Paroles

L'Arbre des Songes sur le Chemin de la Nuit Raconte sa Vie.

L'Arbre des Songes sur le Chemin de la Nuit Raconte sa Vie.

L'Arbre des Songes sur le Chemin de la Nuit Raconte sa Vie.

* Lecture du Haïku Calligramme: centre, gauche, droite, centre.

L’Arbre des Songes
Sur le Chemin de la Nuit
Raconte sa Vie.

42 réflexions sur « Paroles »

  1. Paroles
    Hautes perchées,
    Donnent envie de bondir
    les entendre
    nous chuchoter
    leurs secrets
    d’arbres sages
    abimés de gui
    enviés;
    Hop !
    Merci encore Ossiane
    J’aime tant ce blog…:)

  2. *****************************
    Flou du tout ou tout flou
    On s’en fout !
    Qu’ils s’en aillent
    Ces rameaux de corail
    Qu’il s’estompent
    E t qu’on se trompe !

    A nous l’imagination
    Les dérives et les sensations
    Les jeux d’interprétation
    Et les querelles sur ces plantations.

    A nous les rêves différents
    Les souvenirs, et nos référents.

    Quelle joie ce partage !
    Une, deux, trois images…

    Il ne raconte pas SA vie
    Mais celle de celui qui le lit
    La voici cette nuit
    J’y écris

    Chaque branche est un destin
    Que l’on peut briser d’une main
    Chaque tronc est un choix
    J’en ai tout plein moi !

    Chaque tâche est une expérience
    Chaque sabre une prise de conscience
    ************************************************

  3. Coma
    ——-

    Après le choc brutal
    J’entrais dans l’autre monde
    Ni jour ni soir
    Un ciel entre deux ombres
    Une route étroite
    Bordée d’arbres maigres et nus
    Où pendaient des morves de nuit
    En crépon noir
    Le silence était grand
    Reposant
    Autant qu’un rêve de musique
    Dont les notes d’encre
    Semblaient posées
    Sur la portée du temps immobile
    Entre les branches effilées
    Des arbres sombres
    Personne à l’horizon
    Venu de très loin
    Du fond des brumes
    A peine perceptible
    Le diapason d’un cœur qui bat
    La seule âme qui vive
    Et qui s’avance
    Sur un chemin étrange
    Vers quel destin
    La rencontre d’un ange
    Ou l’éclat du soleil
    Au réveil
    ———–
    Quand tomba une voix
    Comme un caillou
    Dans l’eau dormante
    La vision se brouilla
    La voix dit : « Il vit »
    « Il est dans le coma »
    —————

  4. L’arbre des songes avec ses quelques points noirs et ses zones d’ombre, ses branches fragiles qui construisent pourtant ensemble une vision solide. Un arbre de songes au bord d’un chemin qui nous mène vers une réalité que nous rêvons, que nous recherchons. Mais le vent passe entre ses branches et emmène avec lui nos songes et nos rêves… Biz

  5. « L’arbre des songes
    sur le chemin de la nuit
    raconte sa vie »

    calligramme
    je le ressens au matin et pas sur le chemin de la nuit

    Dans le petit matin
    l’arbre en hiver émerge de la brume.
    Les rêves noirs s’accrochent encore aux branches

    Dans la lumière naissante
    peut-être que de timides rayons de soleil caresseront les bourgeons qui s’entrouvent lentement

    ou peut-être que la lumière sera grise,
    mais les bourgeons s’ouvriront quand même

  6. chemin de vie

    tes paroles
    noires de suie
    chargées de loess
    ou d’eau claire
    laissent en moi
    en avant première
    des traces de doigts

  7. Aubade
    **************************************

    Sur le ciel étalé à ses pieds
    Il avait voulu aller
    Comme sur du gazon bleu

    Dès le premier pas
    Il avait été englouti
    Tel le faucon absorbé par l’infini

  8. Enguirlandé, en bord de route,
    Tel un sémaphore,
    L’Arbre de Paroles
    Dans la nuit fait des signes.
    Qui aguiche-t-il?
    Qui attend-t-il?
    Qui s’arrêtera pour l’aventure,
    Au tournant de l’envie?

  9. Ossiane>> Es-tu sûre que c’est l’heure du songe nocturne qui approche ?
    Peut-il en être autrement ?
    Soleil levant ou bien soleil couchant…
    La confusion des deux est source d’un grand vertige.
    Mais qu’il est bon parfois de ne plus avoir la notion du temps.
    On l’oublie trop souvent dans nos sociétés modernes au diapason des sonneries multiples et variées qui hantent nos oreilles délicates.

    Bizz à toi, candide et amichel ! ;o)

  10. >Avanaé :
    Toute fraîche Avanaé ce matin 😉 Hop ! Je te vois sautiller de branche en branche pour essayer de capter ces secrets chuchotés. Merci pour tes ricochets de mots. Je t’embrasse.

    >GOUMY :
    Pas mal du tout ce poème tout fou sur le flou de ma deuxième image 😉 Flou d’ailleurs que je trouvais un peu trop flou d’ailleurs. Mais puisqu’il te sert de tremplin pour laisser vagabonder ton imagintaion, je le laisse 😉 Merci beaucoup pour ces rêves et parcelles de joie déposées sur les branches de cet arbre. Belle journée.

    >amichel :
    Je ne m’attendais à cette entrée dans le coma 😉 Félicitations pour cette idée originale et la façon dont tu t’en est emparée. Quel monde étrange et reposant ! Entre la vie et la mort. Le silence. Des notes de repiration accrochées dans les branches. Un rêve de musique suspendu au son d’un cœur qui bat jusqu’au moment où la vie reprend son cours. Belle fin. Merci Michel pour ce poème d’un autre monde. Je t’embrasse.

    >Zebu32 :
    Tu transposes l’arbre des songes dans la vie de tous les jours avec ses zones d’ombre. Tu as bien su utilisé la présence de ce chemin de vie. J’aime également la façon dont tu fais intervenir le vent. Malgré les espoirs déçus et les accidents de la vie, la force de vivre est là, toujours plus présente et l’arbre est toujours debout. Merci beaucoup. Je t’embrasse.

    >Candide :
    Lumière de l’aube incertaine entre soleil timide ou ciel bas. La vie de cet arbre continue à bourgeonner. Il est vrai que la deuxième image et le calligramme font davantage penser à une ambiance de matin. J’ai volontairement inversé la zone jaune par rapport à la photo pour donner l’illusion d’entrer dans un autre monde, celui des songes. La photo a été prise à la tombée de la nuit. Ca ne me dérange pas que vous ressentiez les choses autrement. Bien au contraire. J’aime bien laisser planer un peu d’ambiguïté pour vous permettre d’alller plus loin. Merci beaucoup Candide; je te souhaite une bonne journée.

    >Bouldegom :
    Superbe ce petit poème. Très simple en apparence, il dit beaucoup de choses. J’aime bien les images charbonneuses et limpides que tu as utilisées pour exprimer les traces de ces paroles. Merci beaucoup; belle journée.

    >Guillaume :
    Contente de te revoir. Un peu de rêve printanier après les derniers évènements étudiants qui t’ont beaucoup accaparé 😉 Merci pour ce passage de relais entre les songes et le printemps. Il fait un peu comme toi cet arbre, non ? Merci, je t’embrasse.

    >Patricio :
    Etonnante aubade avec le ciel de gazon bleu ! Qui est ce « il »? L’arbre ou un promeneur solitiare qui se fait happer à jamais par la lumière bleue. On se sent aspiré vers l’infini dont tu parles. Merci Patricio pour cette aubade un peu étrange 😉

    >Pierre (2) :
    L’arbre des songes transformé en arbre à paroles. C’est une belle image aussi et plus vivante puisque cet arbre esseulé s’agite pour se faire remarquer et trouver de la compagnie. Le petit osier d’en face lui fera peut-être un signe. Merci Pierre pour ta visite. Belle journée dans ta prairie.

    >Lyriann :
    C’est la première fois que tu laisses un poème, je crois 😉 Ce que tu as ressenti est bien exprimé. Beaucoup de choses dites en peu de lignes. C’est une bonne idée de parler d’effervescence noire pour symboliser ces boules de gui et ces multiples branches ramifiées. J’aime aussi ce que tu dis à propos de cette écorce et de cette nidification qui vont permettre à l’arbre de grandir. Merci beaucoup, Lyriann. Je te souhaite une bonne journée.

    >UU et Carpofolio:
    Je ne vous oublie pas; je reviens tout à l’heure… pause déjeuner oblige;-)

  11. ben voilà, ça m’arrive encore une fois ! C’est comme quand on fait la queue pour une expo en fin de journée et que la sécurité vous arrête en vous disant : « Désolé monsieur, il faudra revenir demain parce que nous avons atteint la capacité maximale d’accueil de l’exposition et le musée va fermer dans quelques minutes ». héhé ;o)

    Bon appétit cela dit… ;o)

  12. >UU :
    C’est terminé, je suis à toi 😉 Désolée de t’avoir laissé sur le bord du chemin. Non, non, ce n’est pas un musée ; il n’y a pas le limite de capacité d’accueil et c’est ouvert 24h sur 24 😉 Cependant, quand je réponds, j’ai besoin d’un certain temps 😉 Tu sais bien ce que c’est avec ton blog … Tu me taquines 😉
    Pour moi, il s’agissait du songe nocturne mais j’étais influencée car je connaissais le moment de cette photo. Tu évoques l’ambiguïté dont je parlais précédemment. Entre soir et matin, perte de repères et voyage dans l’autre monde. Je suis ravie que tu aies éprouvé ce grand vertige apaisant, toi qui vis dans un univers professionnel très calibré. Merci d’être venu. Je ne t’ai pas négligé et t’ai bien répondu 😉 Je t’embrasse.

    >Carpofolio :
    Ce n’est pas souvent que tu laisses un poème. Merci. J’espère que l’arbre est content de cette présence mais ce n’est pas si sûr car cette plante a une fâcheuse tendance à profiter des autres. Mais peut-être faut-il comprendre la phrase avec l’autre signification du verbe « ravir = voler ». Merci pour ta visite. Bonne après-midi.

  13. Bien évidemment que je te taqUUines ! ;o) Loin de moi l’idée de trouver ta contrée bloguesque inhospitalière ! ;o)

  14. Bonsoir ossiane,belle photo et surtout belle interprétation de cet arbre « des songes », il est pour moi l’expression du chemin de la vie parsemé d’embûches avec ces points noirs qui pevent faire basculer d’un coté ou de l’autre!
    bonne soirée
    martine

  15. tous les arbres meurent

    à quoi bon
    raconter sa vie
    j’ai bien ouïe lire
    que le chemin de la nuit
    comme le chemin du jour
    ne mènent qu’à l’arbre des songes
    les paroles ne raniment pas l’arbre de vie

  16. Elle est belle ta photo; moins sombre que celle d’hier qui m’a plus inspirée dans ma nouvelle voie de poète !!
    Bises à toi
    Judith

  17. >Martine:
    Bonsoir, ravie de te revoir sur ces terres 😉 Tu as la même approche que Zebu32. On peut bien sûr évoquer ce chemin de vie. Les chemins sont toujours très porteurs de sens. Ca me fait plaisir que cette photo te touche tant. Bonne nuit et merci.

    >Dominique:
    Tu dois trouver qu’on est trop bavard;-)) Chut! Je me tais; je te laisse rêver…

    >Kalima:
    Bonsoir, je te souhaite la bienvenue. Merci pour ce premier poème sur l’interaction entre les songes et la vie. Je t’invite à nous rejoindre. Au plaisir de te lire à nouveau.

    >Bouldegom:
    Merci pour cette autre approche sur l’utilité de la parole. Dans mon esprit, je jouais sur les deux sens. Parler mais aussi s’exprimer par la forme des ramifications des branches. Bien à toi. Bonne nuit.

    >Judith:
    C’est un peu voulu le choix de cette plus grande clarté. Et ce poème que tu devais trouver? Il est tombé à l’eau 😉 Bises de nuit.

  18. Tes paroles dans l’ombre
    Dans le flou
    Dans la nuit
    Tes paroles éclatées
    Ta tête contre les murs
    Quand personne ne veut comprendre
    Tes paroles en chant d’oiseau
    En battements d’ailes
    Pour dire oui.
    Et moi, sur l’arbre, perchée
    À guetter ton effort
    À comprendre tes flous
    À chasser le silence
    À t’aider
    Toujours plus haut
    Toujours plus loin
    Et je songe
    À tes paroles claires :
    Tes gestes, tes voyelles et tes images
    Quand soudain je comprends tout.
    Alors nos sourires remplacent nos paroles
    Une victoire n’est jamais floue.

    Catherine

  19. peu m’împorte le regard des arbres
    c’est maîn dans la maîn
    peu m’împorte la pluîe du guî
    c’est notre chemîn
    peu m’importe qu’îl soit sî long
    c’est notre demaîn

  20. >Catherine:
    Finalement, ce flou qui me gênait un peu te sert point de départ et de point d’arrivée. Le flou de l’incommunicabilité. La persévérance pour essayer de comprendre et le soutien pour pouvoir aller plus loin. Enfin, l’aboutissement vers une parole compréhensible qui amène un sourire complice. Une grande victoire. Merci Catherine pour ce poème qui essaie d’apporter la clarté. Je t’embrasse.

    >Annick:
    Pas de promeneur solitaire sur ce chemin mais un couple qui avance droit devant sans se soucier du regard des autres. Un couple à la quête de son avenir peut-être… Ces accents circonflexes qui parsèment joliment ton poème ont sans doute une signification. Petits sourires à l’envers ou petits chapeaux de soleil? Toi seule le sait … Merci Annick pour cet autre regard qui n’a pas été évoqué. Je t’embrasse.

  21. Pousser les volets:

    flou
    le paysage dans les brumes du levant

    fantômatiques
    collines, arbres, vignes maisons au loin

    et soudain un chant d’oiseau traverse la nuit et le regard accroche la dernière étoile

    c’est le matin

  22. L’arbre dans le flou
    Gui parasite
    Le tronc donne les branches
    phylogénèse
    Quelle branche sommes nous?
    Sommes nous la branche et le gui?
    Capables d’épuiser l’arbre?
    Notre capacité de destruction…
    mélangée aux bourgeons de vie

  23. solitaire je sgraffite
    une ligne incertaine
    sur la carte à gratter
    enduite de noir opaque

  24. La mort du jardinier n’est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l’arbre, alors meurt deux fois le jardinier.
    (Antoine de Saint-Exupéry)
    bonne journée Ossiane

  25. >Candide:
    Quelle forme de si bon matin! Et toujours ce flou qui semble te donner des ailes en écriture. Superbement décrite cette petite scène fantômatique du matin quand on ouvre ses volets. Un dernier regard aux étoiles. Tu as dû l’observer souvent.
    Intéressante réflexion sur le mode d’évolution des espèces. Tout comme les arbres, l’espèce humaine créatrice de vie est capable de l’anéantir quand elle est là. Les hommes ont cependant la faculté de réfléchir et de pouvoir corriger le tir. Ce parasite qu’est le gui ne peut se développer que de cette manière sinon il meurt. C’est un combat sans merci pour la survie. Merci Candide pour ces poèmes qui interpellent. Bises de midi.

    >Bouldegom:
    Tu es sans doute partie de la deuxième image pour écrire ce petit poème empreint de tristesse. Peu de mots mais un contenu fort et sensible. Tu as inventé le mot « sgraffiter » dont les sonorités évoquent beaucoup de choses. Carte à gratter comme au Loto dans l’espoir d’orienter sa vie, graffitis, scarification … Voilà ce que ça m’évoque. Ligne hésitante dans l’opacité de la vie mais qui va finir par prendre de l’assurance. Félicitations. J’aime beaucoup.

    >Gérard:
    Merci pour cette citation que je ne connaissais pas. On assiste toujours à des massacres d’arbres. Les raisons qui conduisent à de tels gestes sont parfois très opaques et disproportionnées. Rentabilité, paresse de les entretenir, que sais-je? On a vraiment des doutes sur l’utilité de ces décisions qui défigurent le paysage. Bonne journée, Gérard.

  26. bonjour, je découvre ce joli blog, mais la teneur très poétique des commentaires me complexe….donc,….je regarde….et reste prudemment à la prose…l’arbre de vie et ses parasites, on se trompe, le gui n’étouffe pas, ne fait pas crever l’arbre, il s’en accommode, l’accueille
    ton second cliché m’évoque une lourde chaleur, quand tout est dense, proche du mirage, immobilité, on cligne les yeux

  27. >Les yeux ouverts:
    Une drôle de coincidence ton pseudo;-) Bonjour, je te souhaite la bienvenue. Il est vrai mon blog a beaucoup de commentaires poétiques mais il accueille volontiers toutes sortes de contributions. Ne sois pas intimidée, personne ne te jugera. Je ne suis pas une experte en gui et je veux bien te croire sur la relation que l’arbre et le gui tissent ensemble;-) J’ai toujours entendu dire que cette plante est un parasite et que si on ne l’enlève pas, les arbres finissent par mourir. Ce que tu ressens sur la deuxième image, je l’ai voulu et tu l’as bien perçu. C’était ma façon de passer dans le royaume des songes 😉 Merci pour cette première visite qui je l’espère sera suivie d’autres. Au plaisir de te lire à nouveau.

    >Kaïka:
    Bonsoir, toujours pas réussi à me dégager du temps pour aller te déposer un petit commentaire. Ca va venir;-) Quelle belle phrase tu as déposé! Peu de mots mais bien choisis et très évocateurs. Merci beaucoup Kaïkan. Bonne soirée.

  28. Bonsoir Ossiane,

    Juste un petit coucou ;

    Je viens souvent sur ton blog chaque jours mais je ne trouve pas d’inspiration pour écrire quelque chose. Donc je me contente d’admirer et de lire les toujours aussi nombreux commentaires.

  29. >Michel (2):
    Un petit coucou de nuit à toi aussi. Je sais que tu es très présent et que tu es fidèle à ce blog et je t’en remercie. Cette série n’est pas facile. J’ai un peu de mal aussi;-) Donc pas d’inquiétude. Ce n’est pas si simple de faire un commentaire intéressant. Ca te fait une petite pause;-) Tu peux tout aussi bien dire un bonjour en passant. Bien à toi.

  30. N’hésite pas d’accompagner ta visite des expérimentations musicales (combinables ou non)à bord du Kaïkan
    Bienvenue à toi

  31. Je n’ai pas eu de chance. J’ai essayé d’aller chez toi en pleine nuit mais ton site était incaccessible. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Sinon, je suis tes conseils.

  32. Entre l’idée et le mot
    il y a plus que nous ne pouvons comprendre.
    Il est des idées qui n’ont pas de mot.

    La pensée , perdue dans les yeux d’une licorne,
    apparait de nouveau dans le rire du chien…Holan

  33. Turlupinude nocturne.
    Des ingrédients plein partout
    à la remontée du tronc, des branches et des branchioles,
    les lucioles guident le passeur vers d’authentiques rémiges.
    Passé de mise
    ou roucoulement entre chien et loup,
    le gui se rit en lenteurs idoines vers le clair affront émis par le suçon terminal du soleil.
    .

  34. Non:ne dis rien!
    Imaginer ce que dira
    Ta bouche voilée
    C’est l’entendre déjà.

    C’est l’entendre bien mieux
    Que tu ne le dirais.
    Ce que tu es ne vient pas affleurer
    Parmi les phrases et les jours.

    Tu vaux bien mieux que toi.
    Ne dis rien :sois!
    Grace du corps dénudé
    Qui non visible se voit Pessoa

  35. Très bel haîku, Ossiane

    Paroles qui se livrent
    Et qui me délivrent
    Sur le livre du temps
    Je tourne la page
    La noirceur est laideur
    Ma plume se fait légère
    Au clair de la lune
    Mon ami pierrot
    Fait le beau
    La phrase est belle
    Le contenu moins aigre
    La vie se déplie
    En de courbes sinueuses
    Je recouds, une à une
    Les pages noires du sacrilège
    Finie cette époque de fiel
    De mon histoire
    J’ai tant hâte de goûter le miel
    Qui refleurira dans ma mémoire!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *