telle épreuve. Arletteart et Claudie l’ont fait mieux que moi)

  57. ……………………………………….

    couleur vert de gris
    puiser dans la poésie
    l’ardeur de la vie

    ……………………………………….

    andrée wizem

  58. quelques photos, quelques objets
    au travers desquelles elle vivra autrement
    car l’amour d’une mère est la racine de notre l’âme

    pensée vers toi MTO…

  59. « Immense pensée vers toi MTO. Les mots sont difficiles à trouver dans une telle épreuve. Arletteart et Claudie l’ont fait mieux que moi) « …Je partage tes mots, Rachel, pour toi MTO, parfois on reste muet devant ce qu’il serait si bon de dire à l’autre….

  60. MTO

    Nous sommes à côté, tout à côté de vous. Les mots que nous vous écrivons se font doux. Nous ne pouvons pas porter votre peine, nous le savons bien, hélas. Parce que dans votre coeur, dans nos coeurs, nous portons tous le bagage de nos vies et des vies de nos vies.
    Mais nous pouvons ensemble, quelques temps, marcher et peu plus rapprochés et ainsi regarder vers nos demains.
    Très cordialement

    Philippe

  61. Ecoute
    Plus près
    Approche toi
    Et entends là
    Mon âme
    Elle palpite pour toi
    Toi
    Tu sais
    Celui que tu es

    Au plus près que mon âme
    Aime si bellement

  62. Quand aimer de son âme
    C’est aimer tout son coeur
    Se donner tout son corps
    En aimant tant et tant
    L’âme sereine et sage
    Accepte cette folie
    En âme si raisonnable
    Mais quand l’amour dedans
    Une âme vit d’envie
    Née sur terre pour aimer
    Cela est bel d’aimer
    De toute son âme en corps

  63. Perdre son âme est le plus grand des malheurs
    La mort corporelle n’est que secondaire
    La chose la plus triste est la mort du coeur
    La vie ne manque que lorsqu’on est sur terre

  64. « Jour de tristesse immense »
    c’est triste lire ces mots,
    parce qu’on sait que,
    à chaque moment de notre vie
    quand ce jour
    reviens à nos coeurs
    la tristesse est immense.
    Le temps,
    le grand consolateur
    va tisser un voile
    sur ta douleur
    et avec beaucoup d’amour
    tu vas te souvenir de ta mère.
    Mes pensées pour toi MTO

  65. Une ancienne légende raconte que les objets s’animent la nuit.

    Personne ici n’y croyait plus.

    Pourtant cette nuit là, à minuit : le robinet gelé se mit à éternuer et vociférer bruyamment :

    – Foutu hiver. J’ai la goutte au nez toute la journée et la nuit la voilà qui gèle. Personne ne m’ouvre ou ne me ferme. Je me sens vieux et inutile.

    – Arrête de râler papi robi marmonnait le petit râteau oublié cet été. Qu’est-ce que je devrais dire moi alors !
    J’aurais dû être au chaud dans un garage mais on m’a laissé là. Je grelotte chaque nuit et j’appelle ma maman.

    – C’est donc toi qui braille toutes les nuits maudit sacripant.

    Sur ces mots la bouteille en verre intervint :

    – M’enfin Robi tu as fini de faire ton vieux ronchon. Ce n’est qu’un gosse après tout ! Toi aussi t’as été un gamin non !. Et puis le petit est en plastique. Il est moins résistant que nous.

    – D’accord dame-jeanne j’arrête de râler. Ohé petit ! Ecoute moi. Essaye de te rapprocher un peu de la bouteille et de moi. A trois on se tiendra chaud.

    – J’vais essayer Papy Robi mais j’ai les branches tell’ment gelés que je les sens plus.

    – Courage mon petit. Ils annoncent grand froid encore cette nuit et tout le monde ici semble nous ignorer. Alors en avant moussaillon !

    Le lendemain matin la propriétaire fut très étonnée de voir la bouteille, le robinet et le petit râteau blottis les uns contre les autres. Elle était sûre de ne pas les avoir déplacer pourtant ! Elle s’approcha de ces objets et resta médusé par le petit cœur qui avait givré sur la bouteille.

    – Ah ben ça alors !

  66. Arletteart, Claudie, Annick, Marc, Rachel, Philippe, j’espère n’ avoir oublier personne d’entre vous
    Merci à vous tous pour la richesse de vos messages
    et pour votre attention chaleureuse,
    Merci de savoir donner de votre temps
    Qualité précieuse.
    Merci infiniment à Ossiane pour ce blog tisserand de liens.

  67. à toi MTO
    c’est une nouvelle déchirante comme on n’aime guère en recevoir
    et quelle ironie ou hasard qu’elle tombe sur cette note précisément
    je m’associe de tout coeur à ce qui a déjà été écrit pour te souhaiter
    du courage dans ces moments difficiles et t’assurer de ma cordiale sincérité

  68. Et je lis, Rachel, comme c’est mignon, fort émue en lecture,

    MTO, la vie elle a que ce sens, se serrer tout de chaud, quand l un a froid, c’est si bon d’être un Humain de chaud dedans, à se donner d’aimer…
    et quand quelqu un a chagrin, c’est si bon d’au moins l’écouter, même si prendre son chagrin est impossible, pourtant on voudrait bien..alors au moins lui dire, je suis là, parle autant que tu en as besoin….BISES.

  69. une vieille âme endormie se réveille
    une vielle âme endormie réveille
    une vielle âme endormie

    pleine de sagesse
    pleine de tendresse
    pleine de lumière

    vibrante de vie
    vibrante du oui
    vibrante du sourire

  70. pour MTO

    Une gerbe de mots tendres
    qui s’écrit très sincères
    pour panser la douleur
    de ton âme où il pleut
    son voyage était dû
    mais elle demeure en coeur
    Respire pour elle pour toi
    des parfums de douceur
    et cultive sa beauté
    dans le sol de ta vie

  71. pour MTO

    comme la lumière des étoiles mortes
    illumine encore la nuit
    le souvenir à vif
    de ceux qui nous ont aimés
    et que nous avons aimés
    réchauffe notre coeur
    dans l’hiver de la douleur

  72. « Aboli bibelot d’inanité sonore »

    —————-

    Cairn

    Mettre un pas devant l’autre
    Peut vous amener loin
    Peut être au bout du monde
    Mais un galet sur l’autre
    Une flèche fragile
    Qui pointe vers l’azur
    Peut vous mener au ciel

    Pierres à pierres
    Se construit un signe très ancien
    Pour montrer le chemin
    Ou comme un doigt sur la bouche
    Pour garder les mystères
    Murer de silence les tombes
    Ou laisser une ombre d’homme
    De passage

  73. .
    Bonsoir à tous !

    Cette note est décidément très émouvante.
    Presque tout le monde est là réuni par les mots de l’amitié. Merci à vous de soutenir si gentiment MTO.

    Je parcours tous vos messages partagée avec MTO que je connais depuis si longtemps maintenant puisqu’elle fut une des premières visiteuses assidues de L’Oeil.

    Tant de belles choses exprimées par chacun pour t’apporter chaleur, soutien qu’il m’est difficile de faire mieux. Mes pensées de réconfort vont bien sûr vers toi dans cette épreuve. J’espère que tous ces mots tissés vont adoucir un peu ta peine. Sache que cette porte t’est ouverte à tout moment. Tu as raison cet espace est un bel endroit où tisser des liens de solidarité au jour le jour et quand le besoin se fait sentir. C’est un bel équipage. Je t’embrasse bien fort.

    >Rigolote ton histoire, rachel:-)

    >Monique, une précision concernant la quatrième photo; ce n’est pas un billot de bois mais une fontaine de granit en spirale. Vous avez déjà écrit dessus dans une autre note qui vous avait bien plu
    https://blog.ossiane.photo/2007/12/01/fontaine/

    >marc, je constate que tu aimes ce Gaspard David Friedrich;-)
    Moi aussi, j’aime ses univers fantastiques désolés et ses riches palettes de couleurs.

    >superbe amichel, la symbolique de ton caïrn !

    >douceur de tes mots véronique!

    >claudie, tant mieux si la vie revient à la normale pour que tu puisses de nouveau sortir en toute sécurité et te dorer au soleil du midi;-) Conditions tout de même exceptionnelles pour Marseille!

    >Balmolok, je te laisse exercer tes dons de magicienne;-)

    >Bienvenue à Burma et ses jolis premiers pas en poésie;-)

    >Et bourrache, où est-elle passée? J’ai reçu sa carte de bonne année et depuis plus rien… Et vous, avez-vous des nouvelles d’elle ?

    Chaleureusement vers vous

    Ossiane.
    .

  74. Merci pour ton lien Leila. Je découvre Idir que je connais peu.
    Merci pour vos gentils commentaires Annick et Lou.
    Bisous à tout l’équipage.

  75. J’arrive sur ce blog et découvre la douleur qui frappe MTO, mes pensées vont vers toi, je comprends et ressens ta peine et le désarroi qui l’accompagnent, moment dans la vie où le temps semble être suspendu nous laissant la gorge serrée et les yeux en pleurs, le coeur souffrant, je t’embrasse et espère que tu trouveras dans les mots de tous un peu de réconfort pour t’aider à affronter cette douloureuse séparation. Je t’embrasse.

  76. Et quand vient le dégel, c’est une pluie de paillettes d’étoiles qui s’échappent du robinet, si contentes d’êtres libres, enfin, cette paix si bellement gagnée dans ce repos forcé en cet hiver de froid. Et déjà, les couleurs du printemps se donnent la main, et chantent une mélodie du temps, et elles ont une pensée pour un massif de pleine terre du nord qui a donné tant de plaisirs à se vivre ses saisons d’aimer.

  77. Avant d’aller essayer de m’apaiser un peu vos signes me vont droit au coeur.
    Tu as raison Vincent la mémoire s’emballe et on se sent déchiré. On s’ aperçoit que l’on aurait pu faire beaucoup plus mais la vie nous tiraille tant de toute part .
    Et puis un jour on se rend compte que l’on regrette de ne plus pouvoir faire sourire ceux qui nous ont tant aimé.
    Merci à Amichel, Leila ,Thierry, Monique, Lou, Véronique , Ossiane et je vous embrasse tous de tout coeur.
    Pardon à ceux que je n’aurais pas cité ici……
    Bonne nuit à vous.

  78. ___

    Ben, me voilà.

    La vie, c’est un peu comme la météo. Cela vous annonce avec certitude (Bernard ?) le temps qu’il fera demain, p’têt après-demain et plus que probablement dans les jours à venir.

    Le matin, on se plante les yeux dans le ciel et là, où on attendait le soleil, y’a des nuages !

    Sûrement que le patelin trop petit où on habite n’apparaît même pas sur la carte météo de la vie.

    Puis, y’a des vagues de froid (imprévisibles) qui vous gèlent le sang, coincent la larme au bord du clin d’oeil et figent le sourire.

    Là, on se calfeutre chez soi, le cul (pas sur la commode) sur le poêle à bois tout en ayant eu soin de jeter du sel sur son trottoir (faut quand même pas que les passants … qui passent … se pètent la figure … sur nos problèmes … glissants).

    Siouplaît, je fais appel à votre imagination pour l’interprétation de mes métaphores …
    _

    MTO : plus on avance en âge, plus il nous faut offrir des tiroirs (à gérer) aux disparus.

    Mais …la disparition d’une Maman …
    C’est une gestation à l’envers.
    Cela ne prend pas neuf mois.
    Cela prend le reste de la vie.

    Et si je vais jusqu’à quatre-vingts ans,
    Me retrouve dans une nuit noire,
    Me restera toujours
    Mon premier cri :

    « Maman ! »

    MTO, de tout coeur, avec toi.
    _

    A vous faire partager :

    « Hier, c’est de l’histoire.
    Demain, un mystère.
    Aujourd’hui, un cadeau.

    C’est pourquoi
    cela s’appelle
    le présent… »
    _

    Quand on a une bourrache dans son jardin, difficile de s’en débarrasser…
    _

    Puis je trouve que cela manque …

    alors je vous envoie une …

    biz à tous.
    ___

  79. biz Bourrache je croyais que seule la mauvaise herbe repoussait

    et merci Ossiane pour cette espace o u chacun je pense s’y sens bien
    se sens en confiance…

  80. retour aux sources
    âme vie
    âme son
    au cœur de la pierre
    fontaine de l’ivresse
    berceau de l’âme

    le chant de la perle traverse
    le froid de l’hiver

  81. _

    Annick, Marc … les autres :

    j’vous invite, au printemps prochain, pour une soupe aux orties.

    Dé-li-ci-eu-se…
    _

  82. Contente de te retrouver Bourrache, soupe ou café, on viendrait volontiers.
    Merci Ossiane pour Ponge et merci de nous éclairer: une fontaine ! c’était difficile à détecter de loin et puis l’hibernation de ces objets par ces temps de gel est une idée réconfortante. Bises pleine de soleil

  83. J’ai découvert un auteur: Ponge, et vu autrement les photos d’objets inanimés!
    Je me joins aux témoignages de soutient, toutes mes pensées MTO dans cette douloureuse étape de la vie.

  84. Avec plaisir, Bourrache, bien que, je sais pas pourquoi, une idée comme ça, les orties à manger cela me fait bizare, je n’en ai jamais mangé, mais si tu dis que c’est délicieux, je veux bien essayer, pour savoir…on sait jamais assez,
    et c’est ce qui fait le délice de la vie, de se réveiller le matin,
    et puis d’ouvrir son oeil, et puis d’ouvrir son volet, de remercier le ciel d’être encore là son jour, pour montrer, pour donner à voir, à rencontrer des palpites de vie…
    Merci de ta présence, Bourrache, et si j’osais…’tu me manquais à te lire’…mais la vie m a tellement appris à laisser vivre chacun, parfois fort loin, à digérer le manque, que je n ose plus dire quand un être manque…pourtant le manque ne laisse jamais indifférent, quand le plaisir de partager ensemble…
    c’est bon que Ossiane se soit souciée de ton absence…bises Ossiane, et pour chacun.

  85. POUR MTO…

    Je viens d’apprendre
    Avec un peu de retard
    Cette bien triste nouvelle
    Pour commencer l’année…

    Pour y être passée moi aussi,
    Depuis quelques mois déjà,
    Je t’envoie, avec tout mon coeur
    Mille eeeee de penséeeeees
    Qui te donneront le courage
    De continuer ta vieeeeeeee

    Coulent les jours et les années
    Si vite, le temps qui passe
    Laisse tes larmes couler
    Comme coulent encore les miennes
    Entre deux eeee envoyés
    Et trois sourires expédiés…..

    Mais le soleil va rebriller,
    Sur la terre comme dans ton coeur
    Il suffit d’y penser et d’y croire
    Le temps fera le reste…

    Des eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees
    Par milliers……………………………

    Biseeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

  86. Allez, je rattrape le temps….

    Je me disais bien aussi que la photo 4 me rappelait quelque chose!

    Une fontaine…
    Devenue Chapeau…
    Encore un coup
    D’la Magicienne !!!

    Et un coucou à Bourrache en passant !
    Avant de me plonger
    Dans le nouveau DEFI !

    Rebiseeeeeeeeeeeeeeees

  87. je suis pas encore convaincue, Bourrache…SOURIRE…
    et pourtant, j’ai osé acheter de la gelée d’orties dans une ferme à Plessé, et bon, c’était pas mauvais….mais de la soupe toute une assiette…bon, allez, un jour, j’ose…
    pauvre ortie de réputation à piquer, à griffer les mollets…alors, on imagine le palais de soi à vif…
    belle journée, Bourrache.

  88. .
    Ohé dame Bourrache, te voilà revenue, heureuse d’avoir été entendue 😉
    Drôle de début d’année, plein d’intempéries de toutes sortes… tu es une plante qui résiste à tout et je préfère te savoir près de la cheminée du salon plutôt que de t’imaginer toute grelottante près de ton poêle;-) La mauvaise houle est passée, des jours meilleurs reviendront. En attendant, il faut garder confiance et essayer de voir l’avenir avec un minimum d’optimisme. Les amis du blog sont là et ne t’oublient pas. Bises chaleureuses.
    .

  89. Un jet de mots écrits pour le théâtre pour m’amuser, mais que je peux encore poursuive (ne serait-ce que pour pour anhiversaire …).

    Verre, c’est verre, c’est vert.
    Le vers nid, le vernis
    Le vert nid – Anhiversaire
    vertige , le vert-tige
    Prévert , le pré vert
    Vert ouvert, le houx vert
    Verre – C’est vers où?
    Verre – sévère
    Un verset renversant, Inverser les versants
    A l’envers persévère, c’est pervers
    Le verre nie – le vernis – En hiver le vert-sang
    Une bouteille à la mer, ah lame erre, l’âme erre, à l’amère, la mère, mère sévère, mère verre
    Sévère à l’envers persévère
    Allant vers ses vers en verlan
    Allant vers ses vers en vers lents
    Réversible – Rêve vers cible –
    Pan – l’est mort – Laid mort – L’aime hors
    Cassé – assez cassé –
    Surtout pas casser – faut pas casser – Faux pas …
    Surtout pas casser – Abimer – l’abîme et …
    Habit mets … Mets l’habit – Je m’évertue – Je mets vertue – Je mets verre Tue- vers tue-
    Non : vers – Réversible – rêves vers – cible de Rêves errances.

    Bonne soirée

  90. L’âme

    L’audition d’un orchestre vous cause des frissons
    et vous applaudissez quand finit le concert
    Sur la lande râpée balayée par les vents
    Des genets tous en fleurs vous causent un pincement
    Lorsque descend le soir sur le vaste océan
    Quand le soleil se noie dans une mare de sang
    Vous demeurez sur place figé comme un glaçon
    La voix qui vous est chère vous met en pâmoison
    Et vous tremblez d’effroi lorsque deux bras vous serrent
    C’est que l’âme est sensible autant qu’un instrument

    Alain

  91. Je m’appelle Am
    Pour me souvenir que j’ai une âme
    Am stram gram
    Quelques gammes et rejaillissent les flammes
    Les mots résonnent alors tels des tam-tams

    Oui Ca m dit …Am
    Pas que l’ samedi J te dis Sam
    Am pour que je clame un slam

    Am, une trame en mémoire de Jam, une belle dame,
    Am, en souvenir de mon 1er concert de Djamel Allam
    Am, pour l’amour en devenir
    Et l’amitié à fleurs- rire

    Am, en mémoire d’un beau voyage
    Avec escale à Dar es Salam
    Am pour te dire Salam ma likoum
    Et avec Amandine manger des loukoums.

    Oui Ca m dit …Am
    Pas que l’ samedi , Ahmed je t le dis
    Am pour que je clame un slam

    Am, car parfois affamée de mots
    Je cherche le âme mot
    Am, en résonnance avec Dharamsala
    Si proche du Dalai Lama

    Am, parce que je suis maman
    Et pas encore mamy
    Mais je suis femme aussi
    Ca je vous l’ garantis

    Oui Ca m dit …Am
    Pas que l’ samedi , Myriam je t le dis
    Am pour que je clame un slam

    Am, pour faire voler les mots tels des flamands
    Tantôt amers parfois amants
    Am, pour faire émerger des rameaux

    Am, pour éloigner les lames, larmes et drames
    D’Ame Eric ou de panne âme
    Et pour que j’âme muse
    Pour que j’aime et m’amuse

    Oui Ca m dit …Am
    l’ samedi aussi Mamadou, je t le dis.
    Am stram gram
    Quelques mots
    Et c’est la danse du flamenco

    Je m’appelle Am
    I am

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