Masque

Bronze Africain, Veines de Serpentins, Des Etoiles Plein les Yeux, Des Comètes dans les Cieux, Crâne Lunaire, Pierrot de Pierre.

Bronze Africain, Veines de Serpentins, Des Etoiles Plein les Yeux, Des Comètes dans les Cieux, Crâne Lunaire, Pierrot de Pierre.

* Lecture du Calligramme: de bas en haut.

Bronze Africain,
Veines de Serpentins,
Des Etoiles Plein les Yeux,
Des Comètes dans les Cieux,
Crâne Lunaire,
Pierrot de Pierre.

36 réflexions sur « Masque »

  1. Mon ami Pierrot,
    La lune a pleuré ses perles claires
    sur ton masque.
    Et tes cheveux sepentins
    Y ont trouvé leur diadème.

    Mon ami Pierrot,
    Crains-tu de faire la fête sans masque ?
    Ton pouvoir à faire rêver est-il si fragile ?

    Bal masqué sur la plage..
    Je m’étais masquée en Colombine…
    Te souviens-tu mon ami Pierrot ?

    Les crayons de la vie
    Sous nos caches blancs
    Avaient plus fière allure.

    De quoi avions nous peur ami Pierrot ?
    Il y avait tant d’étoiles dans nos yeux
    Là où le masque était troué.

    Nous fallait-il retrouver
    L’essentiel d’un regard ?

    Enlève ton masque ami Pierrot
    J’aime tes rides bien plus que la pierre.
    Elles qui me chantent le bonheur.

    Au clair de la lune,
    Mon ami Pierrot
    Enlevons nos masques
    Et prenons la plume
    Pour écrire la vie…

    Catherine

  2. Très beau Ossiane…
    J’y vois aussi des sillons où viennent se nicher des coquillages…
    Je pense à Pierrot de Paul Verlaine :

    Pierrot
    Ce n’est plus le rêveur lunaire du vieil air
    Qui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;
    Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas! est morte,
    Et son spectre aujourd’hui nous hante, mince et clair.

    Et voici que parmi l’effroi d’un long éclair
    Sa pâle blouse a l’air, au vent froid qui l’emporte,
    D’un linceul, et sa bouche est béante, de sorte
    Qu’il semble hurler sous les morsures du ver.

    Avec le bruit d’un vol d’oiseaux de nuit qui passe,
    Ses manches blanches font vaguement par l’espace
    Des signes fous auxquels personne ne répond.

    Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore
    Et la farine rend plus effroyable encore
    Sa face exsangue au nez pointu de moribond
    Paul Verlaine

  3. un peu inquiétant pour moi ce masque sauvage :>)) alors :

    Transes
    ———–
    Battez battez tambours
    Des vagues en furie

    Les danses endiablées des ressacs
    Tam-tam sauvage des flots
    Battent et résonnent pour ranimer
    Le cœur de Neptune
    Dieu des mers pétrifié
    Dans un roc aux veines roses
    Granit scarifié par le sel et le temps
    Et le rendre immortel
    A son royaume d’océans

    Battez battez tambours
    Des vagues en furie

    Le corps de pierre
    A tressailli
    Son trident lance des éclairs
    La nuit des naufrageurs
    Sera noire et l’eau rouge
    A Beg Meil de Fouesnant
    « la pointe du moulin » fantôme
    Qui tourne à tous vents

    Battez battez tambours
    Des vagues en furie

    Le Dieu jaloux de Jupiter
    Secoue ses chaînes minérales
    Force ses chevaux de lichens et d’écume
    Sa voix rugit dans la tempête
    Le ciel déploie
    Son pavillon noir
    Au crâne de lune blafarde
    Tremblez rivages et falaises
    A l’abordage et pas de quartier

    Battez battez tambours
    Des vagues en furie

    Mais les danseurs s’épuisent
    Et le calme revient
    Le soleil lave les blessures
    Le Dieu furieux devient doux
    Une fleur de blé noir
    Un brin de bruyère rose
    Qu’un souffle léger soulève
    Sur le granit se pose
    Le gisant en sourit
    Sous son masque de pierre

    Les tambours se sont tues
    On entend le chant des sirènes

  4. Bonjour Ossiane,

    Masque pour mieux se cacher…
    Oh !! Une jolie jeune femme, Anne-Laure Girbal, vient de m’en offrir un. Celui de la comédie musicale, « LE ROI SOLEIL », dédicacé.

    Masque de fer,
    Masque de beauté,
    Deux univers opposés,

    Bises démasquées,
    OLIVIER
    PS : je suis vexé !!! 🙂 j’ai pas eu droit à mon mot hier… A nos actes manqués !!

  5. Ossiane,

    Il y a cette magnifique phrase de Lucrèce « quand les masques tombent, demeure la réalité ». La beauté de ton oeil ouvert nous donne la part du rêve du monde. Nous croisons et décroisons nos envies, et révêlons nos richesses. Petit caillou perdu dans l’immensité d’un roc bercé par une mer de soleil.

    De mon côté, près de 1200 photos prises au Népal, donc il y a du travail, mais peut-être que tout ceci finira en film une grande première pour moi. Comment passer au mouvement avec des images fixes ?

    En tous les cas Bravo pour ce « masque ».

  6. La terre vue du ciel, et de petites tentes à l’abri des rochers ? la terre vue de près avec nos yeux trop aveugles souvent, avec ses petites berniques qui cherchent aussi à sécuriser leur habitat…Partout la vie a besoin de s’ancrer, la vie a la force de ses fragilités….
    et merci de nous révéler et de nous apporter « à domicile » ces ouvertures sur ce monde magnifique….

  7. [salut Jean-Louis ;o)]

    Ossiane>> Evocation :

    Masque traversé des cicatrices de la vie.
    Traces profondes.
    Traces marquantes.
    Qu’on ne peut oublier.
    Mais la vie reprend le dessus et c’est à visage découvert qu’il se montre ce masque.
    Blessures de guerre.
    Qu’il porte avec fierté.
    Fier d’avoir vaincu, d’avoir survécu.
    Traces visibles.
    Traces lumineuses.
    Car la lumière se fit, à même la roche.

    [bravo bravo à Michel et Catherine pour leur inestimable inspiration ;o)]

  8. >Christine: Merci pour cette interprétation très féminine et délicate. Bonne idée de d’évoquer un tissu satiné paré de bijoux. Belle journée.

    >Catherine: Tu n’as pas pu résister à l’ami Pierrot qui t’a bel et bien inspiré 😉 La lune qui pleure ses perles est une belle image. Bas les masques pour retrouver un regard et une certaine vérité de la vie. C’est très bien joué, Catherine d’avoir dérivé la chanson à partir de cette photo. Quelle talent et quelle plume! Tu me la prêtes ;-))
    Sympa également d’avoir pris la peine de mettre le beau poème de Verlaine. Bises lunaires et ne t’épuise pas au travail.

    >Michel: L’autre belle plume est rentrée en transe au son du tam-tam pour notre plus grand plaisir;-)) En pleine nuit, comme c’était ton cas, ce masque a pu te saisir d’effroi. Quelle énergie et quel rythme tu communiques par les mots que tu as choisis. J’en reste sans voix. Ce corps de granit a repris vie grâce à toi et à ton imagination débordante. J’aime beaucoup aussi toutes tes allusions aux couleurs. Peu à peu, le rouge et noir de la colère se transforment en bruyère rose pour signifier l’apaisement. Merci de nous avoir fait vibrer. Belle journée endiablée. Bises apaisantes.

    >Fred de Toulouse: L’aspect est assez étrange en effet. Ca me fait aussi penser à une peau luisante ou à du cuir brûlé. Ce sont de minuscules coquillages genre chapeaux chinois d’où l’allusion aux perles. Merci pour ta visite, Fred. Bien amicalement.

  9. >Olivier: Tu reçois beaucoup de cadeaux féminins;-)
    Merci pour ton poème. Deux mondes extrêmes qui s’affrontent. N’existe-t-il pas un masque de vérité et de générosité?
    Olivier, je ne t’oublie pas et je viens te voir tous les jours;-) Hier, il n’y avait pas de nouvelle note. Je t’ai commenté le 25 et tu sors trois notes d’un coup aujourd’hui. Je vais avoir du pain sur la planche ;-)) Je t’embrasse sans masque.

    >MTO: Merci à toi égelement de nous ouvrir les yeux sur les trésors insoupçonnés que la terre révèle. Tu nous donnes le terme de Bernique pour décrire ces petits coquillages ronds et luisants comme des perles qui s’accrochent à la vie. Belle après-midi ensoleillée; chez moi, il fait un soleil radieux.

    >UU: Tu retrouves un bon copain à toi ici 😉
    Ce masque est en effet usé et marqué par les blessures et le temps mais comme tu le dis si bien, la vie affleure grâce à ces bandes lumineuses qui parviendront à effacer les souffrances. Lumière de vie équivaut à lumière d’espoir. Que ta journée soit lumineuse, UU et merci pour ta visite toujours appréciée :-))

    >Red Shift: Du quartz qui fait de la résistance face au granit, roche pérenne et immuable. Tu sembles t’y connaître en géologie. Tu peux confirmer pour le granit car je ne suis pas très sûre. Merci pour ta fidélité. Toute mon amitié.

    >Pierre(2): Honneur à ton joli prénom cette semaine 🙂 Merci pour ce bel haïku qui résume parfaitement bien les sensations qu’on peut éprouver face à ces rondeurs lisses. Ce masque n’est donc pas si effrayant. Belle après-midi sereine. Amitiés.

    >Jean: Tu es trop gentil. Tu vas finir par me faire rougir comme cette roche vivante. C’est un coeur couleur chocolat qui bat au rythme des marées. Belle journée et bonne chasse photographique.

    >Sonia: Je ne connaissais pas cette citation de Lucrèce. Sous le masque, se révèle un vrai visage. On a envie de le protéger ce petit caillou perdu dans l’espace. Merci à toi.
    Sinon, je suis très impressionnée par la qualité de tes photos que je regarde chaque jour. Je vois que tu as une bonne réserve pour nous émerveiller. Tu veux faire une sorte de diaporama avec des transitions et du son pour accompagner tes photos? Es-tu allée au Népal par tes propres moyens ou y es-tu allée par l’intermédiaire d’un organisme?

    >Jean-Louis: J’ai droit au FilBlog tous les jours en ce moment 😉 Merci.

    >Au nouveau Pierre n°3: Je te souhaite la bienvenue et tu m’excuseras de mettre un numéro mais tu es le troisième Pierre à intervenir sur ce blog. Merci pour ton commentaire qui me touche. N’hésite pas à revenir pour nous faire partager tes émotions. Bien amicalement.

    >Catherine again :-)) Tu as raison, parfois sous des apparences froides, ce masque peut revéler une personnalité sensible et pudique qui n’ose pas faire part de ses sentiments. La chaleur de l’été le réveille en douceur. Jolie idée, Catherine. C’était ton quart d’heure de pause poétique? Merci encore.

  10. perles posées,
    perles oubliées
    perles cachées
    larmes ont coulé,
    larmes ont creusé
    mais larmes séchées,
    un amour est passé!…vive un nouvel amour

  11. Larmes d’argile
    Miracles invisibles
    Sillons de sanglots

    Prière figée
    Supplique silencieuse
    Immortalité

    Rides graciles
    Traces indélébiles
    Transfiguration

  12. J’aime
    J’aime et je veux souffrir
    J’aime et je veux sentir sur ma joue amaigrie
    Ruisseler une source impossible à tarir
    Alfred de Musset

  13. « De ce ciel bizarre et livide,
    Tourmenté comme ton destin,
    Quellles pensées dans ton âme vide
    Descendent ? réponds, libertin.

    Insatiablement avide
    De l’obscur et de l’incertain,
    Je ne geindrai pas comme Ovide
    Chassé du paradis latin.

    Cieux déchirés comme des grèves
    En vous se mire mon orgueil ;
    Vos vastes nuages en deuil

    Sont les corbillards de mes rêves,
    Et vos lueurs sont le reflet
    De l’Enfer où mon cœur se plaît. »

  14. C’est un petit Pierrot qu’on pourrait voir lunaire.
    Il ne savait rien de ce qu’un visage exprime,
    Ne comprenait pas ce qu’un sentiment anime.
    Ce sont les masques sans émotion qu’il préfère.

    La première fois que j’ai pleuré devant lui,
    Il a voulu prendre les larmes dans ses doigts,
    Elles ont disparu sans qu’il comprenne pourquoi.
    Il voyait le reflet d’une goutte de pluie.

    La première fois que j’ai éclaté de joie,
    Il n’a pas supporté, il a eu très très peur,
    Les émotions des autres furent des frayeurs,
    Des grimaces sans sens qu’il ne comprenait pas.

    Pour lui apprendre, j’ai transformé mon visage
    En masque de pierre à sculpter tout doucement,
    Le temps qu’il sache la lecture des sentiments
    Et qu’il connaisse tous les signes du langage.

    Sous mon masque de pierre, je guettais ses yeux.
    Je profitais du moindre éclair pour me réjouir
    Et rogner le masque pour le voir s’épanouir,
    Briser les énigmes d’un cri trop silencieux.

    Aujourd’hui, le masque n’est plus qu’un souvenir
    Il sait décoder les grimaces d’un visage.
    Oui, il fut long ce méthodique apprentissage,
    Pour qu’un jour seuls nos sourires puissent se dire…

    Catherine

  15. -huit perles nacrées
    sur ta gorge sont posées
    délicatement-

    « j’ai a présent « ce rendez-vous » et ma liste de favoris s’est agrandie avec toi Ossiane- merci de cette page de rêve pour partager ton talent –

  16. Félicitations Jane. Belle idée de mélanger les perles et les larmes pour symboliser un amour passé ou de faire référence à un collier. Tu as du talent.
    Je me demandais quelles couleurs tu aurais utilisé pour décrire ce masque.
    C’est très gentil à toi d’être fidèle à ce rendez-vous. Toute mon amitié.
    Bonne nuit et à demain.

    >Florence: Merci pour cette belle référence aux larmes qui coulent sur les rides de la peau mais laissent à jamais des cicatrices. Quelle est cette métamorphose?
    Merci également pour ce poème de Musset que je ne connaissais pas et qui est peut-être destiné à quelqu’un. Je suis très touchée par ta fidélité et tes contributions. Je t’embrasse.

    >Oleod, femme ou homme? Je suis très impressionnée par le beau poème que tu as composé à partir de cette photo. Serait-ce cette couleur sombre qui t’a poussé à écrire ces vers tourmentés sur ces cieux déchirés? Merci beaucoup et au plaisir de te lire à nouveau.

    >Michel: Attention Michel se lance dans les jeux de mots 😉 Quant à Fred, on ne le voit plus; sans doute s’est-il absenté. Ses commentaires nous manquent.

    >Judith: Une revenante! Ca fait très longtemps que je ne t’ai pas croisée. Tu as enfin retrouvé un accès normal au réseau;-) Ton entrée en matière me fait plaisir. Reviens-nous souvent. Bises du vendredi.

    >Catherine: Ce sont de véritables histoires que tu racontes et je t’écoute bouche bée. Ce petit Pierrot inexpressif est émouvant car les sentiments qui devraient le réconforter le terrifient. L’apprentissage des sentiments passera donc par un masque à découvrir en douceur jusqu’au sourire du coeur. Une belle leçon de vie toujours très sensible. Merci encore et bonne nuit.

    >Bonjour Shyboy 😉 C’est sans doute les photos de Bretagne et ton amour pour cette région qui te font surgir du bois. Merci pour le compliment et à bientôt.

  17. Ossiane,

    Un roman (très bon)où on trouve un texte qui rejoint un peu mon dernier texte :
    « Le bizarre incident du chien pendant la nuit » de Mark Haddon aux éditions nil (sorti en poche également) plus de renseignements sur le lien http://www.lire.fr/critique.asp/idC=47056&idTC=3&idR=217&idG=4

    Extrait du chapitre 3 :

    « Quand j’ai rencontré Siobhan pour la première fois, elle m’a montré ce dessin :
    🙁
    Je savais que ça voulait dire « triste ». C’est ce que j’ai ressenti en trouvant le chien mort.
    Puis elle m’a montré ce dessin :
    🙂
    Je savais que ça voulait dire « content ». C’est comme quand je lis quelque chose sur les missions spatiales Apollo ou que je suis encore éveillée à 3 ou 4 heures du matin et que je me promène dans la rue en faisant comme si j’étais le seul être humain au monde.
    Puis elle a fait d’autres dessins :

    ;-/
     » )
    :}
    😮
    mais je n’ai pas compris ce qu’ils voulaient dire.
    J’ai demandé à Siobhan de dessiner tout plein de visages comme ça, puis de noter leur signification précise à côté. J’ai mis la feuille dans ma poche et je la sortais chaque fois que je ne comprenais pas ce qu’on me disait.
    Mais j’avais beaucoup de mal à trouver le shéma qui ressemblait le plus au visage des gens, parce qu’ils bougent tout le temps.
    (…) »

  18. >Merci Catherine d’avoir mis cet extrait pour compléter le poème que tu as écrit. Un visage est très mobile. J’ai effectivement entendu parler en bien de ce livre. Je l’ajoute à ma liste. Bonne nuit.

  19. Bonjour Patrick…
    je crois avoir mis un raccourci vers ton blog , pour moi, avant tout, afin de pouvoir y venir plus facilement, je m’y promène donc, allant d’une photo à l’autre , j’enjambe ainsi les saisons, les floraisons, les paysages…
    j’aime particulièrement ces photos que tu soulignes ou surlignes de tes mots en suivant les lignes directives des images…..

    encore merci pour ces partages
    isabelle

  20. Bonsoir isabelle, je pense que vous faites erreur. Je ne suis pas Patrick mais Ossiane;-) Vous êtes la bienvenue sur cet espace, merci pour vos mots gentils.

  21. Masques

    Le jugement des hommes c’est souvent noir ou blanc
    Trop petit ou trop grand vous sortez de la norme
    Si vos petits défauts passent pour amusant
    Vous êtes mis au ban quand la tare est énorme

    Il est dur de tricher de cacher ses défauts
    Pour être toujours propre toujours très comme il faut
    Les hommes portent des masques séduisants et commodes
    Qui flattent leur ego et respectent les codes

    Au mois de carnaval chacun fait à sa guise
    Sans souci de la mode les hommes se déguisent

    Alain

  22. Le carnaval de Venise

    Au temps du carnaval comme c’est la tradition
    Des belles naviguent sous un déguisement fantasque
    Et j’aime ces beaux yeux qui brillent sous le masque
    Au milieu des étoiles et des constellations

    Alain

  23. Arlequin

    Pierrot la nuit chanteur le jour
    Il joue partout la comédie
    L’amour souvent lui joue des tours
    Il fait le clown c’est là sa vie

    Caché sous le masque dérisoire
    Pour retrouver sa colombine
    Toujours il invente des combines
    Polichinelle sans le savoir

    Quelque soit l’endroit où il loge
    Piazza Roma cité des doges
    Ou à Paris place des Vosges

    L’homme court toujours après quelqu’un
    A Vienne à Rome ou à Pékin
    l’amour s’habille en Arlequin

    Alain

  24. La commedia dell’arte

    Derrière un masque de théâtre
    On peut parler sans retenue
    Il est permis d’être bellâtre
    Ou de passer pour ingénu

    D’offrir la lune aux inconnues
    A toute personne qu’on idolâtre
    De lui montrer son âme à nue
    Ainsi que brûle le feu dans l’âtre

    Sans cesse la porter aux nues
    De ses baisers être le pâtre
    Prendre des poses convenues

    Traiter son cœur comme un chiffon
    Comme fit César pour Cléopâtre
    Caché sous un masque bouffon

    Alain

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