Eclair

N’oubliez pas de cliquer sur la photo pour découvrir le panorama.
Paysage lacustre près d'Aigues-Mortes.

Fleurs de Soufre, un Goéland S'envole, l'Orage Gronde.

* Lecture du Haïku Calligramme: de bas en haut.

Fleurs de Soufre
Un Goéland S’envole
L’Orage Gronde.

* Photo de paysage lacustre près d’Aigues-Mortes en Camargue.

* Un autre grand ami de la première heure de ce blog m’a rejoint cette semaine. Il s’agit de François Arnal, un stéphanois (natif d’Ardèche) amoureux des jardins et des paysages. François enseigne la géographie avec tout autant de passion et fait partager son intérêt pour les blogs à ses élèves. Il consacre ses loisirs à mettre en valeur son magnifique jardin de Marandon qui se trouve sur les hauteurs de Saint-Etienne. Ce jardin est le reflet vivant du hasard de ses promenades et voyages au travers de la multitude de plantes qui le composent. Plus d’une centaine de variétés de roses s’y côtoient. Son jardi-blog Ahah est une fenêtre grande ouverte sur cet art du jardin, sur le monde du paysage et des balades. Vous y trouverez des surprises (ahah…) et quantité de conseils pour choisir vos plantes et concevoir votre jardin secret… Je vous invite à vous immerger dans ce foisonnement végétal pour prendre une petite respiration, faire une promenade ou tout simplement pour rêver.
Reportez-vous au portrait détaillé de François sur la note 1, la note 2 et la note 3 que le blog Profil lui a consacré.

Voici le regard du géographe sur ce paysage lacustre:

Le plus simple et le plus banal des paysages résulte toujours de la rencontre entre la nature et la société.
C’est dans le croisement des données du milieu (ou de l’environnement), de celles des hommes (qui habitent le lieu) et du regard de l’observateur (qui passe et qui contemple) que s’invente le paysage.

Le paysage n’existe pas en soi, il est un produit de l’histoire et de la société qui le créent. Il ne se révèle que par le regard de l’observateur (ici la photographe et vous le spectateur). Il est un mélange d’objectivité (les éléments visibles dans le cadre de la photographie) et de subjectivité (ce que je ressens face à ce paysage, ce à quoi il me fait penser, ce qu’il évoque pour moi).

« Le paysage ne se réduit pas aux données visuelles du monde qui nous entoure (…) inversement le paysage n’est pas que le « miroir de l’âme », il se rapporte à des objets concrets ». Augustin Berque géographe.

Alain Roger quant à lui pense que tout paysage est un produit de l’art.
Nous ne voyons pas la Sainte-Victoire de la même façon que depuis que Cézanne l’a peint, ni le Canal du Midi depuis qu’Ossiane nous l’a révélé à sa manière.
Le mérite de son blog est de nous dévoiler cette subjectivité par le biais de la poésie. A chaque découverte d’un lieu (ici les environs d’Aigues-Mortes), le blogueur a envie de laisser un témoignage, une trace de son passage, une empreinte. Ossiane photographie les régions selon sa sensibilité. Le plus frappant c’est que lorsque qu’une normande apporte son « oeil ouvert » sur le Languedoc, elle nous rapporte des tons gris, argent, vert pale, brun, des ciels d’orage, de l’eau vaseuse. Ossiane photographiant la Camargue gardoise ne donne pas la même image de ce lieu que le fils de languedocien ou le géographe que je suis. Je passe moi aussi dans ce milieu mais le regard que je porte sur ces espaces est différent.

Pour finir je dirais quelques mots de ce paysage dont le format panoramique se rapproche de la vision in situ.
Nous sommes ici en un espace lacustre, une zone humide entre terre et mer. Ce lieu est chargé d’histoire, il est marqué par la religion. Saint Louis le catholique partait pour la croisade. Marie Durand la protestante camisarde enfermée dans la Tour de Constance, se désolait de ne voir que ces étendues grises et saumâtres à ses pieds. Les activités sont multiples aujourd’hui entre les Salins, les vignobles, les manades et l’activité touristique : la diversité est grande. Mais ces paysages sont fragiles, ils demandent de l’entretien, de la protection, de la sauvegarde. La mer gagne ou perd du terrain, le sel est toujours présent prêt à rompre le fragile équilibre.

Voir les paysages géographiques pour percevoir le regard photographique de François le géographe.

50 réflexions sur « Eclair »

  1. abandon

    viens couchons nous là
    roulons de long en large
    laissons venir à nous
    la langueur de la mer
    sentons le poids du ciel
    suivons les yeux fermés
    la ligne horizontale
    et plaçons le curseur
    au centre de l’espace
    et si l’orage gronde
    à deux nous ferons face

  2. Curieux comment les images des « paysages géographiques » (cités ci-dessus) sont à dominante bleue, quand tes photos montrent du vert, dans tous ses dégradés.
    Reste que je suis subjuguée par les lignes et les perspectives que tu montres.

  3. François a évoqué si bien tant de beautés que cette leçon de choses mérite qu’on y réfléchisse
    mais à chaud le sort de Marie durand et d’une autre recluse Marion la « libertine  » aiguise l’imagination deux femmes si dissemblables réunies par la rigueur des temps
    (et hélas pas solidaires je crois?)

    Chanson de la plus haute tour

    Marie la camisarde
    Et Marion la rebelle
    Recluses en même tour
    L’une apaise son âme
    En récitant les psaumes
    L’autre crie son courroux
    Dieu garde ma foi
    Dit l’une
    Et l’autre
    Se moque
    Mais les deux
    Ont dans le cœur
    Même volonté
    « register » résister
    Au Roi sans pitié
    Aux hommes intolérants
    Prières d’un coté
    Injures de l’autre
    Douleurs et combats
    De femmes enfermées
    L’eau reflète
    Un ciel triste
    Et l’orage menace
    Dans la tour de Constance
    Deux âmes fières
    Pleurent sans rien céder
    Un goéland au loin s’envole
    Et leur désir de liberté

  4. Paysage aux tons gris soufflés de son toit,
    le bruit de l’orage
    et soudain
    Un fil de lumière
    déchire le ciel…

    Le marais alors
    devient blanc argent
    comme une cuillère
    qui de ses reflets
    flatte le frais dessert
    d’un repas trop lourd.

    Et le marécage,
    comme un soleil
    aux rayons verts,
    brille
    de ses grandes herbes sauvages
    aux éclats de sels et de fleurs blanches.

    Un soleil où tu m’entraines
    dans une course folle.
    Là où la passion
    dessert la raison.

    Et nous courrons sur la lumière
    inversée le temps d’un éclair
    tandis qu’un gros boum
    tonne dans nos coeurs.

    La foudre
    nous met la tête à l’envers.
    Nos yeux ne cherchent plus dans le ciel
    le bonheur qu’ils cueillent à nos pieds
    et nous ramassons la lumière à pleine brassées,
    nos sourires en nage dans les félicités !

    Catherine

  5. Bonjour Ossiane .
    Formidale Panorama que tu nous offre où les trois éléménr , La Terre , l’eau , Le ciel s’entremèlent et ne font qu’un grand espace de Liberté .
    Cet oiseau qui vole ajoute encore à cet effet !
    Très belle composition.
    Merci et bonne journée

  6. Rampant sur un dos végétal alangui, une traînée claire…
    Cette terre asséchée de sable glisse imperceptiblement vers les flots…
    Quelle peine s’en va ainsi rejoindre le sel des larmes des recluses…
    Mais déjà le ciel, un instant complice de cette immobilité se charge de rancoeur…
    La révolte engrangée menace et la brutalité des sentiments retenus, muselés tarde à exploser…
    Décontenancée, la mer brimée jette au ciel une raie d’argent et c’est cet éclair là, cette chiquenaude jetée aux Dieux qui déclenche tonerre sourd,promesse de vie éphémère….
    Après l’orage, seules les herbes garderont le goût de la sueur…
    Tout nous semblera paisible, figé…
    Les larmes salines continueront leur avancée souterraine…
    Un jour, les hommes comprendront peut-être la conséquence de leur brutalité d’enfermement…
    Je me plais quant à moi, à monter à bord du tonerre et à nourrir son énergie d’une révolte apurée, les mots et la poésie comme uniques armes, l’amour du beau en ultime étendard…
    J’irai de part le monde défendre la cause des recluses, assécher les larmes de l’enfance bafouée, poser ma tête sur l’épaule authentique…

  7. Comme Annie-Claude, je suis également émerveillé par ces beaux verts de ton paysage. Tout en douceur et subtilité.

    Clins d’oeil à Catherine la conseillère et amichel le poète ! ;o)

  8. Je viens de découvrir ce très beau « photo-journal » et je suis enthousiasmé!

    La métamorphose des photographies en haïkus-calligrammes est étonnante. Associer des mots aux lignes de fuite qui président à la construction de l’image est un procédé original et audacieux qui fonctionne ici parfaitement.

    J’ai toujours considéré que l’écriture et la photographie peinaient à se rencontrer, l’une constituant le « vide » ou le « manque » de l’autre. Pourtant ici l’osmose est parfaite. Certes, le haïku oriente la compréhension de l’image en y greffant un « sens », mais la calligraphie, qui épouse son architecture avec finesse et subtilité, permet aux mots de s’évader, de s’éparpiller dans un « au-delà » de l’image et de la signification.

    Pour finir, le mystère retrouve donc sa place dans ce très beau et très profond travail qui conjugue avec bonheur écriture et photographie.

    Qu’il est lumineux cet Oeil Ouvert!

  9. je ne peux placer des mots, le tort de lire les commentaires,
    désormais je placerai des mots juste en regardant une image, j’aime rêver devant cet album..

    juste que j’aime encore une fois les mots de bouldegom..simples et tendres.. j’aime bien le  » à deux nous ferons face » c’est si tendre

    et puis j’aime aussi ne ps lire le haiku, je le lis, après mes mots posés, mais trop d’émotions cette semaine, alors j’ai regardé l image, lu les comments, le haiku.. en démarche inverse…
    je préfère
    regarder l image me poser devant me reposer, j’ai besoin de calme et de paix..
    et puis parfois laisser ma plume..

  10. >Bouldegom :
    Tu as donné le « la » la première cette nuit 😉 J’aime bien ce que tu as écrit. Je te sens plus détendue dans les mots. Est-ce dû à l’heure avancée 😉 Je te retrouve dans cette perception bien particulière de l’espace avec ce curseur que tu déplaces sur l’horizon. Une belle façon de regarder l’avenir en face. Merci pour tes belles poésies. Belle journée.

    >Annie-Claude :
    Je crois voir ce que tu veux dire.
    Les photos d’Eclair et de la note précédente ont été prises soit le matin soit en fin de journée. D’autre part, le ciel assez nuageux atténue l’ardeur du soleil et fait ressortir d’autant plus le vert de la végétation.

    Sur Eclair, il y avait une lumière incroyable qui bougeait à toute alllure sur ce ciel d’orage.

    Il faudrait lui poser la question à François mais je pense qu’il a dû prendre ses photos par grand soleil d’où la lumière différente.

    Quant aux lignes, ce sont les lignes de la Camargue, un paysage plat incrusté dans quantités de lacs, de ruisseaux d’où ces bandes de terre entrecoupées d’eau qui reviennent régulièrement. Je dirai que ces lignes et cette eau entremêlées sculptent la Camargue. Merci pour ta visite. Bises de France.

    >amichel :
    J’aime bien l’éclairage que François apporte sur le paysage qui est en prise avec notre regard d’observateur ou de spectateur. Avant de le connaître, je n’avais pas pensé à cela. Peut-être regarderons-nous les paysages de façon différente maintenant.
    Ca ne m’étonne pas que tu aies choisi de Marie et de Marion car tu aimes ces pages d’histoire 😉 Tu parviens habilement à marier ce paysage d’orage aux orages qui grondent dans la Tour de Constance et tu laisses comme souvent une ouverture vers le désir de liberté. Merci Michel, tu es capable de faire de la poésie sur tous les fronts. Bises sans orage à l’horizon.

    >Catherine :
    Tu t’envoles en poésie en ce moment 😉 Quelle précision dans tes mots pour décrire ce paysage et les sensations que tu éprouves ! C’est très beau et fulgurant comme cet éclair! L’idée de la cuillère est formidable comme tout ce passage sur la lumière. Poursuis dans cette veine-là. Mon cœur fait boum en te lisant. Merci Catherine pour l’émotion qui se dégage de tes mots. Je t’embrasse.

    >Roméo :
    Ce que tu dis est vraiment senti 😉 Merci.

    >Eric :
    Coucou Eric. Tu as raison de souligner cette conjuguaison d’éléments qui donnent effectivment cette sensation de liberté. C’est sans doute pour cela que j’ai beaucoup aimé cette région. Merci d’être venu. Je t’embrasse.

    >Kaïkan :
    De bien belles choses ce matin. Bravo à tous pour ces joutes poétiques.
    Et ta plume arrive alerte et émouvante mais sans ton cheval cette fois-ci 😉
    Je vais me répéter, Kaïkan 😉 Une page d’écriture magnifique en hommage aux recluses qui ont souffert l’enferment dans la tour avec cet orage de révolte en arrière-plan. J’aime beaucoup l’idée de ces larmes de sel, des traces de sueur qui restent accrochées aux herbes de la lagune. C’est beau, déchirant comme cet éclair de lumière qui traverse le paysage. Bien à toi. Je t’embrasse.

    >UU :
    Les verts dont tu parles étaient à portée de main mais il fallait faire vite car cet éclair de lumière était fugace. C’est elle qui donne toutes ces expressions différentes de vert plus le jaune soufre. Belle journée à toi et le cœur léger. Bises de la lagune.

    >Véronique :
    Merci pour la comparaison; j’aime beaucoup ce peintre. Bonne journée.

    >Damien :
    Bonjour, je te souhaite la bienvenue 😉 Je te remercie pour ton enthousiasme et ton analyse qui me font bien plaisir. Je trouve quephotographie et poésie font bon ménage tant que les mots apposés dans mes haïkus ne bloquent pas l’imagination visuelle ou poétique. Je ne donne qu’un regard et ensuite, je m’efface pour laisser le champ libre. Je crois que les visiteurs l’ont bien compris et je me sens toute humble devant la qualité de leurs écrits.
    Il existe des façons multiples de s’approprier une photo. Je crois qu’en lisant les commentaires apposés sur cette page, tu t’apercevras que l’imaginaire est bien là.
    Au plaisir de te lire à nouveau. Bien amicalement.

    >Lyre :
    Amusante ton expression. J’espère que ce cliché te rend moins triste que sur le précédent 😉 Bonne journée.

    >Pissenlit/Miel de lune/Annick ;-))
    Je ne sais comment font les autres visiteurs pour écrire leurs poèmes. Ca serait intéressant de le savoir. Si ces écrits t’influencent tant, ne lis pas les commentaires, regarde simplement la photo, laisse-toi porter par elle, écris ton poème sur ton traitement de texte et ensuite tu fais un copier-coller de ton poème dans les commentaires. Il me semble que amichel et Catherine font comme cela. Ce n’est pas si grave. Je suis sûre que tu vas finir par écrire quelque chose. Bonne inspiration. Je t’embrasse.

  11. coucou,
    je suis une tapeuse tapoté en ordi, trop compliqué pr moi, le copier collé..
    et puis, je maintiens..
    j’attends l’image suivante pour voler et rêver…en pure émotion juste de moi sans comment lu..

    et que oui, les comments, donnent envie à la plume de décoller, mais je ne peux prendre toute la place..

    un rare poême a ce goût de soupçon de coulis de framboises sur une part de tarte savoureuse….

    bravo à catherine pour son texte..mais toutes les plumes restent belles ici, variées, provocantes, chercheuses, et affinées…

  12. Merci à amichel pour son éclairage toujours aussi pertinent, merci à tous ces commentaires riches et complémentaires. Je ne connaissais pas « Marion la libertine » alors si quelqu’un peut nous en dire plus…
    Pour les paysages et les milieux de la Camargue Gardoise allez sur le site du syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue Gardoise. Un site très complet avec des renseignements utiles sur la faune et la flore, des cartes interactives et d’autres paysages.
    http://www.camarguegardoise.com/accueil/accueil2.php

  13. et puis voilà que je reviens,

    je me pose dans le vert,
    au premier plan,
    le tout là bas me fait peur,
    il parait sombre,
    peu engageant,
    alors je reste là,
    doucement,
    et je laisse la rêverie,
    courir parmi les herbes folles,
    faire un plongeon,
    me sécher au soleil,
    et défier l’éclair,
    le saisir avec mon épuisette,
    le reposer entre les herbes,
    et le voir rire de plaisir,
    c’est joli un éclair,
    qui ouvre le regard,
    qui tente de faire le malin,
    avec ses tites loupiottes,
    il me fait rire l’éclair,
    et je ris aux éclats..
    et on rit à nous deux..

  14. dépaysage

    l’ocre et le bleu outremer
    une pointe jaune cadmium
    pour freiner l’amertume
    de blanc mastiquer la mer
    pour qu’elle se calme un peu
    renforcer l’outremer
    pour la canaliser
    avec une queue de morue
    et un beau gris de plomb
    apporter la sourdine
    marquant les horizons

  15. >Argoul:
    Tout à fait Argoul. merci pour ta visite.

    >Lyre:
    Me voilà rassurée.

    >Annick:
    Finalement, tu n’as pas maintenu et tu t’es posée en écriture dans le vert;-) Une joli petit plongeon poétique plein de gaieté et de fantaisie. Merci Annick. Bonne soirée.

    >l’oeil vagabond:
    Merci pour ce petit poème en vert de gris. Légère, légère ta plume, Chris. Bises.

    >François:
    Je ne manquerai pas d’aller voir ce site. Merci de nous avoir fait partager ton regard averti. Bises chaleureuses, SG.

    >Bouldegom:
    Voilà une belle façon originale d’approcher ce paysage avec ces pigments! Des associations d’images incongrues et fortes à la fois. On dirait que tu vas manger ce tableau tellement tu le sens bien.
    Merci à toi. Un plaisir de te lire. Bonne soirée.

  16. >Michel(2):
    On sent que l’été approche à grands pas;-) Merci pour ce lien qui rappellera des souvenirs. Bonne nuit.

    >Brigetoun:
    Je peux me tromper mais il me semble que tu es très sensible aux couleurs pour en parler de cette façon-là. C’est très joliment exprimé. Merci à toi. Bonne fin de soirée à observer ce ciel d’été peut-être.

  17. Goélan marin ou goélan argenté ? Il a pris à l’eau l’éclat argenté des reflets du soleil et au ciel orageux le gris doux du bout de ses ailes.

  18. sous la menace

    ça sent le soufre
    y a l’orage qui déboule
    du fond de l’horizon
    il rampe en ondulant
    les vagues de verdure
    tentent une arrière-garde
    sous la lumière qui reste
    les fleurs se rapetissent
    et font le calme plat
    du coup le goeland
    préfère être invisible
    et je choisis son camp

  19. j’aime beaucoup vos jeux de calligrammes, mélangés dans une prose de sérenité photographique.
    Je vous remercie d’être passée sur mon blog.
    Je suis très influencé par la photographie humaniste d’après guerre.
    J’ai de qui tenir…
    Je reviendrai dans votre univers
    amitiés
    Bruno De cuyper

  20. >Bouldegom:
    Des roulements de tonnerre poétiques ce matin;-) Comme la mer qui déferle sur la grève, l’orage menaçant déploie sa vague sur la plage verte. Silence avant la tempête. Ce paysage vit intensément sous ta plume. Merci beaucoup pour ce poème, poétesse invisible;-)

    >Bruno:
    Il est vrai que j’ai plutôt envie de faire des photos sereines un peu détachées du réel.
    Que voulez-vous dire par « J’ai de qui tenir » Le passé familial qui vous ratrappe peut-être… Merci pour vos remarques. J’essaierai de faire un saut sur votre blog de temps en temps. Amitié également.

    >Jean-Michel:
    Pas jusqu’à maintenant; je n’ai jamais essayé de le faire. Ce blog est le seul endroit où je montre mes photos. Pas si facile d’exposer dans la réalité;-) Vous en savez sans doute quelque chose. Merci pour votre visite.

  21. >James:
    Merci de venir te rafraîchir dans ces herbes salines. Il ne manque que le souffle d’une brise légère. Il fait très chaud chez moi aussi. Je suis contente que cette poésie te touche tant. Puis-je te tutoyer?

  22. Bonsoir pour toi,

    Juste pour signaler une lecture fort recommandable pour toi et les lecteurs de ce blog: « beauty in photography » écrit par Robert Adams aux éditions « aperture ». Je ne sais s’il existe une traduction en français, mais il s’agit d’un petit essai, sobre mais très bien écrit et qui nous questionne sur la beauté!
    Bises dee chez nous!

  23. >Alain du Mexique:
    Merci Alain pour cette info. J’essaierai de le trouver. Serais-tu en train d’écrire un article pour Photophiles sur ce photographe? Bises fraîches vers le désert du Sonora.

    >Phil:
    Merci pour ton signe. Bonne après-midi à toi également.

  24. Me tutoyer, bien sur !!!
    Il y a des cas ou le tutoiement ne fait que developper le respect et étoffer la sincérité.
    Le notre sera de cette trempe, c’est indéniable.
    Je te souhaite une douce soirée, fraîche et légère.

  25. >James:
    Message bien reçu. Je me sens plus à l’aise avec le tutoiement mais n’hésite pas à repasser au vouvoiement s’il le faut vraiment;-) La fraîcheur commence à tomber. Bonne soirée et à bientôt.

  26. je t embrasse en passant osseane, très fort. J ai été si étonnée que tu m’embrasses un jour comme cela sans me connaitre.
    je t embrasse fort, t ‘es inespérée…

  27. >Annick:
    On se côtoie tous les jours sur ce blog. C’est tout simplement une marque d’affection et d’amitié;-) Les émotions passent à travers les mots, tu le sais bien. Merci pour ton baiser.

    >Joanna:
    Coucou furtif;-) Toujours à courir par monts et par vaux. La vie est belle!

  28. Le bourg d’en face, d’ordinaire si loin semble soudain bien plus proche. Les sombres nuages sont bien sévères. Il tonne là-bas. Il doit sans doute y avoir beaucoup de vent. On a l’habitude dans cette région. Il y a peu d’orages mais ils sont toujours d’une rare violence. Si le vent continue à souffler dans cette direction, l’orage ne devrait plus tarder non plus à faire rage par ici.
    Ce n’est peut-être pas prudent de rester là près de l’eau ? Ce n’est même pas « peut-être », c’est « sûr » ! C’est déraisonnable mais un orage n’est-il pas toujours sublimé près d’une étendue d’eau ? Les éclairs semblent alors pénétrer le sol et transpercer la terre à la manière d’un glaive dans un frêle corps. Je me souviens qu’au son du tonnerre retentissant, nous semblions toujours hésiter entre le rire et surtout la peur. Un orage c’est une aventure, ce sont des devinettes sur l’orientation des prochains éclairs ou le moment du coup de tonnerre.
    Pour certain, la colère de Zeus se manifeste. Nous trouvions bien plus drôle la thèse selon laquelle ce ne serait que Saint-Pierre déménageant… De suite cette colère devient ridicule, ce danger pourtant omniprésent s’estompe au profit de rires complices. A deux, rien n’est moins dangereux ou plus beau qu’un orage. Les mains serrées, le regard profond, un orage est comme un poème, un moment complice à partager.

  29. J’adore !
    toutes ces différences de volume, de luminosité, de texture… ça me donne l’impression qu’en plongeant la main dans le velours vert, le satin brillant et le taffetas gris souris, elle pourra saisir l’horizon
    c’est magnifique

    et merci au regard et à la plume du géographe

  30. c’est magnifique je n’ai pas de mots les photos de bretagne sont géniales !!!! tout est beau !!!!!!

  31. >Anaick:
    Bonsoir Anaick, je te souhaite la bienvenue. Pour être aussi enthousiaste, ne serais-tu originaire de Bretagne? Merci pour tes mots. A bientôt.

  32. A la relecture de cette note et de ces commentaires formidables, je vous recommande la découverte de site consacré au paysage ainsi que la lecture de ce texte du philosophe Alain Roger spécialiste du paysage et de son « artialisation »…

    LA VIE EN VERT
    Bréviaire de la verdolâtrie
    « L’amour du vert n’est pas récent. Les poètes anciens l’ont chanté en vers , mais il aura fallu attendre les temps modernes et, plus précisément, l’urbanisation et l’industrialisation massives au XIXe siècle pour que se développe un véritable culte, une verdolâtrie, avec, à l’actif des grands jardiniers paysagistes du Second Empire (Alphand, Barillet-Deschamps), la création de parcs à l’intention des citadins anémiés, ou, à l’instigation des forestiers, celle du « musée vert » (selon l’heureuse expression de Bernard Kalaora), la forêt de Fontainebleau…
    Alain Roger
    la suite ici :
    http://horizonpaysage.org/modules/xfsection/article.php?articleid=3

  33. >François:
    Tu ne perds jamais le sens du paysage, François avec cette verdolâtrie qui me fait sourire;-)

    C’était le temps où je lançais des invitations. C’était très sympa de partager ces moments complices mais ça me demandait pas mal de temps à préparer d’ou le passage vers ces mises en lumière de poèmes que je peux faire de façon plus libre et spontanée. Bonne soirée, ami jardinier, je t’embrasse.

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